Jardin à la française

Je n’ai pas lu le livre et ne le lirai pas. C’est comme ça. La rigueur a ses limites. Ne pas s’infliger tous les nanars de la littérature ou du cinéma pour se permettre d’en parler en est une. C’est d’autant plus justifié que, dans la polémique qui s’est engagée autour de l’exécution posthume de son grand-père par Alexandre Jardin, c’est moins le livre que les réactions qui m’intéressent.

Alexandre Jardin a entrepris sa repentance pour les fautes de son grand-père. Haut fonctionnaire de Vichy, chef de cabinet de Pierre Laval d’avril 1942 à octobre 1943, il était nécessairement informé de la rafle du Vel d’Hiv. Aprés la guerre, Jean Jardin poursuivit une carrière de haut-fonctionnaire. Itinéraire d’un salaud français ? Ou, comme le décrit un oncle d’Alexandre Jardin, celui d’un homme, dénoncé par la suite comme un « ami des Juifs », qui choisit de rester en place pour atténuer le sort de ceux qu’il pouvait aider ?

Jean Jardin était-il un organisateur de la rafle, un inspirateur ? Pouvait-il l’éviter ? Était-il informé du sort final infligé aux Juifs raflés ? Pour Alexandre Jardin, la cause est entendue. Il s’autorise la fiction sur un sujet si sensible et pourtant, à en lire les uns et les autres, la sentence est prononcée sans preuve, sans archive, sans pièce. Au feeling : le ressentiment.

C’est là que ça devient intéressant. Car cette histoire de Jardin avait tout pour susciter la compassion médiatique. La dénonciation d’un salaud collaborationniste, par un enfant qui conchie sa famille, c’est d’la balle.

Mais il n’en est rien. Un Rue89 publie un article balancé. Et si Jean-Pierre Azéma, lui-même « fils de collabo » douloureux, nécessairement douloureux, appuie (mollement) Jardin, Pierre Assouline ou Serge Klarsfeld, qui ne passent pas pour antisémites, contestent la démarche voire étrillent l’auteur. Les plus cruels sont d’ailleurs ceux qui citent des passages d’un livre qui vaut à l’auteur d’être qualifié de « Tintin chez les collabos » () ou « Oui-oui chez les nazis » (ici). La charge est lourde. Possible d’ailleurs que sa lourdeur ne soit pas pour rien dans les velléités de défense d’autres.

Où est la bonne surprise, dans tout cela ? Eh bien précisément dans l’éloge de la complexité que comportent ces réactions. Qu’a donc vraiment fait Jean Jardin pour échapper au simplisme ordinaire, qui flingue habituellement, à l’abri du demi-siècle passé, les salauds irrémédiables ? Je l’ignore, et suis bien incapable de juger du parcours de Jean Jardin. Mais les occasions sont trop nombreuses de rager contre les visions unilatérales, rétrospectives et anachroniques de l’Histoire pour ne pas saluer cette heureuse réaction, appelant à la nuance dans le jugement porté sur le parcours d’une personne dans les heures difficiles.

Il aura peut-être fallu la fruste analyse d’Alexandre Jardin pour susciter ce mouvement, qui voit même citer, dans Le Monde, cette excellente phrase d’Henry Rousso et Eric Conan :

« Le devoir de mémoire donne-t-il le droit d’ouvrir un procès perpétuel à la génération de la guerre ? D’autant que, pour la nôtre, l’obsession du passé, de ce passé-là, n’est qu’un substitut aux urgences du présent. Ou, pis encore, un refus de l’avenir. »

Les quelques appréciations convergentes, émises par des personnes qualifiées et peu suspectes de complaisance, dessinent un portrait très moderne d’Alexandre Jardin. Auteur d’un livre à plateaux télés, des plateaux que, à l’instar d’autres, il utilisera comme de divans. Empressé d’engager la repentance et de confesser les crimes des autres… Mais ne retrouvons pas trop vite l’amertume et savourons ce concert de rigueur.

