Anonymat | Zorro Watch Out lol

C’est sibyllin. L’œuvre d’un anonyme. Photographiée par « duncan », un pseudonyme. Allez demander des explications, avec ça. Hein, on s’adresse à qui ?!  « Zorro watch out lol ». Est-ce un avertissement de Zorro ? Façon je suis là, je suis dans l’ombre, je guette ? Ou est-ce un avertissement à Zorro ? Dans ce cas, ce serait : attention, Zorro, prend garde ! Watch out ! Le vengeur masqué serait menacé. Mais pourquoi lol ? On ne sait d’ailleurs pas si toutes les lignes ont été taggées ensemble. Peut-être Zorro est-il passé d’abord et, conscient de l’évolution des technologies, aura-t-il dégainé la bombe plutôt que l’épée ? Et le colonel Huerta a ajouté « watch out » (hein : fais pas le malin). Et Bernardo, avant que le soleil ne se lève, « lol ». A moins que ce ne soit le sergent Garcia.

Cela dit, et même si une photographie est un élément bien insuffisant pour parvenir à une conclusion certaine, les coulures, similaires, laissent penser que l’ensemble du message est le fruit d’un même homme et, partant, d’une même inspiration.

En fait, tout porte à croire que ce soit l’œuvre du sénateur Masson. Un brin facétieux, un peu peureux peut-être, capuche relevée, il a taggé de nuit les murs de la riante cité de Nouilly (Moselle) de cet avertissement : toi qui te cache derrière ton loup, prend garde. Depuis, il a mis sa menace à exécution et il a déposé une proposition de loi. A l’en lire, les blogueurs devront révéler leur identité. C’est fait, c’est dit, j’assume : je SUIS Don Diego de la Vega ! A moins qu‘on ne « m’appelle le Chevalier Blanc… Yé vé zé yé vole au secours d’innocents! ».

C’est probablement pour ça que le sénateur a ajouté « lol ». Comme une réserve, un dernier scrupule, un ultime message : ne nous prenez donc pas trop au sérieux, ma proposition de loi et moi-même.

Parce que, si cette affaire excite un peu le monde du net1 – l’actu est légère, le week-end de la Pentecôte –  y’a du bon lol dedans.

Du lol, parce que c’est tout de même rigolo de s’attaquer à ce sujet-là. Sujet d’envergure, s’il en est ! Vous me direz qu’on n’aurait pas fini de relever les propositions de lois absurdes, si l’on s’y mettait. Mais allons : quelle est la menace ? Je sais que le critère est naïf : l’habitude n’est pas, n’est plus, de vérifier la nécessité d’une réforme avant de la proposer. Et puis, on vient bien de se prendre le chou pendant deux semaines sur les apéros facebook : c’est donc la preuve qu’il n’y a pas de petit sujet. Ces réserves posées, il reste cette question : l’insulte et la diffamation sont-elles vraiment endémiques ? Et l’insulte d’un anonyme, franchement, quelle importance ?

Du lol encore parce qu’à supposer que la proposition de loi soit adoptée, hé, hé, hé, Jean-Louis, bon courage pour la faire appliquer. Moi-même, m’y soumettrai(s)-je ? Notez tout de même que je me tripote : j’ignore si cela flatterait un côté rebelle chez moi que mon éducation catholique et de bon aloi n’a pas assez développé, ou si je vivrais mal le fait d’être dans l’illégalité déclarée.

Du gros lol en barre, aussi, parce que Jean-Louis Masson ne semble pas spécialement qualifié pour donner des leçons de saines pratiques en démocratie : pour la rédaction d’un « faux tract auto-diffamant anonyme » rédigé dans le but d’en imputer la responsabilité à son adversaire, tapez , pour la présentation d’un « candidat fictif » et la condamnation à un an d’inéligibilité du monsieur par le Conseil Constitutionnel, c’est par ici. Il est pas franc, Masson. Faut tout de même les avoir bien accrochées pour présenter une telle proposition quand on a ce passé. Du lol, donc, parce que ce n’est pas le plus crédible qui est parti (qu’on a envoyé ?) au front.

Du lol encore car lorsqu’on veut identifier un blogueur anonyme, on peut déjà, comme le rappelle Numerama. C’est un peu plus long que d’avoir le nom, l’adresse, le numéro de téléphone et l’identité de l’employeur (au cas où) du gars mais c’est possible.

Du lol un peu, aussi, allez, chez les défenseurs de l’anonymat. Sans aller jusqu’aux excès de mon compère, je dis qu’y’en a des, ils se servent effectivement de l’anonymat pour traiter les sénateurs d’hurluberlu, ce qui ne sied guère à la dignité de la fonction et au respect qui doit être le nôtre pour tout détenteur d’un suffrage électif, législateur auguste de surcroît. On doit bien admettre qu’il y n’y a pas que des glorieux « blogueurs citoyens » anonymes : y’a aussi une palanquée de ptits cons. « Hurluberlu », à côté de ce que l’on peut lire parfois, c’est affectueux. Alors, s’il faut aménager à la marge l’activité des blogueurs, pour faire plaisir au sénateur, pourquoi pas. Mais procéder par une voie aussi généralisée et autoritaire, je le dis tout net : bof.

Mais il y a aussi, pardonnez-moi de sacrifier à l’évidence, tout ce débat vivant que permet le net, cette prise de parole inconnue jusque-là. Aurait-elle existé sans la possibilité de l’anonymat ? Aurais-je créé Koztoujours si j’avais du le faire sous mon nom ? Et si je ne l’avais pas fait, répondez franchement : le monde serait-il ce qu’il est aujourd’hui ? Il y a un paquet de raisons légitimes pour garder l’anonymat et l’une des plus louables est celle qui anime mon ami Edmond, qui veut se prémunir contre toute tentation de faire passer sa personne avant son message. C’est, à vrai dire, un scrupule qui n’étreint pas vraiment nombre de pourfendeurs de l’anonymat. Et pourtant, une fois encore, penser que le propos tenu vaut pour son contenu et non en fonction de celui qui le tient ne paraît pas stupide, même si cela incommode certains journalistes, qui vous disent explicitement le contraire.

Il est aussi lolesque de voir ce soudain souci. On pourrait penser que les blogueurs ne sont pas si insignifiants, pour qu’un certain monde établi s’inquiète de révéler leurs noms. Lolesque aussi la position de Stéphane Bern, qui déclare que « lorsqu'[il dit] une bêtise, il le dit à visage découvert », ce qui n’avait échappé à personne. Que l’animateur du Fou du Roi ne fasse pas le parallèle avec cette fonction historique est plaisant. Toute cette masse de petits zorros, ils ont aussi un peu cette fonction. Vous me direz que le fou du roi n’était pas anonyme. Certes, mais il bénéficiait d’un immunité dont les blogueurs ne bénéficient pas.

Je vous dis ça et en même temps, dans mes réflexions du moment, il y a celle de lever mon anonymat. J’en profite pour vous le dire : dans 5 jours, koztoujours a 5 ans. 5 ans de blog sous pseudo, et rien que je ne puisse assumer sous mon nom. Du coup, et pour d’autres raisons, pour des questions d’unité personnelle et de responsabilité, j’y songe. Et ça me chagrinerait qu’un sénateur fantasque me prive du plaisir de m’outer moi-même.

Le problème, c’est de trouver le moyen de le faire.

Parce qu’en fait, mon vrai nom, tout le monde s’en fout.


  1. y’a même un appel qu’est sorti pour protéger notre anonymat []

Auteur

Monoépoux, multipère, fidèle à plus d’un titre.

Avocat (associé fondateur BeLeM Avocats), auteur de Ca ira mieux demain (Sept. 2015) et de Identitaire – Le mauvais génie du christianisme (Janv. 2017)

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64 commentaires

  • Bah, euh… Pas sur que tout le monde s’en foute…
    Tu t’appelle comment? ^^

    =====> je suis déjà dehors tu sais!!

