Consternante, Christine Angot

Passe encore, Christine Angot, que vous ayez obtenu votre tabouret de chroniqueuse après une séquence où seul le ridicule rivalisait avec la hargne que vous manifestiez. Je ne m’étonne plus des tares médiatiques, quand la capacité à provoquer du bruit supplante celle de générer du fond.

Passe encore, Christine Angot, que vous vous acharniez sur quelque comédien, chanteur ou écrivain, victimes à demi-consentante de votre petit théâtre de la méchanceté. Ils y passeront un mauvais moment, chacun le sait, chacun l’attend, mais ils gagneront en notoriété d’une main ce qu’ils auront sacrifié de dignité de l’autre. Cela fait bien longtemps que je me passe de votre bal funeste si je l’ai jamais regardé, bien longtemps que je me refuse à céder à la promotion hebdomadaire du dernier « clash » à votre actif.

Mais vous vous êtes mis en tête de calomnier, dans votre absurde jeu de massacre nihiliste, des personnes parmi les plus admirables, gardiens du sens quand l’absurde semble gagner : les bénévoles en soins palliatifs, et c’est parfaitement odieux.

C’était une belle opération de propagande, rondement menée. Recevant Jean-Luc Romero, Laurent Ruquier a d’abord exécuté le pourtant consensuel Jean Leonetti. Lui avait obtenu de rares votes unanimes avec les lois qu’il a portées, quand l’unanimité n’a régné sur votre plateau que faute de la moindre contradiction, de la plus petite opposition. Dans une émission qui voudrait se parer d’impertinence, Jean-Luc Romero a déroulé son idéologie sur un plateau servi avec complaisance par Laurent Ruquier et lustré par un Yann Moix chargé d’hagiographie, avant que vous n’entrepreniez de diffamer lâchement des bénévoles dévoués, absents du plateau.

Prétendant « vous être un peu renseignée », vous avez mis en accusation une association, Jalmalv (Jusqu’à la mort, accompagner la vie), association de bénévoles en soins palliatifs. Des gens qui prennent le temps d’accompagner une fin de vie que notre société voudrait ignorer, d’être présent auprès de nous dans notre ultime fragilité, quand nous souffrons, quand nous angoissons, le temps de tenir la main d’hommes et de femmes dans la plus grande fragilité physique et psychologique, au seuil de la mort. Ils sont là, eux, pour entendre les peurs, pour accepter la détresse et la révolte encore, même contre eux, parfois. Ils sont là, eux, quand des enfants ne font plus les quelques kilomètres qui les séparent de leur proche en partance. Ils entendent, ils écoutent, ils accueillent, ne jugent pas et vous, sur votre tabouret, vous avez entrepris de souiller leur travail devant votre audimat. Que vous répandiez votre fiel depuis des semaines, passe encore, mais pas sur eux. Pas sur eux.

Vous les avez accusés pêle-mêle d’être une association de « catholiques intégristes », d’être un « lobby » qui s’insinuerait dans tous les services de soins palliatifs pour dissuader les patients de recourir à la sédation, finançant… fauteuils et tasses à café. Tissu d’absurdités, de non-sens, de mensonges.

Jalmalv est « un mouvement associatif laïque, sans appartenance confessionnelle, politique ou philosophique, ouvert à des personnes venant de tous les horizons et partageant ses valeurs » (source). La fédération est reconnue d’utilité publique depuis vingt-cinq ans, elle est aussi la première association d’accompagnement à avoir obtenu l’agrément national au titre des associations et unions d’associations représentant les usagers dans les instances hospitalières ou de santé publique (arrêté ministériel du 6 mars 2007). Qu’il y ait des catholiques en son sein est une évidence, comme il y en a dans la société française, comme il y en a partout où il y a détresse et fragilité : auprès des étrangers, auprès des prostitués, auprès des pauvres, auprès des malades, auprès des prisonniers. Comme il y a chez Jalmalv des bénévoles de toutes autres convictions religieuses ou philosophiques.

Mais vous aviez besoin de les taxer d’être catholiques pour insinuer l’idée – appuyée par l’évocation décalée de la péridurale – qu’ils seraient partisans d’une fin de vie dans la souffrance. Non-sens. Détestable et méprisable accusation. Comment le pourraient-ils quand, précisément, tout l’objet des soins palliatifs est de combattre la douleur, soulager la souffrance physique et psychologique ? Comment le pourraient-ils alors que la raison d’être de leur engagement est de se battre contre toute souffrance pour assurer une fin de vie… qui soit encore la vie ?

Ces bénévoles s’insinueraient dans les services pour dissuader les patients de recourir à la sédation ? Propos absurde et diffamatoire, que rien ne vient étayer. Si l’association s’inquiète de ce que la sédation profonde et continue puisse devenir une euthanasie masquée, avec les mêmes dérives, elle accompagne avec un grand respect les patients dans ce choix, ainsi que la famille, comme en témoigne son site. Elle diffuse également les informations et formulaire nécessaires pour l’établissement de directives anticipées. Alors que dire de votre exemple, dont le grotesque dispute au méprisable ? Ils « financeraient fauteuils et tasses à café »… Grands dieux ! Des fauteuils et des tasses à café ! Il faut un esprit tortueux pour y voir malice. Car s’ils fournissent fauteuils confortables et des tasses à café (et pas logotypés), c’est pour permettre aux familles de passer ces moments terribles avec un peu de confort, un peu de chaleur et si c’est eux qui le font, c’est parce que notre système de santé ne le finance pas.

Et vous parlez d’un lobby, quand Jean-Luc Romero est présent sur tous les plateaux, quand il est reçu par Richard Ferrand (président du groupe LREM à l’Assemblée) alors que les acteurs des soins palliatifs attendent toujours, quand le Conseil Économique et Social rend un avis aussi absurde que partisan

Surtout, si vous vous étiez « un peu renseignée », vous auriez peut-être appris que le bénévolat en soins palliatifs est le bénévolat le plus encadré en France, depuis une loi du 7 juin 1999, dont l’article 10 est désormais l’article L1110-11 du Code de la Santé Publique. Il impose en tout état de cause aux associations de bénévoles d’être dotées d’une charte comportant « notamment le respect des opinions philosophiques et religieuses de la personne accompagnée, le respect de sa dignité et de son intimité, la discrétion, la confidentialité, l’absence d’interférence dans les soins ». Le même article impose aux associations de conclure avec les établissements de santé une convention conforme à un modèle établi par décret en Conseil d’Etat, et prévoit qu’à défaut de respecter cette convention, le directeur de l’établissement ou à défaut le directeur général de l’agence régionale de santé « interdit l’accès de l’établissement aux membres de cette association ». On ne « s’insinue » pas dans les services de soins palliatifs, on n’y fait pas ce que l’on veut, on n’y dit pas ce que l’on souhaite, on n’y propage pas des convictions personnelles, religieuses ou philosophiques… ou l’on s’en fait exclure.

*

On peut tout vous pardonner, Christine Angot. On peut fermer les yeux sur votre agressivité chronique. Parce qu’ainsi va l’insignifiant et misérable spectacle médiatique. Mais pas là-dessus. Quand on bavarde à défaut d’agir, on endosse au moins la responsabilité de ne pas nuire aux acteurs véritables. Par des mots ignorants et tranchants dans un domaine d’infinie sensibilité, vous avez souillé l’engagement discret et patient de centaines de bénévoles, présents en silence, mais absents des plateaux télé. Vous nuisez à leur rôle essentiel, vous instillez le soupçon et la défiance dans cette relation toujours délicate, ce lien si fragile, entre un patient en fin  de vie et le bénévole qui vient l’accompagner, qui vient l’aimer. Comment osez-vous ?!

Les soignants, les patients et leurs familles, ne s’y trompent pas, eux qui savent ce qu’ils vivent.

Et de quoi ils parlent.

