Mobilisation !

Je le disais récemment encore à une camarade. L’important n’est pas l’échec, c’est la façon dont on y fait face. Lorsque l’on relit le parcours de grands politiques, grands acteurs, grands peintres, grands stratèges, on remarque fréquemment qu’ils ont, comme d’autres, connu de graves échecs, des désillusions fortes, des traversées du désert. Mais certains s’écroulent sous le choc. Ils abandonnent et ressassent. D’autres puisent en eux les ressources nécessaires et, au soir de leur vie, on ne se souviendra même plus de leurs échecs.

La gauche en est là. On va voir si elle est couillue, ou si elle s’écroule.

Elle donne davantage l’impression de tenter de stopper la voie d’eau avec du papier buvard.

Pourtant, il y a de quoi faire. Le Paloma ! Rien que le Paloma. Ne me dîtes pas que les français sont amnésiques au point d’avoir oublié l’extrême vulgarité de ce choix, après cette nuit passer au Fouquet’s, à péter dans des draps de satin ? Est-ce là un Président qui s’occupera des français ? Ce Président qui court avec des Ray-Ban, en Nike, et qui ne boit pas de vin, est-il bien un Président français ? Peut-on laisser faire ? Laurent Solly à TF1 ! Enfin, un ancien directeur de campagne adjoint nommé à Tf1, c’est tout de même du pain béni. Il y a, aussi, Rachida Dati et ses pressions sur la presse.

Le Ministère de l’Immigration, de l’intégration, de l’identité nationale, et du codéveloppement, il l’a fait ! Sous une dénomination tarabiscotée, d’accord, mais il l’a fait.

Maintenant, il y a ses mesures. Ainsi de la défiscalisation des heures supplémentaires. Calamiteux pour le budget de l’Etat et sans effet sur l’emploi. La déductibilité des intérêts sur les emprunts immobiliers, qui ne profite qu’aux riches, qui est mal ficelée, qui ne convaincra personne d’acheter tout en poussant les prix à la hausse du fait de l’accroissement de la demande. Ces mesures, qui divisent les économistes, habituellement unanimes. La preuve que Nicolas Sarkozy est un diviseur.

Il y a aussi les peines-planchers, qui sont contraires aux principes de l’individualisation de la peine. Le service minimum, qui est inapplicable et que les français sont majoritaires à ne pas vouloir.

L’Europe ! Rien que l’Europe, que Nicolas Sarkozy est en train de brader, alors que l’on aurait pu réunir une nouvelle CIG pour renégocier un Traité, plus ambitieux, plus proche du modèle social français, et plus souverainiste. Après en avoir bradé le contenu, c’est par voie parlementaire qu’il veut faire passer le Traité, façon de court-circuiter et insulter l’expression de la volonté populaire.

Enfin, il y a la présidentialisation du régime. Il n’est pas besoin d’être grand clerc pour comprendre que, si la fonction présidentielle se renforce, alors il faut que le Parlement acquiert davantage d’importance. On se réfère au système américain ? Précisément, ce système est celui des checks & balances, de l’équilibre des pouvoirs. Sans opposition forte, qui donnera la réplique au Président ?

L’avantage, avec un Président hyperactif, c’est qu’en quinze jours, les motifs d’opposition ne manquent déjà pas. Avec d’autres, peut-être n’aurait-on pas dépassé le stade de l’installation des ministères ? A peine élu, il se serait protégé dans l’enceinte de l’Elysée. Bref, pas de prise à l’opposition.

Alors, il y a bien le chômage en baisse et, malgré l’élection de Nicolas Sarkozy, la très nette embellie du moral des ménages français en mai, qui estiment que leur niveau de vie s’est amélioré et qui ont bon espoir pour l’avenir mais (i) qui fait encore confiance aux chiffres ? et (ii) si les français avaient une bonne appréhension de la situation, ils n’auraient pas voté Sarkozy.

Il y a donc matière à se mobiliser. Tout en étant réalistes. Il ne s’agit pas de viser la cohabitation, les français n’en veulent pas. Juste un sain et démocratique équilibre des pouvoirs.

Car, si les prévisions se réalisent, comme dit Jean-Pascal, « c’est la merde !« .

47 comments

  • Ca y est maintenant tu es passé à gauche ! Après ma conversion récente à la droite, je vois que la boucle est bouclée. Pas mal, décidément ce nouveau président est tres tres fort.

  • Pas la gauche : le PS. Ou peut-être, très prochainement, le simple fan-club de Ségolène Royal (aux effectifs comparables à celui de Johnny Halliday).

  • Deux choses :

    • les chiffres du chômage, éternelle polémique, c’est de la poudre de perlimpin tant qu’on n’évoque pas 1. l’explosion du nombre de rmistes (un rmiste n’est pas forcément un demandeur d’emploi) 2. le travail précaire (temps partiel surtout et intérim aussi).

    • la gauche ne doit surtout pas s’opposer, elle doit proposer. Pour l’instant, la gauche me fait vraiment de la peine, c’est minablement politicien et de courte vue ce qu’elle (contre)produit en ce moment. Je ne voterai pas aux législatives et j’attends avec impatience la suite (quand je lis que DSK a été hué, j’envisage la suite au PS avec une pointe de pessimisme).

  • Elle est bien bonne. J’aimerais bien que tu te répondes à toi-même (pour ce que tu n’aurais pas déjà dit).

    En attendant, vu que la gauche en France sera incapable de proposer une opposition un peu constructive et utile au gouvernement élu, vu qu’ils se perdent dans leurs rivalités, et s’enferment dans une attitude de refus systématique… Je vous invite à voter Démocrate, pour faire contre-pouvoir.