  • Tiens c’est curieux, j’ai récemment fait le chemin dans l’autre sens… Retour à l’anonymat : si toutefois on veut croire que c’est possible. Parce que bon, j’étais plutôt du genre de ceux qui veulent se faire mousser avant de faire mousser leur message… Non en fait c’était juste qu’à un moment, au-delà du blog, dans le domaine du discours politique et de l’action, on est un tout petit peu moins crédible avec un pseudo. Surtout le mien, qui témoigne bien à quel point je ne me prends pas pour de la m***.

    Tout ça pour dire que le « retour public à l’anonymat » (exercice de style intéressant), ce n’est pas parce que je ne m’assumais pas, mais plutôt parce que ma femme ne m’assumait pas, la bougresse ! Enfin, disons que c’est un peu plus subtil que ça.

    Mais pour rejoindre Koz, l’essentiel dans la communication, même si ce n’est pas tout, c’est quand même le message. Et ce serait dommage qu’il n’y ait pas de message pour cause de protection de la vie privée, dont on sait qu’elle peut facilement être menacée par ce même domaine qu’est la communication.

  • J.L Masson, héraut du LOL, il fallait y penser. Il y a sans doute un peu de cela même si cette proposition de loi s’inscrit dans un process plus large de dénigrement d’internet de la part du gouvernement…

    Puisque la bataille du web est perdue, l’UMP s’en remet à son arsenal juridique pour mettre le net sous tutelle. J’ai dû mal à croire en dépit des éfforts répétés d’Authueil à la croisade en solo du sénateur J.L Masson.

    Maintenant, il aura au moins permis un débat intéressant sur ce sujet. A mon sens, tout ce que l’on formalise sur son blog bien tranquillement derrière son clavier doit pouvoir être assumé devant celui ou celle que l’on accuse ou que l’on critique. C’est une question d’éthique.

  • Sincèrement, sur cette question de l’anonymat, au-delà de ne pas bien comprendre comment cela pourrait être possible techniquement de l’interdire (et de faire respecter cette interdiction), je crois qu’il y a surtout une fois de plus un tir à côté de la cible.

    Certains blogueurs seront anonymes histoire de pouvoir cracher allègrement sur qui ils veulent, fusse en bafouant les lois sur le respect de la vie privée ou la diffamation. Et d’autres feront le choix de l’anonymat pour se prémunir contre le danger que représentent les premiers.

    Vouloir lever l’anonymat pour limiter les excès en tous genre des blogueurs, c’est comme faire une proposition de loi pour interdire que les braquages se fassent cagoulés (tiens ça me rappelle un autre récent sujet).

  • @ Pneumatis: je te rassure, ma femme est associée à la réflexion. Pas certain qu’elle soit enchantée mais la décision n’est pas encore certaine.

    @ Reversus: j’ai bien saisi ton affection pour le grand ténébreux mais impliquer le gouvernement dans cette proposition de loi me paraît un peu aléatoire. Pour rappel, Jean-Louis Masson n’est même pas à l’UMP, et il a créé son propre parti. Un peu comme Villepin, en fait.

    Reversus a écrit:

    Maintenant, il aura au moins permis un débat intéressant sur ce sujet. A mon sens, tout ce que l’on formalise sur son blog bien tranquillement derrière son clavier doit pouvoir être assumé devant celui ou celle que l’on accuse ou que l’on critique. C’est une question d’éthique.

    Je suis d’accord avec ça. Je pense que c’est la raison pour laquelle je suis plutôt à l’aise avec ce que j’ai pu écrire.

    Pneumatis a écrit:

    Sincèrement, sur cette question de l’anonymat, au-delà de ne pas bien comprendre comment cela pourrait être possible techniquement de l’interdire (et de faire respecter cette interdiction), je crois qu’il y a surtout une fois de plus un tir à côté de la cible.

    D’autant que le bonhomme semble expliquer en partie cette proposition par son expérience personnelle (sic) et un tract anonyme diffusé durant la dernière campagne. Alors pourquoi s’en prendre aux blogueurs ?

  • Ton vrai nom, tous tes lecteurs s’en foutent.

    Mais tes adversaires, tes clients, ne te connaissent pas sous le nom de koztoujours. Il y a plein d’informations sur toi dont ils ne disposent pas, car ton pseudo te permet de faire sur internet ce que tu fais dans la vie réelle : compartimenter tes relations. L’anonymat est une manière de compenser l’ubiquité qu’impose internet. J’ai développé un peu autrement sur le blog d’Authueil…

    On pourrait aussi ajouter que les lecteurs qui le voudraient vraiment pourraient trouver ton nom. Mais les gens qui ne te connaissent sous ton vrai nom ne trouveront pas ton blog en te googlant. Du moins pas pour le moment.

    Trop de gens présentent ce débat dans le mauvais sens à mon avis. Avant de t’outer pose-toi la question dans le bon sens.

  • « Certains blogueurs seront anonymes histoire de pouvoir cracher allègrement sur qui ils veulent, fusse en bafouant les lois sur le respect de la vie privée ou la diffamation. »

    Je ne comprends pas le rapport. L’anonymat est largement assez relatif pour que quelqu’un qui enfreindrait la loi soit identifié, d’une part, et d’autre part un message même anonyme peut très bien être censuré sans avoir à connaître l’identité du posteur.

    Le culte de la transparence, de « je ne peux pas discuter avec vous si je ne vois pas votre visage – burqa » à « il n’est pas acceptable de formuler une idée sans décliner son identité », ressemble fort à un totalitarisme rempant.

    Les dirigeant politiques auraient-ils peur des citoyens et du débat d’idée libre et non-faussé?

  • Tu l’as bien compris, l’anonymat ne sert pas à raconter n’importe quoi, il sert à établir une césure avec la vie réelle.

    On m’a récemment proposé d’écrire sous mon nom pour une publication. Je me suis rendu compte que j’étais beaucoup plus mal à l’aise que pour écrire chez toi sous pseudo. Non pas que j’aie des raisons de rougir de ce que j’ai écrit ici. Mais je ne souhaite pas associer ma famille ou mon entreprise à certaines de mes positions.

    C’est en cela que le parallèle avec la burqua est absurde. L’anonymat permet d’avoir une 2e vie. La burqua interdit la première.

  • hipparkhos a écrit:

    Avant de t’outer pose-toi la question dans le bon sens.

    C’est une gentille attention de ta part, mais pourquoi présume-tu que je ne l’aie pas fait ? ;-))

    Etant le premier concerné, il ne m’a pas échappé que l’on me trouvera plus facilement si je donne mon nom. Il ne m’a pas échappé non plus, en fait, que l’usage de mon pseudo me permet de compartimenter mon activité… puisque c’est ce que je fais, et vis, depuis 5 ans.

    Je suis un peu sceptique sur les nuisances que je pourrais subir du fait de la connaissance de mon vrai nom. Ce que j’écris ici, je le dis « IRL ». Et, en fin de compte, les gens ne sont pas si mal intentionnés. Un exemple : depuis le temps que je me rends aux République des Blogs, n’importe qui aurait pu poster une photo de moi quelque part. Ca n’est jamais arrivé, même pendant les présidentielles, alors que certains étaient sérieusement barrés, et s’étaient permis d’outer un autre blogueur.

    Et puis il ne me semble pas que je dise des choses très scandaleuses, dont je pourrais rougir si on les rapportait à mon boss, mes clients.

    Par ailleurs, il est bien clair que si je ne protège plus mon identité réelle, je continuerai pour autant de tenir ce blog en tant que « Koz ». « Koz » est identifié, donc je resterai(s) là-dessus. Par ailleurs, je n’irai pas faire un billet pour dire : « tadaa ! Je m’appelle ___ », parce que l’intérêt est limité.