Auteur

Père, époux, fidèle à divers titres, je suis aussi... avocat, auteur (Ca ira mieux demain, 2015; Identitaire - Le mauvais génie du christianisme 2017), et chroniqueur à La Vie.

107 commentaires

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  • Votre papier m’ a touché de par sa sincérité et sa force, traduisant l’ humanité qui vous anime. Je partage votre dégoût pour ces propos qui, outre leur extraordinaire néant argumentaire, sont d’une indignité inqualifiable.
    Cordialement

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  • Très beau message clair et sensible, seul la médisante vipère angot voudrait salir avec sa bave l’accompagnement et les bénévoles honte à cette émission qui n’existe que pour brassé du vent je connais la douleur et les soins palliatif courage et bienveillance aux bénévoles

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  • J’approuve entièrement ce commentaire envers Christine Angot. C’est scandaleux qu’elle est eu de tels propos envers des personnes qui accompagnent des patients en soins palliatifs. Comment des personnes comme elle qui est d’une agressivité maladive, peuvent elles être employés par des animateurs. La liberté d expression va trop loin !!!

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  • Erwan,
    Vous ne serez pas surpris de ma totale adhésion à votre propos en réponse à l’incongruité des propos de Mde Angot…Cela manifeste sa totale méconnaissance de ce qui se vit dans les soins palliatifs…
    Merci pour cette juste réponse…
    Amitiés

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  • COLLEGE DES ASSOCIATIONS DE BENEVOLES D’ACCOMPAGNEMENT

    Paris, le 25 avril 2018

    En réponse à Madame Christine Angot,

    « Il y a des bénévoles qui veulent être dans les soins palliatifs à tout prix. Ils sont partout. Ce sont des catholiques intégristes ». Ces affirmations assénées par Christine Angot dans une émission dont nous nous abstiendrons de faire la promotion ici, nous révèlent l’ignorance abyssale de celle qui les prononce avec assurance. Christine Angot affirme s’être renseignée … et les renseignements glanés semblent lui conférer l’autorité d’un spécialiste dans une émission où esbroufe et imposture se disputent la vedette. Soit. Mme Angot aura mal préparé son sujet, n’aura rien compris, ne connaît pas la loi, ignore tout du bénévolat et des soins palliatifs. Nous ne lui en voudrons pas.
    Passant sur l’ignorance, nous écoutons Christine Angot poursuivre. La chroniqueuse a capté son auditoire par une première affirmation pleine de sous-entendus. Elle poursuit en décrivant avec un effroi feint et amplifié l’action sournoise des bénévoles qui, présentés aux malades incurables avec la complicité des médecins, « font intrusion dans leur vie » et profitent de leur état de faiblesse. Les bénévoles forment un lobby catholique intégriste chargé de veiller à ce que souffrance et douleur perdurent.
    Malade incurable, dit en substance Christine Angot, sais-tu que tu seras à la merci des bénévoles quand le médecin les aura introduits dans la chambre dont tu ne peux t’échapper ? Nul doute possible Mme Angot maîtrise son sujet et ne recule ni devant les contre-vérités ni devant la calomnie pour le plaisir de l’exercice.
    Mais c’est de la vie et de la mort d’hommes et de femmes qu’il est question madame. De leurs jours et de leurs nuits de vivants dont on ne peut jouer avec des mots, un micro, et un pauvre audimat.
    Madame, l’ignorance est coupable quand on n’a pas cherché avec honnêteté à la vaincre. Elle est doublement coupable quand elle est mal intentionnée. Et triplement coupable quand elle est le fait d’une personne intelligente et cultivée.
    Vos propos sans mesure ont gravement offensé tous ceux qui prennent soin et accompagnent les personnes malades et leurs proches. Ils ont offensé une certaine idée de l’homme, capable de donner bien plus qu’il n’a et de recevoir bien plus qu’il ne pensait manquer, d’un homme désireux de relation avec l’autre tout au long de la vie.
    Mais comme il subsiste en nous l’idée que vous avez pu simplement vous tromper, naïvement, prisonnière de vos préjugés, nous vous invitons à venir accompagner un bénévole pendant quelques heures. Venez, nous vous accueillerons. Alors nous pourrons parler.

    Les bénévoles de la SFAP – Soins palliatifs

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  • Merci, Monsieur, pour cette réplique cinglante et pour cette magnifique plaidoirie au sujet du bénévolat d’accompagnement.
    Tous les bénévoles apprécieront vos propos très émouvant.
    Nous allons en faire une large publicité.

    Bénévole d’accompagnement depuis 10 ans à Lyon et Président de l’association Albatros

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    • Merci, faute d’être bénévole moi-même (à ce jour, en tout cas, parce que je ne l’exclus pas), je peux au moins apporter mon aide pour défendre ceux qui œuvrent.

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  • Consternante Christine Angot. Qu’elle aille donner son temps dans ces services de soins palliatifs qui sont trop peu nombreux en France et souffrent du désengagement des ARS pour des soucis d’économie budgétaire. (Cf fermeture d’un tel service en France pour raison budgétaire)
    Bravo a ceux qui y œuvrent, soignants et bénévoles. Ils y font un travail magnifique et reconnu par les patients et leurs familles, et pourtant méprisés par ces dictateurs de la pensée unique et inique.

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  • Je connais bien l association JALMAV je suis choquée par les propos tenus dans cette emission.
    JALMAV m a beaucoup aidée. J’ai perdu une personne de ma famille en soin palliatif.. .Je ne sais pas ce que je serai devenue sans son aide et son soutien. Ces bénévoles catholiques ou laïques sont extraordinaires.
    AUCUNE des personnes qui critiquent n aurait les reins assez solides pour aider des personnes dans le deuil et la personne en soin palliatifs. J espère qu’une plainte sera déposée par JALMAV.
    Merci pour votre article

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  • On peut situer Christine Angot à la convergence de plusieurs courants (dont j’exclus la littérature) : celui du spectacle télévisé qui fera parler de soi le lendemain (et ce depuis une assez ancienne émission de Bernard Pivot où elle agressa verbalement je ne sais plus qui : depuis ce temps lointain, elle a compris que l’on pouvait se faire payer pour ce genre de sortie), qui ne mérite que de vigoureux haussements d’épaules ; celui du conformisme le plus plat déguisé en révolte (« vous savez, naturellement il y en a que je dérange), qui mérite encore des haussements d’épaules, déjà moins vigoureux que les précédents ; et enfin celui du n’importe quoi décomplexé, mêlant allégrement l’ignorance à la mauvaise foi, qui, associé au précédent, mérite de temps à autre une réaction. En suivant, comme l’indique votre dernier paragraphe (« On peut tout vous pardonner… ») cette économie, votre propos n’en est que plus juste et – peut-être – efficace.

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  • Votre article est criant de vérité mais je ne pense pas que ch Angot ait la culture, le niveau intellectuel, l’intelligence et le bon sens requis pour le comprendre

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  • Admirable propos….. Très agréable à lire et pourtant le sujet n’est pas facile. Me Angot peut au travers de vos mots admettre qu’il y a ici une plume plus talentueuse que la sienne. Cette personne est diablement toxique. On en veut plus M. Ruquier. On en veut plus. Ses phrases sont confusent quand elles arrivent à en construire.
    Merci à vous pour ce billet.

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  • M. Ruquier, je ne regarde plus votre émission car ni le sourire, ni le discours de ni le regard de Mme Angot ne font rêver. La haine, née de son histoire dramatique, est projetée comme un exutoire sur vos invités, sans discernement. Elle ne sait penser que la haine, pas le bien. Elle n est pas à la hauteur de votre émission.