    En attendant, je ne suis pas d’accord avec tout ton pastiche de la gauche.

    • Le ministère de l’immigration, il l’a fait, mais il faut voir ce qu’il en adviendra, quelles sont ses attributions exactes, et la lettre de mission du ministre. La formulation a changé, et la formulation était tout, à l’époque.
    • L’Europe, la remarque est fausse. Tout le monde aurait fait ce que N. Sarkozy est en train de faire. Enfin non, peut-être pas tout le monde (trop dur à gauche, pas unis sur ce thème, et pas le FN non plus évidemment… bon, ok, tout le monde c’est à dire Bayrou, lol)
    • Sur la présidentialisation du régime, tu sais à quel point je suis d’accord. Le sytème américain est effectivement un système de contre-pouvoirs forts (voire bloquants)

    Tu n’insistes pas assez sur la dette il me semble.

    Mon père, qui a voté Bayrou au premier tour, a voté Sarko au second en disant : on peut faire confiance à la droite pour le budget, et arrêter de laisser filer le déficit. Zut alors, voilà que Fillon explique que c’est pas si grave que ça. Ca commence TRES mal, les premières mesures sont, comme tu le dis, même ironiquement, pas efficaces, et très coûteuses (=électotalistes?). Moi, je viens de remplir ma feuille d’impôts, et un graphique représentant le budget de l’Etat était joint. Bon sang, le remboursement des intérêts, seulement des intérêts, est le troisième poste de dépense! Avant le travail, la dépense ou la santé! Et maintenant qu’on a séparé l’enseignement de la recherche, je tiens le pari que ça nous coûte autant que l’enseignement supérieur et la recherche! Et tout ça avec des taux d’intérêts historiquement bas, et qui monteront encore un peu pour qu’on puisse avoir une marge de manoeuvre et limiter les dégâts quand les prix de l’immobilier se tasseront.

    Mais tu as raison de citer les derniers chiffres : l’élection de N. Sarkozy a soulevé un véritable espoir dans la population (à ma très grande surprise). La confiance est une chose fragile est précieuse, qu’on ne garde pas qu’avec une excellente communication.

  • Pour rebondir sur ce que tu dis voici : – l’histoire du socialisme publiée le 11 juillet 2006 « de la défaite au rebond » (le début et la conclusion)

    http://histoire.parti-socialiste.fr/2006/07/11/1993-1998-de-la-defaite-au-rebond/

    on comprend que l’autosatisfaction n’aide pas et que le boulot (en conclusion) n’a pas été fait.

    -Quant à FB, je m’interroge toujours sur le sens de sa phrase lors de son discours du 10 mai :

    « J’ai d’ailleurs beaucoup ri -je dois le dire- entre les deux tours, parce que la veille, notre programme n’existait pas et, le lendemain, toutes les pages de journaux étaient remplies de la comparaison, chapitre par chapitre et paragraphe par paragraphe, de notre programme avec le programme des autres. »

    S’il reconnait par là qu’il n’avait pas de programme, tout est permis. Ou alors, il s’est reconnecté entre les 2 tours et a ri de lui.

    Bref, moi aussi je suis pour qu’il y ait un contre-pouvoir fort mais il y a des révolutions à faire dans les mentalités de nos politiciens dans l’opposition. et puis si vraiment les prévisions de Jean-Pascal se réalisent il va falloir trouver autre chose que notre bon vieux camembert pour dessiner l’assemblée de demain car cela va vraiment être compliqué…Déjà que les centristes pertubent ma perception visuelle…

  • « L’important n’est pas l’échec, c’est la façon dont on y fait face. »

    Amen. Le souci, c’est que pour y faire face, il faut le reconnaître, à un moment donné… or dans le cas du PS, l’échec est rarement reconnu. Il se niche dans un coin du cerveau militant comme un souvenir à oublier, dont bien évidemment personne n’est responsable, si ce n’est l’électeur sans coeur…

    Souvenez-vous de Ségolène haranguant la foule, au soir ou au lendemain du 6 mai, lui demandant de se mobiliser pour « d’autres victoires »… ou d’un Jospin se retirant dans une tour d’ivoire dégoulinante d’amertume, endossant ainsi humainement une défaite qui était avant tout celle des idées qu’il incarnait, et permettant par là au PS d’éviter la remise en cause de fond…

    Et quand on admire la « carrure » d’un DSK qui doit en être à sa 5ème mutinerie en 3 mois, toutes terminées par une rentrée dans le rang sans bruit aux premiers gros yeux de Ségolène, on se dit que la mobilisation ferait bien de se trouver un général digne de ce nom avant de lancer son mot d’ordre !

  • @Thaïs : ça voulait dire que pendant toute la campagne on lisait partout qu’il n’avait pas de programme. Et tout à coup, non seulement il en avait un, mais celui-ci était structuré (en paragraphes, donc, lol), et il était urgent de voir en quoi ce programme se rapprochait ou se différenciait de celui des deux finalistes.

    On apprenait aussi, au lendemain du premier tour, que Bayrou avait un électorat. Ca a même fait une double page dans le Monde. Mais qui sont-ils? Gauche? Droite? Centres? oh non toutu de même pas… Ah si peut-être on retrouve les terres de l’antique démocratie chrétienne. Ah mais la démocratie chrétienne c’est à droite. Mais alors pourquoi ils ont pas voté Sarkozy? ils sont pas à droite alors? A gauche? Ah non pas tous manifestement puisque les intentions de vote sont en gros sur 3 tiers (gauche, blanc, droite)

    Voilà ce qu’on lisait au lendemain du premier tour. Et qui a fait que, finalement, les électeurs de Bayrou n’étaient pas trop déçus du résultat, et ont eu l’impression (encore à confirmer) qu’une famille politique était en train d’affirmer son identité propre.

