#Carême en campagne

Cette année, le carême tombe pendant la campagne. Ou peut-être est-ce l’inverse. Notez que les campagnes tombent souvent pendant le carême. On aurait pu les faire à l’automne, mais non. Et trêve de discussions : de toutes façons, le second tour tombe après Pâques et chacun pourra twitter la photo de sa grosse murge de victoire ou de désespoir sans plus de scrupules que d’ordinaire.

Mais ça n’est pas neutre, le #carême, en campagne. La presse nationale – ou parisienne, c’est selon – qui porte pourtant chaque année un intérêt sans cesse renouvelé au sens profond du carême, a apparemment manqué de place pour l’évoquer. Y compris en ligne (ici, , ), c’est ballot.

On ne leur en veut pas. Mais on s’en voudrait de faire pareil.

Car la présidentielle mange tout l’espace. Pour preuve, la dernière mention du carême sur le site du Figaro concerne… le calendrier de la déclaration de candidature de Nicolas Sarkozy.

Et si le carême est l’occasion d’ouvrir davantage son espace intérieur, de laisser la place à la méditation, à la prière et à l’écoute, il faudra cette année plus d’effort encore pour s’extraire de la fureur extérieure. Qui sait, pourtant, si le carême ne pourrait pas faciliter notre choix pour la présidentielle ? Retrait, distance, hauteur : perdrions-nous quoi que ce soit à nous abstraire un peu de la frénésie et de la polémique ou cela nous permettrait-il au contraire de mieux distinguer l’essentiel de l’accessoire ? La question est rhétorique, et vous auriez mauvaise grâce à vous planter de réponse, je vous l’accorde.

Par hasard, j’ai achevé avant d’entrer en Carême la lecture du témoignage de Jean-Marc Potdevin, Les mots ne peuvent dire ce que j’ai vu, en forme d’ouverture sur une dimension qui m’échappe encore. Il y évoque un temps la méditation sur la mort, une dimension qui ne m’a pas échappée. Et ce mercredi, un prêtre a marqué mon front de la cendre, moi qui « suis poussière, et qui redeviendrai poussière ». A côté de ça, nécessairement, les quelques algarades politiques prennent leur juste dimension.

Je suis entré en Carême par les réseaux sociaux, si je puis dire. Plus précisément, par ce texte, sur le toujours aussi pourri site du Vatican. « Silence et parole : chemin d’évangélisation« . C’est le message du Pape pour la 46ème journée mondiale des communications sociales. Evoquer le silence pour parler communication, le paradoxe n’est qu’apparent, mais il est apparent, aussi.

Le silence permet donc une communication bien plus exigeante, qui met en jeu la sensibilité et cette capacité d’écoute qui révèle souvent la mesure et la nature des liens. Là où les messages et l’information sont abondants, le silence devient essentiel pour discerner ce qui est important de ce qui est inutile ou accessoire. Une réflexion profonde nous aide à découvrir la relation existante entre des événements qui à première vue semblent indépendants les uns des autres, à évaluer, à analyser les messages ; et cela permet de partager des opinions pondérées et pertinentes, donnant vie à une connaissance authentique partagée. Il est donc nécessaire de créer une atmosphère propice, comme une sorte d’« écosystème » qui sache équilibrer silence, parole, images et sons.

Alors que nous sommes en campagne, et que la stratégie de l’un des candidats est d’avancer une proposition par jour pour asphyxier l’autre, tandis que l’enjeu pour l’autre est d’accélérer le rythme de sa campagne pour étouffer le premier, vous aurez relevé comme un hiatus. Si, comme on nous le demande, nous prenons notre vote au sérieux, ne nous privons donc pas d’élaguer.

Par les réseaux sociaux, disais-je, et je me permettrai de vous citer un ultime passage du même texte. Car, après avoir relevé comme Internet est parfois le lieu « où l’homme contemporain est bombardé de réponses à des questions qu’il ne s’était jamais posées et soumis à des besoins qu’il n’aurait pas ressentis » alors que les questions véritables sont toujours celles-ci : « Qui suis-je ? Que puis-je savoir ? Que dois-je faire ? Que puis-je espérer ? », Benoît XVI relève au sujet des divers applications et réseaux sociaux que

Dans la substance de brefs messages, souvent pas plus longs qu’un verset biblique, on peut exprimer des pensées profondes à condition que personne ne néglige le soin de cultiver sa propre intériorité.

En une trentaine de mots, le risque et l’enjeu desdits réseaux sociaux (et au-delà) sont définis. Prendre soin de cultiver sa propre intériorité, pour nous laisser l’espace d’être nous-mêmes, pour mieux nous comprendre et saisir ce que nous pensons vraiment, pour chercher la vérité, avec ou sans majuscule.

Comme l’explique l’Abbé Amar, le Carême n’est pas tant affaire de privation que de liberté. Au nom de la Vérité. Par ce chemin, le silence aussi nous rendra libres.