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  • Merci, Monsieur, de nous aider à nous débarrasser un peu de cette boue qui sourd de toute part des propos de Mme Angot. Je l’accuse solennellement de diffamation. Que sait-elle de personnes qui accueillent , au jour le jour, la détresse de celle ou celui qui est dans la peine?. Que sait-elle de ces bénévoles, formés, rompus à l’écoute, qui se font simplement témoins de ce qui est vécu dans une unité de soins palliatifs? Leur présence ouvre souvent l’opportunité de mettre des mots sur ses maux et comme ça fait du bien! Ils ne portent pas de jugement, accueillent l’autre dans sa globalité, et tentent d’offrir simplement un moment de partage en humanité. Voilà toute l’ambition du bénévole Mme Angot. Pourquoi l’avoir sali avec tant de conviction? Votre malhonnêteté me lève le coeur. Au fait je suis bénévole à JALMALV dans une USP et si vous aviez pris la peine de rechercher des témoignages de malades et de leurs proches que nous avons accompagnés au fil des ans, cela vous aurait évité de nous diffamer.

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  • Ne connaissant pas le sujet, j’aurais tendance à me fier à ce principe universel : « Une affirmation extraordinaire réclame des preuves extraordinaires ». L’accusation proférée par Angot est grave, et elle n’apporte aucune preuve tangible de ce qu’elle avance. Les arguments présentés dans ce billet ne permettent pas non plus de réfuter ce qu’elle prétend, mais la charge de la preuve est de son côté, d’autant qu’il est très difficile de prouver « ne pas être » quelque chose.

    Cependant, il faut bien le reconnaître, l’affirmation de Christine Angot ne m’a pas paru si improbable lors de mon premier visionnage, et ce pour la bonne raison que les associations de charité œuvrant avec des arrières-pensées idéologiques sont légion, ces associations étant bien sûr à chaque fois reconnues d’utilité publique dès que leur bord politique arrive au pouvoir. Et comme on remarque plus facilement la paille dans l’œil de son voisin que la poutre qu’il y a dans le sien, on peut entendre la droite s’insurger des subventions accordées au planning familial, aux assos LGBT, ou encore de défense de l’environnement, tout en soutenant mordicus que la fondation Jérôme-Lejeune n’a aucune arrière-pensée politique.

    Par le simple fait que de telles associations existent, elles sèment le doute quant à la sincérité des motivations de toutes les autres, et c’est pour moi un vrai problème.

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    • Les arguments présentés dans ce billet ne permettent pas non plus de réfuter ce qu’elle prétend, mais la charge de la preuve est de son côté, d’autant qu’il est très difficile de prouver « ne pas être » quelque chose.

      Que voulez-vous que je vous dise ? C’est en cela que le soupçon est odieux. Il n’y a pas grand-chose à faire contre ceux qui l’instillent.

      Par le simple fait que de telles associations existent, elles sèment le doute quant à la sincérité des motivations de toutes les autres, et c’est pour moi un vrai problème.

      Des associations à l’éthique défaillante, aux parti-pris politiques, il y en aura toujours. On ne peut pas attendre autre chose. C’est à chacun de mener son propre discernement.

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  • Bravo et merci pour le commentaire .. C’est très fort .. Il faut que Me Angot arrêté d’être aussi agressive envers tous ceux qui passe ONPC.. elle est insupportable …

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  • Je suis bouddhiste, je suis un homme, je suis accompagnant Jalmalv, je suis sur le « terrain », je ne suis qu’ un humain qui tente de faire de sa vie, à certains moments, un devoir d’ accompagner un autre humain aux lisières de la compréhension de notre humanité, au seuil de notre vie à tous. Accompagner, c’est être les sens ouverts, un regard, une oreille, une main, une parole et souvent un silence, surtout un silence. Loin des grands discours des gens qui savent. Madame Angot, vous osez déclarer tant de choses que vous ignorez. L’ ignorance : c’ est la racine du mal être, de toute forme de souffrance. Vous répandez, Madame, votre ignorance de ce qu’est l’ accompagnement, c’ est consternant. Je ne regarde pas cette émission habituellement, ni Mr Ruquier, ni Mr Moix, trouvant tout ceci assez déprimant et sans grand intérêt. Je ne peux cependant laisser ces âneries, dites à propos de Jalmalv, sans réponse

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    • Comme vous, je ne regarde pas cette émission, et je me suis lassé de voir évoquer tous les lundis le nouveau « clash ». Mais le contraste entre la vacuité du rôle de Christine Angot, sa hargne, avec la délicatesse et le rôle éminent des bénévoles est inacceptable. D’autant que ses accusations sont absurdes.

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  • Moi non plus je ne regarde plus votre émission depuis que cette dame y participe. C’est une ecole de haine à elle toute seule . Mais qui sont les décideurs qui se cachent derrière ces épouventailles Ruquier et Angot ? Sont-ils si déshumanisés pour oser nous proposer ces lamentables discours ? Et oui ma France, réveille toi, sinon tu seras piétinée. Merci Monsieur pour votre billet. Il participe à l’Espérance Confiante qui nourrit les coeurs .

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  • Tout comme Malone, à 1ere vue cela ne m’a pas choqué non plus puisque déjà quand on entame une démarche pour un avortement des gens essaient par tous les moyens de vous en empêcher, de vous faire changer d’avis. Alors que des gens essaient de dissuader les  » postulants  » à mourir quand ils le décident me semblait très possible.

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    • Je n’entrerai pas ici dans un débat sur l’avortement mais, pour le reste, que voulez-vous, c’est le propre du soupçon, si facile à instiller, si détestable.

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      • Certes… pas faux….Surtout par les temps qui courent… mais venant de Mme Angot toute façon cette femme est folle…. a mon avis

  • Comment ne pas être, juste et seulement, attristée par une telle déferlante _ je parle ici de la réaction  » Consternante Christine Angot » _ qui n’impacte dans une impossibilité navrante de tolérance QUE l’,auteur de cette déferlante-la ? Et comment ne pas frémir à l’idée seule que mes jours ultimes puissent être livrés, dans mon impuissance à décider, à l’auteur de ce message dont la réaction , haineuse, fait fi de toute bienveillance quant à l’Autre ?

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  • bonjour,
    en tant que président de l’ASP OMEGA LILLE ( membre de l’UNASP fédération répondant aux mêmes buts que JALMAV) et bénévole d’accompagnement dans l’Unité de Soins Palliatifs du centre Oscar Lambret , je ne peux que vous remercier de cette mise au point.
    cette « exécution » méprisante en 3 phrases et en direct de ces milliers de bénévoles anonymes qui interviennent chaque semaine auprès des malades et de leurs proches est effectivement consternante .

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  • C est femme est juste abjecte
    Nous sommes des gens qui donnons de notre temps naturellement pour accompagné des personnes dans la détresse, l oubli , le malheur , la solitude etc nous sommes juste des bénévoles en tout genre .
    Il est ou son problème a cette femme ???
    Merci a vous pour cette mise au point

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  • Complètement d accord avec le dégoût que vous provoquez agressive et malade Angot ! J espère qu un jour vous saurez ce que c est que d accompagner un être cher dans ces dernières semaines. On verra alors comment vous réagirez et si vous arrivez au moins à la cheville de ces personnes qui nous aident tellement dans ces moments douloureux. Vous me donnez envie de vomir Angot, vous m entendez ? Allez donc vous faire soigner avant d en vouloir à la terre entière. Quant à vous, Monsieur Ruquier, à part pour votre audimat, quand vous déciderez vous à la virer la mère Angot ? Il est loin le temps de France Inter où vous aviez beaucoup plus de courage…. Je ne vous salue pas.

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  • Il faut supprimer ce genre d émission complètement nefaste avec des personnes nefastes …..et puis sait elle de quoi sera fait son lendemain a cette mme angot sait elle de quoi elle aura besoin ?.,? Pauvre petit esprit restreint. …..elle est vraiment a plaindre….

