Le meilleur serait Peillon. Tablons sur Rebsamen.

Au jeu, on gagne davantage à parier sur les outsiders que sur les favoris. Alors amusons-nous. Mon hypothèse est malheureusement moins farfelue que je ne l’aurais espéré car le nom de Vincent Peillon est en effet revenu à plusieurs reprises comme possible Premier. Cela étant, « comment donc ?« , me dîtes-vous, en roulant vos yeux ébahis et incrédules ? « Vincent Peillon ? Mais l’homme n’est la tête de liste d’aucune motion« . Et c’est pourtant bien Ségolène Royal qui est arrivée en tête, même si, comme le dit justement Henri Emmanuelli – homme dont je n’ai de cesse de célébrer la rigueur et la justesse d’analyse – elle a tout de même perdu en route 50% des soutiens qu’elle avait trouvés en 2006 au sein du parti.

Laurent de Boissieu, journaliste politique à La Croix, fait une appréciation différente, qui a le mérite de la logique arithmétique. Un tableau croisé entre le positionnement politique de fond (social-démocratie vs social-libéralisme) et le positionnement adopté face au MODEM lui suggère que Bertrand Delanoë resterait le mieux placé pour rassembler. Il affiche toutefois lui-même clairement la limite de l’analyse : « la politique a ses logiques que la logique ignore…« 

Mais l’hypothèse lue dans un chat sur le site du Monde me paraît convaincante1. Jean-Michel Normand y qualifie de « peu probable » une candidature de Ségolène Royal. On comprend que le coup du « frigidaire » n’a probablement été suscité que par un simple réalisme politique, plutôt que par un souci quelconque de l’intérêt du parti.

1. Pourquoi Ségolène Royal s’encombrerait-elle du parti ?

On pourrait certes faire le parallèle avec Nicolas Sarkozy qui a, lui, eu à cœur de prendre le parti pour l’emporter. Mais le PS ne fonctionne pas comme l’UMP. On pourrait aussi évoquer Mitterrand. Mais il me semble que celui-ci s’imposait naturellement, quand Ségolène Royal fait face à un TSS.

Ensuite, il est évident que le futur Premier Secrétaire va endurer des mois de calvaire dans un parti remuant, et qui ne s’annonce pas aisément gouvernable. S’il sera la cible permanente de la majorité présidentielle, il sera aussi celle de nombre de ses camarades. Obtenir la désignation d’un Premier Secrétaire dévoué à sa cause serait, pour Ségolène Royal, une position manifestement plus confortable.

Enfin, nous n’oublierons pas que Ségolène Royal a, somme toute, surgi de nulle part à l’automne 2005, juste à temps pour être désignée en 2006. Serait-ce dans son tempérament, sa psychologie, sa stratégie naturelle, d’être non seulement une cible mais aussi la « femme du parti » d’ici 2011 et la désignation du candidat à la présidentielle ? Surtout lorsque DSK reviendra, lavé de ses historiettes récentes et auréolé de son expérience internationale, reviendra, vierge de toute querelle partisane2.

Il serait donc possible que Ségolène Royal ne souhaite pas être Première Secrétaire. Il semblerait au demeurant que certains de ses soutiens, dont Gérard Collomb – premier signataire de la motion, on l’oublierait – ne la suivrait pas.

2. Vincent Peillon a bien des qualités que les autres n’ont pas.

Il me semblerait difficilement explicable au bon peuple que le PS n’accorde pas une place convenable à celle qui fut la candidate du PS, qui est arrivée en tête du vote des militants, ce que confirme encore si cela était nécessaire un dernier sondage3.

Le nom qui devrait être avancé dans les prochaines 48 heures (à l’heure où j’écris ces lignes) pourrait être celui de Vincent Peillon, François Rebsamen ou Julien Dray.

Mon pif me dit que bien qu’il ait des atouts – dont celui d’avoir été trotskyste, pour rassurer l’aile gauche – la personnalité de Julien Dray ne convient pas pour un poste de premier secrétaire. Je ne m’étends pas sur les raisons, c’est dû à mon pif, au fait que je trouve trop « violent » et qu’il se soit déclaré candidat, ce qui est con, il faut toujours toujours dire que les questions de personne ne sont pas les plus importantes, et que ce sont les militants qui décideront, ah ben non c’est vrai on est au PS soit en pleine IVème République, mais passons.

Restent Rebsamen et Peillon. Peillon a occupé diverses positions au sein des instances nationales du PS. Il le connaît bien et pourrait être utile à Ségolène Royal à ce poste4. Il a l’avantage d’avoir figuré parmi les têtes d’affiche du NPS, ce qui pourrait être une caution utile, puisqu’il s’agirait, selon certains, d’assumer le fait d’être à gauche.

Peillon est également « jeune » et bel homme, ce qui pourrait plaire à Jack Lang, et à d’autres, et qui pourrait lui permettre d’illustrer un certain renouveau.

Peillon est enfin un homme d’une certaine densité. Philosophe de formation, il a été Secrétaire du groupe des experts du PS en 93-93, Secrétaire National à la Direction des Etudes de 97 à 2000. Il paraît ainsi capable d’impulser la dynamique nécessaire pour aboutir à une proposition programmatique digne de ce nom. A mon sens, Vincent Peillon ferait un bon Premier Secrétaire du PS.

Rebsamen, à ma connaissance, n’est pas spécialement un homme d’études ou d’expertises. Pour continuer à le dire gentiment, il n’est pas non plus un personnage de premier plan et on ne le voit guère impulser un mouvement d’ampleur pour le parti.

3. Mais les qualités de Vincent Peillon ne sont pas nécessairement des atouts.

On a vu des amis de trente ans se découvrir des vocations qu’on leur ignorait. Or les qualités de Peillon en feraient peut-être aussi un bon présidentiable.

Ségolène Royal aurait, en revanche, de bonnes raisons de se fier à la fidélité de Rebsmanen. Elle en aurait d’autant plus que l’on imagine mal François Rebsamen nourrir des ambitions présidentielles

Et puis, s’il s’agissait seulement de trouver le meilleur… Là, c’est de la politique. Et nous ne sommes qu’à 3 ans de la désignation du prochain candidat à la présidentielle. Dans les tractations de couloir pré-congrès, l’hypothèse d’une candidature de compromis au rabais n’est pas la moins probable. François Rebsamen ne ferait probablement pas peur à grand-monde : ni à Ségolène Royal, ni aux partisans des autres motions qui pourraient en revanche craindre tout autant de mettre en selle Vincent Peillon.

Ce ne serait probablement pas l’intérêt du PS, mais les socialistes ont-ils vraiment à coeur l’intérêt de leur parti ?


  1. Je m’aperçois que Peillon est évoqué dès les premières lignes. Flûte. []
  2. sauf à ce qu’il s’illustre à nouveau, ce qui est probable, ou que d’autres affaires – comme celle dont témoigne Tristane Banon et qui, à mon sens, devraient en toute rigueur lui interdire d’être Président de la République si elles étaient avérées – ne soient opportunément ressorties []
  3. amusant : on en lisait moins de ce genre avant le vote []
  4. les autres aussi, cela dit []

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112 commentaires

  • J’espère que tu te trompe. Quoi que ce ne serait pas le pire choix. Selon «  »mon pif » » c’est déjà gagné pour Peillon depuis 24h. Et c’était d’ailleurs logique… Et peut-être le meilleur scénario pour le PS et le centre gauche ?

  • Rassure-toi : il y a évidemment bien des choses que j’ignore sur le fonctionnement du PS. Mais bon… Sinon, nous sommes d’accord, Peillon pourrait bien être un bon scénario.

  • Peillon n’aura aucune peine à être meilleur que Royal et il lui brûlera la place en 2012.
    Il peut aussi exploser en vol sous la pression de Royal.

  • Et donc ? Vous le voyez Premier ou, précisément, à cause de cela, vous n’y pensez pas ?

    Pour ce qui est de la pression de Royal, il n’aurait, à mon avis, pas trop de mal pour s’en extraire. Raison de plus pour qu’elle s’en méfie.

  • Peillon vs Rebsamen, why not? mais je vois dans cette position de 1er secrétaire un parallèle avec celle d’un premier ministre, i.e. aucune chance pour 2012, donc on sacrifie à la qualité ? n’étant pas moi non plus expert es-px je dirais qu’il y aurait peut-être une prime à la fidélité quoique je ne sois pas sûr que cela soit la vertu première de la dame (si tant est qu’elle en eût, non la je suis méchant mais ça fait du bien de se défouler après un dimanche de m….)