Auteur

Monoépoux, multipère, fidèle à plus d’un titre.

Avocat (associé fondateur BeLeM Avocats), auteur de Ca ira mieux demain (Sept. 2015) et de Identitaire – Le mauvais génie du christianisme (Janv. 2017)

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29 commentaires

  • J’ignore si Jean Jardin était un salaud, un héros ou un simple type qui a dû traverser une époque terrible armé de sa seule conscience. Mais je me réjouis comme toi de voir qu’en cette occasion au moins, la plupart des media semble renâcler à sombrer dans le simplisme.

    La phrase de Rousso et Conan qui conclut ton billet sonne très vrai. Et je ne puis m’empêcher de la mettre en relation avec ton billet précédent. Dans 40 ans, quand ses petits-enfants lui demanderont « Et toi, que faisais-tu pendant la grande crise de 2008? », il répondra : « j’écrivais un livre pour accabler mon grand-père ».

  • Pauvre Alexandre, il n’a pas la chance d’avoir été violé comme …

    Il faut bien faire quelque chose d’exceptionnel pour exister,
    ou avoir subi quelque turpitude.

  • Dans un petit patelin du Nord de la France, le jeune fils du chef des résistants, mort en déportation, a épousé juste après la guerre celle avec qui il sortait depuis un bon moment, la jeune fille du maire pétainiste, laquelle l’a présenté à ses parents notables comme un « jardinier » ce qui était juste mais ne précisait pas qu’il avait fait la prestigieuse école nationale supérieure de Versailles
    Comme quoi, depuis Roméo et Juliette, l’amour n’a jamais cessé de vaincre les disputes entre les hommes

  • Bonsoir,

    il me semble qu’il n’est pas élégant de régler ses affaires familiales en public. Que l’on publie un témoignage sur un parent qui est aussi un personnage historique, à la rigueur, et même dans ce cas, je pense qu’il y a une certaine pudeur à observer.

    Je trouve de plus déplacé que des habitants d’un pays prospère et en paix (nous) se permettent de juger des gens qui ont vécu une période difficile et n’ont pas été des héros. Que l’on juge sévèrement ceux qui ont ordonné des massacres ou des génocides est indiscutable. Mais à mon avis, on ne peut pas dire grand chose de ceux qui ont fait un mauvais pari, se sont fait dépasser par les évènements, ou ont juste essayé de survivre, et de garantir à leur famille les conditions de vie les plus acceptables.

    D’autant que parmi les résistants, il y a eu des héros mais aussi eu des affreux opportunistes, ou des cyniques: certains communistes assassinaient par exemple des soldats allemands alors que cela ne servait à rien pour déclencher des représailles allemandes sur des civils français à des fins de propagande.

  • Et sinon, je suis tout à fait d’accord avec le billet. Si cette polémique peut contribuer à dé-disneyiser l’histoire de Vichy, ça ne peut pas faire de mal.

  • « Puisque je suis l’un d’eux, je ne renierai jamais les miens, quoiqu’ils fassent. Je ne parlerai jamais contre eux devant autrui. S’il est possible de prendre leur défense, je les défendrai.
    S’il sont couverts de honte, j’enfermerais cette honte dans mon coeur et je me tairai. Quoi que je pense alors d’eux, je ne servirai jamais de témoin à charge »

    A. de Saint Exupéry

  • @Lib

     » Je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison. »

    Dieu (le fils)

  • « Qu’a donc vraiment fait Jean Jardin pour échapper au simplisme ordinaire, qui flingue habituellement, à l’abri du demi-siècle passé, les salauds irrémédiables ? « 

    C’est peut être une réponse naive, mais j’aurais dit « pas assez de bruit ».