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  • Pour avoir travaillé pendant 2 ans dans un service où les soins palliatifs étaient notre quotidien, on ne peut qu’admirer les personnes bénévoles qui osent ouvrir des portes de chambre que la majorité préféreraient fuir… je n’ai jamais regardé l’emission de Ruquier mais déjà été choquée par les commentaires faits au sujet de paroles sur un autre sujet de cette chroniqueuse. Je l’avais déjà trouvé detestable à l’epoque et sans avoir écouté son discours sur les soins palliatifs, en vous lisant , je ne peux qu’imaginer la bassesse de ses propos! Il ne faut vraiment avoir aucune estime de soi pour arriver à tant de médiocrité pour se faire de l’argent!! C’est elle qu’il faut plaindre, les bénévoles n’ont pas besoin de reconnaissance quelquonque pour savoir que ce qu’ils apportent n’a pas de prix!!!!

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  • Depuis plusieurs mois, j’ai arrêté de regarder  » on n’est pas couché  » car il y a beaucoup de mépris dissimulés dans de « belles phrases  » signées Moix ou Angot, avides d’étaler un vocabulaire littéraire,qui leur permet d’écraser leurs auditeurs. C’est du sadisme payé par notre redevance. Je regrette beaucoup les éditions précédentes et surtout les vrais journalistes ouvrant leurs cerveaux sur les vrais problèmes de société, sans indulgence, mais avec la politesse des mots, et surtout en respectant les invités. Robert.

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    • Je suis completement d’accord avec vous. Il est loin le temps des Eric Naulleau,Natacha Polony,Audrey Pulvar et Aymeric Caron.Je ne regarde plus ONPC depuis l’arrivee de C.Angot…???!!!

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  • Merci infiniment pour votre réponse , j’espère vraiment que cette Mme Angot que je trouve parfaitement détestable au quotidien aura l’occasion de la lire ainsi que les commentaires

    .voila chère madame cela fait près de 20 ans que je suis dans la mouvance de Jalmalv , bénévole durant de nombreuses années à la fois administratif mais aussi sur le terrain , ni catho encore moins intégriste, simplement un être humain dont l’expérience de vie à donné lieu à la prise de conscience de l’importance d’une présence et d’une écoute face à la maladie et la fin de vie , nous avons le choix face à nos épreuves : soit les transcender en leur donnant un sens soit les laisser nous engloutir au point d’en devenir haineuse et détestable ce qui semble être votre choix.

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  • Bravo pour votre article! les vrais humanistes sont ceux qui agissent dans l’ombre et dans un désintérêt total. Merci d’avoir pris la parole pour défendre tous ces bénévoles et leurs actions.
    Ras le bol de cette donneuse de leçon qui se prend pour ce qu’elle n’est pas et manifeste autant de mépris pour le peuple francais.
    Il est temps qu’elle passe à autre chose et qu’elle sorte des radars du petit ecran et des médias. …notamment avant que ONPC voit son audimarmt fondre comme neige au soleil.

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  • Merci maître d’avoir si bien plaider pour notre cause, nous avons besoin tous les jours d’encouragement pour continuer notre mission de bénévole accompagnant.
    Etant moi-même bénévole accompagnant JALMALV et partiellement en soins palliatifs, je me suis vraiment senti diffamé par les propos tenus dans cette émission par madame Christine Angot. C’est un ami connaissant mon appartenance qui m’en avait parlé et je l’ai visionné en reply car depuis bien longtemps, je ne regarde plus cette émission devenu un tribunal sans aucun intérêt si ce n’est de choquer.

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  • serait il possible, que cette femme (angot) s’excuse publiquement ,elle parle et critique une assos, sans la connaitre!!! sait elle que dans cette association, le bénévole signe une charte comportant le respect des opinions philosophiques et religieuses de la personne accompagnée, le respect de sa dignité et de son intimité, la discrétion, la confidentialité, et qu’une formation est obligatoire en ce sens, nous sommes auprès d’eux que si ils donnent leur accord!!!
    par ces propos, je trouve que l’intégriste , c’est elle
    je suis une bénévole jalmav depuis 3 ans, je suis pour une fin de vie digne et je suis athée !!!

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  • Bonjour , je n’ais pas vu cette émission dans laquelle Christine Angot lance son fiel sur des bénévoles mais je ne suis pas du tout étonné qu’elle l’est fait . Il m’arrivait de temps en temps de regarder  » On est pas couché ) et les moments que je ne supporte pas cette émission sont justement les moments où les deux chroniqueurs se mettent  » en juges suprêmes  » , n’hésitant pas à assassiner leurs interlocuteurs alors qu’ils seraient parfaitement incapables de faire le même travail que ceux qu’ils mettent à mal et c’est de par leurs présences que je ne regarde plus cette émission , malgré tout surpris que Laurent Ruquier se complaise dans ce genre d’exercice .En tout sans savoir ce que tous ces bénévoles font exactement , je les félicite , persuadés qu’ils le font avec sérieux , dévouement et humanité et que des associations comme la vôtre ont toute leur place dans ce monde où la mort doit être cachée et donc « oubliée  » par les vivants . Continuez !

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  • Les morts ne savent pas qu’ils sont morts, ce sont les autres qui souffrent, les cons c’est pareil. Christine Angot est une génératrice d’outrance sans la moindre pensée……humaine

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  • Bonjour
    Merci de votre réaction,dans une société qui a tellement besoin de colère saine,en opposition à ces faux,bien penseurs qui siègent au petit écran.

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  • Quelle personne détestable cette Angot ,elle a un sérieux problème ,quand à Ruquier pas mieux il doit être là pour tempéré les choses au lieu de ça il se marre dans son coin .Moix pareil donneur de leçon ,il c’est très bien a qui il s’attaque ,un jour ils vont tomber sur un bec et ça sera pas la même musique

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  • Bonjour je suggère de faire tourner une pétition sur le.net afin d obtenir l exclusion de cette Angot de cette émission. .. je peux en être l initiateur mais ne sait comment faire. ….. pouvez vous me donner conseil ….. cdt Philippe

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  • La médiocrité a beau tenter de se parer d’atours ça ne fonctionne pas. Autant de suffisance, de méchanceté, de vouloir négatif et d’acharnement – pour ternir ou réduire à néant l’autre dont, notamment, la démarche et le travail des bénévoles – est navrant. Le peu retenu quant à la pseudo chroniqueuse SI PROMPTE A DEZINGUER SON SEMBLABLE n’est  » pas bien d’intéressant » : aucune humilité ni coeur, carence de vocabulaire et d’expression pour gentillesse, bonté, sourire, mansuétude… le positif et tutti quanti

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    • Il est révolu le temps où les chroniqueurs/ses de cette émission alliaient intelligence, culture et classe.
      Tout le niveau à baissé, de la tête aux… pieds

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  • J ai toujours pris plaisir à regarder onpc. Mais depuis Angot je préfère aller me coucher. Trop de phrases pour ne rien dire.
    Virez Angot mr Mr Ruquier..envoyez la faire du bénévolat en soins palliatifs.

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  • Merci Monsieur de prendre notre défense face à des médias ignorants et péremptoires. Il serait juste que l’on voit des debats intelligents avec des personnes qui réfléchissent, que ce soit messieurs Claeys et Leonetti, des représentants de la Sfap (Société Française d’Accompagnement et de soins Palliatifs ), des représentants d’accompagnants bénévoles, ou des philosophes, face à un monsieur Romero catégorique et cassant.

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  • Ce tissu de méchanceté et d’inexactitude n’honore pas son auteur.
    Félicitons au contraire ces nombreux bénévoles désintéressés qui assistent les personnes dans leurs derniers instants en leur assurant amitié, regard, écoute et sourire.
    Ne nous laissons pas impressionner par cette logorée inadmissible.
    Merci de cette réponse aussi pondérée que précise.

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  • Pauvre femme!!! Qui peut encore l’écouter? Il faut que l’on parle d’elle,c’est ça son problème.
    J’adhère complètement à ce propos.

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  • Pauvre Christine Ango qui ne peut exister qu’au travers de sa bêtise et sa méchanceté Qui est-elle pour faire croire que seule son dire est le bon

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  • Il serait grand temps que cette femme n’ayant aucun respect pour autrui ne bénéficie plus du moindre droit d’antenne. Elle avilit l’ entièreté des débatteurs et chroniqueurs par la bassesse de ses propos.