*

One step beyond (credit) : Quelle est l’origine du carême ?  | Le sens du carême | 18 propositions pour vivre le carême (il ne sera trop tard pour s’y mettre qu’au matin de Pâques)

*

illustration : LivingOs (« Lent » signifie « Carême » en anglais. Vous aurez compris le reste)

Auteur

Monoépoux, multipère, fidèle à plus d’un titre.

Avocat (associé fondateur BeLeM Avocats), auteur de Ca ira mieux demain (Sept. 2015) et de Identitaire – Le mauvais génie du christianisme (Janv. 2017)

Billets à peu près similaires

50 commentaires

  • Et si vous vous retrouvez tout seul en commentaire, faudra pas dire que vous ne l’avez pas cherché…

    Bon, en peu de mots, donc: merci de ce parallèle entre carème et campagne que je n’avais pas vu naturellement. Je ne sais pas si il y a une illumination à attendre de cette recherche d’équilibre, mais un peu de détachement ne pourra faire de mal…

    Bon discernement à vous, en tout cas.

  • Vivien a écrit ::

    Et si vous vous retrouvez tout seul en commentaire, faudra pas dire que vous ne l’avez pas cherché…

    Bien vu !

    Il y a une certaine probabilité, en effet.

  • « Et si vous vous retrouvez tout seul en commentaire, faudra pas dire que vous ne l’avez pas cherché… »

    Vous voulez que je lance un parallèle foireux entre carême et ramadan, pour attirer une baston de commentaires hors sujet?

  • Gwynfrid a écrit ::

    Aussi: je suis frappé par la différence dans l’approche kozienne de la campagne 2012, en comparaison avec la campagne 2007

    Moi aussi.

    Logopathe a écrit ::

    Vous voulez que je lance un parallèle foireux entre carême et ramadan, pour attirer une baston de commentaires hors sujet?

    J’ai failli riper moi-même. Je me suis retenu.

  • Koz a écrit ::

    Cette année, le carême tombe pendant la campagne. Ou peut-être est-ce l’inverse. Notez que les campagnes tombent souvent pendant le carême. On aurait pu les faire à l’automne, mais non.

    Les dates des campagnes depuis 1974 découlent de fait de la date du décès du président Pompidou, date qui est bien attestée par les historiens. Peut-être le Carême en revanche pourrait-il être reporté à l’automne ? 😉

  • @ Yogui:

    Je ne vois pas l’utilité de reporter le Carême. Par contre, reporter le Ramadan au mois de juillet, pendant les vacances d’été, aurait l’avantage de ne pas faire baisser la productivité des entreprises françaises.

  • Carême ou pas, cette campagne est un casse-tête pour les catholiques. Entre Hollande qui s’attaque à ce qui nous froisse (cellules souches, mariage homo) et un président sortant qui n’a aucune considération pour les plus faibles, on se trouve dans un embarras assez remarquable… Le silence, oui, mais qu’attendent les catholiques pour faire entendre véritablement leurs voix, par eux-mêmes ?

  • A propos du désintérêt de la presse pour le Carême et de l’entrée en campagne de Sarkozy, je me fais cette réflexion suivante : nous sommes en 2012. La génération qui est en train de partir à la retraite en ce moment est celle née entre 1947 et 1952 : la génération des soixante-huitards.
    Or, jusqu’à une époque récente, la catégorie des « plus de soixante-cinq ans » avait la réputation d’être plus conservatrice que la moyenne (cf élection de 2007 où les vieux ont massivement voté pour Sarko) et plus pratiquante.

    Mais ces générations plus pratiquantes et plus conservatrices que les suivantes fondent comme neige au soleil, mortalité oblige. D’où une évolution démographique qui pèse en faveur d’une opinion publique globalement plus à gauche et plus anticléricale.
    En conséquence, le sujet du Carême intéresse un public de moins en moins vaste : dans les maisons de retraite les vieilles bigotes d’autrefois sont remplacées par de vieilles soixante-huitardes qui remplacent les icônes du Christ de leurs prédécesseurs par des effigies de Che Guevara. De plus, tandis que les vieilles dames de naguère étaient choquées que Sarkozy ait divorcé deux fois, celles de demain s’étonneront qu’il ait éprouvé le besoin de se marier trois fois alors qu’il n’est même pas gay.

    Bref, l’évolution de la démographie fait que l’Eglise est en train de perdre une large partie de ses pratiquants en même temps que Sarkozy une grande partie de son électorat.

  • A propos du Carême et du Ramadan, mettons les pieds dans le plat.