  • [quote comment= »24724″] – Sur la présidentialisation du régime, tu sais à quel point je suis d’accord. Le sytème américain est effectivement un système de contre-pouvoirs forts (voire bloquants) [/quote]

    Le système américain est tellement fait de contre pouvoirs bloquants qu’il n’a pas fonctionné du tout ces dernières années, jusqu’à très récemment. Actuellement, on voit Al Gore faire la tournée des chaînes américaines pour raconter que la faillite de Bush est aussi celle du Congrès.

    [quote comment= »24724″]Tu n’insistes pas assez sur la dette il me semble.

    Mon père, qui a voté Bayrou au premier tour, a voté Sarko au second en disant : on peut faire confiance à la droite pour le budget, et arrêter de laisser filer le déficit. Zut alors, voilà que Fillon explique que c’est pas si grave que ça. [/quote]

    Ces derniers temps, le déficit baissait, et je ne crois pas qu’il ait été dit qu’on le laisserait filer. J’ai entendu il me semble le mot « stabilisation ».

    Et puis la méthode « Ségolène Royal » de relance de la croissance va peut être marcher sans elle : la croissance va augmenter car les Français seront contents d’avoir un nouveau Président. Enfin j’y crois moyen quand même, en théorie, il fallait que ce soit unE Présidente…

  • il serait bon de faire un distingo entre la notion de contre-pouvoir d’une part et celle d’opposition de l’autre. je ne pense pas que cela resulte de la meme philosophie ni de la meme application pratique. ne disait-on pas que, par exemple, la presse, ou les medias formait aussi un contre-pouvoir ?

  • Tout à fait exact, effigy. J’ai bien dit contre-pouvoir. Sauf que le conseil constitutionnel est à Debré, le Sénat à l’UMP, le Parlement bientôt… tout est à l’UMP. Normalement la presse constitue un contre-pouvoir : Sarkozy a l’air de se fiche éperdument ne serait-ce que de maintenir l’apparence d’une indépendance des médias par rapport au gouvernement. Le seul endroit où il est encore possible que se mette en place un contrôle de l’action du gouvernement, c’est au Parlement. C’est tout ce qu’il reste.

    Hé xerbias : c’est bien ce que je dis, ça en devient bloquant aux USA. Mais pourquoi donc toutes ces démocraties mettent-elles en place des contre-pouvoirs? Pourquoi donc? Parce que la nature du pouvoir est de vouloir durer, de vouloir s’exercer au-delà du mandat confié. Le pouvoir pervertit, et coupe du réél. Le contre-pouvoir (différent de l’opposition, donc) est nécessaire au pouvoir s’il veut garder une efficacité. Sinon, je m’en fiche de Royal hein. La dette stabilisée, et alors? c’est une raison pour la laisser repartir peut-être? C’est juste Fillon qui le dit. Et comme effectivement on va défiscaliser les emprunts immobilier…

  • Il me semble que la réponse apportée à cet argument n’est pas dénuée de pertinence : sans majorité à l’Assemblée, c’est plus de pouvoir du tout, pour le président…

    [quote comment= »24710″]Guillermo, sors de ce corps.[/quote]

    [quote comment= »24728″]Comme Jules, moi aussi, je me demandais si ce billet était de toi ou de Guillermo ;)[/quote]

    Je suis sûr que vous dîtes ça à cause de « péter dans des draps de satin« . En même temps, j’ai vachement hésité à le mettre, ça, hein. Je reste à droite, bien élevé. Pas ordurier. Pas comme Bigard.

    ah, merde, Bigard…

    [quote comment= »24730″]Souvenez-vous de Ségolène haranguant la foule, au soir ou au lendemain du 6 mai, lui demandant de se mobiliser pour « d’autres victoires »… ou d’un Jospin se retirant dans une tour d’ivoire dégoulinante d’amertume, endossant ainsi humainement une défaite qui était avant tout celle des idées qu’il incarnait, et permettant par là au PS d’éviter la remise en cause de fond…[/quote]

    J’ai trouvé asse piquante la façon dont Françoise Laborde l’a interrogée, en substance : « bon alors, vous savez subi une défaite, hein, parce que bon, hein, ok. Alors, comment vous vivez cet échec ? ».

    Oh Françoise, puisqu’on te dit que c’est une victoire !

    [quote comment= »24720″]- la gauche ne doit surtout pas s’opposer, elle doit proposer. Pour l’instant, la gauche me fait vraiment de la peine, c’est minablement politicien et de courte vue ce qu’elle (contre)produit en ce moment. Je ne voterai pas aux législatives et j’attends avec impatience la suite (quand je lis que DSK a été hué, j’envisage la suite au PS avec une pointe de pessimisme).[/quote]

    Le nom de Jospin, aussi…

    Je trouve la situation du PS assez surréaliste : avec le projet, ils avaient quelque chose qui tenait assez bien debout, probablement trop le fruit de compromis, mais il tenait debout. Avec le « pacte présidentiel », il se retrouve doté d’une version allégé (y compris en pertinence). Et aujourd’hui, effectivement, que propose-t-il, sinon de s’opposer à Sarko ? Quand on voit la réussite qu’a été la stratégie de « battre Sarko », effectivement, on s’interroge.

  • [quote comment= »24773″]Hé xerbias : c’est bien ce que je dis, ça en devient bloquant aux USA. Mais pourquoi donc toutes ces démocraties mettent-elles en place des contre-pouvoirs? Pourquoi donc?[/quote]

    Ah l’ironie a été manquée : pour dire les choses plus clairement, les contre pouvoirs ne fonctionnent pas aux Etats Unis. Ce qui me laisse plein de doutes sur leur prétendue force.