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  • Merci pour votre article. Je suis bénévole Jalmalv et les propos de cette dame sont scandaleux, monsieur Ruquier devrait avoir honte des propos de sa chroniqueuse.

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  • Grand merci pour cette réponse pertinente face à tant d’ignorance éhontée et de critiques partisanes. Cette mise au point sera-t-elle suffisante pour obtenir les excuses qui seraient bienvenues ??…
    Le mal est fait, madame. Depuis longtemps, vos interventions exaspèrent et semblent ne soulager que vous-même. Veuillez parler de ce que vous connaissez vraiment sinon agissez ou faites-vous aider et surtout ne faites pas du bruit inutilement. Veuillez respecter chaque personne, s’il vous plaît. S’il vous plaît, madame !

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  • Bonjour à tous,
    Après avoir regardé l’extrait de l’émission incriminée et avoir lu tous vos commentaires et réactions, il me semble que le plus digne serait de proposer officiellement à Christine Angot d’assister au module de formation portant sur « l’écoute », parmi ceux obligatoires pour les accompagnants bénévoles en soins palliatifs. Visiblement elle ignore les véritables fonctions de l’accompagnement bénévole, ainsi d’ailleurs que les objectifs des soins palliatifs. Laissons-lui le crédit de l’erreur dans son information ni faite ni à faire. Nous pouvons lui proposer d’y remédier afin qu’elle se fasse une juste opinion.
    Je pense donc que la meilleure réparation pour JALMALV et les autres associations rattachées serait cette invitation publique et concrète par voie de presse et autres media, avec demande de réponse publique également de la part de l’intéressée. Si elle refuse, son parti-pris sera démontré de lui-même. Au cas (improbable hélas) où elle accepterait, sans doute apprendra-t-elle quelque chose qui pourrait l’étonner dans sa conscience intime. Qu’en pensez-vous ?

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  • Merci à vous d’avoir su écrire ce que chaque bénévole d’accompagnement vit, a dans son cœur, ce pour quoi il s’engage, après une réelle sélection, une vraie formation.
    La fréquentation de personnes fragiles, en grande crise de vie, et, souvent, en fin de vie,nécessite que ces bénévoles (dont je fais partie depuis 12ans) soient eux mêmes accompagnés par un groupe de parole. Ils ont l’obligation de suivre un séminaire de formation par an, dans l’association qui m’accueille, l’ASP FONDATRICE. Ces 12 ans ont été ponctués de longs mois de break, afin que je puisse moi même pleurer mes morts. Et, maintenant, n’ayant plus la disponibilité de cœur et d’esprit pour continuer mes accompagnements, j’aide à faire « tourner » l’association. MERCI de tout cœur. Noèle

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  • « Par la figure dite oxymoron, on entend une épithète qui, tout en étant accolée à un mot, semble le contredire : ainsi les gnostiques parlèrent de lumière obscure ; les alchimistes, de soleil noir. »

    Jorge Luis Borges

    Notre époque est d’une obscure clarté. Nous dépassons désormais le stade de l’oxymoron et le plus souvent dans les médias à succès populaire le Mal est présenté comme le Bien et le Bien comme le Mal.

    🙁

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  • JALMALV est present sur ma structure EHPAD et je suis ravi de travailler avec eux .Des bénévoles que je considère faisant parti de mon équipe. ils peuvent prendre le temps que nous n’avons pas par manque de moyens. Sur ma structure je n’ai que 5 soignants une ide pour 83 residents , la société se désintéresse des personnes âgées qui coûtent trop chers. Cadre de santé titulaire d’un DIU en soins palliatifs je fais ce que je peu avec les moyens que je n’ai pas pour accompagner au mieux .je suis bien content de pouvoir compter sur les benevoles de JALMAV qui font un travail de grande qualité MERCI a eux

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  • Je suis consterné par les propos de cette dame. J’ai une amie bénévole qui fait partie d’une équipe de soins palliatifs. Je sais tout ce que cela implique en terme de courage et d’énergie pour accompagner ces hommes et ces femmes dans leurs derniers moments de vie. Je sais toute la reconnaissance des familles des défunts vis à vis des accompagnants.
    Je remercie Monsieur Ruquier pour le laisser dire.
    Tout cela est inqualifiable.

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  • J’ai accompagné mon frère jusqu’à sa mort. Il a été admirablement entouré par l’équipe de soins palliatifs d’Angers, qui faisait le maximum pour le soulager sans le tuer. Merci à eux et à tous ceux qui se dévouent ainsi auprès des malades en fin de vie. Merci à eux et honte à ceux qui veulent tuer les grands malades !

    J. Cabaud

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  • Merci pour vos réactions!
    Je suis bénévole à JALMALV et j’accompagne les personnes en fin de vie dans le respect le plus strict de la laïcité, comme tous mes collègues bénévoles. De plus je ne suis pas catholique ou réligieuse, je n’ appartiens pas non plus à un soit disant lobby. je me sentais scandalisée en entendant les propos de Madame Angot. Je salue la proposition de la SFAP, à inviter Madame Angot d’ accompagner un bénévole, pour se faire une idée, en quoi consiste exactement notre bénévolat – à écouter la personne souffrante dans ce qu’ elle vit. A l’ écouter dans son envie d’ en finir, à l’ écouter dans sa bataille de vaincre sa maladie. Peu importe ses idéaux réligieux ou philosophiques, elle a juste besoin de s’ exprimer, et nous sommes là pour accueillir tous ses propos sans jugement, avec empathie en étant présent.

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  • Quelle torsion faut-il exercer sur l’esprit pour parvenir à justifier qu’il est plus respectueux pour les malades de lutter pour que l’on puisse légalement les « achever », que de donner de son temps et de son affection pour soulager leurs souffrances, pour les aider à supporter ces souffrances et les accompagner sur un chemin difficile? Nous vivons un moment paradoxal de l’histoire de l’Homme où on l’on veut pouvoir créer la Vie à volonté, quels que soient les moyens utilisés, et où l’on ne veut pouvoir supprimer la Vie à volonté, lorsqu’elle dérange. Et où l’on considère que « mourir dans la dignité » est forcément mourir sans souffrir…

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  • Bravo pour ce texte ,je ne connais pas cet association ,mais le fait même que certains hommes et femmes s’occupent bénévolement de personnes en fin de vie …je les salue bien bas ..quant aux discours de Mme Angot ? Ils s’effacent comme tout ce qui sort de sa bouche aigre ,amère,hautaine ,elle fait partie de tout ceux qui pensent « savoir » ….

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  • Ravie de voir que vous avez remis la chroniqueuse à sa place d’inculte.
    Merci d’avoir pris la défense du bénévole en SP. Cela me conforte dans ma mission.
    Bien à vous
    Isabelle

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  • Je suis profondément choquée par ces propos; Présidente d’une association Jalmalv j’ai à cœur comme tout membre de nos associations de veiller à la laïcité. D’autre part nul ne fait intrusion auprès des personnes malades et tout accompagnement nécessite en préalable l’accord de la personne, sinon comment pourrions nous écouter, car c’est d’écoute qu’il s’agit et non de convaincre ou de venir avec un projet pour ces personnes malades. Notre bénévolat est très encadré, prévu par la loi. Personne n’est bénévole sans être réellement formé. de plus un entretien avec un psychologue est le préalable à tout entrée dans l’association , puis tous les mois les bénévoles ont obligation d’être suivis par un psychologue en groupe de parole pour évaluer entre autres leur technique d’accompagnement. Une convention est signée avec les chefs d’établissements dans lesquels nous intervenons à la demande des familles, des malades ou des soignants.