    Faut-il s’étonner que les journalistes s’intéressent peu à un Carême que de moins en moins de catholiques pratiquent et sur un mode de plus en plus minimaliste, et s’intéressent à un Ramadan que de plus en plus de musulmans pratiquent dans la joie et avec fierté ?
    Parce que deux soirées bol de riz en quarante jours, cela a quand même moins d’allure que 28 jours sans manger ni boire de 7 heures à 19 heures.
    Au lieu d’ôter la paille de l’oeil des journalistes, nous autres catholiques ferions bien de nous interroger sur les raisons pour lesquelles nous avons plus ou moins laissé tomber en désuétude certaines pratiques jugées trop ascétiques pour notre condition d’hommes modernes…

  • @Physdémon

    Certes. Mais un des messages que je retiens de ce billet, c’est que le Carème n’est pas avant tout une manifestation destinée à « avoir de l’allure ». Et l’envie de publicité est assez contradictoire avec la démarche ascétique, du moins dans la théologie chrétienne.

  • à Vivien

    Très juste. Mais si le Christ nous invite à pratiquer l’ascèse dans le secret, c’est d’abord qu’il nous invite à l’ascèse… Sur ce point, nous autres catholiques sommes souvent assez tièdes, moi le premier !

    D’autre part, on peut, sans verser dans les attitudes pharisaïques qui consistent à faire étalage de pratiques pieuses pour en tirer gloire auprès des hommes, s’organiser pour encourager des pratiques de dévotion : si la prière personnelle est irremplaçable, l’expérience montre qu’on progresse avec plus de facilité dans la vie spirituelle quand on a le soutien d’une communauté. Par exemple,on peut organiser des réunions de prière dans les paroisses de centre-ville, à proximité des lieux de travail, les vendredi de carême à l’heure des repas. Cela n’a rien d’irréalisable et ceux qui craignent de ne pas tenir l’après-midi face à l’hypoglycémie peuvent grignoter un balisto puis prier. Cela s’est déjà fait, cela se fait sans doute. Mais cela pourrait être beaucoup plus répandu.

  • Voilà peut-être pouquoi on ne fait pas de tapage sur le Carême :
    « Quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme ceux qui se donnent en spectacle : ils se composent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent […]. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra » (Matthieu VI, 16-18)

  • Il y a aussi ça à propos du jeûne :
    « Quel est donc le jeûne qui me plaît ? N’est-ce pas faire tomber les chaînes injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs ? N’est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, recueillir chez toi le malheureux sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable ? » Is 58, 5-7 (Lecture du jour)

  • « cultiver son intériorité »
    Et si des articles comme celui-ci ne sont pas des moyens efficaces de cultiver notre intériorité…?
    c’est à désespérer de vous lire.
    merci
    Nb: je cultive également mon intériorité en d’autres lieux mais le votre « laboure » bien

  • @Physdémon

    Assez d’accord avec votre deuxième commentaire, et de toute façon j’avoue ne pas être tout à fait au clair sur le role de l’ascèse dans ma foi. Je voulais simplement faire remarquer que si vous vouliez promouvoir une ascèse vraie, votre premier commentaire pouvait vous faire prendre une direction discutable :-).

  • Frédéric Crouslé a écrit ::

    dans les maisons de retraite les vieilles bigotes d’autrefois sont remplacées par de vieilles soixante-huitardes qui remplacent les icônes du Christ de leurs prédécesseurs par des effigies de Che Guevara

    Hum, moi qui suis une soixante huitarde, Dieu merci, je ne suis pas encore en âge d’aller en maison de retraite .D’ailleurs pour les plus jeunes des 68ardes, sachez qu’elles ne peuvent y entrer que depuis cette année, et encore faudrait il qu’elles soient toutes nées en janvier! L’âge mini est de 60 ans (sauf dérogations pour état de santé ou de dépendance particulier)!

    D’autre part, comme nombre de mes « copines « (et j’en ai des tas qui ont des tas de copines qui ont des tas de copines qui ont des tas de copines, au point que toutes ne logeraient pas dans le plus grand des cafés du commerce!) , je n’ai pas remplacé les icônes du Christ par des effigies du Che. (c’est vrai qu’en tant qu’orthodoxe, les icônes…)
    Mais bon, rassurez vous, j’ai cru comprendre que vous parliez au deuxième degré, au moins….

    @Cardabelle : effectivement, Matthieu nous indique des devoirs qui sont intéressants à ré-étudier.
    Je suis en train de comparer les 3 livres à ce sujet. C’est assez édifiant. …..et me convainc de rester chrétienne.

    Ceci dit, naturellement, le fait de jeûner sans le montrer est beaucoup moins médiatique que de se plaindre à longueurs de journées parce qu’on ne peut pas manger le jour (mais s’empiffrer seulement la nuit).

    Quel est donc l’intérêt de faire un article sur quelque chose que personne ne voit? Cela n’aura aucun impact émotionnel sur les lecteurs, donc aucun impact économique.

    Quel est l’intérêt de faire un article sur l’intériorité quand seule l’extériorisation des sentiments (ou plutôt des émotions) fait vendre?
    La réponse est donc finalement tout simple. Nous n’aurons que des articles vendeurs.

