Ça va déjà mieux qu’hier (et moins bien que demain)

ktcmdNous y voilà donc, le livre est de sortie et les premiers commentaires sont de rentrée. Je vois ce premier livre prendre son envol avec un certain soulagement. Moi qui suis habitué au rythme du blog, au billet publié 5 minutes après avoir fini de l’écrire, j’ai dû me plier au rythme avisé de l’édition et de sa programmation. Une véritable ascèse pour moi. Près de quatre mois après avoir rendu mon manuscrit, le voilà donc à l’air libre.

Avec sa sortie, quelques questions pratiques qui, parfois, m’étonnent. Si La Procure m’a honoré d’une soirée de lancement, ainsi que d’une recommandation de François Maillot, son directeur, si vous pouvez vous procurer mon livre dans toutes les Procure de France, ainsi que sur son site, il n’en reste pas moins que, oui, d’autres libraires le vendent aussi. Il est d’ailleurs en vente dans toutes les bonnes librairies, que l’on reconnaît précisément à ce qu’il y est en vente. Le raisonnement est un peu circulaire, je vous l’accorde, mais dans mon esprit cela se tient.

Alors, récapitulons. Comment vous procurer mon livre ?

  1. Aux Editions du Cerf, qui ont ouvert une librairie en ligne. S’agissant de mon éditeur, on peut raisonnablement imaginer qu’il dispose du stock nécessaire;
  2. Chez votre libraire, en allant acheter du pain. Si votre libraire n’a pas le livre, vous pouvez le commander. Vous pouvez aussi en profiter pour simuler une crise d’angoisse au moment où il vous annonce qu’il n’en a plus. Demandez un verre d’eau et ne vous résignez à le commander qu’après cela. Cela pourrait faire forte impression et inciter votre libraire à en commander plusieurs exemplaires. En passant, si mon livre est disponible, profitez-en pour mettre un exemplaire au-dessus des autres piles, discrétos;
  3. Parmi l’une des librairies de l’excellent réseau Place des Libraires. A ce jour, il est disponible dans 51 librairies de par la France. Vous cliquez sur le petit bouton vert et hop, vous le réservez chez votre libraire. Sinon, vous cliquez sur le petit bouton rouge et hop, vous le commandez chez votre libraire. Dans les deux cas, vous pouvez le récupérer en allant acheter du pain, mais vous n’êtes pas obligés de simuler une crise d’angoisse puisque, précisément, vous l’avez;
  4. Sur le site de la Fnacmême s’il faut salement s’accrocher pour l’y trouver;
  5. En dernier ressort, sur AmazonJe dis bien en dernier ressort, sinon François Maillot me renie, et parce que c’est votre premier réflexe. Vous pouvez même l’y trouver usagé et deux fois plus cher, mais de vous à moi, c’est pas l’idée du siècle.

Je profite de ce billet pour préciser encore, puisque certains ont pu légitimement le croire, que ce livre n’est absolument pas une compilation de mes billets. Les billets servent d’appui, de porte d’entrée, dans un thème – et il y a quelques emprunts quand vraiment, j’ai pensé inutile de me forcer à écrire moins bien ce que j’avais pu déjà écrire. Mais il s’agit bien de textes nouveaux. le sens d'un blog

Continuant sur ma lancée, je vous signale encore cette recension du livre par Nicolas Senèze, dans La Croix : le sens d’un blog. Sur Atlantico, vous pouvez encore retrouver aujourd’hui un grand entretien, ainsi que deux extraits du livre, l’un provenant du chapitre Du droit des femmes à magnifier leur corps et l’autre émanant du chapitre Charlie ou Français ?

Cette semaine, vous pourrez encore écouter l’émission Vox Libri (jeudi prochain), et vous procurer La Vie pour y trouver un portrait. A ce sujet, j’interviens vendredi après-midi aux Etats Généraux du Christianisme, que La Vie organise, à Strasbourg, et j’y reste le samedi, pour le plaisir. J’y dédicacerai aussi mon livre.

Avant de vous laisser sur un autre grand entretien, je vous rappelle que vous trouverez toute l’actu du livre dans la barre latérale, ou même directement dans cette collection Twitter. Sur ce, n’hésitez pas à lire ce grand entretien, donné au Figaro Vox, dont les questions cash m’ont fourni l’occasion de réponses tout aussi directes.

Auteur

Monoépoux, multipère, et fidèle à plusieurs titres. Également avocat (associé fondateur BeLeM Avocats) et auteur de Ca ira mieux demain (Sept. 2015, éd. du Cerf)

Billets à peu près similaires

15 comments

  • J’ai lu l’entretien au Figaro Vox : très bien, merci.