    Notre fédération qui mène deux campagnes dont l’une est sur les droits des malades, les directives anticipées et la désignation d’une personne de confiance soutient depuis toujours les soins palliatifs. En cela elle est forcément contre l’obstination déraisonnable, pour la prise en charge réelle complète de la douleur, de la souffrance. En aucun cas nous ne sommes présents auprès d’ une personne pour la conseiller ou la dissuader de quoi que ce soit. Nous sommes là à ses côtés pour prendre en compte SA PAROLE, nous ne faisons que reformuler pour lui permettre de cheminer là où elle le désire. Notre opinion n’a pas d’importance nous sommes là pour lui entièrement présent à ce qu’il dit, à ce qu’il veut bien nous faire la confiance de partager avec nous. Mais qu’est ce qui peut faire dire à cette dame que nous sommes des cathos intégristes, contre la sédation ou je ne sais quoi? C’est inacceptable de s’exprimer ainsi publiquement sans s’être documenté sur notre association.

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  • Pauvre Christine Angot !
    J’ai beaucoup de peine à penser au MAL qui peut être la survie de certaines personnes…sa frequentation permanente ne peut qu’accentuer au fil du temps la névrose de cette malheureuse Angor. ..il faut dire que son employeur y est pour beaucoup…il en jouit ce triste clown. ..Comment un service public peut-il encourager (puisqu’il laisse faire) un tel désastre de sens…dans ces temps troublés, nous avons d’autant plus besoin de se rassurer dans des conversations utiles qui donnent au genre humain une élévation de haute pensée, ne cherchant pas systématiquement à rabaisser son prochain.
    Pauvre Christine…essaies d’être un jour honnête. ..et fous le camp…ta guérison est à ce prix !
    Tu vois je t’accorde toute mon indulgence …

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  • Comme je suis heureuse de lire cela… Je m’apprête à donner de mon temps auprès des malades en soins palliatifs. Lors de mes premiers entretiens avec des responsables de l’association SOPHIA j’ai été heureusement surprise de l’importance du « cadre », du sérieux dans lequel se déroule ces accompagnements.
    Alors entendre Madame Angot déverser ses insinuations m’ont « enervée » !
    Qu’elle se taise !

    Merci d’avoir écrit cette lettre
    Elisabeth Demortier

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    • Je vous dirais que je pensais à tous les gens comme vous, quand j’ai écrit. Je ne suis pas bénévole, je n’en ai pas pris le temps – ou ne l’ai pas, qui sait – mais j’ai un infini respect pour ceux qui s’y engagent. A ma place, j’essaie déjà de vous soutenir.

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  • oui enfin, tout ça dans une émission de Ruquier. Autant dire le niveau « moins zéro » de l'(in)culture télévisuelle. En attendre quelque chose d’intelligent serait un faute de gout colossale. Quand, de ce genre d’émission, il sort de la m…., on est finalement dans une sorte de logique. En parler, c’est déja faire bien trop de bruit autour de ce qui n’est finalement que la parfaite démonstration des capacité de vacuitude de l’esprit humain.

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    • Vous savez, comme dit plus haut, l’émission est suivie par 1.000.000 à 1.500.000 personnes. Difficile de penser qu’il suffit de ne pas la regarder ou de ne pas en parler pour qu’elle n’existe pas 😉

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  • Je suis bénévole d’accompagnement à l’ASP19 depuis 14ans.Pourquoi?parce qu’il y a 20 ans alors que depuis 6 ans ,je soignais et accompagnais ma maman atteinte d’un cancer du sein métastasé aux os—-le traitement de la douleur en ces années là était ce que la médecine en savait….—–elle a bénéficié d’une semaine dans la premiére USP de Bordeaux,semaine que j’ai vécue avec elle…la présence,l’ècoute,la compassion ,l’humanité que nous ont témoigné les bénévoles ,sans aucun prosélytisme,dans le respect de nos convictions et de ses souhaits de fin de vie ,m’ont amenée à lui promettre que lorsque j’aurais du temps je rendrai à d’autres ce que nous avions, toutes deux, reçu…IL ne vous est pas permis ,Mme Angot de distiller vos insinuations reptiliennes sur un sujet que vous ne connaissez pas …une plainte pour diffamation serait vous faire trop d’honneur!!!vous ne la méritez pas….Peut être pourriez vous mettre à profit votre intelligence et votre attrait pour une certaine vérité , à vous immerger dans une USP et y accompagner les bénévoles que vous avez blessés par vos propos infondés,mensongers et dénués de tout respect.
    Pour votre information:lorsque nous entrons dans une chambre avec 1 badge à notre nom et celui de notre association ,nous saluons le patient et les personnes présentes,nous présentons et demandons au patient s’il accepte notre visite et s’il refuse nous le saluons et nous retirons ,respectant son choix!!!!mais cela votre en quête approfondie ne vous l’a pas dit!!!!!

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  • Bravo! Ce texte est magnifique et une phrase de votre texte résume bien votre propos:
    « Quand on bavarde au lieu d agir, on endosse au moins la responsabilité de ne pas nuire aux acteurs véritables »…tellement vrai.

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  • J’invite Mme ANGOT à suivre l’excellente formation dispensée par JALMALV sur 9 samedis (en dehors de la semaine de travail…) pour devenir bénévole accompagnant de soins de vie : 1ère journée : « Désir d’accompagnement : quel sens » animée par un psychothérapeute, 2ème journée : « Qu’est ce qu’être bénévole d’accompagnement au nom de JALMALV » et témoignages de bénévoles d’accompagnement » 3ème journée : « La personne âgée. Le « prendre soin » et « communiquer avec les personnes désorientées » animée par une psychologue art thérapeute ; 4ème journée « Souffrance des malades, de la famille, des soignantes, mécanismes de défense des malades et de soignants » animée par une psychologue de l’HAD, et ateliers de mise en situation, outre la place du bénévole dans la cité » 5ème et 6ème journées : ateliers d’écoute active sous l’oeil du psychothérapeute, 7ème journée Loi Léonetti/claeys, animée par un médecin référent en SP de l’hopital, et soins palliatifs : mis en oeuvre en USP animée par une cadre de santé ; 8ème journée : La mort, les rites, le deuil et son accompagnement animés par des professionnels des PFG et une psychologue ; 9ème journée : bilan sur les mini parrainages, et bilan de la formation, outre une rencontre avec la coordinatrice de l’antenne de rattachement avant l’engagement dans la formation, et une rencontre avec un psychologue, obligatoire, avant le début des accompagnements …. Cela devrait permettre à Madame ANGOT de s’excuser pour les propos humiliants qu’elle a tenus à l’encontre des bénévoles ou, pour le moins, de se taire désormais sur un sujet qu’elle ne connait manifestement pas…. A moins qu’elle ne le fasse uniquement pour que l’on parle d’elle ?? (Christine UHEL, bénévole JALMALV)

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  • Cette femme doit être très malheureuse pour être aussi méchante.
    Merci à toi Koz pour ce beau texte.
    Merci surtout à tous ces bénévoles. Vous avez tout mon respect et mon admiration.

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  • Consternation partagée par rapport à cette chaîne de TV et ses valets qui fait – plus que d’autres – son miel du mensonge et du scandale. Surtout à l’encontre des sans-voix. N’écoutez plus la 2 ! et faites la savoir… Et, à suivre Véronique Comolet pour « Apprendre à vivre la fin de vie » et son blog http://www.vivantsensemble.com/ pour respirer plus profond que ces insanités mortifères.

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  • Merci infiniment pour ce papier auquel j’adhère à 200%.

    Vous êtes dangereuse Madame Angot, car vous enfoncez avec votre « marteau d’ignorance » le clou de l’individualisme, de l’irresponsabilité, du désintérêt, du narcissisme, de l’abandon, de la peur …. Vous êtes un personnage médiatique. Vous exercez dans un pays où le droit d’expression est réel et défendu corps et âmes. Vous avez donc le pouvoir de vous exprimer certes, mais à bon escient, pour éclairer, informer, faire grandir, contribuer à un monde meilleur. Mais pour cela il faut avoir le sens de l’éthique.