  • très vite fait:

    Rebsamen c’est l’alliance avec ce qu’il reste de l’axe jospino-Hollandais… je doute que Royal soit prête à risquer de s’afficher avec ceux là. Mais c’est vrai qu’il a la confiance de Royal. Il n’a d’ailleurs pas manqué de rappeler sa fidélité antérieure dans un tout récent commentaire : »Vincent (Peillon) nous a accompagnés. Il y a aussi à tenir compte pour ce choix de l’avis des uns et des autres. Vincent et moi, on s’entend très bien »

    Peillon, c’est sur, a du talent, beaucoup de talent. Il est apprécié par des personnalités aussi diverses que Jospin, Mauroy, Emmanuelli ou Hamon mais a tjs été en conflit ouvert avec Hollande.
    Il s’est avéré d’une fidélité inoxydable dans les moments les plus durs qu’ait traversé Royal. Il offre l’avantage de pouvoir rassembler ceux qui ont voté Aubry et Hamon. Même qi il y a en effet un risque pour Royal de se faire doubler, pour 2012, ça semble prématuré…

    –> donc Peillon

  • Peillon 1er secrétaire, ce serait donner un poste clé à un homme jeune, beau, intelligent et charismatique. Ce serait lui donner le temps et les moyens de se révéler aux militants et aux Français… Dangereux, comme vous le notez pour Royal. Après tout, en politique, que vaut la « fidélité » ? Si elle fait ce choix, ce serait dans l’espoir d’aviver les conflits internes au parti et d’apparaitre, en effet, hors des courants, hors des querelles intestines, bref providentielle pour la prochaine présidentielle. Je penche plutôt pour le n° 2 du PS : le 1er secrétaire doit être un fidèle certes, mais surtout assez terne pour ne pas risquer de faire de l’ombre à celle qui attend son heure.

  • Il est fort probable que ce soit Peillon car les autres éviteront que la solution soit trop favorable à Royal (en poussant Rebsamen) et lui mettront des bâtons dans les roues.

    Mais pourquoi pas Hamon: il ne gêne personne, son courant restera minoritaire jusqu’aux présidentielles (c’est un risque, je ne lis pas l’avenir) et ça donne des gages sur la gauche. Le problème sera de mettre en place un bureau qui puisse contrôler le penchant trop à gauche ou trop radical de ce secrétaire.

  • Sarko sera réelu en 2012, Copé se voit déjà en 2017 … donc le PS vise 2022, ça fait un peu loin tout de même pour débattre du chef de meute.

  • les socialos sont de plus en plus bobo, hamon leur fait aussi peur que le facteur, il comptera, c’est sûr, mais certainement pas en tête.

  • Pingback: Banderille n°261 : Elections, piège à cons ! | “Toreador, un oeil noir … dans l’arène politique !”

  • Pitié, tout sauf Julien Dray. Ce mec me donne ** ***** tellement il me semble de mauvaise fois.
    @cimendef: Hamon est trop à gauche amha pour être premier secrétaire. Je doute qu’il oriente le parti dans une bonne direction.
    Peillon me semble la meilleur solution. Il pourrait même en profiter pour « monter en puissance ».

  • gasper a écrit:

    Peillon, c’est sur, a du talent, beaucoup de talent. Il est apprécié par des personnalités aussi diverses que Jospin, Mauroy, Emmanuelli ou Hamon mais a tjs été en conflit ouvert avec Hollande. Il s’est avéré d’une fidélité inoxydable dans les moments les plus durs qu’ait traversé Royal. Il offre l’avantage de pouvoir rassembler ceux qui ont voté Aubry et Hamon. Même qi il y a en effet un risque pour Royal de se faire doubler, pour 2012, ça semble prématuré…

    –> donc Peillon

    Ce serait effectivement le choix le plus intelligent. C’est pour ça que j’ai des doutes. Je ne suis pas certain que le PS ait mis le mode constructif on. C’est aussi un des effets pourris du quinquennat : nous ne sommes qu’à 3 ans de la désignation du candidat à la présidentielle.

    Et perso, Peillon, je le verrais bien en candidat à la présidentielle, pour toutes les qualités évoquées plus haut. Serait-ce prématuré ? Ségolène Royal est sortie du bois à l’automne 2005, soit 1 an 1/2 avant la présidentielle.

    Certes, certains pourraient faire le calcul qu’1 an 1/2 de Premier Secrétariat flinguera Peillon, et souhaiter l’y voir. Mais le calcul est risqué. Ca peut aussi le propulser nationalement.

    Rebsamen, en même temps, est un ancien pote de Hollande. Il peut faire le lien avec Delanoë. Et je ne suis pas certain que Royal ait plus d’affinités avec Aubry, qui l’a taclée autant qu’elle a pu pendant la campagne.

    Cela dit, les affinités ne sont pas nécessairement les motivations d’une alliance. Y’a le réalisme, aussi.

    cimendef a écrit:

    Mais pourquoi pas Hamon: il ne gêne personne, son courant restera minoritaire jusqu’aux présidentielles (c’est un risque, je ne lis pas l’avenir) et ça donne des gages sur la gauche. Le problème sera de mettre en place un bureau qui puisse contrôler le penchant trop à gauche ou trop radical de ce secrétaire.

    Hamon, peut-être, si l’alliance se fait sans Royal. Il est tout de même vent debout contre Ségolène Royal et, ce we, c’est un peu le seul dont les déclarations n’aient pas été un tant soit peu conciliantes à son égard.

    Bolbec a écrit:

    Sarko sera réelu en 2012, Copé se voit déjà en 2017 … donc le PS vise 2022, ça fait un peu loin tout de même pour débattre du chef de meute.

    Tu vois Copé élu en 2017 ? L’échéance me semble bien trop lointaine pour faire des plans : regarde la crise financière, et la façon dont, j’en suis presque sûr, elle a explosé la candidature du prétendu libéral Delanoë.

    *

    Cela étant, mon idée repose pas mal sur le fait qu’ils pourront difficilement ignorer la motion Collomb-Royal. Ai-je raison de le penser ? Je manque un peu d’expérience des combinazione au PS.

    En complément : à lire, l’article du Monde sur Peillon.

  • Ouais, que Sarkozy n’essaie pas de jouer au plus con, hein ? Le PS a toutes les cartes en mains pour gagner à ce jeu là : Rebsamen premier secrétaire et candidature de Jospin et/ou Rocard en 2012 !

  • Olivier a écrit:

    Tant qu’à risquer la mise, allez … Jean-Marc Ayrault !

    Là, pour le coup, tu gagnerais beaucoup.

    jmfayard a écrit:

    Ouais, que Sarkozy n’essaie pas de jouer au plus con, hein ?

    Plus con que qui ? Parce qu’au PS, en ce moment, y’a des volontaires, non ?

  • Si on tente de baliser le chemin d’ici la présidentielle, le PS a face a lui deux défis : construire un projet, et trouver des modalités de fonctionnement lui permettant de fluidifier l’appareil du parti, condition indispensable à la réussite de l’éventuelle mise en oeuvre du projet.

    Rebsamen semble bien trop englué dans les mécanismes du parti pour pouvoir en porter la rénovation. Il fut aussi coordinateur de plateformes de projet qui font pschitt depuis une dizaine d’années. C’est trop (peu) pour être l’homme d’un nouveau souffle.

    Peillon présente un profil plus crédible pour la mission.

  • Ca oui, « le meilleur serait Peillon » mais la question, c’est : « qui sera l' »élu » (enfin, le coopté) ?« . Et à ce jeu-là, lorsque les ambitions s’en mêlent, rien ne dit que ce soit le meilleur.

  • Comme Koz, »Je manque un peu d’expérience des combinazione au PS. »

    Néanmoins, j’ai lu ce matin que Peillon « semblait réservé sur sa candidature » et j’avais entendu dire (je suis une incommensurable commère! ) qu’un François avait remplacé l’autre.

    Aussi, pourquoi pas un François comme Premier Secrétaire?

    Ceci dit, leurs salades me paraissent refléter leur incapacité profonde à :(i) se rassembler, (ii) avoir une ligne politique cohérente en dehors du tout sauf Sarko,(iii) montrer aux français qu’ils travaillent (?!) pour le bien de la France plutôt que pour une lutte pour le pouvoir, la puissance et la gloire.

    Que du « bling-bling » finalement!

  • Ce n’est que mon avis, mais je n’ai jamais été particulièrement frappé par le charisme ou l’intelligence de Peillon. Pas plus que je n’ai été frappé par d’éventuels défauts, d’ailleurs. L’impression qu’il me laisse est celui d’un homme suffisamment neutre pour s’adapter selon les situations, mais jusqu’à présent, il ne s’est jamais fait remarquer pour lui-même.

