Une guerre de civilisation

Bruits de bottes sur le continent. De bottes, de rotors, de chenilles, de navires militaires. C’est le vacarme ordinaire d’un pouvoir autoritaire, qui ne rechigne pas à empoisonner puis emprisonner ses opposants. Un pouvoir qui n’a pas hésité à interner dans ses sinistres prisons Nikita Ouvarov, un gamin de 14 ans, avant de le condamner à 5 ans de prison pour terrorisme ce 11 février : il avait envisagé de détruire un local FSB virtuel dans le jeu Minecraft. Un pouvoir qui assure la survie de la tyrannie biélorusse du dictateur Loukachenko, lui qui réduit son peuple à la détention, à la frontière même  de l’Union Européenne. Pouvoir qui piétine la liberté des siens et la plus légitime aspiration des peuples à la souveraineté.

Pourtant, chez nous, face aux dizaines de milliers de soldats massés, face aux centaines de tanks déplacés, face aux batteries de missiles relocalisées et aux navires déployés, certains « n’y croient pas ». A vrai dire, que la Russie déclenche la guerre ou qu’elle se borne à exercer une brutale menace militaire sur un pays libre, le question est presqu’indifférente. Il ne s’agit pas d’y croire ou de ne pas y croire, et les réminiscences historiques sont terribles qui nous rappellent d’autres pouvoirs forts qui ont annexé des territoires dans le déni des démocraties.

Ceux-là, qui n’y croient pas, habituellement imbus de souverainisme, se dérobent face à l’écrasement de la souveraineté d’un pays occidental libre. Ils ont été de toutes les complaisances face aux « pouvoirs forts ». Hier, c’était Trump, c’était Bashar El-Assad. C’est, encore aujourd’hui, Vladimir Poutine. Ils n’ont toujours pas compris que ces gens-là étaient forts… contre nous. Dans notre débat national, ils affirment défendre la civilisation occidentale, la civilisation chrétienne. Que reste-t-il de la civilisation occidentale sans les droits de l’Homme, sans la démocratie, la liberté, le pluralisme, l’autodétermination des peuples ? Que reste-t-il du christianisme quand c’est la force qui est magnifiée, quand l’un de ces candidats peut se revendiquer « pour l’Eglise, contre le Christ » ? Il n’en reste rien. Une civilisation de papier, morte, creuse. Inexistante. Rien qu’un travestissement. Rien qu’une complaisance avec la force, et même la brutalité. Rien qu’une obsession, l’islam. Rien qui vaille d’être défendu. Ne nous y trompons pas, nous non plus, en donnant la prime aux matamores ordinaires.

Photo by Max Kukurudziak on Unsplash

(chronique du 15 février 2022)

Retrouvez sur cette page toute l’actualité autour de mon dernier livre Fin de vie en République – Avant d’éteindre la lumière

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23 commentaires

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    • LES valeurs chrétiennes, c’est AIMER, aimer le pauvre, le frère persécuté, AIMER Dieu Père Fils et Saint Esprit, AIMER L’étranger, AIMER ses ennemis. Il n’ya pas d’autre valeur chrétienne que celle-ci : AIMER, comme Dieu nous aime. Je me méfie des personnes qui utilisent l’expression valeur chrétienne pour exclure, condamner, ostraciser… Je ne dis pas que c’est votre cas, mais il ne faut pas rester dans le flou, utiliser des expressions dans lesquelles on met tout et n’importe quoi. Ne nous laissons pas récupérer par des forces contraires à l’évangile, d’où qu’elles viennent.

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      • Je vous ai bien entendu et, puisque vous ne me connaissez pas, si j’ai utilisé l’expression « valeurs chrétiennes » c’était pour faire écho à ce qu’on entend beaucoup et qui, selon l’auteur, signifie tout et son contraire. Mon commentaire est resté sciemment bref sans être flou. Je n’ai ni le temps ni la prétention d’écrire un billet.Je voulais simplement insister sur le fait que quand il ne reste presque plus rien dans les faits d’une référence à ces « valeurs…» qui sont sans doute chrétiennes mais qui sont avant de l’être, humaines, ou c’est plus très crédible. J’ajoute que pour moi, l’Évangile, c’est-à-dire que le Christ les ait incarnées, leur donne une autre dimension. Cela étant je vous réponds en ayant un peu oublié le billet qui a donné lieu à mon premier commentaire. J’ajoute que, sans faire preuve de susceptibilité, j’evite, pour ma part, tout ce qui peut apparaître comme une forme de jugement d’intention sur de simples mots.