    Que défendez-vous au juste? A quelle définition de la liberté de choix exposée par M Romero adhérez-vous? La liberté de mettre un terme à sa vie car on se sent rejeté par une société qui « met de côté » les gens affaiblis? La liberté de laisser penser à un malade « incurable », comme vous dites, qu’il est un poids pour la société et que c’est bien qu’il prenne cette ultime décision de « contrôle sur sa vie » ? Qui cela sert-il exactement Mme Angot, l’individu dans l’expression de sa liberté de choix ou la fuite en avant de la société consumériste qui pense pouvoir échapper à sa « finitude » et à son humanité?

    Que savez-vous au juste de la volonté d’un être humain souffrant et en fin de vie? Que connaissez-vous de l’instinct de vie et de survie du vivant, du bonheur que procurent l’échange, la considération, la reconnaissance, un visage aimant, un sourire, une note de musique, une note d’humour, une vue arborée depuis son lit, un nouveau jour qui se lève … pour celui ou celle qui s’apprête à partir, pour toujours?

    Quel plaisir tirez-vous à « humilier » en public des personnes mues par la bienveillance, l’attention, la contribution au bonheur d’autrui? Car oui, même en fin de vie on aspire au bonheur et il peut advenir par le sentiment d’être écouté, reconnu, aimé, considéré. Ce n’est pas moi qui le dit, ce sont ces êtres humains que vous qualifiez « d’incurables » et qui bénéficient de ces attentions que vous critiquez. Et je vais l’illustrer avec lé témoignage très récent (23/04/2018) de l’épouse d’un patient « incurable »et en fin de vie et qui vit encore. Il a souhaité parler avec des bénévoles (Oui, c’est un choix du patient, il exerce sa liberté de choix, cela devrait vous intéresser aussi dans ce sens). Ce patient n’a eu de cesse de remercier les bénévoles pour l’attention qu’ils lui ont apportée. Il a pleuré de joie lorsqu’il a trouvé la force de jouer de l’harmonica pour l’un d’entre eux. Son épouse l’a su et voici ce qu’elle a écrit au bénévole : « c’est vraiment super sympa d’avoir eu cette idée!! Je pense que je vais très bien dormir ce soir. Avec tous mes remerciements je vous souhaite une agréable soirée à tous les deux. MERCI bcp pour tout ce que vous faites. Biz  »

    Des témoignages comme celui-ci il y a infiniment plus que des cas comme ceux que vous médiatisez.

    La liberté de choix est possible lorsque le choix est éclairé; le choix est éclairé lorsque le discernement est possible; le discernement est possible lorsque l’individu connait ses forces et ses faiblesses, ses droits, ses émotions, ce qu’elles engendrent comme conséquences sur ses idées, ses peurs, ses espoirs, lorsqu’il est accompagné par une société inclusive et bienveillante, lorsque TOUS LES CHOIX sont réellement offerts, accessibles et connus de CHACUN.
    Connaissez-vous, M Romero et vous-même, la plus grande étude menée en France (sur 2157 patients) concernant la réalité des demandes d’euthanasie chez les patients hospitalisés en unités de soins palliatifs (USP) ? Savez-vous d’ailleurs ce qu’est une USP vraiment ?
    (Lien : https://www.jeanne-garnier.org/pole-recherche/ )
    Voici les conclusions :
    – 3% des patients font une demande d’euthanasie au moins une fois en USP,
    – la grande majorité de ces demandes disparaissent au cours de la prise en charge des patients, ce qui témoigne de l’importance majeure des soins et de l’accompagnement,
    – les demandes d’euthanasie « persistantes » en USP sont donc très exceptionnelles (0,3% des patients).
    « La grande majorité des demandes disparaissent au cours de la prise en charge des patients »: éclairant n’est-ce-pas? Alors avant de critiquer les USP et l’ensemble des êtres humains qui s’y investissent, afin de contribuer à humaniser la société, je vous invite à revisiter votre éthique et à faire preuve de professionnalisme à défaut de civisme.

    Toutefois, merci de votre intervention fallacieuse, elle aura permis à un grand nombre de personnes de réagir et de partager un autre aspect du sujet, moins « tapageur et médiatique » mais bien plus proche de la réalité.

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  • Merci cher Monsieur pour cette réponse aux propos toujours aussi chargés de haine de Christine Angot .
    Elle incarne totalement cette forme d’esprit aveugle, propulsé par une rage contre presque tout .
    C’est désolant.
    Une sorte de misanthrope aux allures intellectuelles….

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  • 22 je me demande pourquoi vous restez dans l’émission. Ruquier fait il plus d’audience quand vous êtes la. Vous êtes in buvable madame angor.

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  • Je ne dirais pas de la journaliste qu’elle est ou fut consternante.

    L’acte d’informer comporte une présomption de connaissance qui repose sur le journaliste, quel que soit le cadre dans lequel il dispense sa connaissance.

    L’effet de cette présomption, et les conséquences des lacunes et/ou des inexactitudes contenues dans une information (qui ne peuvent être repérées que par ceux, parmi le public, qui évoluent dans le domaine concerné), ont, sur le public qu’il s’agit d’informer, un caractère déterminant sur la disposition de ce dernier, vis à vis du sujet ou de l’objet traité.

    Indépendamment, et au-delà de la responsabilité qu’il porte au titre de l’exactitude de sa transmission, le journaliste digne de cette vocation doit avoir des égards pour l’honneur ou la considération de la personne ou du corps auquel il impute un fait.

    À défaut, sa mauvaise foi est présumée.

    C’est la qualification et le régime de la diffamation.

    L’effet des propos tenus sur les bénévoles de JALMALV ainsi d’ailleurs que sur l’ensemble des bénévoles accompagnants, dans la mesure où JALMALV n’est pas l’unique organisation intervenant auprès des patients en fin de vie, raison pour laquelle la Société Française d’Accompagnement et de Soins Palliatifs (SFAP) a (pas assez vivement de mon point de vue) réagi, me paraît bien supérieur à la simple consternation.

    Ces propos soulèvent mon indignation…

    Je sais que pour certains, ce terme revêtira une couleur religieuse ou politique !

    Consternante, la journaliste ?
    Cela me paraît insuffisant, presque affectueux.
    Cela ne lui permet pas de mesurer la portée de ses propos.

    Mais la mesure était-ce bien ce que recherchait la commise ? et son commettant ?

    Mise à part la consternation (accablement, affliction, désespoir, désolation, tristesse) je partage tout ce que, en avocat digne de cette vocation…vous avez exprimé dans votre article.

    Au-delà de son insuffisance pour exprimer mon émotion,

    Je ne partage pas la consternation, car je sais que le bénévolat concerné (accompagnement) n’en sera pas affecté.
    Peut-être même s’en trouvera-t-il renforcé.

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  • Merci à vous pour cet écrit qui expose parfaitement comment un lobby pro euthanasie peut s’enflammer au point de sortir des contrevérités aussi énormes que la grossièreté de Mme Angot.
    Je suis bénévole accompagnante en soins palliatifs, je ne suis pas catholique (même pas baptisée !), je ne supporte pas de voir les gens souffrir, et….je ne suis pas maso non plus !
    Si je me suis engagée dans Jalmalv, c’est simplement pour offrir aux personnes gravement malades un espace de parole NEUTRE, SANS JUGEMENT, ACCUEILLANT…. Et je peux témoigner que les personnes apprécient ce regard empli d’humanité que je leur offre.
    Si Mme Angot venait dans le service où j’accompagne, elle constaterait d’elle même le calme qui règne car tout est fait pour soulager la douleur, pour répondre aux besoins des patients sans acharnement thérapeutique et avec une bienveillance très appréciée.
    Madame, vous avez insulté les bénévoles, et aussi les soignants. A défaut d’attendre vos excuses, qui ne viendront pas car vous êtes trop imbue de vous même pour ça, sortez du paysage audio visuel… Vos paroles polluent car elles sont empreintes de méchanceté, de hargne, voire de haine. Ce n’est pas ce dont la société a besoin, et encore moins les personnes les plus vulnérables.