    Après 11 ans de François Hollande, j’ai désormais du mal à voir ce que peut être un bon premier secrétaire du PS. Il y a François Mitterrand, qui avait réussi à gagner la présidentielle, et Lionel Jospin, qui en créant la gauche plurielle, s’est dégagé la voie pour arriver au pouvoir. Si Hollande a tenu aussi longtemps, c’est bien parce qu’il représentait le plus petit dénominateur commun, quelqu’un qui peut symboliser les synthèses en forme de grand écart.

    Vu comment c’est parti, le congrès de Reims ne semble pas être celui d’une refondation de la doctrine du PS (j’entends par là la mise en minorité de la partie la plus à gauche qui handicape ce parti). Donc il y aura bien besoin de quelqu’un de suffisamment transparent pour que chacun puisse s’y voir à travers. En ce sens, Peillon me semble être l’homme de la situation. Après tout, François Hollande a été et reste considéré par de nombreux journalistes comme l’un des hommes politiques les plus brillants de sa génération. Vincent Peillon peut suivre le même chemin.

    Il y a aussi l’autre possibilité : la présidentialisation, avec Royal à la tête du parti. Sur le principe, je pense que c’est une bonne idée, le problème étant que c’est Royal qui a remporté le vote des motions. Voilà bien quelque chose que je ne comprends pas : que les militants croient-ils qu’il s’est passé au printemps 2007 ?

  • Pffft, encore un prof, qui plus est de philo … partisan du Non à la constitution, donc pas de changement en vue avec un Vincent Peillon !!! Entre les énarques et les profs la réalité restera probablement encore reléguée loin derrière un verbiage idéaliste.

  • Mais non, mais non, Rebsamen n’est ni prof ni énarque. Il « titulaire d’une maîtrise de droit public, d’un DESS de sciences économiques et diplômé de sciences politiques » et sous-préfet hors-cadre.

  • Certes, François Rebsamen n’est ni prof, ni énarque, mais il a un parcours d’apparatchik au sein du PS sans réelle expérience professionnelle, sauf qu’il a été, en 2007 et 2008, administrateur de Dexia-Crédit local … 🙂

  • Mardi 23 septembre 2008, François Hollande écrivait sur son blog :

    « En tant que militant du Parti Socialiste, je m’engagerai, je ferai les choix, mais ce dont je suis sûr, c’est que je soutiendrai la motion qui arrivera en tête, qui sera majoritaire, et je soutiendrai quel qu’il soit ou quelle qu’elle soit, le Premier secrétaire qui sera élu par nous le moment venu. »

    http://www.francoishollande.fr/2008/09/23/intervention-de-francois-hollande-au-conseil-national-de-synthese-du-23-septembre/

    Vous avez bien lu ce qu’écrivait François Hollande ?

    « ce dont je suis sûr, c’est que je soutiendrai la motion qui arrivera en tête »

  • Il est tout de même vent debout contre Ségolène Royal

    Si vous aviez vu sa tête au Hamon quand on lui a demandé s’il allait soutenir ou s’allier à Royal ! Priceless !

    @Tara

    Ceci dit, leurs salades me paraissent refléter leur incapacité profonde à :(i) se rassembler, (ii) avoir une ligne politique cohérente en dehors du tout sauf Sarko,(iii) montrer aux français qu’ils travaillent (?!) pour le bien de la France plutôt que pour une lutte pour le pouvoir, la puissance et la gloire.

    Je suis pas trop d’accord pour le (ii), à part Hamon, ils ont tous une ligne social-democrate, social-libérale, avec des mesures pas très originales certes.
    Quand aux (iii), c’est valable pour tous les parties politiques, UMP compris.

    @jmfayard:

    candidature de Jospin et/ou Rocard en 2012 !

    C’est sérieux ou ironique ?

  • Compte tenu des faibles différences idéologiques séparant les trois motions arrivées en tête, dans tout autre contexte, Ségolène Royal serait premier secrétaire du PS. Ce serait la logique. Et il me paraît évident qu’en bonne miterrandienne, ce serait également son choix (le risque d’abîmer son image en mettant les mains dans le cambouis ne pèserait pas bien lourd face à la possibilité d’apparaître comme l’opposante en chef, puis comme candidate « naturelle » à la prochaine présidentielle).

    Seulement voilà, au PS comme ailleurs, il y a le « Tout sauf Ségolène ». Ses concurrents (Delanoë, Aubry, Hollande, DSK, Fabius…) n’accepteront jamais cette solution. Et n’ayant pas la majorité à elle seule, elle est obligée de se faire une raison (je pense qu’elle a néanmoins du mal et qu’elle s’engouffrerait dans la moindre fenêtre de tir). Même ses soutiens de la « ligne claire » (Collomb, Guérini…), qui ne veulent pas d’un présidentiable à la tête du parti, l’ont obligé à mettre sa candidature au « frigo ». Alors ce sera sans doute un de ses partisans, parmi les plus consensuels.

    Alors pourquoi pas Peillon, effectivement. Dray sent un peu trop le « old party » et les alliances successives, et Rebsamen, même s’il a le mérite (rare en politique) de ne pas trop manier la langue de bois, ne collerait pas vraiment à la volonté de rajeunissement. Même s’il n’est pas cité parmi les prétendants, Valls aussi pourrait avoir le profil…

    Quoi qu’il en soit, personnellement, je ne crois déjà plus vraiment que Ségolène Royal puisse nous éviter un deuxième mandat de Sarkozy. Et l’émergence d’un Peillon ou d’un Valls d’ici 2012 reste à ce stade très hypothétique… Mais pitié, après Chirac en 1995 et en 2002, Sarkozy en 2007 et en 2012, de grâce, ne nous parlez pas encore de Copé ou de Bertrand en 2017 !

    La démocratie ne peut fonctionner durablement sans alternance. Alors souhaitons ensemble qu’après deux mandats de Sarkozy (on ne pourra pas dire qu’il n’aura pas eu le temps de « réformer » notre pays et de faire qu' »ensemble tout devienne possible »), puisse émerger au PS un futur président de la République. Ce serait sain, non ? La victoire d’Obama, avant d’être celle d’un métis (et quels que soient les symboles importants et positifs que véhiculent cette élection), est d’abord celle de l’alternance (tout autre brillant candidat démocrate l’aurait emporté face à l’héritier de Bush).

  • Même s’il n’est pas cité parmi les prétendants, Valls aussi pourrait avoir le profil…

    Il me semble que Valls est aussi marginal à la droite du parti que l’était Mélenchon à sa gauche.

  • N’oublions pas que Sarkozy a maintes fois répété qu’il ne pensait pas a priori briguer un second mandat.

    La citation exacte étant : « l’énergie qu’on consacre à durer, on ne la consacre pas à faire ».

  • Jeff a écrit:

    Même s’il n’est pas cité parmi les prétendants, Valls aussi pourrait avoir le profil…

    Valls, tu n’y penses pas ?! Ce couillon a essayé d’être constructif !

    Liberal a écrit:

    La citation exacte étant : “l’énergie qu’on consacre à durer, on ne la consacre pas à faire”.

    Puisque je suis branché paris, je ne mettrais pas un kopeck là-dessus. Il aurait d’ailleurs mieux fait de se mettre un pavé sur la langue le jour où il a dit ça, parce que j’ai plutôt l’impression qu’il pense déjà à la prochaine campagne. Peut-être nous expliquera-t-il que, contrairement à Jacquot, lui, il avait suffisamment d’énergie pour faire et durer…

  • @ Bob

    Valls plus à droite que Royal ou Delanoë ? Ca doit dépendre des sujets, non ? Moins anti-sarkozyste et moins opposant systématique sans doute, oui. Mais s’il était premier secrétaire du premier parti d’opposition, il faudrait quand même qu’il « cogne » un peu… Et ça devrait pouvoir se faire.
    Aussi marginalisé que Mélenchon au sein du PS ? Non, là, franchement, non.

    @ Liberal

    « N’oublions pas que Sarkozy a maintes fois répété qu’il ne pensait pas a priori briguer un second mandat ».
    Franchement, vous y croyez ?

  • @ Koz

    « Il aurait d’ailleurs mieux fait de se mettre un pavé sur la langue le jour où il a dit ça, parce que j’ai plutôt l’impression qu’il pense déjà à la prochaine campagne ».

    C’est sûr mais ce n’est pas grave. Comme l’a si bien dit Chirac, en politique, « les promesses n’engagent que ceux qui y croient ». Qui, à part Libéral, sera là pour lui rappeler ses propos datant de plusieurs années ? Et qui, même si Libéral le fait, y prêtera attention ?