    Quant au jeûne, je ne pense pas qu’il faille aller jeûner 40 jours et 40 nuits dans le désert.
    Simplement se nourrir de façon frugale, se priver de ces petits plaisirs qui finalement ne servent à rien, car ne faisant pas partie de nos besoins fondamentaux, ce serait déjà, une bonne chose. C’est peut être aussi cela le carême?

  • @tara

    Votre commentaire est profondément choquant. le ramadan n’est pas une occasion pour « s empiffrer la nuit », il est au contraire recommandé de manger léger et de lire les textes religieux pour raffermir sa foi. Si certains en profitent pour « s’empiffrer » c’est une pratique qui leur est propre et qui est contraire à une bonne hygiène alimentaire. De plus, quand on jeune toute la journée, il n’est pas indiqué de le montrer, mais la privation est réelle et elle à des répercussions sur notre état physique. Cela devrait nous pousser à plus d’empathie à l’endroit de ce qui n’ont pas toujours à manger. Voila en partie l’esprit du ramadan. Sur ce, je vous souhaite bon carême et qu’il vous ouvre un peu plus l’esprit. Fraternellement en religion, du Sénégal ou nous savons ce que c’est que de respecter la foi de l’autre, de n’en retenir que les aspects positifs et de l’accompagner dans sa démarche spirituelle.

  • Frédéric Crouslé a écrit ::

    En conséquence, le sujet du Carême intéresse un public de moins en moins vaste : dans les maisons de retraite les vieilles bigotes d’autrefois sont remplacées par de vieilles soixante-huitardes qui remplacent les icônes du Christ de leurs prédécesseurs par des effigies de Che Guevara.

    J’ avais pourtant décidé de ne pas me laisser aller à commenter. ( Carême et autres raisons).
    Mais je ne peux pas ne pas réagir à ces propos qui me semblent quelque peu offensants. Sachez que la vieille soixante-huitarde que je suis ressemble plus à l’une de vos congénères ( je vous suppose plus jeune que moi) qu’à une pensionnaire de maison de retraite. Même si je n’ai jamais considéré les théologiens de la libération comme des personnes infréquentables, l’ endroit dans lequel je suis installée pour vous écrire comprend un lieu réservé à la prière, icône et bougie. Je connais La Vie, La Croix et d’autres depuis bien trente ans…Et je « fais  » le Carême depuis plusieurs années en compagnie des frères dominicains de Lille grâce au site ‘ Retraite dans la ville’ (proposé par Cardabelle). Je suis donc catholique pratiquante, mais je ne voterai pas Srakozy, ce qui est sûr.

    Concernant l’évolution de la pratique et de l’électorat sarkoziste: nous savons qu’un pourcentage élevé de catholiques pratiquants votent à droite. Je trouve qu’un regain de pratique est en train de s’amorcer, surtout parmi les jeunes. Et il est clair qu’en France la majorité de ces jeunes se situent plutôt à droite du terrain politique.

    Entrer en carême, être en carême, c’est peut-être aussi, à l’image du peuple hébreu aborder le désert. ( quarante ans, quarante jours ) Choisir de lâcher les bons plats égyptiens pour suivre en confiance Dieu et sa Loi, se savoir fils bien-aimé comme le Christ qui aussitôt nommé ainsi par le Père se retrouve au désert, quarante jours. Aborder le désert en liberté et se nourrir de la Parole.

  • à Else et Tara,

    Mesdames, excusez-moi si vous vous sentez offensées.

    Cela dit, je ne vois pas pourquoi il faudrait avoir honte d’atteindre un âge avancé.

    Comme on dit à Lyon:
    « Ne nous plaignons pas de notre âge : il faut vieillir ou mourir jeune ». (Proverbe tiré de « La Plaisante Sagesse lyonnaise »).

    D’autre part, si vous aviez 20 ans en 68, vous n’êtes pas sans savoir que les personnes de votre génération ont été plus massivement et surtout plus radicalement à gauche que la génération précédente, et qu’en matière de moeurs, elles sont particulièrement nombreuses à avoir rompu radicalement avec les moeurs chrétiennes. C’est un fait sociologique qui ne correspond peut-être pas à votre vécu personnel. Mais un individu ne peut pas constituer à soi tout seul un échantillon représentatif d’une population.

    En tout cas, mon intention n’était nullement de vous offenser. Je dois reconnaître de plus que l’expression « maison de retraite » était inapproprié puisque, comme vous le faites justement observer, des personnes de soixante-cinq ans en état de santé normal ont encore de belles années à vivre de manière entièrement autonome.
    Au passage, j’ai connu des personnes âgées fort satisfaites de vivre en maison de retraite, y trouvant même une seconde jeunesse. D’où mon manque de tact sur ce sujet, ce dont je suis sincèrement navré.

  • momzo a écrit ::

    Votre commentaire est profondément choquant.