    D’une manière générale, j’ai du mal à voir dans quelle démocratie le système est vraiment meilleur que dans le notre. Chacun le sien, pourvu qu’il marche, mais je n’en connais pas qui n’ait d’inconvénient, à moins de les fantasmer. Les super contre pouvoirs que sont censés avoir les autres et que nous on aurait pas, je ne les vois pas.

  • Je trouve dans ce billet de koz un écho du propos que me tiennent depuis plusieurs jours divers interlocuteurs (famille, amis, relations professionnelles), on va dire centre-droit en moyenne, souvent sympathisants Bayrou : ils sont ETONNES des premières mesures du gouvernement Fillon qui leur semblent contraires à ce qu’il aurait fallu faire.

    Je n’en reviens pas … de leur étonnement. Le moins qu’on puisse dire est que ces mesures avaient été clairement annoncées par Nicolas Sarkozy, tout le monde était en mesure de se rendre compte de leur caractère aberrant (par exemple en lisant les conclusions du panel d’experts de L’Expansion, mais aussi par simple bon sens) et tout le monde savait qu’elles étaient financièrement mirobolantes (les calculs de debat2007 avaient été largement repris dans les médias).

    Je trouve dans ma propre réaction une explication au relatif silence de la gauche, voire du Modem : pour nous, il n’y a pas d’information nouvelle ; il y a simplement le déroulement d’un scénario clairement annoncé, et pour lequel les Français ont voté. Nous osons à peine rappeler que nous avions prévenu … avec la crainte d’être traités de mauvais perdants.

    En fait (je le découvre en l’écrivant) mon sentiment c’est « puisque les Français l’ont voulu, à eux d’ouvrir les yeux ». Evidemment, on ne fait pas de bonne politique avec ce sentiment là. Mais, après 6 mois ou, en ce qui me concerne, 1 an et demi de campagne qui n’a pas abouti au résultat visé … c’est un sentiment humain.

  • J’imagine, Frédéric, qu’il ne t’a pas échappé que je listais surtout les raisons de s’opposer, selon l’opposition, dans l’idée de lui redonner le tonus qui lui manque, et qui pourrait causer grief à la majorité.

    Je me permets de douter que les français soient si unanimes à considérer que ces mesures sont précisément ce qu’il ne fallait pas faire, au vu des estimations de vote. Ou alors, il faut arrêter et la politique et la démocratie.

    En revanche, un point sur lequel vous devriez vous pencher : comment se fait-il que ces personnes de ton entourage, souvent sympathisantes de Bayrou, soient étonnées de mesures annoncées par Nicolas Sarkozy et que vous aviez dénoncées ? Ont-elles voté Bayrou sans l’avoir écouté ?

  • Au sujet des cris d’orfraie de certains médias :

    Je viens de résilier mon abonnement à l’Express, la nouvelle ligne de C. Barbier commence à me hérisser. Voir l’article et couverture de l’Express de cette semaine « Sarkozy, tient-il les médias » … http://www.lexpress.fr/info/france/dossier/sarkozy_president/dossier.asp?ida=457846

    • Pas un mot dans cet article sur les pressions de SR pour empêcher des publications, pour faire virer une journaliste, ou qui entame carrément des poursuites contre des journalistes…

    • Pas un mot dans cet article sur Mitterrand qui a imposé Hervé Bourges comme président du CSA … Il n’y a jamais eu autant de journalistes « au placard » que sous son « règne ». Mais bien évidemment, lui, et lui seul avait le droit de le faire sans que personne ne réagisse …

    Mitterrand était ami avec la plupart des « faiseurs d’opinion » de l’époque et il s’en est copieusement servi pour museler la réflexion sur les problèmes de la société française. Qui, parmi les âmes vertueuses qui reprochent aujourd’hui à NS ses amitiés médiatiques, s’en était alarmé ? La gauche n’est qu’une bande d’hypocrites et l’Express semble résolu à lui emboîter le pas.

    • Pas un mot dans cet article sur Bayrou qui tutoie Etienne Mougeotte, qui cultive des soutiens/amitiés avec Peyrelevade/Pinault et dont l’un des soutiens le plus actif est JM Cavada.
  • A propos des pouvoirs partagés, il est peut être utile de rappeller que la gauche possède avec l’UDF, une majorité de conseils généraux et quasimment toutes les régions, qu’elle a gagné également les dernières élections européennes. C’est pas assez ?

  • les grands groupes privés propriétaires des grands médias en france issus du BTP, de l’armement défendent leurs intérêts , via tous les moyens à leur disposition , y compris le contrôle des publications qui ne dédaignent pas en général la complaisance avec les puissants…. l’affaire hachette/Match/ NS est révélatrice, l’accord demandé à NS par JPE pour savoir quel journaliste le suit, etc… et comme il justifie sa réputation d’être rancunier, les petits doigts serrent sur la couture du pantalon….

  • [quote comment= »24802″]l’accord demandé à NS par JPE pour savoir quel journaliste le suit, etc…[/quote]

    Je n’espère pas vous convaincre mais il faut arrêter avec cet épisode : il était établi qu’Elkabach avait demandé l’avis de Nicolas Sarkozy, certes, mais pas seulement le sien, et qu’il ne procède pas ainsi uniquement avec lui.

    Au demeurant, le livre de Bacqué/Chemin révèle trois cas d’intervention directe du même genre de Ségolène Royal (cas de la journaliste suivant Hollande, cas de la photo Dray/Royal, cas de l’article du Parisien).