    Après, à ton point sur l’ubiquité répond le mien sur l’unité.

    Gatien a écrit:

    Le culte de la transparence, de « je ne peux pas discuter avec vous si je ne vois pas votre visage – burqa » à « il n’est pas acceptable de formuler une idée sans décliner son identité », ressemble fort à un totalitarisme rempant.

    Le lien ne me saute pas aux yeux. Et je rejoins assez Lib sur ce coup : la burqa impacte la vraie vie, elle suppose un certain anéantissement de la personnalité, de l’individualité, en tout cas en public.

    Après, ce qui me frappe surtout, c’est l’idée qu’il faudrait situer la personne pour vérifier l’intérêt du propos. Même si cela a des inconvénients, je trouve au contraire intéressant de n’avoir tout d’abord que le propos à disposition et donc de ne juger que son contenu, sans prendre en considération les apparences et qualités de celui qui le tient. Y-a-t-il un totalitarisme derrière ça ? Bof…

    Lib a écrit:

    Mais je ne souhaite pas associer ma famille ou mon entreprise à certaines de mes positions.

    C’est aussi ce qui m’a conduit pendant 5 ans, et me conduit encore aujourd’hui, à ne pas mélanger les deux. En même temps, je me demande si on ne surévalue pas le risque. Et puis, chez les avocats, il y a tout de même une certaine tradition dans l’expression publique. Moins présente chez nous autres affairistes mais néanmoins…

  • Ta réflexion est intéressante. J’attends de voir ce que tu en feras et ce que cela donnera… Je ne doute pas que tu te sois posé la question dans tous les sens, mais dans ce qu’on lit un peut partout, y compris chez toi, on parle plus de l’impact de savoir que koztoujours est X plutôt que de savoir que X est koztoujours…

    Il est clair quand dans ce blog, tu abordes très peu ta profession – c’est différent par exemple pour Eolas ou Authueil -, donc les interférences sont assez limitées. Tu pourrais tenir à peu près le même blog avec une toute autre profession. Ce n’est pas le cas de tout le monde, et pour des gens comme Edmond ou Eolas, je pense que la possibilité de l’anonymat est importante.

    A suivre 🙂

  • Juste un mot pour dire qu’il me semble bien que l’on parle d’Authueil sur ce sujet. Pour moi, c’est LE blog qui n’aurait aucune chance d’exister sans cette règle de l’anonymat (et ce serait bien dommage). D’ailleurs c’est chez lui que j’ai entendu parler pour la première fois de cette proposition de loi, et ça n’a pas l’air de le faire tant loler que ça…

    Même si j’ai vu certains dire qu’Authueil était « facilement identifiable ». En fait on s’en fout, la question étant de savoir plutôt s’il est « systématiquement identifié », ce qui change pas mal de chose et que nous propose franchement Masson.

    Quand à vous Koz, je sais bien que vous n’êtes pas Don Diego de la Vega, il est de gauche, lui, ça tombe sous le sens…

  • Parce qu’en fait, mon vrai nom, tout le monde s’en fout.

    +1.

    Pour ma part, je vois bien l’intérêt de l’anonymat, pour les mêmes raisons que Lib. Par contre je ne vois pas l’intérêt de l’outing. À moins que tu ne souhaites élargir ton début de carrière médiatique (pourquoi pas), auquel cas cela pourrait peut-être te faciliter les choses ?

  • « C’est en cela que le parallèle avec la burqua est absurde. L’anonymat permet d’avoir une 2e vie. La burqua interdit la première. »

    Lib, les « nolife » sont partout ! 😉 Parait même qu’ils pullulent sur le web.

    Plus sérieusement, l’angle par lequel la majorité a finalement décidé d’aborder l’interdiction du voile intégral par la loi, est l’angle sécuritaire. Il faudra afficher son visage. Dissimuler son visage va constituer un délit, même si vous consentez a décliner votre identité aux autorités compétentes. C’est certainement là que le parallèle est le plus pertinent.

  • Koz,

    A propos de « Et pourtant, une fois encore, penser que le propos tenu vaut pour son contenu et non en fonction de celui qui le tient ne paraît pas stupide, même si cela incommode certains journalistes, qui vous disent explicitement le contraire. » j’avais fait une note en son temps, concernant les raisons qui peuvent motivér le choix de l’anonymat. L’ apparente neutralité de la source, par exemple.
    http://bit.ly/cKLpiu

  • Si j’ai bien suivi la note, chaque taggeur, y compris Zorro, sera obligé de laisser son nom, prénom, e-mail et numéro de tel sous chacun de ses graffitis ?
    C’est du bon sens, ça vaudra à ce sénateur sans aucun doute le prix nobel de la paix, tant cette loi permettra d’éviter nombre de conflits sanglants : par ex, si on aurait identifié tout de suite celui qui écrirait « Tou lé Velrant çon dé peigne ku », et ben personne serait venu.

    Serait pas de Velrant ce Masson ?

  • Question technique idiote : et si on met un nom et un prénom en face d’un blog, comment fait-on pour vérifier que ce sont bien les vrais ?

    Aujourd’hui, lorsque l’atteinte injurieuse ou diffamatoire est patente, on peut obtenir du juge l’autorisation d’obtenir l’adresse IP et le nom de l’abonné de cette adresse. Cela suffit à protéger la vie privée lorsqu’elle est vraiment attaquée.

    Sur le fond, qui tient compte d’attaques ad hominem non argumentées ? Personne de sérieux. Il y a des blogs qui ne sont que des suites d’injures, de qualificatifs inventés et d’allusions pseudo fines. Qui en tient compte ?

    Vous dîtes que votre discours est le même IRL. Je veux bien le croire. C’est tout à votre honneur.

    Mais IRL, vous choisissez vos interlocuteurs. Sur le Web, on ne choisit pas ses lecteurs. Ce n’est pas la même chose.

    Mais IRL, verba volent. Sur le Web, sripta manent. Ce n’est pas la même chose. Et 5 ans après, alors que vous l’avez oublié, on vous reservira un de vos posts …

    Que IRL, vous n’ayiez pas honte de ce que vous avez écrit comme Koz, je n’en doute pas mais avez vous pourtant envie qu’on vous le resserve à toutes les sauces ?

    Des gens (beaucoup) n’ont pas été embauchés à cause de leur image sur internet. Nous avons tous plusieurs vies : privée, familiale, professionnelle, associative, syndicale, caritative…. Tenez-vous vraiment à ce qu’elles se télescopent ? Et cela changera quoi pour vos lecteurs ?

    Personnellement, je ne romprai pas mon anonymat.

  • De mon point de vue, votre anonymat est mal barré, cher koz. Je viens de me rendre que je connais quelqu’un qui connaît quelqu’un que vous connaissez (au moins virtuellement sur twitter).En 3 coups de fil, je peux découvrir votre identité secrète. Ah, ah, tremblez !

    (PS : zut, je viens de me rendre compte que du coup, je mettais également en danger MON identité secrète. Mince)

  • « je trouve au contraire intéressant de n’avoir tout d’abord que le propos à disposition et donc de ne juger que son contenu »

    Tout à fait d’accord. Et c’est là que le parallèle avec la burqa est pertinent (excusez…).

    Quand j’entends Apathie ou Copé refuser le dialogue avec des femmes voilées présentes sur le même plateau de télé, prétextant qu’ils ne sont pas capables de converser avec une personne sans voir son visage, ça confine au ridicule. Copé et Apathie n’utilisent jamais le téléphone et n’écoutent jamais la radio?

    Le parallèle n’est pas entre burqa et anonymat, mais entre les arguments qu’on oppose à ces deux choses.