    Si on y réfléchit, on est sur un sujet complètement anecdotique, la biographie d’un homme politique subalterne, à une période critique de l’Histoire, mais un subalterne tout de même. Le débat ne devrait normalement pas avoir de raison de sortir du cadre des experts, et les débats d’experts sont quand même souvent plus feutrés que les polémiques nationales. Ils ont en tout cas vocation à être moins simplistes. En plus, il existe un travail de référence, dont le sérieux de l’auteur (Pierre Assouline) n’est plus à démontrer.

    En plus, Pierre Assouline n’est pas non plus juste « un » ou « les historiens », et il est tout à fait armé pour résister à l’offensive médiatique d’un écrivain certes connu, mais qui n’est pas non plus un phénomène de société. Ca n’empéchera pas des médias partisans de faire des chroniques partisanes (Télérama), mais au fond, ces médias aussi s’en fichent, ils n’en font pas leur une, et donc une surprise n’est pas non plus exclue (Rue89).

    Une affaire très normale, donc. La bonne surprise reste qu’une affaire touchant au génocide et à la Seconde Guerre Mondiale puisse devenir une affaire normale pour peu qu’elle n’apporte rien de nouveau sous le soleil. C’est effectivement réjouissant, on peut espérer qu’il s’agit là du signe d’une lente normalisation du sujet, une dégodwinisation. C’est sensible sur le temps long pour certains points, comme le « Allemand=nazi ». Il faut dire aussi que le marché est un peu saturé, quand même. Si c’est juste une histoire de collabos de plus, les gens s’en fichent, vu l’offre. Il faut quelque chose de plus pour ameuter le chaland. Des nazis ET des enfants juifs ET des prêtres, par exemple, ça risque de marcher encore un moment…

  • Le plus désolant dans le brûlot stupide d’Alexandre Jardin, c’est qu’il attaque aussi son père, le délicieux Pascal Jardin, écrivain et scénariste. En gros Alexandre dit : « mon grand-père était un salaud de collabo et mon père un lâche puisqu’il aimait son père qui était un salaud ». La citation de Balkonx montre sa pertinence devant cette exécution du grand-père. Si après la guerre les fils avaient dû régler des comptes avec les pères qui ne s’étaient pas forcément bien comportés il aurait été impossible d’organiser un seul repas de famille. Entre ceux qui étaient restés fidèles au vainqueur de Verdun, ceux qui avaient adhéré à la Révolution Nationale, ceux qui avaient attendu de la collaboration un ordre nouveau, ceux (largement les plus nombreux) qui avaient collaboré d’une façon ou d’une autre parce qu’ils avaient envie de bouffer à leur faim…il y en aurait eu des litiges dans les familles. Sans parler des querelles entre les résistants de 1940-41 et les FFI de la 25e heure. Rien n’était simple à l’époque et comme l’avait fort bien dit Beuve-Méry lorsqu’on lui avait reproché, dans les années 1950, d’ avoir offert la chronique gastronomique du « Monde » à Courtine, ancien critique littéraire à « Je suis Partout » : « il faut que les français réapprennent à vivre ensemble ». Ce n’est pas en réglant des comptes à la troisième génération ou 60 ans après qu’on effacera les crimes dont tout le monde s’accorde à dire qu’ils étaient abjects mais qu’il faudra bien un jour laisser entre les mains des seuls historiens pour enfin regarder vers l’avenir au lieu de ressasser inlassablement le passé, même si cela fait vendre un bouquin qui ne vaut rien.

  • Je ne sais pas si c’est un bon écrivain mais il est très habile à faire parler de lui.

    Il a trouvé un sujet porteur qui touche simultanément deux cibles : les passionnés de psycho généalogie et les adeptes de la repentance.

    En quoi un petit fils a-t-il à se préoccuper des turpitudes de son aïeul, sujet qui touche un large public et en quoi nous français devrions nous demander pardon pour la collaboration.

    Bravo l’artiste (ou le bon commerçant) !

  • @ Aristote:

    Pas du tout.

    Je taquinais juste un peu Lib parce qu’il me semble qu’honorer son père et sa mère n’exclut pas que l’on prenne des distances avec leurs positions ou leurs actions si la justice l’impose.