  • « Pour l’Église, contre le Christ. » Un aveu extraordinaire. Se poser en défenseur de la « civilisation chrétienne » tout en rejetant son fondement spirituel et philosophique est une manipulation de première grandeur.

    Ceci remet en mémoire la fameuse phrase de JM Le Pen, « j’aime mieux ma fille que ma nièce, ma nièce que ma cousine, ma cousine que ma voisine » – dévoiement et rejet de la notion d’amour du prochain. C’est un fil rouge de l’extrême-droite identaire: le christianisme qu’on met en emblème alors qu’on en renie les valeurs essentielles.

    Dans ce contexte, la communauté d’idées avec un Poutine est parfaitement cohérente.

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    • C’est une évidence et c’est aussi dans une filiation assez évidente avec le maurrassisme. On célèbre l’ordre social qu’apporterait l’Eglise, mais on méprise le Christ, trop indulgent avec les faibles, les petits, les malades. Chaque chrétien et plus encore chaque catholique devrait le vivre comme une insulte. Sauf à assumer que l’Eglise a trahi le Christ.

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      • On peut donc lui laisser le mérite de la clarté.
        Cela dit, il est clairement pour un christianisme culturel (celui de 1905 ?). Est-ce par continuité historique en plus d’une invisibilisation des choix religieux de chacun ?

        De plus, le candidat en question n’est ouvertement pas chrétien. De là il aurait été plus étonnant encore qu’il se dise pour l’Eglise (héritage administratif romain direct) ET pour le Christ (ici sans doute vu comme obligation d’accueil de l’étranger sans condition).

      • Je ne lui reproche pas d’avoir une position que je réprouve. Je reproche aux catholiques de le suivre en faisant le choix d’ignorer la matrice de ses positions. Ce n’est pas simplement un christianisme culturel qu’il soutient, mais un christianisme identitaire. Ce n’est donc pas seulement un christianisme privé de son âme, mais une contradiction dans les termes. Ce christianisme identitaire n’a plus rien de chrétien. La seule chose qu’il approuve en lui, c’est la contribution à l’ordre. Mais Zemmour n’a pas de problème qu’avec les immigrés, il a un problème avec le message même de l’Evangile. N’allez pas lui parler de pardon, n’allez pas lui parler d’aimer ses ennemis, n’allez pas lui parler de l’accueil de la faiblesse etc.

  • Bonjour,

    Je suis surpris par cette façon de présenter la crise russo-ukrainienne.
    Poutine ne veut pas que l’Ukraine intègre l’OTAN. Les américains, à la manoeuvre pour l’Occident, refusent d’accorder cette garantie.
    Je me pose la question suivante: quelle serait la réaction des américains si le gouvernement mexicain autorisait l’installation d’une base russe au nord du Mexique? Jusqu’où les américains auraient été prêt à aller en 1962 lors de la tentative d’installation de missiles soviétiques à Cuba?

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    • Tous les poutiniens s’entichant de cette analogie bancale, vous me permettrez de copier ce que j’ai écrit ailleurs.

      ==

      Mais qu’est-ce que vous avez tous avec le Mexique ? L’analogie ne tient pas, ne serait-ce que pour des raisons de continuité géographique. L’Ukraine est au moins autant en Europe que dans le giron de la Russie. Quel rapport avec le Mexique ? Depuis quand on valide l’aspiration des autocrates à faire taire les pays souverains ? « C’est tout de même bien compréhensible que les aspirations souveraines de l’Ukraine irritent Moscou, d’où proteste-t-on ? » Il faut lire l’article que je viens de partager sur l’histoire ukrainienne et ses valeurs profondes, qui paraissent bien éloignées des valeurs russes. De quel droit les renverrait-on dans une position subalterne à l’égard de la Russie ? Pourquoi aurions-nous cette complaisance à l’égard de ce pouvoir autocratique et brutal ? L’Ukraine est un pays souverain, qui doit être respecté comme tel. Elle penche vers l’Europe et, soit dit en passant, on devrait avoir à cœur de soutenir un pays qui fait le choix de valeurs de liberté et de démocratie plutôt que de valider les positions d’un gars qui empoisonne ses opposants et emprisonne des gamins de 14 ans pour des délits d’opinion.

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  • je ne savais pas que le candidat visé avait dit cela, mais ça ne m’étonne pas. Il se sert de la « valeur chrétienne » pour faire main-basse sur des chrétiens que l’on peut qualifier d’identitaires et qui trahissent leur foi sur l’autel de l’ambition pour un projet que je n’arrive pas à qualifier , même si on peut je pense utiliser le terme de réactionnaire. certains présumés chrétiens ont déjà franchi le rubicon : Christine Boutin, Philippe de Villiers. Si les catholiques, se laissent aller à écouter les sirènes du candidat Zemmour, c’est très grave pour toute la communauté des croyants de France et de l’Eglise universelle.

