5 commentaires

  • Témoignage d’un chrétien vivant en Irak :
    « En particulier, les expatriés installés en Europe me disent que leur pays d’accueil est en train de s’islamiser, et que, dès lors, ils préfèrent revenir en Irak. »
    C’est du vécu et peut être un début d’explication ?

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    • Vous m’excuserez mais cela fait bientôt 12 ans que j’observe ce schéma qui consiste à évoquer le ressenti supposé de chrétiens d’Irak non identifiés. Le sujet de l’islamisme est sérieux, c’est évident, mais ça ne fait pas de ces phrases non attribuées et procédant au mieux de sentiments personnels des analyses.

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  • De toute évidence, et plus encore au vu des derniers développements en ce début d’année, nous ne pouvons plus considérer les États-Unis comme un pilier de l’ordre international. Au contraire. Quant à la stratégie nationale de sécurité telle que publiée par l’administration Trump, elle remet en cause notre alliance avec eux, ou, à tout le moins, elle conditionne ladite alliance à un alignement idéologique inacceptable pour un pays indépendant. Extrêmement inquiétant, alors que nous avons refusé de faire jusqu’ici les efforts nécessaires pour adapter la France et l’Europe au découplage d’avec les Américains, une situation qui pour être nouvelle n’était pourtant pas moins prévisible, au moins depuis l’époque Obama.

    En ce qui concerne JD Vance, je ne suis pas certain de sa position réelle. Au moment de la première candidature de Trump, il a eu des mots définitifs contre lui (https://www.politico.com/news/2024/07/15/jd-vance-donald-trump-comments-00168450). Évidemment, aujourd’hui il ne perd pas une occasion de prouver sa loyauté au big boss. J’en conclus que ses convictions sont très flexibles. Certes, il comprend et représente le point de vue des classes moyennes et populaires qui se sont vues en perdantes de la mondialisation et de la désindustrialisation – une composante très importante de la base trumpiste. Mais son objectif est maintenant une candidature en 2028, qui nécessite de ne fâcher personne dans le camp MAGA. Pour cela, il est allé jusqu’à refuser d’en exclure la composante antisémite (https://edition.cnn.com/2025/12/22/politics/jd-vance-nick-fuentes-antisemitism-analysis). Je soupçonne que cette prudence est la motivation première de sa communication.

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    • Obama paraissait trop sympathique et compatible pour vouloir vraiment dire ce qu’il disait…

      Les évènements du week-end nous montrent clairement que seule la force prime dans la vision américaine. Je voyais ce matin que, interrogé sur son soutien à la démocratie au Venezuela, Trump a répondu : « nous n’en sommes pas là. Pour le moment, ce que nous voulons faire, c’est régler le problème du pétrole » (source). Les débats sur la légalité internationale de l’intervention me semblent donc tout à fait déplacés : la motivation assumée est celle des ressources pétrolières et une intervention motivée par la prédation économique n’a jamais laissé place au doute sur son illégalité fondamentale. Le fait que le dirigeant du pays soit une ordure n’est qu’une circonstance facilitatrice. Donc oui, l’ordre international n’est plus un sujet.

      En ce qui concerne Vance, c’est bien sur la base des débats suscités dans la sphère conservatrice que j’ai envisagé ses déclarations. Dans l’interview donnée, il est directement interrogé à ce sujet. Et, de fait, il n’a même pas eu la rigueur de refuser le plus évidemment inacceptable au sein du camp Maga, reléguant l’antisémitisme et le néo-nazisme d’un Fuentes au rang d’une composante. Si ses convictions sont flexibles et si sa communication est prudente, quelles seront ses véritables convictions lorsque la prudence ne sera plus de mise ?

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