    Excusez moi pour ce mot (empiffrer). Il m’est venu à l’esprit parce que moi, avec des connaissances musulmanes, je me suis empiffrée de délicieuses cornes de gazelles dont j’ai encore le gout dans la bouche.

    Et, nous avons tous et toutes mangé beaucoup…avant le lever du soleil…

    Voilà! Toutes mes excuses pour adorer vos délicieuses pâtisseries.

    Ma charmante hôtesse (une de mes stagiaires) m’en a, d’ailleurs, donné la recette (ainsi que d’autres spécialités). Recettes que je n’ai jamais faites, les proportions étant données en kg.
    Il m’est même arrivée que des stagiaires nous apportent le reste des gâteaux de la nuit, le matin (après le lever du soleil), tout en regardant stoïquement les autres se goinfrer des merveilles apportées, et en ne participant pas au repas de midi. (tout en se plaignant de ce jeune, mais en disant qu’elle mangerait le soir ..)

    J’ai aussi beaucoup mangé de ces douceurs à la rupture du ramadan. Cela avec une tasse de thé à la menthe comme seuls savent les faire mes amis et l’amie de ma fille, et, franchement, je ne me suis pas sentie pas en état de jeûne, ni en période de carême (ou équivalent).
    Ceci vient sans doute de ma gourmandise (partagée).

    Mon fils, dans une autre contrée de France, partageait lui le repas du soir avec des amis musulmans pendant ramadan (après des cours de sport, il est vrai) et n’a aucun souvenir de repas frugal.

    Par contre, tous et toutes se plaignent avec beaucoup de visibilité de la dureté du ramadan, ce que les chrétiens ne font pas pendant le carême.
    Je ne vis sans doute pas dans le même milieu que vous.

    Sachez que, sincèrement, j’ai peu (pas) rencontré de personnes qui mangent léger le soir, même si, je suis bien d’accord avec vous, ce n’est pas sain.

    Que le ramadan ait une répercussion physique, je n’en doute pas. Et j’ai du mal avec cela.

    Au niveau santé, un « vrai » jeune (pardon, je ne veux pas vous vexer encore), donc sans inversion des cycles circadiens est bien plus facilement acceptable, pour autant qu’on n’en fasse pas l’équivalent d’une grève de la faim sur 40 jours (notre organisme ne s’en remettrait pas)

    Si ramadan vous pousse à plus d’empathie pour ceux qui meurent de faim, c’est très bien. J’ai, je l’avoue , entendu peu ce genre de raisons. Mais je ne connais bien évidemment pas tous les musulmans de la Terre.

    Sachez aussi, que respecter la foi de l’autre, ce n’est pas pour autant, pour moi, trouver que tout est bien dans cette foi. Sinon, je changerais de religion.
    Trouver un rite absurde dans une religion quelle qu’elle soit, ne veut pas dire mépriser ceux qui la pratiquent.J’ai par exemple trouvé ridicule que nos moines anciens se flagellent avec des orties lorsque leurs sens étaient en émoi.
    De même le fait qu’ils aient été des adeptes des liqueurs et autres petits pâtés ou autres « lichonneries » fort appréciés en ces temps anciens.Je ne les méprise pas pour autant.

    Le fait que j’ai beaucoup côtoyé et que je côtoie encore des personnes adeptes de philosophies orientales, m’a appris à différencier l’action et l’acteur. (et à ne pas me sentir visée en tant que personne, lorsqu’on critique mes habitudes culturelles…même et surtout s’il s’agit de la période de mai 1968! 😉 )

    Amicalement

  • Bon, il faut que l’un de vos lecteurs l’écrive : je voterai Nicolas Sarkozy !
    Parce que la gauche est loin d’avoir « le monopole du coeur « .
    Qu’elle s’est choisi un candidat girouette qui ne sera pas respecté à l’étranger, n’a aucune force de conviction autre que sur des tréteaux et donc affaiblira notre pays, affaiblira les français les plus défavorisés.  » Quand le riche maigri, le pauvre meurt ! « 

    Le ramadan est très respectable et difficile surtout quand il fait chaud il s’adressait à un peuple qui devait avoir la maitrise de son corps au désert.(ce qui n’empêche pas la dimension spirituelle)
    Notre carême est plus intérieur, l’entourage se moque que nous le pratiquions ou pas , et la vie intérieure n’est pas médiatique … pas de chance ! (Merci d’autant plus Koz d’avoir abordé le sujet !

    Une chose est sûre soixante -huitarde ou plus jeune nous finirons poussière, cela vaut bien une période de réflexion plus intense de ……..40 jours par exemple ! N.