  • Bel argumentaire de gauche, Koz, félicitations. Et effectivement, même dans l’intérêt de Sarkozy, 450 députés de droite, cela ferait sans doute trop : la tentation de la surenchère pourrait gêner le gouvernement. N’ayez pas peur d’aller au bout de votre logique : votez PS aux législatives, c’est pour la bonne cause.

    Sur les rapports de Sarkozy avec les médias, l’article de L’Express (pourtant pas classé à gauche) est effectivement très instructif, merci Margit. Malgré tous ces faits, certains continuent encore à se voiler la face, préférant citer deux ou trois cas de tentative d’intervention de Ségolène Royal, en feignant de croire que les deux situations peuvent être mises sur le même plan…

  • A Margit… J’ai été jeter un oeil sur le lien « express »… Apparemment il ne se considère pas comme un média parce que j’ai pas l’impression que Sarko les « tienne » beaucoup, ou alors il est vraiment mauvais Sarko… ou très retors voire maso… La grande différence à l’époque du roi soleil (Mitterrand bien sûr!) c’était silence sur les ondes (preuve s’il en est qu’il les « tenait » bien!). Sans compter les écoutes « en famille »… Cà c’est de la bonne vielle démocratie que l’homo socialus apprécie… et pourquoi donc il se serait gêné Mitterrand, puisque tout le monde sait bien qu’il incarnait la vérité et le peuple… Aujourd’hui ses fils et fille spirituels occupent le temple… de la belle ouvrage. Amitiés citoyennes!

  • @koz je nai pas lu le livre de bacque/chemin mais je ne vois rien de comparable dans ce que j’ai compris de les deux premiers points cités, etje ne vois pas à quoi fait allusion l’affaire du parisien: le droit à l’image de SR est le même que celui de RD: elle a le droit de s’opposer à la publication de ses images lorsque celles-ci ne lui conviennent pas… sur l’histoire de la journaliste suivant hollande il semble s’agir d’une affaire plus privée que politique… quant au souci de JPE de « se couvrir » vis à vis de tous les puissants ou ceux qui peuvent le devenir, je n’en doute pas, mais personne, à part NS ne l’a confirmé, me semble t il… et pour l’affaire du patron de match viré, là il n’ y a pas photo(je rigole) avec qui que ce soit….

  • [quote comment= »24823″] deux ou trois cas de tentative d’intervention de Ségolène Royal[/quote]

    Des « tentatives d’intervention », hum ?

    [quote comment= »24839″]le droit à l’image de SR est le même que celui de RD: elle a le droit de s’opposer à la publication de ses images lorsque celles-ci ne lui conviennent pas…[/quote]

    Faux. Ce n’est valable que dans le cadre de la vie privée.

  • [quote comment= »24785″]comment se fait-il que ces personnes de ton entourage, souvent sympathisantes de Bayrou, soient étonnées de mesures annoncées par Nicolas Sarkozy et que vous aviez dénoncées ? Ont-elles voté Bayrou sans l’avoir écouté ?[/quote]

    Tu sembles partir de l’hypothèse que François Bayrou a fait une campagne négative, anti-Sarkozy … Ce n’est pas l’impression que j’en ai gardé, et l’opinion non plus (le vote Bayrou a été, selon les sondages post-électoraux, un vote très « positif »).

    Peut-être aurions-nous dû axer la campagne sur la dénonciation du projet Sarkozy. Mais en ce qui me concerne, malgré mon esprit critique surdéveloppé ;-), je crois qu’un candidat doit mettre en avant son projet.

    En tout cas, sur le site Bayrou, nous avons fait 120 fiches sur le projet Bayrou, et 0 contre Sarkozy ou Royal. Naïveté ?…

    Quoi qu’il en soit, ton billet m’a incité à la mobilisation 😉 et je viens de faire un billet sur la défiscalisation des intérêts d’emprunt. Sur – enfin, contre.

  • Non, ce que je voulais simplement dire, comme une petite pique accessoire, c’est que je m’étonnais que, alors même que tu expliques dans le même temps que vous n’auriez cessé d’attirer l’attention sur ce que vous considérez comme de mauvaises propositions, ceux qui sont censés y avoir été le plus réceptifs le découvrent aujourd’hui.

    Je ne pars pas de l’hypothèse que tu avances. Même s’il me semble l’avoir beaucoup entendu parler de Sarkozy, quand j’ai moins entendu ce dernier évoquer Bayrou.

  • Toute la question est : quelle majorité faut-il à Sarkozy? A mon avis, il ne faut pas qu’elle soit absolue, voilà. Il faut qu’il puisse pratiquer VRAIMENT l’ouverture annoncée, en devant convaincre au Parlement… par exemple des centristes.

    Des gens qui ne sont pas en opposition avec tout ce qu’il dit sous prétexte que c’est lui qui le dit. Par exemple, à propos de la loi sur l’autonomie des universités, qui puissent dire : excellente idée (et d’ailleurs dans le continuité de Goulard), mais attention, trop vite, mal préparé, c’est une catastrophe (nos universités n’ayant pas, notamment, les compétences en gestion nécessaires). Il y a un travail de détail à faire. La ministre actuelle peut se tromper. Regardons ensemble les textes.

    Je ne le dirai jamais assez : votez centriste. Ca fera du bien à la gauche.

    En ce qui me concerne, FredericLN, le temps passant, et voyant les prévisions se réaliser, je me réjouis d’une chose : l’espoir des gens. C’est toujours agréable à voir, et ça me rappelle certaines soirées d’une jeunesse versaillaise, en 95. Déjà à cette époque je me sentais étrangère à mes amis de 17 ans qui criaient « enfin, la droite au pouvoir, les choses vont changer! », en dansant le rock à virgule. Mais ça faisait des supers ambiances dans les salons des parents 😉 Yeah. C’est toujours bon à prendre, quelques semaines d’espoirs avant les grèves de cet hiver….