    @Lib

    « L’anonymat permet d’avoir une 2e vie. La burqua interdit la première. »

    Ca, c’est votre avis personnel.

  • Gatien, ce serait bien la première fois que je partagerais un avis de Copé !

    Au téléphone, vous ne savez peut-être pas, mais aucun des interlocuteurs ne se voit !

    (Une femme en burqa qui vient sur un plateau est une militante, qui ne cherche aucunement le dialogue, mais à propager une conception du monde totalitaire. Ou alors, qu’elle et ses semblables acceptent que je sois sur le même plateau dans la tenue que j’arborais dans le ventre de ma mère.)

  • « Au téléphone, vous ne savez peut-être pas, mais aucun des interlocuteurs ne se voit ! »

    Dans le cas où l’un des deux a une webcam, la discussion devient impossible?

  • « Quand à vous Koz, je sais bien que vous n’êtes pas Don Diego de la Vega, il est de gauche, lui, ça tombe sous le sens… »

    Un « de Machin » de gauche ? Diable !

  • Cette proposition est totalement ridicule, mais pour être totalement honnête, le problème de la diffamation sur le net peut parfois se poser. La responsabilisation pour les propos tenus n’est pas totalement idiot.

    Le hic c’est que nous ne sommes pas égaux devant la loi.

    Un journaliste a très peu de chance de se voir condamné/pénalisé pour diffam. : 1. Il a le journal qui le soutiendra puisque son article est avalisé par la Dir de Pub. 2. Le journal a un budget pour un bon avocat spécialiste de ces questions. 3. Le journal peut même avoir un budget pour les amendes éventuelles dans le sens où une polémique fait vendre. 4. Les politiques, par exemple, ne poursuivent pratiquement jamais un journal.

    Le Lambda bloggeur du net est seul face à une plainte et s’il a un peu d’argent il peut aussi se ruiner en frais de procédure. La menace d’une plainte en diffam qui fait sourire la plupart des journalistes, devient très dissuasive pour le Lambda.

  • Gwynfrid a écrit:

    À moins que tu ne souhaites élargir ton début de carrière médiatique (pourquoi pas), auquel cas cela pourrait peut-être te faciliter les choses ?

    Bon, y’a des raisons louables et y’a des raisons qui pourraient le paraître moins. Comme dans beaucoup décisions. Celles que j’ai citées : unité de la personne et responsabilité. Le reste l’est peut-être moins, si on est un poil faux-cul. Parce que ça fait 5 ans que je blogue ainsi. Soit la moitié de 10 ans, et le dixième de 50. Bon, c’est pas que je m’emmerde mais ça pourrait changer.

    jean316 a écrit:

    je connais quelqu’un qui connaît quelqu’un que vous connaissez

    La personne qui me connaît que vous connaissez sait-elle que je la connais ?

    Pourquoisecompliquerlavie a écrit:

    Sur le fond, qui tient compte d’attaques ad hominem non argumentées ? Personne de sérieux. Il y a des blogs qui ne sont que des suites d’injures, de qualificatifs inventés et d’allusions pseudo fines. Qui en tient compte ?

    Plutôt voire tout à fait d’accord avec vous.

    Eponymus a écrit:

    Le Lambda bloggeur du net est seul face à une plainte et s’il a un peu d’argent il peut aussi se ruiner en frais de procédure. La menace d’une plainte en diffam qui fait sourire la plupart des journalistes, devient très dissuasive pour le Lambda.

    C’est effectivement un vrai souci. D’autant qu’il n’est pas nécessaire qu’une plainte soit fondée pour la déposer.

    @ Gatien @ PMB: quand vous aurez fini de dire des conneries tous les deux, vous sonnerez, hein…

  • L’introduction de ce projet de loi m’a fait un petit peu cogiter depuis tout à l’heure. Comme Eponymus, je pense que la responsabilisation pour les propos tenus n’est pas idiote. Mais je n’avais pas songé évidemment à cette inégalité de moyens face aux procédures.

    Sur la même logique, mais aussi peut-être avec le même inconvénient, l’idée du projet de loi de systématiser l’exercice concret du droit de réponse des personnes citées m’amène à une autre option que celle de rompre l’anonymat. Peut-être existe-t-il des mesures contraignantes à mettre en place pour rendre systématiquement exerçable ce droit de réponse… en l’espèce, permettre aux personnes citées la publication d’un commentaire, d’une tribune ou d’un rectificatif sur simple demande.

    Bref, pouvoir bénéficier d’un droit de réponse équitable avec un billet dans lequel on est cité me parait beaucoup plus utile que de connaitre l’identité du blogueur. Parce qu’honnêtement, si j’étais bafoué légalement dans un billet, je ne saurais pas trop quoi faire de l’identité du blogueur. L’important avec l’anonymat restant qu’en cas de nécessité, la justice puisse retrouver l’identité du blogueur.

    De ma courte expérience des blogs, je sais qu’une des choses qui m’a le plus dérangé, ce sont les commentaires modérés a priori, qui sont supprimés dès qu’ils s’éloignent un peu de la ligne éditoriale ou blessent l’ego du blogueur en le mettant en face d’une erreur. Je comprends la nécessité d’une modération des commentaires, pour éviter les trolls par exemple. Mais je considère que cette modération ne devrait pas s’opposer à un légitime droit de réponse.

    Ceci dit, le droit de réponse n’a pas comme seule forme possible le commentaire du blog. L’important pour moi étant qu’il puisse être tout aussi aisément consultable que les propos tenus ad hominem, suscitant le besoin d’un rectificatif ou d’une justification. J’avoue mal connaitre en cela les contraintes imposées à la presse en général, mais ce que je dis là ne dois pas se limiter aux blogueurs, si toutefois le principe n’est pas déjà appliqué dans la publication professionnelle.

  • Ca y estn je crois avoir mis le doigt sur ce que je trouve de tordu dans ce projet de loi…

    J’imagine que je suis personnellement cité dans un blog, avec une information gênante, déformée ou non. Mon réflexe de défense à moi serait de vouloir m’exprimer pour me justifier ou pour rétablir l’information correcte si elle est faussée. D’où le fait que je ne comprends pas le besoin de connaitre l’identité du blogueur pour cela.

    Mais soudain je me rends compte que dans bien des sphères, ce n’est pas forcément la logique de fonctionnement. Pour beaucoup, la meilleure défense, c’est l’attaque. Et il est de bon ton, pour beaucoup, en face d’une attaque, de contre-attaquer à coup de révélations croustillantes et tout aussi embarrassante sur notre adversaire du moment. D’où la nécessité, à ce moment-là, de connaitre l’identité de l’adversaire qui aurait utilisé la notre à charge.

    Je me rends compte que ce projet de loi inscrit le droit de réponse dans une logique uniquement du oeil pour oeil. Et là, maintenant, je comprends pourquoi je trouve ça tordu.

  • Bon, y’a des raisons louables et y’a des raisons qui pourraient le paraître moins.

    Mis à part de vraiment très mauvais coucheurs, je ne vois pas qui pourrait y trouver à redire.

  • Très sympa comme billet, je me suis bien amusé.

    Cette éventuelle loi sur l’anonymat des blogueurs me semble très facile à détourner. Tu prends un nom de domaine qui ne soit pas .fr et un hébergeur dans un autre pays et qui va t’obliger à publier tes coordonnées personnelles ? La Youstice française ne pourra rien faire. On pourra diffamer en toute impunité, lol.

    Je comprends que tu réfléchisses à tomber ton loup. Tu fais bien de prévenir tes lecteurs, parce qu’à priori ils préfèreraient que tu gardes l’anonymat. C’est bizarre. Moi, je connais ton visage et il ne m’a pas été trop difficile de le trouver sur le net, car je dois l’avouer, cela m’intriguait de savoir qui se cachait derrière autant de talent. Je ne sais pas ce que je ferais si un jour je te reconnaissais sur le quai d’une station de métro. Un type avec des cheveux bruns qui pianote sur son blackberry est une piste pour te repérer. Bonjour, excusez-moi de vous déranger, n’êtes vous pas Koz de Koztoujours ? Oui, qui êtes-vous ? Yé souis Pepito, lol.