  • Comme on est poussière et qu’on le sait, on espère que la Vie qui nous a déjà donné l’existence, nous invitera à la plénitude lorsque nous serons prêts à la recevoir 🙂

  • Tara à écrit :

    « Mais je ne connais bien évidemment pas tous les musulmans de la Terre. »

    Tout à fait d’accord avec vous sur ce coup. La façon de vivre le ramadan est souvent très différente d’une zone culturelle à l’autre (je n’ai jamais mangé de cornes de gazelle!). dans mon propre pays on ne mange pas la même chose lors de la rupture du jeune. Pour ce qui est de l’empathie avec ceux qui n’ont pas toujours à manger, je me ferais le plaisir si vous le souhaitez de vous donner les références dans le Coran (pas ici bien sur !). Pour le reste je suis enchanté d’avoir eu ce échange avec vous. et dimitte nobis debita nostra sicut et nos dimittimus debitorus nostris.

  • @ Frédéric Crouslé,

    Pour l’évolution du nombre de catholiques, je vous laisse la responsabilité de vos propos, vous devez avoir raison. Par contre, l’électorat de plus de 65 ans de Nicolas Sarkozy, il va bien, merci pour lui. C’est même la seule catégorie d’âge dans laquelle le président sortant reste majoritaire, et très largement, quasiment autant qu’en 2007. A mon avis, cette donnée n’a que très peu de rapports avec mai 1968 ou avec l’évolution du nombre de catholiques.

    Des mamies ou des papys qui ont un poster du Che dans leur chambre et qui votent NPA, on en trouvera toujours, mais je pense qu’il s’agit vraiment d’une infime minorité.

    Plus sérieusement, des chercheurs ont constaté que dans certaines communes, notamment près des côtes, le poids accru des retraités dans la population tendait à infléchir les politiques publiques locales. Les préoccupations majeures des plus de 65 ou de 70 ans sont la santé et la sécurité. Par contre, le nombre de places en crèche, par exemple, n’est pas dans leurs priorités. Et cela n’est pas sans conséquence sur le plan politique, et le sera de moins en moins, compte tenu du vieillissement de la population, et de la tendance à la concentration des retraités dans certaines parties du territoire.

  • Des séjours neigeux et maritimes, bien venus, me conduisent à une certaine diète virtuelle; ce sont les circonstances familiales en l’occurrence, mais la venue du Carême ne peuvent que m’encourager à la poursuivre d’une manière ou d’une autre. Bloguer, intervenir sur les réseaux sociaux avec parcimonie et discernement, pourquoi pas avec une certaine privation, peuvent être aussi un moyen de vivre le Carême, et de prendre du recul par rapport à toutes ces formes de communication de l’immédiat.

    Et puis, s’il en est qui peuvent inciter à un peu de recul et de calme dans un monde et une période de violence et d’affrontements de tous niveaux…..allons-y!

    Et puisqu’on est dimanche: bon dimanche!

  • @ azerty:
    Bon, il faut que l’un de vos lecteurs l’écrive : je ne voterai pas Nicolas Sarkozy ! Parce que la droite est loin d’avoir le monopole de l’amour de la France et de son peuple . Qu’elle s’est choisie un candidat qui ne respecte pas grand monde, n’a aucune force de conviction face aux riches et aux puissants, il a affaibli notre pays, affaibli les Français. Quand le riche est trop riche souvent il corrompt la société. http://journaldeclasse.over-blog.com/article-smag-99323354.html

  • L’Institut Thomas More a recensé 829 annonces faites par le chef de l’état à partir du 7 mai 2007 qui faisaient suite à 490 promesses de campagne : sur ces 1319 annonces 1246 ont été traitées par la puissance publique et 73 n’ont jamais été traitées. Ce qui fait 931 promesse réalisées ou en cours de réalisation soit 70,55 % dont des « mesures de solidarité » pour 10 millions de ménages modestes et de très nombreuses mesures dont certaines ont sauvé nos petites « économies » !

    Les faits sont là, et espérons que les français les plus modestes auront pour les protéger un président qui aura compris que l’on a besoin de faire travailler l’argent des riches pour profiter aux pauvres et ne flattera pas un égalitarisme démagogique qui fera fuir cet argent vers la Suisse, la Belgique, le Luxembourg …. pour ne parler que de nos voisins qui offrent 6 mois d’hospitalité « fiscale » à certains dont beaucoup se prétendent des grands coeurs de gauche (par « charité chrétienne » je ne citerai pas les noms ! ») et ne gardent qu’un pied dans notre pays où ils se contentent de « profiter » de ce que nous payons sur nos impôts qui seront pris sur des revenus de plus en plus modestes puisque l’on veut faire fuir les riches, ce n’est pas de l’amour qu’a notre président pour « les riches », c’est de la lucidité !
    La France ne doit pas être une résidence secondaire !

    Pour en revenir au thème de ce billet : aimer son prochain plus défavorisé ce n’est pas le dire à longueur de discours c’est AGIR : c’est pourquoi je persiste, je voterai NS parce qu’il a fait ses preuves !