    J’en ai lu aussi les commentaires : navrant, écoeurant.

    Pourquoi tant de haine ?

  • @ Al1C21: Sans les justifier, ces commentaires sont liés à ses prises de position sur l’Union européenne et la politique migratoire. Cela ne veut pas dire que tous les commentateurs sont hostiles aux idées de Koz. Seulement, il apparaît aujourd’hui que les politiques de l’UE ne produisent pas leurs fruits en France malgré les arguments avancés par leur partisans et que l’immigration provoque une certaine insécurité matérielle (gang de rue par exemple) et culturelle (face à l’Islam). Or, cette situation est, selon eux, niée par les hommes politiques dont les intérêts sont ailleurs que le service rendu au peuple français. Moi qui pense comme eux, je ne suis pas non plus d’accord avec la manière dont ils le disent. Mais, sans la justifier non plus, il y a aussi une autre explication: à chaque fois qu’on critique l’UE et l’immigration, on est europhobe, conspirationniste, raciste et xénophobe. Koz ne fait pas parti de ceux qui utilisent des procès d’intentions mais dans le contexte général de la crise que nous traversons cela peut être rapidement mal vu.

  • @ Al1C21: Les commentaires du Figaro sont l’un des pires endroits de l’Internet (le pire étant les commentaires de Youtube. Sérieusement, n’y mettez jamais les pieds).

    En l’espèce, ils relèvent aussi une profonde méconnaissance de Koz.

    Personnellement, je suis en profond désaccord avec Koz sur l’Union européenne, Schengen et l’immigration, ainsi que, à l’époque, sur l’intervention en Libye (et je suis plus anti-libéral que lui). Toutefois, à chaque fois que je suis tenté de poster un commentaire un peu véhément à son encontre, je me rappelle que Koz est aussi le type qui est monté au créneau et s’est donc fait cracher à la gueule par les puissants un nombre incalculable de fois, pour défendre Benoît XVI contre les calomnies, pour soutenir la Manif pour tous, pour attaquer Gleeden devant les tribunaux et sur le plateau de Taddéi, pour exprimer sa révulsion devant les vidéos révélant que le Planning Familial américain se faisait du fric en vendant des cadavres de fœtus, etc.

    En outre, contrairement à ses contradicteurs, Koz reste toujours parfaitement correct envers ses adversaires. Je me rappelle qu’il a à plusieurs reprises défendu les Le Pen (tante et nièce) contre les insultes dont elles font l’objet, alors même qu’il s’oppose radicalement à elles.

    C’est pourquoi, après 10 ans, je vous dis : Continuez votre bon travail, maître ! Et j’espère que nous parviendrons un jour à nous retrouver même sur les questions où nous sommes, aujourd’hui, en désaccord 🙂

  • Antoine a écrit :

    Sans les justifier, ces commentaires sont liés à ses prises de position sur l’Union européenne et la politique migratoire.

    Ce qui, de fait, ne justifie rien. Mes propos sont tout de même plutôt pondérés, et même modérés sur le sujet. Pour quelqu’un qui continue de penser que l’Union Européenne est, ou était, une grande idée, on peut dire que ma réponse est assez en retrait. Sur les migrants, quoi, je dis qu’il faut savoir dépasser son angoisse ? Je mets un petit taquet à ceux qui se foutent de moi ?

    En effet, avoir un désaccord ne justifie pas ces commentaires. C’est malheureusement trop fréquent en ligne, trop fréquent sur Le Figaro, et cette agressivité permanente est détestable. Il reste que je n’ignore pas que la majorité reste silencieuse, et que nous n’avons pas là la plus belle part de notre humanité.

    Thibaud a écrit :

    C’est pourquoi, après 10 ans, je vous dis : Continuez votre bon travail, maître ! Et j’espère que nous parviendrons un jour à nous retrouver même sur les questions où nous sommes, aujourd’hui, en désaccord

    Tant que nous ne présumons pas du sens des retrouvailles 😉 Merci pour votre commentaire.