  • Et si Jacques Azéma, lui-même « fils de collabo » …

    Il s’agit de Jean-Pierre Azéma et non de Jacques Azéma…

  • Mais il a construit toute son image et sa carrière sur son côté « j’écris-des-trucs-bizarres-et-j’assume », mec en dehors du système avec ses thèmes sortis de nulle part et son langage cru un peu alambiqué. Et là il passe d’un coup dans le camp du conformisme le plus bienséant, alors qu’il y a déjà un paquet de monde sur le créneau…

  • entendu alexandre jardin ce matin dans le poste

    il dit vouloir comprendre pourquoi/comment un homme
    de l’éducation de son grand père s’est retrouvé « du mauvais côté »
    et y est resté, au nom de quelles valeurs…

    c’est une question qui dépasse ses protagonistes
    et donne plutôt envie de lire le livre.

  • Autant je n’apprécie pas les livres de déballage comme l’était d’ailleurs le précédent livre d’Alexandre Jardin, autant je ne trouve pas que ce livre fasse partie de cette catégorie.
    Dans « Le roman des Jardin », l’auteur avait le mauvais goût de nous faire part de ses secrets intimes et ceux de sa famille comme cela se pratique beaucoup à l’heure actuelle. Dans « Des gens très bien », il aborde la vie publique de son aïeul et de l’attitude de celui-ci en une période troublée. Ce n’est pas la même chose.

    Moi aussi, j ‘ai vu une émission littéraire avec Alexandre Jardin. Celui-ci, visiblement marqué, expliquait comment ses doutes et ses interrogations face au passé de son aïeul étaient devenus intolérables. Il voulait comprendre pourquoi un homme de la valeur de Jean Jardin n’avait pas réagi en démissionnant en apprenant des faits qu’il ne pouvaient ignorer étant donné son poste.

    Il m’a semblé être plus dans l’interrogation douloureuse que dans l’accusation pure et simple. Ayant du respect pour l’homme qu’était son aïeul (« il n’était pas un salaud »), il paraît avoir réalisé qu’il n’y a pas les bons d’un côté et les méchants de l’autre et que des gens biens pouvaient ne rien dire et ne rien faire face à l’horreur. D’où son malaise.

    Par ailleurs, il explique que la question est toujours restée taboue dans sa famille et que ce silence pesant a imprégné sa personnalité et son écriture d’où des romans légers et à l’eau de rose. Plus encore que les faits (qui se résument, pour ce qui est avéré, à ne pas avoir démissionné en apprenant l’existence de la rafle du Vel d’Hiv), c’est le silence et le masque de légèreté mis dessus qui paraît lui avoir pesé. Les secrets dans une famille sont souvent plus destructeur que les faits qu’ils recouvrent.

    @Vivien
    Je vous trouve un rapide en qualifiant le directeur de cabinet du premier ministre ce qu’était Jean Jardin « d’homme politique subalterne ». Etre le bras droit du premier ministre ne me semble pas un poste mineur.

    @Hervé
    Il s’agit plus d’un secret de famille que de psychogénéalogie, théorie qui implique surtout la répétition d’actes et la transmissions d’un mal être sur plusieurs générations.

  • @Zab

    Subalterne est sans doute mal choisi, je n’en suis pas très content moi-même. Vous pouvez remplacer par secondaire, si vous préférez. N’y voyez en tout cas aucun mépris déplacé. La remarque visait à faire passer deux idées:
    – Jean Jardin n’est pas non plus une personnalité de tout premier rang, qui plus est dans un état croupion.
    – Il n’était pas en position de responsabilité directe (comme un préfet par exemple), ce qui lui évite d’être directement mis en porte à faux sur un dossier chaud.

    Jean Jardin me semble donc être une personnalité tout à fait digne d’intéresser un historien, mais pas destinée non plus à déchainer les passions du grand public. Alexandre Jardin n’a pas non plus la renommée pour transformer le sujet en débat public rien qu’en s’y intéressant.