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  • Christine Boutin et Philippe de Villiers sont des retraités ou des quasi-retraités de la politique. Plus inquiétante est la position d’un François-Xavier Bellamy, ou d’un Eric Ciotti, qui s’annoncent déjà prêts à voter Zemmour au second tour. Belle façon, en actant sa future défaite, de torpiller la candidature de la représentante de leur parti… Le fameux cordon sanitaire maintenu par Jacques Chirac pendant trente ans est bien mort avec lui.

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  • Il n’y a pas si longtemps, François-Xavier Bellamy accueillait Philippe de Villiers au théâtre de Versailles, en compagnie (à ses côtés) de Marion Maréchal Le Pen. L’un conseille Zemmour, on attend que l’autre se décide. Quant à lui, en effet, il lui a planté un sérieux coup de couteau dans le dos, très volontairement. Quand on est dans une campagne, on n’annonce pas avec tambours et trompettes le parrainage d’un autre candidat (sauf quand on est Lisnard et qu’on parraine Mélenchon, de sorte qu’il n’y a aucun doute sur d’éventuelles accointances), et on n’envisage pas publiquement l’absence de son candidat au second tour pour donner sa préférence. Bellamy sur ce coup me fait penser à Nicolas Bay au Rassemblement National, se maintenant dans une équipe de campagne avec, déjà, un pied dans une autre.

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    • je voudrais vous demander si vous vous sentez proche de l’association CLARIFIER dirigée notamment par Annie Laurent qui est une spécialiste de l’Islam. CLARIFIER dit qu’ils faut faire la distinction entre l’Islam comme religion qu’on a le droit et même le devoir de critiquer, et les musulmans infiniment respectables. Je crois que c’est une manière responsable d’aborder le problème : oui, on a le droit de critiquer une religion, non a n’a pas le droit de condamner ou discriminer des personnes parce qu’elles sont musulmanes. Je pense que cela correspond assez bien à ce que vous dites dans votre blog.

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  • Si je vous suis, un catholique ne devrait pas voter EZ car il dévoie le message du Christ, en tentant de faire main basse sur l’électorat catho conservateur.
    J’aimerais bien savoir quel programme de candidat ne comporte pas une seule mesure / déclaration contraire à ma foi, et pour lequel je pourrais voter sans compromission ?
    La réponse est simple : il n’y en a pas.
    Il suffit de voir le seul exemple des positions sur l’euthanasie des candidats (cf autres billets et messages de Koz)

    Un catho de bonne volonté et de bonne foi (sans mauvais jeu de mot) est-il donc condamné à ne jamais voter ?

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  • Mon coeur saigne, je perd toute estime pour pas mal de mes amis. Merci, votre article et ces échanges me consolent un peu.
    Je suis très très déçue par Bellamy. Je l’étais déjà avec sa charge contre le passe vaccinal. Alors que les enfants ne pouvant pas aller à l’école sans les vaccins avaient déjà le passe et donc les adultes aussi. Donc franchement. ?

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  • Vous laissez entendre qu’en gros si je suis catholique, je ne dois pas voter EZ, car il est percu comme défenseur autoproclamé des chrétiens (le revendique-t-il réellement ou n’est-ce que votre perception ? Je n’en ai pas la conviction) alors qu’il ne me rejoint pas dans le fondement de ma foi.
    Mais quel candidat n’a pas une mesure ou n’a pas fait une déclaration qui est contraire à ce qui fait ma foi catholique ?
    Aucun !

    Donc soit je ne vote jamais, soit j’accepte le compromis, et je ne vois pas en quoi faire un compromis sur la position du candidat au sujet de l’euthanasie serait « moins pire » qu’un compromis sur une vision de l’immigration ou sur un positionnement en politique internationale ?

    Je ne sais pas si Bellamy a expliqué sa position, mais rien que son positionnement devrait apporter un peu de nuance dans le jugement de certains… « trahissent leur foi » « contraire à l’évangile »

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    • Je ne crois pas, pour reprendre votre commentaire par la fin, que le positionnement de François-Xavier Bellamy doive remettre en question mon appréciation. Pas plus que ceux de Jean-Frédéric Poisson, Christine Boutin ou de Laurence Trochu et Sébastien Pilard… qui, tous, font de leurs convictions catholiques un moteur de leur engagement. Ils font erreur.

      Et je crains que vous ne péchiez par ce que, habituellement, ce milieu réprouve instinctivement : relativisme.