  • Mais tout cela ne serait qu’une farce de sénateur potache si l’Etat français n’avais pas réintroduit le délit d’opinion. Dans l’ordre immoral en place, quelques lois scélérates suffisent à vous embastiller en bonnet de forme.

  • @pepito : Il est pas passé sur iPhone, plutôt, koz ?

    C’est sur que si je le croisais j’irai le voir en lui demandant s’il est bien le célèbre blogueur… Ou j’imagine, on me le présente comme avocat et ma réponse : oh, le fameux ? Ça lui arrivera s’il se démasque 🙂

  • @hipparkhos

    Je ne crois pas qu’il soit sur iPhone car il verrait que la version mobile du blog n’est pas top sur iPhone. Ce qui me dérangeait le plus (je parle au passé car on m’a volé mon iPhone) c’était que les commentaires n’étaient pas numérotés. J’ai une obsession sur la numérotation des commentaires.

  • Les gens exposent leurs fesses sur Facebook, où ils sont les amis de leur boss et de leurs collègues de boulot sans que ça ne pose de problème, mais trouvent que les lieux où l’on tente de dire des trucs sérieux doivent privilégier l’anonymat.

    Je me suis déjà tellement bagarré sur Rue89 que j’ai épuisé tous mes arguments, mais je résumerais comme ça : je suis hostile à toute interdiction d’anonymat, mais je préfère que les gens n’avancent pas masqués. Je crois en effet que l’anonymat permet des comportements que l’on a du mal à apprécier positivement, même s’il est vrai qu’un blog comme le tien, sur lequel tu as construit une « marque » et une « identité » au fil des ans, t’oblige autant que ton patronyme.

    Mais ce n’est pas le cas de tout le monde et le fait que l’anonymat soit devenu la norme de fait ne me paraît pas une bonne chose.

  • Bon, @pepito, tu as piqué ma curiosité alors je viens de consacrer les dix minutes nécessaires. En effet, il est partout sur flickr en photo, notre ami koz, avec même un physique de jeune premier. Il ne fait pas ses 34 ans 🙂

    Je continue à penser qu’il a un iPhone. Impardonnable alors si ça s’affiche mal dessus, je n’ai pas vraiment essayé de lire son blog sur le mien.

  • Les gens exposent leurs fesses sur Facebook, où ils sont les amis de leur boss et de leurs collègues de boulot sans que ça ne pose de problème, mais trouvent que les lieux où l’on tente de dire des trucs sérieux doivent privilégier l’anonymat.

    Hugues, « les gens » ne sont pas forcément les mêmes dans les deux cas… Je doute qu’on puisse voir les fesses d’Eolas, de Koz ou d’Autheil sur fessebouque ! Même sous leur vrai nom. Je ne suis pas du tout certain que les exibitionnistes de facebook soient les mêmes personnes que les blogueurs anonymes, en fait je pencherais même à croire le contraire. « Internet », ce n’est pas un truc unique et monolithique; ce n’est pas parce que facebook et les blogs sont dans les deux cas des sites webs que c’est la même chose.

  • Rhaaa, je viens de croiser Koz dans la rue, là, par hasard, il y a une heure.

    L’oeil vif, la truffe fraiche, le poil soyeux … il a l’air en pleine forme.

    S’il avait mis une burqua, je ne l’aurais peut-être pas reconnu. Et si je n’avais pas connu son identité réelle, pareil.

    Finalement Gatien a raison 🙂

  • @ Pneumatis: en effet, le droit de réponse est important mais on peut comprendre que, dans certains cas, ce soit insuffisant. Si je suis personnellement diffamé, je trouverai un peu facile de limiter les choses à un droit de réponse. Et certains cas ne s’y prêtent pas : si je dis que tu as un penchant pour les jeunes garçons, tu réponds quoi ? Dans un cas de ce genre, il faut nécessairement une condamnation.

    La difficulté en l’occurrence, c’est qu’il est trop facile de museler un blogueur en l’attaquant en justice.

    JackFrat a écrit:

    Mais tout cela ne serait qu’une farce de sénateur potache si l’Etat français n’avais pas réintroduit le délit d’opinion

    Vous avez raison : le totalitarisme est en marche.

    Hugues a écrit:

    Les gens exposent leurs fesses sur Facebook, où ils sont les amis de leur boss et de leurs collègues de boulot sans que ça ne pose de problème, mais trouvent que les lieux où l’on tente de dire des trucs sérieux doivent privilégier l’anonymat.

    Le paradoxe était cocasse mais JF n’a pas tort : sont-ce les mêmes « gens » ?

    Bon, cela dit, les photos des enfants d’Autheuil sont accessibles même sans être amis avec lui (alors que son profil est restreint). Eolas, lui, ne partage que sa photo de profil.

    hipparkhos a écrit:

    En effet, il est partout sur flickr en photo, notre ami koz, avec même un physique de jeune premier

    Moi qui voulais cacher mes troisième et quatrième vies] de musicien et céramiste, je vois que c’est raté.

    Lib a écrit:

    S’il avait mis une burqua, je ne l’aurais peut-être pas reconnu. Et si je n’avais pas connu son identité réelle, pareil.

    Et on aurait raté un grand moment, hein ?!

  • « La personne qui me connaît que vous connaissez sait-elle que je la connais ? »

    Non, vous ne connaissez personne que je connaisse (ou en tout cas si vous connaissez quelqu’un qui me connaît, cela n’a pas été porté à ma connaissance). Vous connaissez quelqu’un qui connaît quelqu’un qui me connaît. Et pour que je puisse dire en vérité que je connais quelqu’un que vous connaissez et qui vous connaît il suffirait que j’aille à une réunion du syndicat étudiant créé par la personne que vous connaissez et qui connaît quelqu’un que je connais.

    C’est clair, non ?

    Bon, c’est juste pour dire que je trouve rigolo que je sois à 3 poignées de mains de toute la cathosphère (vous connaissez cette théorie, selon laquelle tout le monde est à 5 poignées de mains de tout le monde ? Par exemple, j’ai serré la main (1) de quelqu’un qui a serré la main (2) à quelqu’un qui a serré la main de George Bush (3) qui a serré la main de tous les grands dirigeants de la planète (et de Jean-Paul II et de Benoît XVI) et donc je suis sans problème à 5 poignées de mains de tous les grands de ce monde. Si vous faites le calcul vous vous rendrez compte que c’est probablement votre cas aussi (suffit d’avoir serré la main de son député sur un marché et du coup vous avez serré la main de quelqu’un qui a serré la main de Sarko et de là vous êtes à 3 ou 4 poignées de main de tous les princes de la terre)).

  • Franchement, il m’est totalement indifférent de connaître les nom et prénom de Koz… sauf si j’avais besoin d’un avocat qui me paraît être plein de bon sens et surtout honnête.

    En ce qui concerne le délit d’opinion : oui il est de plus en plus évident. Et il s’accompagne d’injures aussi stupides que calamiteuses, en plus des modérations parfois faites sur des principes un peu bizarres.
    Sans doute pour cela que ce projet de loi existe : il permettrait d’augmenter la pression sur les blogueurs n’entrant pas dans le moule de la pensée unique bienpensante.

    Ceci dit, j’étais persuadée que l’adresse IP suffisait largement pour pouvoir faire fermer un blog « non bien-pensance compatible ». Mais comme, de fait, il n’est pas possible de fermer les sites pédophiles,par exemple, aussi facilement qu’on veut bien le croire,je me pose des questions sur le but de cette loi, hormis le côté totalitaire.