  • Pas sûr. Celle-là, il l’a tout de même bien martelée. Et la prochaine campagne n’est pas dans si longtemps. Cela étant, l’objection ne devrait pas porter outre mesure lorsqu’elle sera faite.

  • Si Royal est mitterrandienne, alors son principe de base sera de « tuer » tout éventuel compétence afin d’éviter un concurrent à terme…

  • Koz a écrit:

    Puisque je suis branché paris, je ne mettrais pas un kopeck là-dessus. Il aurait d’ailleurs mieux fait de se mettre un pavé sur la langue le jour où il a dit ça, parce que j’ai plutôt l’impression qu’il pense déjà à la prochaine campagne. Peut-être nous expliquera-t-il que, contrairement à Jacquot, lui, il avait suffisamment d’énergie pour faire et durer…

    ahahahaha! certainement!

  • Koz a écrit:

    Et perso, Peillon, je le verrais bien en candidat à la présidentielle, pour toutes les qualités évoquées plus haut. Serait-ce prématuré ? Ségolène Royal est sortie du bois à l’automne 2005, soit 1 an 1/2 avant la présidentielle.

    c’est en effet un risque, mais disons qu’il n’a pas donné de signe permettant de l’envisager sérieusement.

    Koz a écrit:

    Rebsamen, en même temps, est un ancien pote de Hollande. Il peut faire le lien avec Delanoë. Et je ne suis pas certain que Royal ait plus d’affinités avec Aubry, qui l’a taclée autant qu’elle a pu pendant la campagne.

    Pendant la campagne d’avant congrès, et contre toute attente, les 2 motions ont semblé s’être entendu sur un pacte de non agression mutuelle (ou un accord d’attaque coordonnée vers la motion Delanoé). C’était, j’imagine, un accord de circonstance pour que chacune évalue son rapport de force avec la motion favorite. Pour Aubry, dans une optique d’alliance avec Delanoé, revendiquer le poste de premier secrétaire. Pour Royal, dans l’espoir d’avoir suffisamment d’avance pour prendre la parti, seule. Cette entente a t-elle encore un sens? A priori non.

    Un rassemblement des têtes de liste autour de Royal semblant très difficile, la seule issue finalement pour Royal, c’est le ralliement de personnalité et d’élus pour la supporter au congrès + l’éventuelle carte Peillon (ou un autre).

    qq exemples de députés ayant voté A et qui ne satisfont pas des déclarations ambiguës des Delanoistes:

    http://www.michel-delebarre.fr/index.php?2008/11/10/511-je-suis-contre-le-positionnement-tout-sauf-segolene&cos=1

    http://www.bernard-roman.net/article-24516477.html

    Ajoute a ça le TSS qui menace, et, le 20 novembre, ça devrait lui permettre de mobiliser bien au delà de ses troupes… ou pas… 😉

  • Il semble que Ségolène Royal n’ait pas totalement renoncé à se présenter elle-même (ce qui ne m’étonne guère, comme je le disais plus haut). Il semble également que les trois autres motions n’aient pas renoncer à s’allier pour lui faire barrage au nom du refus de toute alliance avec le Modem. Ca promet…

  • J’ai bien aimé ce billet et les commentaires car on commence à y voir un peu plus clair, même si tout pourrait être faux à la fin.

    Je suis tout de même surpris à quel point tout le monde accepte sans broncher que Ségolène Royal redevienne candidate à la candidature pour 2012.

    Ma conviction est que SR est arrivée en tête parce que les militants ont voté pour elle par défaut étant donné que ses idées sont déjà connues et ça évite de lire les motions.

    Ne pouvant pas faire autrement, le PS va de nouveau donner du poids à Royal, et cette fois ci, les faux royalistes d’avant avec les antiroyalistes de toujours, ne se gêneront pas de la flinguer.

  • Je croyais qu’elle avait eu l’intelligence d’éviter la tempête, mais en sortant sa candidature au poste de Premier du frigo, ce n’est pas le cas…

  • Elle prend en effet un risque énorme, surement a t-elle considéré que la nomination d’un membre de son équipe serait perçu comme un pas en arrière, un aveu de faiblesse.

    ça réduit ses chances d’une victoire nette, mais ça aura au moins le mérite d’éclaircir un point crucial: évaluer précisément l’ampleur du TSS au sein de la base militante.

    et ce choix vient confirmer qu’aucune alliance avec les autres têtes de liste n’a été perçue comme possible…

  • « Tu vois Copé élu en 2017 ? L’échéance me semble bien trop lointaine pour faire des plans : regarde la crise financière, et la façon dont, j’en suis presque sûr, elle a explosé la candidature du prétendu libéral Delanoë. »

    La crise, une aubaine pour la droite, elle va engendrer une extrême gauche à 10-12%, c’est du pain béni pour l’UMP. Franchement, c’est une super nouvelle cette crise, ça assure le pouvoir à notre camp pendant un moment, à nous les boucliers fiscaux, on va se goinfrer et aux pauvres d’éponger la crise.

  • Et si le scénario qui se dessinait était celui-ci… Deux candidats déclarés : Ségolène Royal et Benoît Hamon.

    Dans ce contexte, si Benoît Hamon réussissait à fédèrer les partisans de Bertrand Delanoë et de Martine Aubry (clairement plus proches de Ségolène Royal sur le plan des idées), ce ne pourrait être que sur la base du « Tout sauf Ségolène », maquillé en refus de toute alliance avec le Modem (tu parles d’un programme !). Cela donnerait également l’impression de confisquer d’une certaine manière le vote des militants qui ont placé Ségolène Royal en tête. Et surtout, comment pourrait-on imaginer que Benoît Hamon, dont l’ancrage « à gauche toute » ne représente qu’une minorité au PS (19% contre 79% pour les trois motions « sociales-libérales »), dirige le parti. Vous y croyez, vous ?

    Moi, non. Donc je dis : bien joué Ségo (pour une « cruche », avouez que ce ne serait pas si mal pensé…). Elle nomme un secrétaire délégué (Peillon ou Valls) et place à la direction du PS une équipe rajeunie avec des femmes et des représentants de la diversité (et pourquoi pas aussi Benoît Hamon). Et Sarkozy, en connaisseur, applaudit et se dit qu’elle n’est peut-être pas si conne…

  • Koz a écrit:

    Pas si sûr, elle est en train de travailler ça, semble-t-il.

    hum, sincèrement, je doute de la sincérité de toutes les parties dans ce rassemblement. Ceci dit, je préfererai que tu aies raison.

  • Bolbec a écrit:

    Franchement, c’est une super nouvelle cette crise, ça assure le pouvoir à notre camp pendant un moment, à nous les boucliers fiscaux, on va se goinfrer et aux pauvres d’éponger la crise.

    C’est bien. Comme ça, on sait mieux à qui on a affaire. Pour ce qui est de Copé, je ne sais pas ce qui fait fantasmer tous les mecs de gauche à son sujet. On en reparle dans 9 ans…

    Jeff a écrit:

    avouez que ce ne serait pas si mal pensé…

    Tu crois qu’elle avait pensé le fait de ne récolter que 29% des voix ?

  • Eponymus a écrit:

    Royale va combattre en coulisse, sans bruit pour consolider sa position au prétexte d’union avec sa motion pot de fer contre des futurs alliés pots de terre tout en prétendant qu’elle ne se présentera peut être pas au poste de secrétaire général. Elle annoncera sa candidature à la dernière minute pour éviter les coups de crocs prélables. Pendant ce temps ses opposants n’auront que du vent à mordre, mais après il sera trop tard. Tout cela est tellement prévisible que ça n’en est même plus drole à observer.

    Bravo Epo, encore bien vu…

  • Ce que je trouve surprenant, c’est qu’il va tout de même lui falloir convaincre toute sa gauche que sa stratégie est bien évidemment l’inverse de celle qu’elle a effectivement menée, dans leur dos, il y a guère plus d’un an.

  • Sa stratégie, lors des présidentielles, a-t-elle été de rassembler la gauche avant de se tourner vers Bayrou ? A-t-elle seulement cherché à rassembler le PS, à l’époque ?

    <

    Pour info, le blog Puzzle Socialiste, du Monde fournitle document de travail proposé par SR. Je sais que ce n’est pas propre à celui-là mais comment peut-on se prononcer sur quelque chose d’aussi creux ? Plus je lis de textes programmatiques, plus je m’interroge… Toujours des grandes formules, des vœux pieux. Les déclarations d’intention, je suis capable de les faire moi-même. Mais quid du concret pour y parvenir ?