    Sinon, je prends note de la défense que vous faites de l’auteur que vous connaissez visiblement mieux que moi. Par contre je note aussi le billet à charge d’Assouline, et je trouve les extraits qu’il cite particulièrement accablant (en particulier son paragraphe 6 sur ces histoires « d’enjuivement »). Et si Alexandre Jardin revendique dans son livre vouloir « se purger de son ADN », difficile de ne pas y voir une accusation particulièrement violente.

  • @Vivien
    N’ayant pas lu le livre, je n’ai pas une idée arrêtée sur sa valeur. En lisant les critiques (plus sur les intentions de l’auteur que sur le livre lui-même semble-t-il), j’ai ressenti un décalage par rapport à la manière dont Alexandre Jardin parlait de son livre dans cette émission littéraire. Ses propos m’ont donné envie de lire le livre.

    En lisant la chronique de Pierre Assouline et les extraits qu’il cite, je m’explique mieux les critiques mais par contre comprend moins la présentation faite par Alexandre Jardin. J’ai d’autant plus envie de lire le livre (et tant pis si c’est un « nanar de la littérature »…) pour me faire mon idée.

    Ayant déjà trouvé son dernier roman écœurant (d’autant qu’il contenait pas mal d’élucubrations comme on l’a démontré par la suite), je n’aurai plus guère envie de suivre cet auteur si les critiques s’avèrent justifiées. Il aura perdu toute crédibilité à mes yeux.

  • on peut vouloir connaitre la vérité sur le comportement des siens dans cette période si difficile et 50 ans après s’ériger en juge impitoyable, mais ne faut il pas se poser 2 questions, 1) et moi qu’aurais je fait, aurais je été un héros?, 2) faut il en débattre en famille ou sur la place publique?. Sans chercher à nier le problème ,je n’arrive pas à m’oter l’idée que la démarche d’alexandre Jardin a un coté marketo-commercial qui pue

  • Aïe!
    Ca commence très très mal!
    « Je n’ai pas lu le livre et je ne le lirai pas! »
    Alors, pourquoi en parler et surtout comment avoir un avis sur la question?
    Je l’ai lu, moi, qui n’adore pas particulièrement A. Jardin, et j’y ai trouvé une démarche intéressante et justifiée de la part de l’auteur, par la discordance entre l’éducation qu’il a reçue (honnêteté, morale à tous les étages, probité, courage, et j’en passe..) et la révélation plutôt tardive de la duplicité pernicieuse du grand-père… S’en suit l’analyse: comment peut-on participer à « l’Innomable » et garder l’estime de soi dans ce cadre catho-moraliste??!!…
    La question reste ouverte…

    « Et si j’étais né en 17, à Leidenstadt?… » comme disait l’autre?…

  • ROLLIN-DELAY a écrit : :

    Aïe! Ca commence très très mal! « Je n’ai pas lu le livre et je ne le lirai pas! » Alors, pourquoi en parler et surtout comment avoir un avis sur la question?

    Ne me dites pas que vous commenteriez un billet que vous n’avez pas lu ?!

    Parce que la phrase qui suit est celle-ci :

    C’est d’autant plus justifié que, dans la polémique qui s’est engagée autour de l’exécution posthume de son grand-père par Alexandre Jardin, c’est moins le livre que les réactions qui m’intéressent.

    Et de fait, c’est l’objet du billet.

  • Il est toujours difficile d’exister derrière un père !

    Alexandre Jardin a eu un père ?
    Pascal Jardin, écrivain (lui aussi) et metteur en scène, est mort jeune (46 ans).
    Il a vécu la guerre dans son enfance et en a tiré 2 beaux livres : « La guerre à 9 ans » et « Guerre après guerre ».
    Il a également écrit un livre sur son père Jean Jardin : « Le nain jaune ».
    Je conseille ces livres d’un écrivain plein de talent.

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