    Je ne tiens pas de blog. Je n’ai déjà pas le temps de lire mes blogs préférés régulièrement, alors en tenir un…et pour quoi dire…
    Bref, cette question ne me concerne pas.

    Cependant, il me semble que l’anonymat sur la Toile a des avantages.

    Il permet :

    —- de cloisonner sa vie.

    —- de supprime ce voyeurisme à la mode, qui fait que chacun étale ses vies, privée, professionnelle, amicale, publique (dans le but de caresser son nombril pour le faire briller davantage?)

    —– de protéger ses proches et soi-même (on le voit avec la nécessité de mettre en place des filtres parentaux).

    —- et puis les pseudos ont du charme. En fait, pour la plupart, ils sont la représentation de l’image que veut donner l’anonyme de lui-même. Une facette de sa personnalité en quelque sorte.

    Donc, anonymat à préserver, que l’on soit blogueur ou commentateur.

  • Koz,

    l’anonymat véritable n’existe jamais tout à fait. Te souviens-tu de ma première question à ton encontre sur Facebook : quel est ton nom véritable ? Il ne m’a pas fallu plus de 15 jours pour trouver. En effet, pour qu’il soit véritable cet anonymat il aurait fallu que personne n’écrive nulle part ton prénom, que ce soit sur facebook ou dans les posts de ton blog, car à partir de cet indice, on peut screener grâce à Google et remonter à ton patronyme. Pour être vraiment anonyme, il faut que personne ne puisse faire le lien entre le pseudo et la personne réelle qui écrit, et cela est quasi impossible à moins d’y avoir pris garde dès le début.

    Ceci étant, je comprends cette volonté de garder une séparation entre le personnage privé et le personnage public. Beaucoup d’auteurs ont commencé à publier sous des pseudos, Bison Ravi pour Boris Vian, certains ont révélé leur identité, d’autres tels George Sand l’ont gardée. Peut-être que le meilleur système serait d’avoir un pseudonyme qui ait l’air d’un véritable nom : jusqu’à preuve du contraire, personne ne se prénomme Koz. Tu te serais donné comme pseudo le nom de « Pierre Toujours », personne ne se poserait la question d’une pseudonymie et c’est probablement la meilleure façon de passer inaperçu.

    Juste histoire d’alimenter ta réflexion… 🙂

  • et moi qui croyais que tu t’appelais Koztoujours ,j’avais bien pensé que c’était un drôle de nom , mais il y en a d’autres qui sont encore plus amusant, alors. Quoiqu’il en soit, koz toujours

  • Nicolas a écrit:

    Te souviens-tu de ma première question à ton encontre sur Facebook : quel est ton nom véritable ?

    Non, je ne m’en souviens pas. Mais pourquoi diable vouloir poser une question « à mon encontre » ? Franchement, c’est pas cool 😉

    Et puis tu parles d’une entrée en matière… Tu prends contact avec quelqu’un qui écrit sous pseudonyme et lui demandes : et tu t’appelles comment, sinon ?

    Je doute qu’il soit si facile de retrouver mon identité.

    Il faut, pour cela, avoir été là au moment où une personne a écrit mon prénom. Sur mon blog, c’est arrivé une fois. En cinq ans. Sur facebook, ça a pu se produire. Mais, même chose, il faut avoir été là à ce moment précis.

    Ensuite, cela permet à la personne en question de savoir que Koz s’appelle « ___ ». Inversement, je vous souhaite bon courage, à partir de mon nom, pour déterminer que je tiens un blog, et lequel. C’est ce sens-là que je préserve encore à ce jour. Le sens inverse est moins crucial.

    En tout état de cause, à supposer que ce soit facile, en 5 ans, personne ne m’a dit : « tiens, ____, c’est toi qui tient koztoujours ». C’est un peu la preuve par l’expérience.

    De toutes façons, dans la mesure où ma réflexion va plutôt dans le sens d’un relâchement de la distinction que dans une préservation farouche, je ne suis pas vraiment inquiet…

  • « Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais… elle cause … » Un titre de vieux film.
    Moi ce qui m’intéresse ici, c’est quand il Koz, son nom finalement ne m’importe pas plus, même si pour lui, il est important. J’aurais pu essayer de l’identifier, mais cela ne m’intéresse pas. Il reste une source de réflexion.

    L’anonymat permet de parler en vérité, sans être lié par une image ou des engagements divers plus ou moins contraignants. Inversement l’anonymat permet la lâcheté, sans l’autoriser.

    Néanmoins le succès de certains blogs les met au même niveau que certaines publications ou les blogueurs en question atteignent parfois des niveaux de notoriété, qui les mettent au niveau de certains politiques.
    Dans ces deux exemples ces « institutions » sont liées par des règlementations. Il est donc compréhensible que certains veillent mettre de l’homogénéité dans les situations. Mais, pour simplifier, toutes les choses ne sont pas toutes égales par ailleurs, y compris l’honnêteté. C’est pour cela que c’est difficile.

    Pour illustrer le raisonnement, il m’est venu à la mémoire un ancien débat télévisé d’un « plus jeune » député de France (27 ans) face aux questions dans la salle d’un jeune opposant non élu, du même âge, très agressif, et « anonyme » dans ces questions. Le député lui a alors dit : Laissez moi vous poser des questions sur vous ! Vous savez tout de moi, ma biographie, mes revenus, toutes mes positions, je me suis exposé pendant la campagne électorale, etc…

    La suite du débat a permis de développer les contradictions de l’opposant… Je comprends donc les tenants des deux bords sans savoir proposer de solution.

  • Koz, je me suis demandé s’il y avait une certaine analogie de dévoilement, sans jeu de mot, entre votre réflexion actuelle sur votre « anonymat » et celle qui vous a conduit à vous déclarer plus ouvertement catholique et militant catholique ? Si le temps ne vous est pas trop compté, merci pour votre réponse.

  • @Koz : Il y a au moins un billet ancien dont les commentaires comportent un lien direct vers un site portant ton nom en clair. De là il est évidemment facile de trouver ton blog pro, ton CV, tes interventions vidéos, … de même pour la profession de ton épouse que tu as twittée, et mille autres détails. Je n’en dirai évidemment pas plus ici 🙂

  • Pingback: aux blogs citoyens ! « le blog de polluxe

  • Bonjour, bonjour…

    @Koz : en effet, le droit de réponse est important mais on peut comprendre que, dans certains cas, ce soit insuffisant. Si je suis personnellement diffamé, je trouverai un peu facile de limiter les choses à un droit de réponse. Et certains cas ne s’y prêtent pas : si je dis que tu as un penchant pour les jeunes garçons, tu réponds quoi ? Dans un cas de ce genre, il faut nécessairement une condamnation.

    Tout à fait, et c’est ce que j’exprimais trop rapidement en disant : L’important avec l’anonymat restant qu’en cas de nécessité, la justice puisse retrouver l’identité du blogueur. Il semble que ce soit le cas avec la loi LCEN (Pneu n’y connait rien, donc demandez pas à Pneu c’que ça comporte – y a google pour ça). Ce qui tomberait sous le coup de la loi, dans le cadre de la diffamation, permet déjà d’avoir un recours efficace en justice, semble-t-il… au moins en théorie. Après, Koz, c’est toi le spécialiste du droit, tu dois savoir mieux que moi…

    Bref, c’est en cela que je ne comprends pas bien ce que le fait de connaitre ton identité peut apporter de plus, à part pour aller te mettre des bananes dans ton pot d’échappement par vengeance, ou publier une histoire sur toi bien croustillante pour te faire payer un article à charge. Technique de défense qui n’est pas la mienne. Moi c’est plutôt justification, correction fraternelle, et en cas de nécessité recours à la justice… rien qui ne nécessite selon moi de connaitre en amont l’identité du blogueur qui m’aura fait dérouiller.