      Car non, de fait, aucun candidat n’a jamais été en tous points conformes à la doctrine de l’Eglise, pas plus que nous le sommes les uns les autres. Il n’y a pas de « candidat catholique », il y a de plus ou moins grands écarts.

      Je n’appellerais pas la légalisation éventuelle de l’euthanasie un compromis. Je ne sais ce que je ferai si elle devait être au programme d’un candidat pour lequel j’envisagerais de voter, mais il est assez probable que ce soit un empêchement de mon vote. A ce stade, seuls Hidalgo, Jadot et Mélenchon le mettent clairement au programme.

      Et quand bien même on voterait pour eux, on ne troque pas une infraction pour une autre. On ne s’autorise pas un « compromis » sur l’immigration parce que d’autres s’autoriseraient un « compromis » sur l’euthanasie. On fait face à sa conscience personnelle, sans se comparer pour se légitimer.

      Mais vous ne pouvez pas non plus voir les positions de Zemmour sur l’immigration comme un simple compromis. Je ne dénie en rien le droit de réguler l’immigration, ni l’inquiétude plus que légitime face, à tout le moins, à une pratique de l’islam. Mais sans même débattre de ses condamnations judiciaires, son discours est viscéralement xénophobe, haineux, orthogonalement contraire à l’Evangile. Les derniers propos pour lesquels il a été condamné sont limpides, en ce qu’ils sont dépourvus de la moindre réserve et de la moindre charité : « _ « Ces jeunes, comme le reste de l’immigration […] n’ont rien à faire ici : ils sont voleurs, ils sont assassins, ils sont violeurs, c’est tout ce qu’ils sont ; il faut les renvoyer et il ne faut même pas qu’ils viennent_ » Son traitement de l’immigration revient à une déportation, ce que ses camarades identitaires appellent « remigration », et qui porterait aussi sur des citoyens français. Ses derniers propos devant les syndicats de policiers étaient encore effarants en ce qu’il leur donnait carte blanche pour le traitement le plus violent de la délinquance par la population immigrée. Quand on explique qu’il y a deux djihadismes, le djihadisme terroriste et le « djihadisme du quotidien » réalisé par les « délinquants de quartier », on accepte que les simples délinquants (aussi détestable soit évidemment leur activité) soient traités comme des terroristes.

      Quant à ses positions sur Poutine et l’Ukraine, elles le disqualifient plus encore. Elles montrent bien sa fascination pour la force, l’autoritarisme et sa soumission à ceux qui la pratiquent. Quand on est de ceux qui ont insinué et entretenu la fascination pour Poutine, on n’est en rien un patriote ni un défenseur de la démocratie. Qualifier Poutine de « démocrate autoritaire » est un scandale. Prétendre qu’il utilise des « moyens autoritaires que nous n’utiliserons pas » est nous prendre pour des imbéciles, comme d’ailleurs la précédente déclaration sur les délinquants de quartier le signale déjà.

      Avoir, encore, déclaré son opposition à l’accueil de réfugiés ukrainiens au prétexte que cela déstabiliserait le pays montre une fois encore son visage détestable. Il ne s’agit même plus de se poser la question d’accueillir des réfugiés d’une culture différente, mais d’accueillir des réfugiés de culture européenne et chrétienne. En déclarant cela, il montre à la fois que ses positions sont foncièrement xénophobes… et rabougries : que croit-il donc de la France s’il imagine que des réfugiés ukrainiens seraient en mesure de la déstabiliser ? Est-elle si faible ? Il n’y a en fin de compte aucune grandeur dans sa vision de la France, juste de la frilosité et de la peur.

      Enfin, Zemmour est allié avec des gens dont l’opposition frontale à tout ce que peut accepter un catholique est évident. Je parle de Damien Rieu, de Jean-Yves Le Gallou, de Bruno Mégret, tous ces champions de l’identitarisme et du racialisme, mais aussi du soutien reçu et non refusé du Parti de la France aux relents néo-nazis (cf l’un de ses dirigeants posant devant une bombonne marquée « Zyklon B » et l’autre avec un t-shirt « Maréchal Pétain »). Voir aussi la présence des Zouaves de Paris à son meeting qui, non, ne sont pas simplement rentrés par un manque de vigilance tant ils sont connus des organisateurs. On peut penser encore à Marion Maréchal, qui annoncera son soutien demain et qui est plus radicale encore que sa tante, plus impliquée dans les milieux de l’ultra-droite. Ces milieux fascisants se revendiquent encore bien souvent d’un néo-paganisme qui démontrent une structuration mentale et quasi-religieuse inquiétante et inacceptable pour un catholique.