    Vous avez raison Koz, une campagne électorale en période de carême ne facilite pas les choses, l’on ne peut se contenter du confort des bons sentiments et l’époque du jeûne surtout physique était peut-être plus facile ou plutôt , plus apaisante et apaisée ! N.

  • @azerty

    sur ces 1319 annonces 1246 ont été traitées par la puissance publique et 73 n’ont jamais été traitées

    Ca c’est de la statistique qui dépote!
    Par curiosité, j’ai regardé de quoi il s’agissait, et il semble que vous avez oublié l’essentiel: pour les 1246 annonces « traitées » (les guillemets sont de l’institut TM…), Sarkozy reçoit la note globale est 9,5/20.
    Pour ceux que ça intriguerait aussi:
    http://barometre-sarkozy.com/

  • Les chiffres, vous ne pouvez pas l’ignorer peuvent être vérifiés ailleurs.
    La note est effectivement sévère mais ayant ressenti la « sensibilité » de quelques uns il m’a semblé préférable de les reprendre dans cet institut. Par ailleurs l’on ne pouvait en attendre moins de ses membres très attachés à Bruxelles dont on connait le légendaire respect de l’action et de l’efficacité !

    Mais semble-t-il nous ne nous convaincrons pas alors retrouvons la paix et … le silence ! N.

  • Les journaux en fin de compte ne parlent pas toujours de ce qui nous intéresse. Pas beaucoup de lignes sur le carême, et à peine plus sur le décès de Maurice André….

  • Les chiffres qu’il vaut mieux ignorer: « Le phénomène des incendies de voitures, une exception française, est resté stable en 2010 avec 42.000 voitures brûlées, soit une moyenne de 115 par jour. » (Source site TF1 news)

  • @ jfsadys:

    Objection de croissance ? Mais FH est aussi drogué à la croissance que NS. Il compte même sur elle pour équilibrer ses comptes… Cela ne me semble pas un critère discriminant entre les deux candidats.

    Quant aux pauvres, FH va en fabriquer, en masse. Ce n’est pas eux qu’il défend, ses soutiens sont ceux qui vivent de l’impôt à l’abri d’un statut. Pas vraiment ma définition des plus faibles.

  • François Hollande va-t-il nous apporter d’un coup de baguette magique la solution à tous les problèmes de la France ? Bien sûr que non, et d’ailleurs il ne le prétend pas, contrairement au candidat victorieux de 2007 (qui est aujourd’hui logiquement confronté à son bilan). Quel que soit le président élu, nous savons tous que la période qui vient va être difficile, que la marge de manoeuvre sera faible, et que la « tendance » générale sera la même, même si les mesures proposées diffèrent « à la marge ». Nous savons également que sans croissance, même en multipliant les plans d’austérité, nous échouerons dans notre tentative de ramener le déficit à 3% ; le PS et l’UMP s’appuient d’ailleurs exactement sur les mêmes hypothèses de croissance pour les prochaines années.

    Non, ce qui va être décisif (l’est déjà), malgré le faux suspense que tentent d’entretenir les médias (une élection jouée d’avance, ce n’est pas vraiment passionnant), c’est le rejet majoritaire du président sortant. Il y a sans doute une part d’injustice dans ce rejet (la crise a incontestablement pesé sur le bilan) mais il y a aussi à l’évidence des raisons objectives (une série d’affichages à tout le moins maladroits, une manière de gouverner contestable, une tendance systématique à diviser les Français, un ensemble de promesses déçues notamment pour les catégories populaires…).

    Une alternance s’impose donc. C’est normalement assez naturel dans une démocratie, cela lui permet de respirer. Et quoi qu’on en dise, le nouveau président et la nouvelle équipe gouvernementale n’ont pas a priori moins de légitimité ni moins de qualités pour exercer le pouvoir. Et cela permettra aux équipes sortantes, depuis dix ans aux manettes, de se reposer un peu et de se régénérer…

  • @ jfsadys:

    L’économiste de formation que je suis vous dira qu’on peut avoir deux regards sur les dysfonctionnements manifestes du système actuel : (1) il faut viser moins de croissance et tout administrer ou (2) réintégrer dans le système les coûts cachés, par exemple mais pas seulement la pollution, et laisser les acteurs s’ajuster. Cela conduirait à une croissance structurellement différente mais préserverait un dynamisme plus gratifiant et éviterait la mainmise d’une bureaucratie fonctionnant à la moraline.

    Quant à mon couplet sur FH et les pauvres, il traduit une conviction forte : le problème du « modèle » français, ce n’est pas d’abord qu’il est économiquement inefficace, au bord de la faillite, c’est qu’il est profondément injuste, au détriment des plus faibles : il privilégie systématiquement ceux qui ont une place au détriment de ceux qui en cherchent une.