    Voilà, œil pour œil, très peu pour moi – rien de mieux pour finir dans un monde d’aveugles. Quant à aller régler ses comptes IRL… Oui, mais non, il se trouve que je n’ai pas vraiment la force physique en tant qu’adversaire au niveau de la violence, voyez. Je le redis, je crois que ce projet de loi est tordu.

    (et je me retiens depuis le début de ne pas tomber dans le discours complotiste dénonçant une montée liberticide de l’expression ; signe des temps présageant un nouveau totalitarisme chatastrophique – chut… je l’ai pas dit, je l’ai juste pensé un peu)

  • Tiens, ça ne marche pas chez moi le lien « citer ».

    En effet, je suis bien d’accord avec toi sur « je vous souhaite bon courage, à partir de mon nom, pour déterminer que je tiens un blog », c’était le sens de mes toutes premières interventions.

    Dans l’autre sens, c’est en fait assez facile, c’est ce qui rend l’anonymat sur internet si fragile. Je suis surpris que tu penses que ce n’est pas si facile de trouver ton identité. Il y a bien entendu tous les aspects techniques (nom de domaine, hébergeur, traces IP laissées lorsqu’on commente sur un autre blog, lorsqu’on envoie un mail – gmail est un gros progrès pour cela puisqu’il masque l’IP d’origine, c’est le seul service à le faire à ma connaissance). Mais surtout, quand on blogue, à de rares exceptions près, on laisse transparaître beaucoup de détails sur soi. À partir de deux-trois informations pertinentes, pour peu que la personne soit présente par ailleurs sur internet sous son vrai nom, un recoupement permet de l’identifier assez aisément. C’est comme pour le piratage, l’aspect social est plus efficace que l’aspect technique.

    Jadis un ami avait été très gravement attaqué sur un forum de discussion. Il a choisi de ne pas porter plainte (il y aurait eu matière !), mais au cas où, j’avais passé une heure ou deux à identifier les principaux « meneurs ». J’ai très rapidement trouvé nom et adresse des cinq. J’ai fait un post (anonyme) avec les cinq initiales. Cela a calmé tout le monde instantanément.

    Dans le cas présent, pour koz, point n’est besoin de son prénom. Je lis assez souvent son blog, ses tweets, pour disposer des quelques informations sur lui qui permettent de l’identifier à coup sûr – c’est cette discussion qui m’a poussé à le vérifier en pratique, car sinon quel intérêt ? Et quel intérêt de le lui dire, en dehors du sujet actuel ? Pareil pour d’autres blogueurs que je lis régulièrement, comme Authueil dont on parlait. Moi-même, qui pourtant ne blogue pas, je sais que mes quelques tweets et commentaires permettraient à quelqu’un d’un peu malin de m’identifier – sous mon vrai nom je suis très présent sur internet, même si j’ai des homonymes. C’est difficile à éviter et l’enjeu ne mérite pas l’effort associé.

    Bref, et c’est l’essentiel actuellement, c’est ce que menace cette PPL (qu’on ferait peut-être mieux de laisser mourir en silence), si j’étais un collègue de koz, à part le cas où je serais, par malchance, aussi un de ses lecteurs assidus, je n’aurais guère de moyen de faire le lien avec le célèbre blogueur. Le reste importe finalement assez peu, car ceux qui l’apprécient suffisamment pour le lire avec assez d’attention et être capable de l’identifier n’iront sans doute pas le trahir…

  • Bonsoir Koz,

    Je romps un silence de quelques mois sur ton blog, en me promettant (sans trop y croire) de faire un effort pour éviter les sujets sur lesquels nous nous écharpons sans retenue.

    Pour revenir à la discussion du jour, je suis plutôt de ton avis, même si je pense qu’il existe de véritables agressions sur internet, qui peuvent amener à des divorces, des déménagements forcés ou des suicides. Elles sont en particulier assez communes au Japon, par exemple sur le célèbre newsgroup Ni-channel ( http://www.2ch.net/ ), dont on dit que c’est le plus fréquenté du monde.

    Je me souviens par exemple d’y avoir trouvé plusieurs pages de potins peu charitables sur un projet auquel je participais, et qui ne comprenait pourtant que deux ou trois cent personnes. Une histoire aussi assez connue est celle d' »Haruna », une dame dont les photos d’adultères se sont retrouvées sur internet, et dont toute la famille a été traquée pendant deux ou trois ans: elle a dû déménager, et il parait que les gamins font de la dépression.

    Il y a eu un film assez intéressant sur le sujet, du nom de « Nobody knows », expliquant comment la soeur d’un assassin passionnel se retrouve traumatisée dans la vie réelle par la « vox populi » des bloggeurs, malgré les efforts louables de la police pour la protéger. Ce film mérite sans doute deux heures de votre temps.

    Ceci-dit, obliger les bloggeurs à publier leur nom, prénom adresse et que sais-je d’autre me semble excessif. Je n’ai pas forcément envie, si j’émet une opinion politique sur mon blog, qu’un militant émèche de l’autre bord vienne se soulager dans ma boite aux lettres.

    Je ne suis pas sûr de plus que les journalistes soient soumis à tant d’obligations: par exemple, les journalistes de « The Economist » ne signent jamais leurs articles, et leur adresse ou leur téléphone est encore moins rendue publique. Le journal, lui, a de toute façon les moyens pour se protéger.

    Si je cherche à qui profite le crime dans cette loi, ma première réflexion est que les blogs ont rendu inutile un certain journalisme « milieu de gamme », en proposant gratuitement un contenu au moins aussi intéressant. Cela me rappelle les musiciens qui taxent mes CDs et disques durs remplis de mes photos numériques.

    Je travaille depuis 3 ans à un petit blog qui n’a rien de polémique (on y parle du Japon), mais je pense arrêter de le maintenir si je dois publier mes informations personnelles au grand public. Ma femme n’a pas forcément envie de devoir se justifier de mon blog auprès de ses amies. Et je n’ai pas envie non plus d’expliquer son contenu auprès d’un recruteur.

    Cela ne me dérange pas par contre de déposer mes coordonnées auprès des autorités, dans la mesure où ces informations ne sont pas plus rendues publiques que ma feuille d’impôt, et si les lois sur la diffamation sont équilibrées. Elles doivent selon moi se concentrer sur la vie privée: il est à mon avis sain que l’on puisse critiquer librement les actions des hommes publiques.

    je pense néanmoins aussi qu’il faut punir sévèrement le « harcèlement moral » qui existe aussi sur internet. Il est peut-être intéressant pour cela d’avoir des outils et procédures plus rapides (de type HADOPI ?) pour arrêter les exactions, quitte à « régulariser » la procédure judiciaire a postériori.

  • @Pepito pour revenir à des choses plus importantes, j’ai testé sur mon iPhone, c’est plutôt sympa je trouve la présentation… Certes, il manque les numéros, et on comprend mal pourquoi ils sont supprimées, mais c’est quand même un détail, non ?

    Après, il faudrait songer à faire une appli koztoujours pour iPhone/iPad…

  • azerty a écrit:

    et moi qui croyais que tu t’appelais Koztoujours ,j’avais bien pensé que c’était un drôle de nom , mais il y en a d’autres qui sont encore plus amusant, alors. Quoiqu’il en soit, koz toujours

    J’avais bien pensé à « ta mère », avec une baseline « en short ». Mais je n’ai pas de souvenirs de ma mère en short. Ca n’évoquait rien en moi du coup.

    DO 92 a écrit:

    Koz, je me suis demandé s’il y avait une certaine analogie de dévoilement, sans jeu de mot, entre votre réflexion actuelle sur votre « anonymat » et celle qui vous a conduit à vous déclarer plus ouvertement catholique et militant catholique ?