  • gasper a écrit:

    Depuis le temps que je vous dis que Royal peut être un motif de satisfaction ;- )

    Si le seul motif de satisfaction reste celui de donner raison à ceux, parmi ses détracteurs, qui déjouent sa duplicité, ça me parait bien maigre.

    Ce qui m’étonne c’est que peu de leaders du PS soient encore capables de prévoir ses coups. Elle commence pourtant à être lisible surtout à l’aune de l’expérience 2007. Je crois finalement qu’elle ne se sert simplement pas des mêmes armes et que ceux qui s’opposent à elle, répugnent surtout à les utiliser.

    Elle seule est capable de rencontrer le Dalaï Lama, d’annoncer qu’elle se rendra prochainement en Chine au pour confronter les autorités locales aux problèmes des droits de l’homme et de ne surtout pas y aller ensuite. Et elle seule est capable de répondre à des dizaines d’interviews sans que personne n’ose lui faire remarquer ses fausses promesses et ses mensonges.

    Dans ces conditions, Koz, je ne vois pas pourquoi tu t’inquiètes sur ses aptitudes à convaincre qui que ce soit de quoi que ce soit.

  • Koz a écrit:

    Sa stratégie, lors des présidentielles, a-t-elle été de rassembler la gauche avant de se tourner vers Bayrou ? A-t-elle seulement cherché à rassembler le PS, à l’époque ?

    Royal semble avoir appris de ses erreurs passées ou en tous cas, elle aura cette fois su préserver les apparences. En 2007, elle a cru suffisant d’établir un lien direct avec les militants, tout en snobant ostensiblement tous les apparatchiks qui s’étaient ligués contre elle. Erreur de débutante. C’est d’ailleurs la SEULE erreur qu’elle ait reconnu dans son livre post campagne (et pourtant, hein…)

    Si elle n’a pas totalement rassemblé le parti, elle aura réussi à mobiliser massivement sa base. De mémoire de vieux militant, un tel engouement militant n’avait pas été ressentie depuis les campagnes Mitterrandienne.

    Pour la gauche dans son ensemble, Royal est parvenue a ramener à elle Chevenement (MRC) et Taubira (PRG), ce que Jospin n’était pas parvenu à faire en 2002. L’effet 21 avril peut expliquer cela, toutefois les jospinistes et les Hollandaistes auraient été incapables d’envisager une fusion avec les listes MRC si ils avaient été en position de candidat en 2007.

    Rappelons aussi que Laguillier pour la première fois de son histoire, a appelé a voter en faveur des socialistes au second tour en 2007. Le Tout sauf sarkozy était certainement un élément d’explication, mais l’enthousiasme de l’appel d’Arlette témoignait aussi d’une attention toute particulière vers la candidate socialiste.

    Buffet et Voynet ont elles aussi apporté leur soutien à Royal en 2007

  • la fin de ma phrase a sauté:

    Buffet et Voynet ont elles aussi apporté leur soutien à Royal en 2007, Voynet a même appuyé Royal dans son initiative d’un débat d’entre deux tours avec Bayrou.

  • Koz a écrit:

    Pour info, le blog Puzzle Socialiste, du Monde fournitle document de travail proposé par SR. Je sais que ce n’est pas propre à celui-là mais comment peut-on se prononcer sur quelque chose d’aussi creux ? Plus je lis de textes programmatiques, plus je m’interroge… Toujours des grandes formules, des vœux pieux. Les déclarations d’intention, je suis capable de les faire moi-même. Mais quid du concret pour y parvenir ?

    Le plus drole est la partie sur la crise financiere. On y apprend que la reponse a la crise est un debat participatif dans lequel le PS doit intervenir pour dire qu’ « une autre politique est possible ». Laquelle? Mystere.
    Precision: dans le landerneau socialiste, on appelle ca parler du fond…

  • Parce que je suis bonhomme, Jean, je rappellerai que sa démarche est de fournir un document simple, à enrichir par les propositions des autres.

    Bon, maintenant, si je fais ma langue de vipère, je dirais qu’elle fournit un document creux. Charge aux autres de fournir de la substance.

  • Par ailleurs, je lis sur le blog de Moscovici (commentaires) qu’Aubry et Hamon s’uniraient (avec Aubry chef de file)…
    Ca commence a ressembler a un vrai match.

  • Le Timbré extrait n° 60
    Dans le rang des incapables notoires figurent de très nombreux autres oiseaux boiteux, tel Mr Mailly qui rate peu d’occasions de nous montrer le côté sombre de l’ idéologue bon ton : aux grandes gueules, à la question  » heures supp’ ou RTT  » il répond RTT. Si je ne m’abuse, les RTT ne se créent que si l’on travaille, excepté pour Mr Mailly, qui réinvente l’industrie : désormais, les ouvriers n’auront plus besoin d’aller à l’usine. Ils construiront les bagnoles directement depuis leur plumard. Mr Mélanchon, qui n’est même pas le Canada dry du PS puisque lui n’a plus depuis longtemps ni l’apparence ni le goût du socialisme, spécialiste du  » dire une chose et son contraire dans la même phrase  » nous sort chez Apathie une incongruité dont il a le secret. Il est contre la diminution des effectifs de la fonction publique en même temps qu’il dit que le déficit de l’Etat n’est pas de fonctionnement. Dire cela quand 50% du budget est englouti dans le traitement des fonctionnaires, si ça c’est pas du foutage de gueule, faut retirer l’expression du dictionnaire. La Grande Royal est bien piquée elle aussi, qui à propos de la poupée vaudou du président s’inquiette le 29 octobre du devenir de la liberté de la presse si celle ci s’en prenait au président alors même qu’elle ne cesse de lui casser du sucre sur le dos depuis la campagne.
    Et Eric Nolaud et Guy Carlier qui nous expliquent sur RTL que l’ouverture du travail le dimanche est purement idéologique, et qui se plaignent que les droitiers fassent sans arrêt passer des positions idéologiques pour des nécessités de restructuration du modèle socio-économique. Les mêmes gauchistes brandissent la même mauvaise foi pour pratiquement toutes les mesures du gouvernement qui tentent de nous tirer de la crise, telle la non fiscalisation des heures supplémentaires. Mais au nom de quoi ces incapables notoires totalement dépourvus de solution crédible seraient ils plus légitimés à dire que les mesures du gouvernement sont idéologiques que ceux qui les soutiennent à affirmer que ce sont eux les idéologues, qui ne brâment dans le désert sans chercher à comprendre que parce que cela vient du président, et qui brâment toujours d’autant plus fort que leur propre indigence est patante ?
    Et le schtroumph grognon qui n’attend même pas la tenue du congrès de Reims pour enfin tirer sa révérence en nous soulageant au passage du très nuisible député du Nord Marc Dolez, de ce qui ne ressemble même plus à un parti, parce que la motion du roquet besancenoïste qu’il soutenait ne l’a pas emporté, puisque c’est celle de la belle du Poitou qui l’a fait, à la nique de tous les éléphants devenus tellement grossiers qu’on ne leur souhaite plus que le cimetière tranquille, la belle de Paris en tête, ce qui signifie la mort annoncée du trio Delanoë-Jospin-Hollande, Hollande que l’on dit être l’incarnation d’un parti qu’il n’a fait pourtant que désincarner depuis la campagne présidentielle.
     » Nous décidons d’engager avec tous ceux qui partagent ces orientations la construction d’un nouveau parti de gauche et nous appelons à la constitution d’un front de forces de gauche pour les élections européennes », affirment les deux mutins. Un front plutôt buté plus qu’il ne permet pas aux deux ahuris de comprendre qu’avec un Besancenot plein vent dans les voiles, leur entreprise de pieds nickelés est aussi (f)utile qu’une pissade dans un violon.

    Petit postie est devenu grand, mais il a gardé la tête dans le sac

  • Le suspense persisterait ?

    Gérard Collomb était invité ce matin sur LCI et a confirmé ce que, contrairement à ce qu’affirmaIt le journal Le Monde hier soir, et conformément à ce qu’il me disait récemment, que le rassemblement des socialistes autour d’un ou d’une non-présidentiable restait d’actualité pour le moment plutôt que la candidature de Ségolène Royal.

  • L’équipe Royal joue la montre, juste le temps de laisser à certains détracteurs le temps de se contredire abondamment dans la presse. En voila déjà un bel exemple:

    Michel Sapin (soutien Motion A) dit « qu’une candidature de Ségolène Royal au poste de premier secrétaire serait « une candidature d’affrontement » et souhaité un autre candidat du même camp qui favoriserait « une coopération » au sein du parti »

    Pierre Moscovici (Motion A) dit « J’ai écrit ici, et je le maintiens, que (la légitimité) de Ségolène Royal elle-même est beaucoup plus forte – devant les Français, devant les militants – que celle de ses lieutenants pour le leadership de cette motion ».