  • @ Aristote:
    C’est vrai je n’ai aucune formation d’économiste. Une de mes filles qui fait des études d’expert comptable me le rappelle souvent elle aussi. Michel Rocard déplorait aussi en son temps ce manque de culture économique de la gauche. Donc sur ce terrain effectivement je suis incapable de vous répondre et d’argumenter sur vos remarques concernant François Hollande et le modèle français. Et puis j’ai pas trop envie de le faire non plus. J’ai quelques griefs personnels et d’ordre privé à l’égard de certains socialistes. Ce que je peux vous affirmer c’est que je sais gérer. Ce que je peux vous affirmer c’est que les difficultés du groupe Natixis de la Banque Populaire ou les difficultés du Crédit Agricole, je n’y suis pour rien et mes enfants non plus et mes parents non plus et mes grands parents non plus. Arrière grand père tailleur de pierre, grand-père paternel peintre en lettres et en bâtiment, grand-père maternel petit commerçant, parents enseignants, moi-même instit de campagne, et tous mes enfants au travail, nous avons créé de la richesse en vivant en dépensant moins qu’on ne gagne et en mettant un peu d’argent de côté en cas de coup dur. Quand je vois la réussite de certains de mes anciens élèves je réalise que j’ai participé à la création de richesses à fortes valeurs ajoutées! ;+)) Jusqu’à 1974 le modèle social français a fonctionné et a amélioré les conditions de vie de tout le monde, je dis bien tout le monde. Sans la sécurité sociale les docteurs, les chirurgiens, les dentistes, les pharmaciens auraient-ils été aussi prospères qu’ils l’ont été? Depuis 1974 ça va beaucoup moins bien et maintenant si vous acceptez le fond de ma pensée et bien ce n’est pas François Hollande et son programme qui m’inquiète mais Nicolas Sarkozy et le sien. Mon point de vue sur la situation présente: http://journaldeclasse.over-blog.com/article-election-presidentielle-100413267.html

  • J’ai pas dormi et j’ai rien compris au commentaire d’Aristote. J’essaierai de le relire demain.

    Sinon j’ai compris le commentaire de Jeff et je suis entièrement d’accord avec. A un détail près, ça me fait toujours rigoler quand on dit que Sarkozy « divise les Français ». D’abord tous les présidents sortants ont toujours divisé l’opinion des Français. Quant à ses manoeuvres sur l’identité, etc, elles divisent surtout la gauche sur ses propres contradictions.

  • En pratique ? Principalement : Retraite Dans la ville le matin ou dans la journée et, mes petits efforts à moi pour « tester ma liberté » : je ne picole plus hors des occasions (invitations, anniversaires), et je m’impose une restriction à l’usage des réseaux sociaux. Pas un arrêt complet, parce que je considère qu’ils peuvent avoir du bon, mais je lève le pied, pour regagner de la disponibilité d’esprit.

    Et, si je (re)chute, je me relève.

  • @ Logopathe,

    D’accord avec vous sur le fait que les présidents divisent tous l’opinion, quasiment par définition, puisqu’ils sont soit de droite soit de gauche. Mais il y en a quand même de plus clivants que d’autres. Et je crois que l’actuel décroche le pompon. Pourquoi ? Il y a plusieurs raisons mais la principale, je crois, c’est que c’est dans son mode de fonctionnement, dans sa personnalité. Il a besoin du conflit pour exister, pour se positionner, pour s’affirmer. Pour séduire une partie de l’opinion, il va jouer la droite décomplexée contre l’héritage de mai 68, les juges contres les policiers, les salariés du privé contre les fonctionnaires, les travailleurs qui se lèvent tôt contre les assistés, les vieux contre les jeunes, les Français contre les étrangers, le peuple contre les corps intermédiaires, etc.

    Personnellement, et je crois que je ne suis pas le seul (car au moins Hollande, Bayrou et Villepin sont d’accord avec moi), je ne pense pas que l’on puisse réformer un pays dans cette tension permanente. Je pense que la condition préalable, c’est la cohésion sociale, le rassemblement, le sentiment que les efforts sont justement répartis, l’acceptation du vivre ensemble, la confiance, l’affirmation d’une identité qui englobe et non qui divise…

    Au moins sur ce point, on peut s’accorder pour dire que Sarkozy a complètement échoué. Mais je pense qu’il n’avait pas les outils personnels pour réussir. Pour le reste, il est vrai que l’anti-sarkozysme se nourrit aussi de jugements injustes et d’excès sur les fameuses « heures les plus sombres de notre histoire »…

    Mais n’y a-t-il pas une forme de justice, au fond, du type de celle de « l’arroseur arrosé », à voir celui qui a voulu exister en désignant sans cesse des boucs émissaires se retrouver lui-même dans le rôle de « punching ball » ? Personnellement, pourtant, j’ai du mal à m’en réjouir. Je lui souhaite donc une sortie digne, par la grande porte. Et je souhaite aussi que son remplaçant se montre à la hauteur.

Les commentaires sont fermés