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  • Très bien dit !
    En tant que bénévole à Pierre Clément, association laïque (et quand bien même ne le serait elle pas), je me suis sentie insultée par cette sinistre bonne femme, hystérique, odieuse, méchante, d’une stupidité affligeante. Se croit elle intéressante ? Moi elle ne m’inspire rien de plus que le plus profond des mépris.

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  • Merci pour votre riposte brillante et efficace, bénévole accompagnatrice de personnes en fin vie, je m’y retrouve totalement.

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  • Je viens de visionner l’émission « on n’est pas couché » avec le discours tenu par Mme ANGOT au sujet de l’association JALMALV. Je suis ahurie par ce que je viens d’entendre.
    J’ai perdu mon mari il y a 6 mois d’un cancer (il avait 58 ans) et je vais régulièrement à des réunions organisées par JALMALV pour les personnes endeuillées. Nous sommes un groupe de 12. Cette association est formidable, elle nous aide beaucoup , les 2 bénévoles qui nous encadrent sont très bienveillantes, il n’y a aucun jugement. Les discussions sont bien sûr au sujet de nos morts et de notre vie maintenant sans eux ; nous nous rendons compte de la force, des capacités qui sont en nous pour survivre et avancer sans la personne que l’on aimait. Ce ne sont pas des réunions tristes où l’on pleure tout le temps ; les bénévoles « rebondissent » à chaque fois pour soulever un petit point positif malgré notre tristesse, point que l’on n’avait pas remarqué et qui pourtant montre que la vie continue sans eux.
    Tout est basé sur la bienveillance avec soi-même.
    Nous ne parlons jamais de la religion ni de Dieu, JAMAIS.
    Nous nous retrouvons toutes les 3 semaines environ et nous avons tous hâte de nous retrouver.
    Je tiens à préciser que mon mari qui a été hospitalisé 10 jours avant de décéder n’a jamais vu une personne de cette association à l’hôpital. Il était en gastro-entérologie, en soins palliatifs ; il a eu juste des visites régulières par une psychologue.
    Je ne connaissais pas l’association JALMALV à l’époque car je l’ai découverte après son décès, pour moi, et je peux vous dire que j’aurais préféré mille fois plus que ce soit un bénévole de l’association JALMALV qui vienne le voir. La psychologue n’a servi à rien, j’assistais aux entretiens et elle parlait des fleurs, des oiseaux, des légumes… à mon mari qui bientôt ne verrait plus ça….. Franchement nul.
    Il était très fatigué après ses séances avec la psychologue et je regrette vivement qu’il n’ait pas eu cette chance de voir quelqu’un de JALMALV. J’ai demandé par la suite pourquoi ils n’étaient pas passé dans sa chambre. Ils ne vont en fait qu’en cancérologie. C’est bien dommage car il y a des cancéreux dans d’autres services aussi.
    Je ne souhaite à personne ce que je vis actuellement ni ce que mon mari a vécu (il a tenu 8 mois à partir du diagnostic en sachant qu’il était condamné), mais quand j’entends Mme ANGOT raconter n’importe quoi, je lui propose d’en reparler quand elle même aura vécu un drame identique! Quand on ne sait pas de quoi on parle, on se tait.
    Bravo et Merci à cette association formidable.

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  • Merci d’avoir, par cet article bien renseigné, défendu notre action quotidienne. Je suis bénévole accompagnante depuis 25 ans (Fédération Alliance, jusqu’au bout accompagner la vie », asso Aquitaine reconnue d’utilité publique), et ai été très meurtrie des propos d’Angot, non pas du fait de leur provenance mais de l’impact qu’ils n’ont pas manqué d’avoir sur des telespectateurs ignorants du monde des soins palliatifs. Ah j’oubliais : je suis farouchement athée, ce qui, bien sûr ne m’empêche nullement de lire la bible à une personne en fin de vie qui m’en a fait la demande… Merci à vous

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  • Bonjour, Je viens de lire votre texte, d’une parole impeccable. Je travaille depuis 18 ans dans le domaine du soins palliatifs. Je n’en revenais pas d’entendre les propos de ce 21 avril. Comme vous dites, tout était parfaitement orchestré. Je me suis sentie tellement indignée, que j’ai écrit moi-aussi un texte appelé « coup de poing ». Ce texte est encore en cours d’écriture mais il est lisible sur le réseau des écrivains SCRIBAY avec là aussi des commentaires intéressants. Et puis cette consternante leçon de philo par Y MOIX. Quelle horreur !
    Romero a écrit une « supplique pour légaliser l’euthanasie » à Brigitte Macron avec 9 cas décrits. En 18 ans de soins palliatifs, d’écoute du patient, des familles, des soignants, j’ai bien plus de 9 cas à raconter. Je me suis mise en tête d’écrire une contre-supplique à B. MACRON.
    J’aimerais beaucoup avoir votre avis sur mon texte, le fond, la forme. Si vous pouvez le lire sur SCRIBAY.
    J’aime beaucoup le ton de votre article, direct, juste, impeccable.
    Pourrions nous associer nos propos ?
    Merci de votre avis.
    Christine

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  • Bonjour,
    J’ai tenté de poster un commentaire hier mais je pense que cela n’a pas fonctionné.
    Je me permets de vous le réécrire.
    Merci pour cet article, son ton.
    Assistante médicale dans une équipe mobile de soins palliatifs, j’ai ressenti une telle indignation en écoutant l’émission que j’ai écrit également un article. Il s’appelle « coup de poing ». Il est visible dans le site SCRIBAY, sous mon nom.
    J’ai retranscris le débat mot à mot pour en faire une réflexion d’équipe. Cet article, j’aimerais lorsqu’il sera terminé, l’adresser à Ruquier mais aussi à Brigitte MACRON.
    Pouvez-vous me donner votre avis ?
    Souhaiteriez-vous qu’on puisse associer nos écrits ?
    Bien cordialement.

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  • Bonjour et merci pour votre mot,
    Je suis contente de savoir que quelqu’un m’a lue et a apprécié.
    En effet, j’ai été révolté quand j’ai vu ce débat ; de quel droit ose-t-elle dire des choses pareils, c’est inadmissible. On ne peux pas laisser passer cela. Je n’ai pas vu l’émission le soir où elle est passée (pourtant je la regarde souvent). C’est JALMALV qui a envoyé à tous ses membres le lien.
    C’est pour cela que mon commentaire est apparu bien après la diffusion de cette émission.
    Je me suis connectée et j’ai adhéré au site SCRIBAY que je ne connaissais pas ; j’ai lu votre article « coup de poing » et je vous en félicite.
    Il est réaliste +++++
    Vous témoignez de part votre métier de ce que vous voyez dans votre travail. Moi, j’ai fait cet article car accompagner mon mari jusqu’à son dernier souffle a été très dur. Je n’ai absolument rien à dire sur les 8 mois de combats, tout le personnel a été formidable du début à la fin. J’ai connu JALMALV après sa mort et cela m’aide beaucoup.
    J’ai l’impression que ces journalistes sont sur une autre planète, sans humanité…
    Ce serait avec plaisir que j’associerai mes écrits avec les vôtres.
    C’est une très bonne idée de faire remonter ces écrits à Mme MACRON. Il faut aller le plus haut possible pour montrer notre indignation.
    Je pense à ces gens en fin de vie, aux familles qui vont vivre ce que j’ai vécu et je les plains tellement. Il faut absolument les aider et ne pas les abandonner.
    Je ne suis pas une pro. de l’informatique, je n’ai pas facebook, je ne suis pas une grande littéraire mais si je peux contribuer , cela sera avec grand plaisir
    Je vous souhaite une bonne journée et vous félicite encore pour votre article.

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