    Bref: pile elle perd, face… elle perd aussi.

  • Koz a écrit:

    Le suspense persisterait?

    Une chose dont on est sûr c’est que SR a trouvé la solution pour justifier prétendre au poste de Premier Secrétaire du PS – poste « qui n’est pas fait pour elle» (comprendre : elle est parfaitement incompétente pour le job), qui consiste à faire faire le boulot par un vice-Premier Secrétaire tout en ayant le pouvoir du Premier Secrétaire pour donner des ordres à tout le monde, s’occuper de sa candidature de 2012 et passer à la rue Solferino chaque fin du mois pour encaisser son salaire de Premier.

    Pourquoi s’enquiquiner quand la vie peut être belle? C’est une question que SR peut légitimement se poser.

  • le figaro cherche à mettre son grain de sel dans les débats internes au PS…
    il ne faut pas voir plus qu’une manoeuvre servant la droite: polémiques assurées…, divisions demandées….
    c’est d’ailleurs surprenant de voir combien l’UMP aime à se mêler du fonctionnement du PS : Fillon aujourd’hui dans Aujourd’hui.
    Raffarin et autres ont annoncé leur préférence pour ségolène royal, puis martine aubry, voire bertrand delanoe…

    lundi soir pour débattre du congrés du PS, yves calvi avait invité, outre benoît hamon et manuel valls, il y avait jean françois copé et l' »homme qui sait de quoi il parle », eric besson, pour dire du bien de ségolène royal…nous verrons si le PS est invité à un futur débat sur l’a-démocratie au sein de l’UMP…
    d’ailleurs ce blog n’estil pas la meilleure preuve que le débat, la démocratie au sein du PS exercent fascination, au delà de la répulsion pour les idées et les personnes?

  • L’analyse de l’éditorialiste du Figaro me paraît assez juste. Quant à savoir si elle est complètement sincère, si elle vise à jeter de l’huile sur le feu socialiste, ou même à favoriser une candidature que la droite craindrait moins qu’une autre… Personnellement, je ne me mouillerai pas.

  • Lu dans le Canard aujourd’hui :

    D’après Lefevbre, c’est l’UMP qui a fait gagné Royal

    D’après Bayrou au contraire, c’est ceux qui se sont exprimés contre le MODEM qui ont été sanctionnés.

    Qui croire ?

    PS: Barack Obama ne s’est par contre pas encore manifesté pour s’arroger cette victoire.

  • jmfayard a écrit:

    D’après Lefevbre, c’est l’UMP qui a fait gagné Royal

    Si tel est le cas, et si l’UMP est si fine stratège que cela, alors ce serait tout de même balot de s’en vanter trop tôt. Est-ce que ce ne serait pas plutôt le Canard Enchaîné qui voudrait s’assurer que l’on impute à Royal un soutien tacite de l’UMP ?

  • Libé aussi y va de sa fine analyse, le post reprend sans broncher.

    « Le vote Royal est une aubaine pour la droite »
    par ANTOINE GUIRAL (blogueur, ce que Libé n’a pas jugé utile de préciser).

    « Inespéré. Pour l’Elysée, le retour au premier plan de Royal avec, en prime, un Parti socialiste balkanisé est une sacrée bonne nouvelle. »

    « Nicolas Sarkozy ne s’en cache pas depuis sa nette victoire à la présidentielle (53 % des voix) : la présidente de la région Poitou-Charentes est son adversaire préféré. Dès qu’elle a été en difficulté, ces derniers mois, au sein de son camp, le chef de l’Etat ou son bras armé – l’UMP – se chargeaient de la faire (re)vivre en en faisant leur cible de choix. Ce que Frédéric Lefebvre, fidèle sarkozyste et porte-parole du parti, résumait en ces mots voilà peu : «Ségolène, dès qu’elle perd du terrain, je la regonfle en lui tapant dessus.» »

    « Pour construire son succès présidentiel, Nicolas Sarkozy s’était efforcé de mettre en ordre de bataille sa famille politique, avec toutes ses composantes rassemblées derrière lui. Ségolène Royal peut aujourd’hui compter sur moins d’un tiers du Parti socialiste pour la soutenir.

    « La prochaine présidentielle est encore loin mais, hier, un proche de François Hollande se désespérait : «On a réussi à faciliter la campagne de 2012 de Nicolas Sarkozy. Le résultat de notre vote lui ouvre une autoroute. Dans trois ans ce sera toujours le même bordel chez nous.» Le président de la République n’en demandait pas tant.

    « 

  • autant pour moi… l’article n’est pas signé par un bloggeur (il en existe un éponyme), mais par un journaliste de libé… ce qui n’est pas plus rassurant…

  • Toutafé, gasper m’ôte les mots du clavier, c’est le « journaliste le plus bête de France » (Laurent Joffrin) qui après la défaite de son poulain a eu la complaisance de donner de la publicité à ce « scoop » (qui avait déjà servi 200 fois auparavant mais passons).

    La nouveauté dans le Canard concernait Bayrou (c’est lui qui tirerait les ficelles en fait).

    Je suis bien d’accord que stratégiquement, il faut vraiment penser le militant est bête à manger du foin pour croire qu’il va gober un confidentiel comme quoi l’UMP, non seulement les manipule, mais en plus a la gentillesse de contacter Libé quelques jours avant leur congrès pour les prévenir qu’elle les manipule.

    Par contre psychologiquement, je crois que ça s’explique beaucoup plus simplement. Pouvoir signifier aux commentateurs mondains qu’on est au centre de tous les combats, de la refondation du capitalisme mondial au tout-à-l’égoût du Cap Nègre en passant par les affaires internes du parti d’opposition, voilà qui est excitant !

  • Elle en « a envie ». Elle en « a envie » ? Elle en « a envie » ?! Et elle occupe le 20h de TF1 pour annoncer un scoop de cette envergure ? Faut-il en conclure que c’est surtout qu’elle patine grave et qu’elle est dans l’incapacité d’annoncer une décision claire à seulement 2 jours du Congrès ?

  • TF1 est inféodée à Royal ; ce sont eux qui l’ont faite, il faut croire. Comme quoi la théorie du complot du Canard doit être vraie. Mais qu’en est-il de l’égalité de traitement avec les autres candidats du PS ?

    En fait, ses petits attermoiements lui permettent d’occupper le devant de la scène médiatique pendant qu’on entend absolument plus ni Hollande, ni Delanoë, ni Aubry, ni Hamon. Mathématiquement, plus un politique parle sans agir dans les média, plus sa cote monte. Donc, elle attend une remontée de ses points.

  • Eponymus a écrit:
    « En fait, ses petits attermoiements lui permettent d’occupper le devant de la scène médiatique pendant qu’on entend absolument plus ni Hollande, ni Delanoë, ni Aubry, ni Hamon. Mathématiquement, plus un politique parle sans agir dans les média, plus sa cote monte. Donc, elle attend une remontée de ses points. »

    …ça et elle prépare aussi le terrain: « je ne suis pas une femme d’appareil » une façon de dire que si elle est désignée, l’appareil devra s’adapter, l’organigramme sera redessiné. Un bras droit et une équipe rapprochée.

    Elle a cru bon de préciser qu’il n’y avait pas « de Tout sauf Ségolène » sorte de rupture avec sa posture victimaire habituelle.

    Elle s’est présentée rassembleuse, a rappelé que rien ne presse, que « Martine, Bertrand et Benoit » avaient encore le temps de revenir vers elle pour engager le rassemblement… (si ça c’est pas vicieux)…

    Bref, elle cherche à démontrer qu’elle « prend de la hauteur », elle maintien la pression chez les autres, elle en a envie…tous les signes annonciateurs d’une candidature inéluctable.

  • D’accord avec vous deux, à vrai dire.

    Je reste perplexe devant cette expression : « j’en ai envie« . Je trouve ça totalement décalé. Je sais qu’il ne faut pas se laisser surprendre par un simple décalage puisqu’après tout, elle est la pro du décalage. Mais c’est une présentation qui m’interpelle. En avoir envie, est-ce bien à la hauteur de ce qu’on lui demande ? Je le souhaite, je le veux, ok, mais « j’en ai envie ». Et si l’envie lui passe ?

    Je sais pas vous, mais pour moi, ce n’est pas vraiment le bon registre.

  • Koz a écrit:

    Et elle occupe le 20h de TF1 pour annoncer un scoop de cette envergure?