      Tout cela ne peut pas être minoré par un catholique et accepté parce que le monsieur veut arrêter l’immigration, comme si nos angoisses devaient autoriser toutes les saloperies – sans oublier aussi que l’accueil de l’étranger est un des fondements bibliques, dès l’Ancien Testament, de sorte que l’utiliser comme paravent pour ne pas voir pire encore est assez « paradoxal ».

      Il y a des politiques auxquels je suis opposé, dont je peux dénoncer les positions, contester les visions, en débattre contradictoirement. Rappeler ce que j’écris plus haut me permet de me souvenir que tout me révulse dans ses positions, tout doit être combattu parce que tout puise au pire.

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      • (Pardon pour le doublon, je croyais que mon premier commentaire avait subi un raté dans sa publication)

        Merci pour cette réponse, qui aide en effet à réfléchir.

        Cependant je trouve que vous manquez de nuance – ce n’est pas la première fois que je le remarque.
        Il y a un côté un peu professoral (sans doute grâce à vos talents d’écriture) qui laisse trop peu de place à la nuance, et qui, au lieu d’inviter à réfléchir, pourrait parfois inciter à se raidir.

        A titre personnel, je suis sensible aux sujets qu’EZ soulève, bien que gêné par la rudesse de certaines de ses propositions, et par le fait qu’il en ignore bien d’autres (la santé, le grand âge par exemple).
        Je cherche donc à réfléchir en parcourant les articles et les publications, mais ce que vous dites est tellement dans la certitude que ça pourrait par réflexe me faire fuir, et emporter ma volonté de réflexion plus avant.
        Je n’imagine pas être le seul dans ce cas ?
        Par exemple, c’est un peu navrant de lire que s’agissant d’EZ « tout » vous révulse, alors qu’à l’évidence, chez n’importe quel candidat, il est simple de trouver quelque chose avec lequel on est d’accord.
        Si vous êtes révulsé par « tout » EZ, mais alors qu’est ce que vous dites de Jadot, Mélenchon ou Taubira ??
        J’ai l’impression que ce qui vous révulse davantage, ce n’est pas tant la position d’EZ, mais plutôt le fait que des cathos s’engouffrent chez lui en mettant en avant l’argument de leur foi…

        Vous prenez l’exemple de son refus d’accueillir les réfugiés ukrainiens ; je ne partage pas son avis, tout comme vous.
        Cependant, EZ dit lui-même que c’est une position « dure », mais il indique que c’est une position de principe, et qu’y déroger ferait perdre le sens de sa politique.
        Et ses principes (dans l’absolu toute personne devrait avoir vocation à rester dans son pays pour contribuer à son développement / l’attractivité de notre protection sociale française est sans doute un paramètre à revoir / …) ne me semblent pas être directement issus de Satan ? des « saloperies », « révulsant », et tout le vocable particulièrement extrême ?

        Et quand bien même, ne peut on pas voir les positionnements extrêmes (quels qu’ils soient) comme des invitations à déplacer un peu des curseurs, ou infléchir certaines de nos certitudes (ou alors c’est que je deviens « enmêmetemps-iste » ?)

        Je pourrais aussi évoquer le fait que bien avant d’être candidat, les livres d’EZ ont souvent été des best-sellers, alors qu’il n’y fait que des constats, et ne parle pourtant pas de solutions.

        Si les constats sont plébicités par nombre de personnes, je pense qu’on est dans l’erreur de tout balancer, façon antifa mono-neurone = « on ne dialogue pas avec l’extrême droite »

        J’admire les gens qui ont les idées si claires sur leur vote ; ce n’est pas (encore ?) mon cas. J’ai déjà du mal avec la question du « qui n’aura pas mon vote », je n’en suis pas à la question « si ce n’est pas lui, mais pour qui diable vais-je voter ?? »

        Mais merci encore car, malgré ce que j’ai dit plus haut, je garde ma volonté de réfléchir !

      • Alors, de vous à moi, les gens qui commentent mon « ton », ça me fatigue. Est-ce que je commente le vôtre ? Voulez-vous vraiment que j’essaie ?

  • Bref, à la veille de l’élection, rien n’est décanté..aucun candidat ne ressort du lot
    Autrement dit, on va encore devoir voter blanc ou ne pas se déplacer…c’est lassant et éprouvant pour les nerfs.
    Koz, je suis d’accord avec la quasi-totalité de ce que vous dites, quand vous présentez-vous donc à la Présidence? (c’est une question sérieuse, je pense que vous devriez créer un parti en vue des élection de 2027).

    Sinon comme le dit Pascal Brigonnet, merci pour votre article et vos commentaires.

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