    Il faudrait préciser un peu, parce que oui, on peut trouver un lien. Mais est-ce que je pense au même lien que tu penses que je pense ? Une partie des raisons tient dans une volonté d' »unité ». Je n’allais pas cacher que je suis catholique parce que c’est essentiel dans ce que je suis. Cacher mon identité, bof. Et à quoi pensais-tu ?

    @ Yogui: même réponse qu’à Hipparkhos. Bien évidemment, je prenais un risque en le faisant, et il ne m’avait pas échappé. Mais il fallait être là à ce moment-là.

    hipparkhos a écrit:

    Je suis surpris que tu penses que ce n’est pas si facile de trouver ton identité. Il y a bien entendu tous les aspects techniques (nom de domaine, hébergeur, traces IP laissées lorsqu’on commente sur un autre blog, lorsqu’on envoie un mail – gmail est un gros progrès pour cela puisqu’il masque l’IP d’origine, c’est le seul service à le faire à ma connaissance). Mais surtout, quand on blogue, à de rares exceptions près, on laisse transparaître beaucoup de détails sur soi. À partir de deux-trois informations pertinentes, pour peu que la personne soit présente par ailleurs sur internet sous son vrai nom, un recoupement permet de l’identifier assez aisément.

    Plusieurs choses en fait.

    Pour reprendre ce que je disais plus haut, j’ai la preuve par l’expérience : 5 ans, c’est long. En 5 ans, personne ne s’en est soucié. Peut-être parce que mes positions ne sont pas « scandaleuses », ce qui n’excite pas les vengeurs, masqués eux aussi. Surtout, il faut le vouloir. Et qui veut connaître mon identité ?

    Par ailleurs, hébergeur ? Voilà le whois de Koztoujours. Traces IP laissées ailleurs ? Oui, encore faut-il pouvoir accéder aux traces IP que je laisserais chez d’autres et donc à leur admin. Le sénateur Masson n’y a pas accès. etc.

    De toutes façons, ce que j’ai surtout cherché à préserver, c’est que l’on n’arrive pas ici en tapant mon nom. Et c’est le cas.

    Pneumatis a écrit:

    Bref, c’est en cela que je ne comprends pas bien ce que le fait de connaitre ton identité peut apporter de plus, à part pour aller te mettre des bananes dans ton pot d’échappement par vengeance, ou publier une histoire sur toi bien croustillante pour te faire payer un article à charge.

    Ceux qui auraient pu vouloir le faire l’auraient fait pendant les présidentielles. Je crois que c’est assez surévalué comme menace, en fin de compte. Et puis, les articles à charge… D’autres blogueurs l’ont fait, sous leur nom (parce qu’ils étaient, aussi, plus en recherche de notoriété), et il ne leur est rien arrivé. Notamment parce que c’est un trop gros coup de pub pour un blogueur qui, justement, recherche la notoriété, qu’on s’en prenne à lui.

  • Cela ne peut être qu’un avertissement adressé à Zorro, sinon le message aurait été: Zorro watchES out!

  • @ Koztoujours
    Vous êtes peut être aussi affreusement laid ? La conservation de votre anonymat nous épargnerait peut être la douleur de devoir observer votre vilain faciès ? Vous êtes peut être en vérité un petit avocat tocard du minable TGI de Versailles. Révéler votre identité serait peut être une déception pour vos lecteurs ? C’est vrai que si on révélait votre identité et qu’on faisait tomber votre masque de Zorro, ce serait une catastrophe ! Qui viendrait alors au secours de la politique conservatrice de droite (pléonasme) au secours, du catholique, du bouclier fiscal et de l’orphelin riche héritier ? « Une planquée de petit cons », pourquoi vous vous estimez supérieur ? Vous ne devriez pourtant pas. Je comprends que vous teniez à votre anonymat. Ici sur le web vous avez un peu de considération vous êtes un peu quelqu’un. Alors que dans la vraie vie vous êtes rien ou pas grand chose. Dur de s’en rendre compte.
    Lol bien entendu.

  • Pierre a écrit:

    « Une planquée de petit cons »

    Pas « planquée », « palanquée ».

    Pierre a écrit:

    Lol bien entendu.

    Ca fait toujours du bien de rire un coup, sinon on risque de s’abîmer dans l’acidité.

    @ Madly: vous confirmez donc mon impression. C’est bien le sénateur qui a commis ce forfait.

  • @ Koz

    De toutes façons, ce que j’ai surtout cherché à préserver, c’est que l’on n’arrive pas ici en tapant mon nom.

    Ce n’est pas tout à fait vrai… moi j’ai tapé « mon nom » et j’ai fini par arriver ici…

  • J’ai un peu l’impression qu’on mélange diférentes sortes, ou degrés, d’anonymat dans cette histoire en fait.

    Il y a d’une part les « noms de plume ». On en a tous plus ou moins un (Koz, Eponymus ou JF); ce ne sont évidemment pas nos vrais identités, mais dans le cadre d’une discussion sur internet ce sont des identifiants qui sont suffisament clairs, reconnus et uniques pour avoir leur vie propre; « Koz » est bien le nom d’une personne unique, avec ses idées et sa façon d’écrire, et sa réputation, et ses relations et amis.

    Dans la plupart des cas, l’anonymat garanti par ces noms de plume est très relatif. Si on veut, il est plus ou moins facile de trouver le vrai nom qui se cache derrière (dans mon cas c’est affiché directement, pour Koz c’est un peu plus dur mais on peut aller à la pêche aux indices); quelqu’un de motivé avec une paire d’heures à perdre peut trouver sans trop de difficultés (j’avais joué à ce jeu avec Tom Roud par exemple, dont je connais le vrai nom et l’adresse).

    Bref, ce n’est un « anonymat » que aussi longtemps que tout le monde joue le jeu; et tout le monde joue le jeu parce que au fond, who cares? Je discute avec Tom, avec Koz ou avec d’autres, que m’importe de savoir que dans la vraie vie c’est Jean Dupont ou Paul Durand ? Le cas échéant si il fallait vraiment savoir (dans le cadre judiciaire par exemple), les noms de plume ne masqueraient pas leurs auteurs plus de 10 mn…

    Et puis il y a le « vrai » anonymat, celui qui vise à effacer tout lien entre ce qu’on dit et une personnalité — que ce soit d’ailleurs une personnalité réelle, ou un nom de plume. Qui va passer par des cloisonnements entre identités, des proxys anonymes, des blogs hébergés à l’étranger, ce genre de choses. Là on est dans une autre sphère, évidemment. Surtout, je ne crois pas qu’on puisse confondre les deux…

  • Moi j’aime bien que tu sois anonyme… j’aime bien balancer dans la conversation « Koz? Oui, bien sûr je sais qui c’est… mais vous comprendrez que je ne peux rien dire… »
    Ce commentaire nécessaire posé, le seul avantage de s’outer est de faire taire les grincheux pour qui ton « nom de plume » est synonyme de « couille molle ». Pour le reste… Que tu t’appelles Wolfram Duchemin nous avance bien, tiens.

  • @Natalia, ah, ce sentiment jouissif d’appartenir à une communauté de happy few… Tu aurais même pu dire « koz, oui, je le connais tellement bien que je prends ma douche tous les jours devant sa mousse à raser ».

    Quant à faire taire les grincheux, il en faudrait certainement plus… Si tu casses leur mauvais prétexte ils en trouveront un autre.

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  • Bah honnêtement, moi ça m’intéressait de savoir qui vous étiez. Alors j’ai un peu cherché, et puis j’ai trouvé, sans être un happy few. Comme quoi.
    Mais je serais vous je resterais anonyme. Vous dévoiler ne servirait que vos contradicteurs.
    @Pierre. non non, je ne pense pas que Koz ait à rougir de son physique.

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