    Par exemple, j’adore lire les commentaires de Margit, dont l’enthousiasme est revigorant. Je croise pas mal de gens aussi convaincus que toi sur les marchés, souvent des femmes d’ailleurs. Bon, sur le coup, c’est moyennement agréable, parce qu’elles ne sont pas contentes de voir des gens qui n’ont pas voté Sarko, et le manifestent volontiers. Par exemple, hier, à ma grande surprise, je me suis faite traiter de pétainiste (hé oui : les centristes n’ont jamais aimé de Gaulle, donc beaucoup d’entre eux étaient pétainistes. Il fallait y penser). Mais le plus souvent, c’est « ah non, sûrement pas… » A quoi je réponds, gentille comme m’a appris ma maman : « très bien, bonne journée!’. En souriant. De toute façon ça ne sert à rien de les embêter, elles changeront pas d’avis. Mais manifestement, je les agace. Alors elles m’expliquent à quel point elles ne m’aiment pas, à quel point Bayrou est un traître odieux, et combien Sarkozy parle des valeurs en quoi elles croient (je vous ai déjà dit que je me sentais à peine française dans ces cas-là, tellement je vois bien que j’ai peu de valeurs?). Mais en fait ça se finit toujours bien : « Moi je suis pour Sarko, pour la vie » (sur le marché dimanche). Avant les élections, c’étaient plutôt les jeunes qui étaient comme ça, le visage tendu, et l’oeil noir (j’ai le souvenir d’une sortie du salon de l’agriculture, notamment). Mais ils ne se détendaient pas à la fin, à l’époque. La victoire rend magnanime, je suppose.

    Sur le coup, encore une fois, ça fait toujours un peu drôle, mais au fond, très sincèrement, ça me fait plaisir. J’aime bien les gens qui croient en la politique, comme moi.

    Je dois signaler qu’en revanche, sur les marchés, et ça c’est très nouveau, les gens qui votent « plus à gauche que le PS » (à dire d’un ton mystérieux) veulent bien me serrer la main.

  • [quote comment= »24862″]Par exemple, à propos de la loi sur l’autonomie des universités, qui puissent dire : excellente idée (et d’ailleurs dans le continuité de Goulard), mais attention, trop vite, mal préparé, c’est une catastrophe (nos universités n’ayant pas, notamment, les compétences en gestion nécessaires). Il y a un travail de détail à faire. La ministre actuelle peut se tromper. Regardons ensemble les textes.[/quote]

    Peut-on s’interroger sur la nécessité qu’une formation distribue les bons points ? Excellente idée ? Oui, merci. A-t-on besoin du MoDem pour le savoir ? Trop vite, mal préparé… J’ai dans l’idée que le gouvernement actuel avait l’intention de la réaliser à la bonne vitesse, et en l’ayant bien préparé.

    Je peux comprendre l’idée d’une opposition constructive ou d’un soutien attentif – quoique l’on ait guère vu Bayrou dans le rôle du soutien attentif – mais je suis tout de même quelque peu perplexe sur cette façon de se placer en dispensateur de satisfecit, voire de Vérité, position d’autant plus aisée que l’on n’est pas ceux qui agissent, et subissent les contraintes qui pèsent sur la mise en oeuvre de toute idée, même excellente.

    Il y a là comme un manque serein d’humilité qui m’interpelle.

  • Mais vous avez fini avec cette histoire de bons points? Je n’ai absolument pas présenté les choses comme ça! J’ai dit : regardons les textes ensemble.

    C’est complètement différent. Bien sûr que la ministre dit des choses très bien comme : on prendra le temps qu’il faudra. Sauf qu’en même temps elle dit : on va la voter pour telle date. Bon, je me méfie… Et pourtant, j’ai plutôt confiance en elle. Vraiment.

    Où est le problème? Pourquoi ne pas accepter de regarder le texte avec des gens d’une autre famille politique, et de tenir compte de leur remarque, députés élus au suffrage universel, autant que de celles des syndicats ? En quoi est-ce forcément distribuer des bons et des mauvais points? Je ne comprends pas cette remarque.

    Le problème c’est que aucun autre groupe ne propose la liberté totale de vote en son sein. Chaque député centriste peut voter selon ce qu’il pense, lui, et répond personnellement de son vote devant ses électeurs. Les choses ne sont pas figées, des accords sont possibles. Les textes peuvent évoluer sans être couchés sous des tonnes d’amendements.

    C’est là où intervient, si vous voulez, la notion de « bon » ou de « pas bon ». Moi, député de telle circonscription, je pense que ce texte est bon, ou pas bon, ou en fait, plus finement, je pense que cette mesure est bonne ou pas, et si elle est bonne, est-ce que le texte est suffisamment bien travaillé, est-ce que les négociations ont été poussées un peu avant. Et je vote selon ce que je juge. Et au final, on voit si la barre majoritaire est franchie ou pas. Ce n’est pas le groupe dans son entier, ou le parti politique, qui détermine d’une seule voix : ceci est le bien, ou ceci est le mal. La question n’est pas là. La question est de savoir si, devant ses électeurs, le député pourra expliquer son choix de vote autrement qu’en se référant à sa place dans l’hémicycle (je soutiens le gouvernement, je suis solidaire, ou bien, je m’oppose à ce gouvernement)

    Trop idéaliste?