    Elle est venue se montrer impeccable devant des millions de téléspectateurs (visite obligée chez la esthéticienne et le coiffeur cet après midi), ses fans apprécieront. Moi aussi j’ai regardé le 20h de TF1 à cause d’elle. Tactiquement, sa non déclaration oblige à ses concurrents à faire du sur place pendant qu’elle prend de l’avance.

    Chronique d’un hold-up annoncé? On ne sait jamais, peut-être ses adversaires préparent aussi un bon coup tout en finesse.

  • gasper a écrit:

    ça et elle prépare aussi le terrain: “je ne suis pas une femme d’appareil” une façon de dire que si elle est désignée, l’appareil devra s’adapter, l’organigramme sera redessiné. Un bras droit et une équipe rapprochée.

    C’est absolument ça. Pour l’ensemble de votre comm en fait.

    Elle écrit des lettres personnalisées à chacun des autres leaders qui sont immédiatement publiées dans le Figaro… Elle propose des documents de travail à ses adversaires histoire de bien signifier que la balle est dans leur camp. S’ils refusent de participer à cette opération de quasi soumission ils apparaitront comme des diviseurs ou démontreront leur incapacité à présenter quoi que ce soit. Genre « voici mon programme, s’il y a quelque chose que vous estimez que je n’ai pas pris en compte, je serais très heureuse d’avoir votre input ».

    Elle ne parle plus du « rapprochement avec le Modem » mais d’un « rassemblement le plus large à gauche qui accepterait les gens du centre droit qui y verraient des points de convergence avec leur démarche ». Façon de dire la même chose sans laisser de possibilité de dire « non ».

    De plus, les militants dans les partis aiment les démonstration de force ou d’habileté. Ils confondent souvent aptitudes à prendre le pouvoir avec celle de gouverner. Mais dans des partis où il reste des scories d’utopie révolutionnaire, ça marche très bien. Ils ont l’habitude de fonctionner avec du rêve. Il suffit donc de présenter des propositions creuses de solutions mais pleines « d’espoir » pour que ça fonctionne sans avoir à faire la démonstration préalable de son aptitude à gouverner. Si vous ajoutez une capacité à manœuvrer pour prendre le pouvoir, vos sondages remonte.

    Comme le souligne un commentateur plus haut, les propositions touchant à la crise sont particulièrement cocasses sous cet angle. Bretton Woods a demandé deux ans de préparation par les plus grands experts de l’époque et bien un an de discussions ensuite avant d’être finalisé. La réforme pour juguler la crise actuelle est un peu moins complexe, mais tout de même. Le G n va devoir se réunir un paquet de fois s’ils veulent re-fonder le marché avec des règles qui incluent l’état réel de l’économie réelle, les possibilités nouvelles de croissance, le capitalisme purement financier, ses dérives, la mondialisation, l’émergence de la Chine et de l’Inde et d’autres, la nouvelle donne énergétique et environnementale, etc… Royal file un texte d’une demi page dans lequel elle propose déjà des réunions participatives avec les petits commerçants, les PME, les syndicats, le tissu associatif, etc. afin qu’ils puissent peser sur l’économie internationale. Bref…. Mais qu’est-ce que Delanoë ou Aubry ou toute personne un peu sérieuse irait répondre à ce genre de chose en une page ?

    Enfin, un dernier point. Le risque pour Royal, était de prendre le PS trois ans avant l’échéance clé. Si elle échoue à bien le gouverner, elle ne sera pas candidate. Elle sait qu’elle va se prendre les pieds dans le tapis que la gauche du parti va tirer dans un sens et que les jospiniens, ou les DSKahniens vont tirer dans un autre.

    La solution ? Nommer un premier ministre dans ce parti. Un fusible. Et encore en dessous, une auto proclamée « dream team ». Le gouverner comme Mitterrand a su le faire pour le pays. Le gouvernement s’est pris cent fois les pieds même dans les pires ignominies (du Rainbow Warrior à Urba) sans qu’il en soit réellement affecté.

  • “je ne suis pas une femme d’appareil” Traduction: le travail que ça implique de diriger une grande organisation comme le PS ne m’intéresse pas.

    « J’ai envie » Traduction: le poste de Premier Secrétaire a un sacré panache, pourquoi m’en priver.

  • Pepito a écrit:

    Chronique d’un hold-up annoncé? On ne sait jamais, peut-être ses adversaires préparent aussi un bon coup tout en finesse.

    Faute de pouvoir tenir une position claire, ils leur restent la bombe Georges Freche, au sujet duquel Royal n’a pas vraiment était convaincante en déniant lui avoir promis la réintégration en échange de son soutient.

    Eponymus a écrit:

    De plus, les militants dans les partis aiment les démonstration de force ou d’habileté. Ils confondent souvent aptitudes à prendre le pouvoir avec celle de gouverner. Mais dans des partis où il reste des scories d’utopie révolutionnaire, ça marche très bien. Ils ont l’habitude de fonctionner avec du rêve. Il suffit donc de présenter des propositions creuses de solutions mais pleines “d’espoir” pour que ça fonctionne sans avoir à faire la démonstration préalable de son aptitude à gouverner. Si vous ajoutez une capacité à manœuvrer pour prendre le pouvoir, vos sondages remonte.

    Je suis d’accord, il lui reste à faire la démonstration qu’elle est capable de diriger une grande organisation, de déléguer, de fédérer les énergies au delà de son cercle.

    Eponymus a écrit:

    Mais dans des partis où il reste des scories d’utopie révolutionnaire, ça marche très bien

    ça semble avoir bien fonctionné aussi dans les grandes organisations politiques plutôt classées à droite.

  • J’ai regardé SR hier soir sans le son (je suis devenue allergique à sa voix et à sa façon de s’exprimer 🙂 ). Elle s’est livrée visiblement à un numéro de charme. J’en ai conclu qu’elle avait des difficultés dans ses tractations avec les autres éléphants du PS et qu’elle était obligée à se livrer à ce numéro de charme pour essayer de contourner ses adversaires en s’adressant directement aux militants avec l’aide de TF1 (on s’étonne de la facilité avec laquelle elle obtient une place au 20 h de cette chaine … contrairement aux autres candidats …)
    SR compte entièrement sur son image pour emberlificoter les militants de base et ça semble marcher auprès de pas mal de braves gens pour qui les connaissances politiques s’arrêtent là. Suffisant pour l’emporter ? Je n’en sais fichtrement rien, mais il me semble que beaucoup de militants du PS se laissent depuis pas mal de temps influencer par l’image et les sondages et non pas par les compétences. On les comprend presque en regardant seulement les images des autres candidats …

  • Entre deux quadras plein d’ambition

    passant fort bien à la télévision

    deux anciens tenant du Non,

    Vincent Peillon et Benoît Hamon,

    Reims va t il mener à une confrontation,

    aboutir à une grande confusion,

    ou à une synthèse des contributions?

    mais ce wikende, c’est d’abord à Washington

    qu’on parlera refondation, prendra des décisions…

  • Désolé, francis, de ne pouvoir te proposer une contribution à la hauteur de ton inspiration mais Bertrand Delanoë a répondu à Ségolène Royal.

    C’est cordial, serein, mais ça fait mal sur des points essentiels, comme la social-démocratie, l’Europe et le Modem. Il n’hésite pas non plus à citer la question de l’interdiction des licenciements comme exemple de « la « radicalité » [qui] a souvent, par le passé, conduit à des engagements difficiles à tenir dans les faits« .

  • Koz, tu le sais Délanoé joue sur les mots, c’est un dialogue de sourd qui est engagé. Il paraphrase, sort de son contexte des propositions qui lui ont été clairement présenté dans le courrier qui lui a été adressé.
    c’est de bonne guerre, de la à dire que c’est efficace…

  • Certes, mais le fait qu’il aurait pu faire plus engageant, comme premier courrier. Sauf à ce que ce soit une façon de marquer le terrain, et de montrer qu’il ne cède pas aux sirène royalistes du premier coup. L’avenir nous le dira.

  • Lettre ouverte aux motionnaires du congrès de Reims.

    Chers camarades,

    J’aimerais juste avoir votre avis de politicien sur un sujet bien précis: Dans une société où il n’y aurait pas de discrimination envers les femmes (ou envers qui que ce soit), est-ce que l’anneau relié à la chaîne soudée au boulet socialiste se porte au-dessus ou en dessous de la jambe du pantalon ?

    En espérant que vous arriviez à avoir une idée claire sur ce point, je vous souhaite un excellent week-end.