  • [quote comment= »24878″]C’est là où intervient, si vous voulez, la notion de « bon » ou de « pas bon ». Moi, député de telle circonscription, je pense que ce texte est bon, ou pas bon, ou en fait, plus finement, je pense que cette mesure est bonne ou pas, et si elle est bonne, est-ce que le texte est suffisamment bien travaillé, est-ce que les négociations ont été poussées un peu avant. Et je vote selon ce que je juge. Et au final, on voit si la barre majoritaire est franchie ou pas. Ce n’est pas le groupe dans son entier, ou le parti politique, qui détermine d’une seule voix : ceci est le bien, ou ceci est le mal. La question n’est pas là. La question est de savoir si, devant ses électeurs, le député pourra expliquer son choix de vote autrement qu’en se référant à sa place dans l’hémicycle (je soutiens le gouvernement, je suis solidaire, ou bien, je m’oppose à ce gouvernement)

    Trop idéaliste?[/quote]

    Absolument, ou c’est tout du moins assez limité. Je me souviens du député qui avait été exclu du groupe UDF pour ne pas avoir choisi le bon candidat à la présidentielle. Du coup, le libre choix chez Bayrou, j’y crois pas trop.

    [quote comment= »24862″]Toute la question est : quelle majorité faut-il à Sarkozy? A mon avis, il ne faut pas qu’elle soit absolue, voilà. Il faut qu’il puisse pratiquer VRAIMENT l’ouverture annoncée, en devant convaincre au Parlement… par exemple des centristes.[/quote]

    Il y a déjà plein de centristes de convaincus, à l’UMP, ou au Nouveau Centre.

  • Faudrait une signalétique pour avertir des billets interdits aux personnes cardiaques. On vient de perdre « – – – » 😉

    Le gros inconvénient d’une vraie grosse vague bleue c’est … comment donner la présidence de commissions de l’assemblée à l’opposition s’il n’y en a plus (d’opposition) ? 🙂

  • [quote comment= »24777″] Je suis sûr que vous dîtes ça à cause de « péter dans des draps de satin« . En même temps, j’ai vachement hésité à le mettre, ça, hein. Je reste à droite, bien élevé. Pas ordurier. Pas comme Bigard.

    ah, merde, Bigard…[/quote] C’est vrai ça, tu n’es pas assez… (j’hésite entre provocateur ou vulgaire) pour avoir du Guillermo dans ton sang 🙂

  • [quote comment= »24900″] Le gros inconvénient d’une vraie grosse vague bleue c’est … comment donner la présidence de commissions de l’assemblée à l’opposition s’il n’y en a plus (d’opposition) ? :-)[/quote]

    Lipietz!!!Lipietz!!!

    euh on me rappelle que je suis attendu …c’est surement mieux car cela commence à dérailler et comme j’y tiens à mon permis à points… ( non, saignant pour moi …)

  • Je ne sais pas quel âge a notre Lisette (qu’on échangerait pour rien au monde!), mais se serait merveilleux si tout le monde avait cette fraicheur politique et cette ouverture, à commencer par le Béarnais lui-même. C’est faire preuve de beaucoup de naïveté que de croire qu’au modem on votera les lois « en conscience »… Comme si à l’UDF il n’y a pas si longtemps, le (non) vote du budget 2006 (volet recettes) n’avait pas été un acte politique (16 contre 13 abstentions sur 30 députés)… Disons qu’à cette époque à l’UDF, on votait en conscience… quand le chef le permettait… et que çà lui permettait « d’exister » et de se démarquer politiquement avant la présidentielle! Mais çà va changer : partis les traitres! Hélas le nombre de députés Modem fera que le vote de conscience passera quasi inaperçu… On a jamais autant raison que quand on est peu nombreux, ou traduit en langage « Brassens » : quand on est plus de 4 on est une bande de c… Amitiés citoyennes!

  • En fait, après lecture des commentaires de ce subtil billet, je comprends enfin (j’exagère hein !) le besoin de Bayrou et de sa troupe de vouloir être le petit poids à l’assemblée qui dirait si c’est bien ou si c’est mal (pour faire court)… Le Must pour lui serait d’être en position de faire majorité à sa convenance un coup à gauche un coup à droite… C’est en fait vouloir être la « pensée divine » et finale, vouloir être le décideur de tout, tout en étant très petit en nombre. Bref régner sur une assemblée équilibrée dont il ferait la pluie et le beau temps.

    Le rêve absolu de Bayrou : 280 sièges à droite, 280 sièges à gauche et 17 sièges MoDem. Puisqu’il faut une majorité de 289 pour gagner un vote, cela lui donnerait toute latitude pour être le Maître de l’assemblée.

    Donc, Bayrou et le MoDem veulent « peser » ainsi sur la gouvernance; Il a donc besoin d’un clivage extrêmement fort entre droite et gauche mais surtout ce clivage doit être équilibré. Sachant qu’il n’aura JAMAIS la moindre majorité à la loyale (via les urnes), il joue son ambition et son avenir sur ce précepte : Faire (dans le sens de fabriquer) la majorité tout en étant largement hyper minoritaire.

    Ca, c’est de la belle démocratie ! Mais ce n’en n’est pas ma conception… Sorry Lisette 😉

  • [quote comment= »24855″]alors même que tu expliques dans le même temps que vous n’auriez cessé d’attirer l’attention sur ce que vous considérez comme de mauvaises propositions[/quote]

    Je n’ai pas écrit ça 🙂

    J’ai écrit que les électeurs avaient tous les éléments pour se rendre compte par eux-mêmes qu’elles étaient mauvaises. Je me cite 😉

    « Le moins qu’on puisse dire est que ces mesures avaient été clairement annoncées par Nicolas Sarkozy, tout le monde était en mesure de se rendre compte de leur caractère aberrant (par exemple en lisant les conclusions du panel d’experts de L’Expansion, mais aussi par simple bon sens) et tout le monde savait qu’elles étaient financièrement mirobolantes (les calculs de debat2007 avaient été largement repris dans les médias). »

    J’ai écrit également que « nous avions prévenu », certes, mais pas que nous « n’aurions cessé d’attirer l’attention », nous avions, ou nous avons cru avoir, mieux à faire.