  • entre les dents, le couteau

    tu le sais bien, pepito…

    mais, pour les capitaliberaux

    le poids de leurs mégaeuros

    se situe à droite

    sous la cravate…

  • Eponymus a écrit:

    La solution ? Nommer un premier ministre dans ce parti. Un fusible. Et encore en dessous, une auto proclamée “dream team”. Le gouverner comme Mitterrand a su le faire pour le pays. Le gouvernement s’est pris cent fois les pieds même dans les pires ignominies (du Rainbow Warrior à Urba) sans qu’il en soit réellement affecté.

    « 20h10: Manuel Valls arrive en salle de presse pour confirmer que Ségolène Royal sera candidate au poste de premier secrétaire, sous forme de ticket avec Vincent Peillon, qui serait, via une réforme des statuts, son premier secrétaire délégué. »

    Source : Mediapart, http://www.mediapart.fr/journal/france/141108/reims-en-live-20h10-fin-du-faux-suspense-royal-est-candidate

    Epo, dis-moi quelle est ta boule de cristal ?!

  • Bob a écrit:

    Epo, dis-moi quelle est ta boule de cristal ?!

    Pepito avait la même théorie. C’était déjà lisible le coup du ticket. Peillon c’était aussi une évidence. Il a deux ou trois classes au dessus de Royal. Si elle l’avait nommé à sa place il lui aurait soufflé le poste de présidentiable. De cette façon il reste sous contrôle et aura des gages de fidélité à donner. Comme il est bien plus qualifié qu’elle, s’il réussit elle en tirera toute la gloire – s’il échoue, elle le sort.

  • Voilà combien d’années que le PS annonce qu’il va réfléchir à la crise qu’il traverse, travailler, se mettre à l’écoute des français, se rassembler, proposer une alternative cohérente à la droite ?

    Mais au bout du compte, la seule chose qui motive ses dirigeants est de devenir chef, comme dans l’émission de Nulle part ailleurs de P.Gildas
     » ils sont tous nuls et je suis leur chef « 

     » J’ai envie… » a déclaré SR au journal de TF1 un sourire type Chat du Chester sur le visage.

    Elle a cédé à l’envie et elle se porte candidate… quelle histoire, quel rebondissement, c’est  » Dallas  » version Reims surtout qu’elle a un compte à régler avec le premier secrétaire sortant…

    Ségolène Royal a des positions politiques fluctuantes et elle n’est pas seule dans ce cas, mais certaines choses ne trompent pas sur sa personnalité : elle préfère 10 ans de procédure judiciaire plutôt que de négocier avec deux anciennes collaboratrices une minable histoire de salaire incomplet.

    Je lui souhaite donc de continuer à emmener ses partisans vers d’autres victoires…

  • On mettra à son crédit sa capacité à ne pas se laisser enfermer dans un schéma pré-établi. Mais cette décision de briguer un poste en en déléguant toutes les contraintes pourraient laisser perplexe. Cela dit, personne n’étant semble-t-il en mesure de l’en empêcher…

  • Koz a écrit:

    Mais cette décision de briguer un poste en en déléguant toutes les contraintes pourraient laisser perplexe.

    Il n’y aura pas que ce changement qui laissera certains perplexes. J’imagine assez Royal introduire une dose de Démocratie Participative dans sa gestion du PS, en tout cas suffisamment pour lui permettre de faire ce qui lui plait au nom de « tout les français » sans que les barons ne puissent protester. A mon avis, ses anciennes déclarations contre Camba et d’autres sur la discipline interne (qu’elle n’a jamais appliqué à elle-même bien sur) vont prendre une nouvelle force si elle est élue. Une sorte de centralisme démocratique revisited (plus dans l’esprit que dans la forme) ne m’étonnerait guère.

  • Il me semble qu’elle avait prévenu son monde au PS, il y a quelques mois.

    Je cite (de mémoire) un truc du genre «  » l’une des premières tâches d’un 1er secrétaire sera de remettre de l’ordre dans les décisions du parti » » … suivi d’un «  »il n’est pas tolérable que plusieurs avis divergents s’expriment à l’encontre de la ligne officielle du PS sur des sujets importants » ». (il me semble – mais je ne suis pas certain – que c’était à l’occasion du vote sur la constitution, cf. le vote de Lang)

    Soit : de l’ordre juste … et gestion à la baguette.

    Pas sûr que tout le monde plie l’échine si facilement …

  • ses intentions d’intégrer de la démocratie participative dans la gestion du parti n’est pas non plus une surprise. C’était inscrit dans sa contribution et sa motion (comme dans la déclaration de principe du PS voté à l’unanimité)

    On aura peut être un chef à la sortie de ce congrès, par miracle, une majorité aussi… la seule chose qui soit sure, c’est qu’on aura plus bcp d’électeurs!

    Dites, vous faites les cotisations à €20 à l’UMP? 😉

  • gasper a écrit:

    la seule chose qui soit sure, c’est qu’on aura plus bcp d’électeurs!

    Dites, vous faites les cotisations à €20 à l’UMP?

    Je crois même qu’on pourrait se cotiser pour vous donner un coup de pouce et deveniez membre de l’UMP!

    Ca pourrait être le début d’un flux massif de nouveaux adhérents à l’UMP…

  • Pepito a écrit:

    Je crois même qu’on pourrait se cotiser pour vous donner un coup de pouce et deveniez membre de l’UMP!

    Il parait même qu’ils remboursent les cartes des plus démunis…

  • Est-ce moi qui fais de l’anti-Royal obsessionnel ou d’autres que moi considèrent-ils que ramener le  » rapprochement  » du PS avec le Modem à une alliance qu’il faudrait mettre au vote des militants est une imposture ?

    Comment s’allier sans définir les convergences et les divergences, ce qui est négociable et ce qui ne l’est pas ?

    Ou faut-il comprendre qu’un vote favorable des militants serait une sorte de carte blanche à Ségolène Royal ?

    J’ai entendu à plusieurs reprises des commentateurs politiques reprocher à Martine Aubry son hypocrisie sous prétexte qu’elle travaille déjà avec le Modem à Lille.

    Ce n’est quand même pas comparable ou bien est-ce moi qui suis à l’ouest ?

  • Pepito a écrit:

    Je crois même qu’on pourrait se cotiser pour vous donner un coup de pouce et deveniez membre de l’UMP!

    Eponymus a écrit:

    Il parait même qu’ils remboursent les cartes des plus démunis…

    je savais qu’il restait sur cette terre un endroit on l’on pouvait encore trouver de la fraternité 😉

  • Il y a quelques jours j’ai regardé l’émission de A. Chabot. Entre autres était présente M. Aubry pour contrer C. Lagarde. Un pensée étonnante m’a traversé en l’écoutant. La dame des 35 heures semble mille fois plus à l’aise que SR !
    Si les militants du PS arrivent à la même conclusion que moi …
    Super match de catch féminin pour 2012 en perspective …

  • margit a écrit:

    Il y a quelques jours j’ai regardé l’émission de A. Chabot. Entre autres était présente M. Aubry pour contrer C. Lagarde. Un pensée étonnante m’a traversé en l’écoutant. La dame des 35 heures semble mille fois plus à l’aise que SR ! Si les militants du PS arrivent à la même conclusion que moi … Super match de catch féminin pour 2012 en perspective …

    En effet, le ligne TSS a enfin trouvé son porte drapeau, il était temps.
    Martine est une sacré maligne. Elle a fait preuve d’une plus grande « intelligence de situation » que sa désormais rivale directe, Royal.
    Devant un parterre aux 2/3 issus du conseil fédéral, Aubry a flatté le vieux parti dont elle est « si fière ». Le point saillant de son intervention a été son appel au « retour des banderoles PS dans les cortèges des manifestations ». Et oui! au PS, on s’abstient a l’assemblée et on vient gonfler les rangs de la protestation. et le pire… c’est que ça marche. 4 minutes d’ovation pour la banderole hier. Ce matin, sur le même thème, 3 minutes d’applaudissement.

    A coté, évidement, la déclaration de guerre de Royal a été plus… clivante. Chaque mot de son discours était un provocation, elle a tout misé sur la réaction épidermique d’une partie de la salle, histoire de montrer au 20heures a quel point le vieux parti est sectaire!
    Mais le problème c’est que Royal s’imaginait seule dans la course, elle pensait avoir la marge de manœuvre d’attaquer l’appareil frontalement, puisque de toutes façons, ses concurrents sont à la rue, loin derrière… Ségolène n’a pas vu venir Martine, Une Martine combative, solide, habitée et fidèle a la tradition. A l’heure ou la moitié du parti ne sait plus à quel Lune se fier, Martine la classique et ses bonnes vielles recettes ont fait merveille.

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