    Mais c’est vrai que ça laisse amer de voir des gens qui, apparemment, sont proches de votre vision du monde, découvrir APRES avoir voté, et soutenu le concurrent (au moins au 2ème tour), ce que proposait ce concurrent … et qu’il n’avais pas caché.

    C’est un peu comme l’article d’Eric Le Boucher dans Le Monde daté 30 mai (au moins l’impression que j’en ai, lu en diagonale) : l’inspiration du programme Sarkozy serait bonne, mais les mesures concrètes mauvaises. Mais à quoi sert l’inspiration alors ? (oui je sais, à gagner l’élection). Bref. Je sais, ça fait mauvais perdant.

    Mais c’est pareil dans mon exercice professionnel de consultant : j’ai toujours du mal à comprendre pourquoi des prospects choisissent souvent un autre prestataire. Ou en plus court : je déteste vendre.

  • [quote comment= »25043″]Disons qu’à cette époque à l’UDF, on votait en conscience… quand le chef le permettait… (…) Amitiés citoyennes![/quote]

    Amitiés également, mais vous semblez ignorer que la liberté de vote a été la règle sans exception au cours de cette législature, dans le groupe UDF. Conformément … à l’esprit, au moins, de la Constitution … et à celui de notre parti.

    Et que la même liberté était annoncée pour la législature à venir. Y compris pour les députés qui se plaçaient dans la « majorité présidentielle », très légitimement puisqu’ils avaient annoncé un vote pour Nicolas Sarkozy au second tour. Mais, comme le dit F. Bayrou citant Tacite, « ruerunt in servitudinem ».

  • [quote comment= »25085″]Ou en plus court : je déteste vendre.[/quote]

    Ou ne pas être acheté ? 😉

    Bon, ce n’est qu’un clin d’oeil, je vois ce que tu veux dire.

  • Oui – je déteste vendre et être acheté. C’est pourquoi je n’ai jamais été élu quoi que ce soit … et j’ai beaucoup d’admiration pour ceux qui parviennent à être élus. Encore plus d’admiration pour ceux qui sont élus sans raconter de salades. Encore plus d’admiration pour les politiques qui, après avoir été élus et réélus, continuent à ne pas raconter de salades … même si ça ne les fait pas gagner !

  • VOUS Y CROYEZ, VOUS, A LA BAISSE DU CHOMAGE?????? Voyez donc Lagardère, France Telecom, le Crédit Lyonnais, rien que pour cette semaine…. VOUS Y CROYEZ, VOUS, AU REGAIN DE MORAL DES FRANCAIS? Ne serait-ce pas, surtout, du bourrage de crâne avant les législatives ???? Car comment avoir le moral lorsqu’on voit la compétence (!), surtout l’incompétence des « nouveaux » Ministres qui se bouffent déjà le foie entre eux: WOERTH, BOUTIN, FILLON d’un coté, JUPPE, LAGARDE de l’autre, ALBANEL qui contredit le Président. le Président qui « remet à plus tard » la distribution des « lettres de mission » à ses Ministres. Non, moi, tout çà ne me donne pas le moral !

    jf. http://www.lamauragne.blog.lemonde.fr

  • [quote comment= »25590″]VOUS Y CROYEZ, VOUS, A LA BAISSE DU CHOMAGE?????? Voyez donc Lagardère, France Telecom, le Crédit Lyonnais, rien que pour cette semaine…. VOUS Y CROYEZ, VOUS, AU REGAIN DE MORAL DES FRANCAIS? Ne serait-ce pas, surtout, du bourrage de crâne avant les législatives ???? Car comment avoir le moral lorsqu’on voit la compétence (!), surtout l’incompétence des « nouveaux » Ministres qui se bouffent déjà le foie entre eux: WOERTH, BOUTIN, FILLON d’un coté, JUPPE, LAGARDE de l’autre, ALBANEL qui contredit le Président. le Président qui « remet à plus tard » la distribution des « lettres de mission » à ses Ministres. Non, moi, tout çà ne me donne pas le moral !

    jf. http://www.lamauragne.blog.lemonde.fr[/quote%5D

    Tu as oublié : – La Paloma -Le Fouquet’s -Rachida Dati et ses pressions -Le Ministère de l’immigration -Laurent Solly à TF1 -Les vrais faux chiffres du chomage -La fausse hausse du moral des ménages

    j’ en oublie ? j’ai pas relu tout ce que Koz à écrit ^^ ………sinon tu veux une corde ? MDR 😉

  • Pingback: » Indécent

  • C’est dommage, j’aurais bien laissé un commentaire sur le vieux billet sur le Papy-Krach. Maintenant que l’élection est passée et qu’on voit mieux la différence entre les discours et les actes, ça faisait du bien de le rappeler.

    Et puis, ce passage du livre qui avait tant marqué Koz, n’est-il pas d’une actualité brulante : (..) D’abord que notre Etat a été un mauvais gestionnaire de l’argent public; ensuite, que les périodes de forte croissance et les taux d’intérêt bas n’ont pas servi à réduire la dette mais à faire des cadeaux clientélistes (…)

    Je n’aurai pas mieux dit…

Les commentaires sont fermés