  • @ Koz: Je veux dire par cette phrase qu’ils ont l’impression que vous êtes pour l’accueil de tous les migrants sans vision à long terme sur les conséquences de cette politique migratoire. Je sais bien que l’agressivité est permanente. Moi-même, qui réagit sur ce forum, je suis agacé par cette attitude. Je me fais souvent envoyer promener par mes opposants qui n’ont rien d’autres de mieux qu’à m’insulter d’homophobe, de sexiste, de raciste ou de je ne sais quel autre procès d’intention parce que je suis contre l’idéologie du genre et contre le multiculturalisme. Au surplus, le simple fait d’évoquer ma religion catholique fait de moi quelqu’un à abattre parce que non seulement je l’assume mais en plus je pense autrement qu’eux. Je ne dis pas ça pour me plaindre mais pour vous montrer que je nie pas ce qui se passe sur l’agressivité des commentaires.

    Tout dépend ce que ça veut dire « dépasser son angoisse ». Je pense qu’avoir peur pour sa propre sécurité matérielle et spirituelle est légitime. Il est normal que des questions se posent sur les origines de cette crise et les conséquences qui en découlent. Le problème véritable est la déconnexion de la classe politique qui mène une politique migratoire à outrance sans se soucier de ses effets sur la vie quotidienne des citoyens. Et si on le remarque, on est forcément raciste ou fasciste. L’hypocrisie a tout de même bon dos.

  • Antoine a écrit :

    Je pense qu’avoir peur pour sa propre sécurité matérielle et spirituelle est légitime

    Oui, ça l’est. Et comme je l’ai dit, ce sentiment ne m’est pas étranger. Mais une fois que l’on a dit ça…

    On s’arrête à avoir peur, à être angoissé. Si, précisément, il s’agit de regarder à long terme, ça n’est pas possible.

    Et je ne suis pas d’accord avec le fait que l’on me réponde (ou questionne) : ne comprenez-vous pas que les gens soient angoissés ? Quand j’ai peur, dans la vie, j’essaie de maîtriser cette peur. Là, c’est pareil. Au lieu de cela, beaucoup l’entretiennent, la nourrissent, ce qui restera toujours une attitude, une posture, plus facile à adopter.
  • Je suis affreusement désolé pour François Maillot, mais j’ai regardé toutes les autres options d’abord, et Amazon est la seule qui livre chez moi sans me demander des frais égaux au prix du livre lui-même. Donc, Amazon il y a. Cela dit, date de livraison estimée : 23 octobre 2015 – 4 novembre 2015… Ma patience va trouver à s’exercer.

  • Koz a écrit :

    @ Gwynfrid : j’ose espérer que c’est parce qu’ils sont en attente de renouvellement de stock (et puis, tu pousses : le prix de la livraison est de 5€ )

    Non, c’est parce que les sites français n’ont pas la logistique pour livrer au Canada dans des conditions économiques correctes. Amazon est un peu mieux placé que les autres, mais sans plus. Au vu des volumes et de la distance, je ne peux pas leur en vouloir.

    Pour référence, si jamais on te pose la question: Éditions du Cerf, port TTC, 19,17 euros. FNAC, « livraison express » (seule option offerte), 16, 79 euros. Amazon, livraison « rapide » (waouh, 4 à 6 semaines, je suis impressionné): 8,50 euros, et il y a d’autres options plus chères.

  • @ Koz: Nous sommes d’accord là-dessus. Seulement, dès que l’on est face à un drame et que l’on veut reprendre son sang-froid on nous reproche de n’avoir pas de sentiments.

  • « Et celui qui vous donnera un verre d’eau au nom de votre appartenance au Christ (à Koz?), amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense. »

  • Koz a écrit :

    On s’arrête à avoir peur, à être angoissé. Si, précisément, il s’agit de regarder à long terme, ça n’est pas possible. Et je ne suis pas d’accord avec le fait que l’on me réponde (ou questionne) : ne comprenez-vous pas que les gens soient angoissés ? Quand j’ai peur, dans la vie, j’essaie de maîtriser cette peur. Là, c’est pareil. Au lieu de cela, beaucoup l’entretiennent, la nourrissent, ce qui restera toujours une attitude, une posture, plus facile à adopter.

     » Le courage affronte la peur et ainsi la domine. La lâcheté réprime la peur et ainsi se laisse dominer par elle. L’homme courageux reste enthousiaste, même dans une situation désespérante ; le lâche, écrasé par les incertitudes de l’existence, perd le goût de vivre. « 

    Martin Luther King

  • Salut Koz, Pour ma part l’achat de ton livre était programmé de longue date, c’est à dire depuis que j’ai appris sa parution. Je fais mon « marché » à La Procure rue de Mézières à Paris. Plusieurs éditeurs m’envoient leur parution et je coche, je coche, la liste est longue et dès que je dispose d’un moment je fais un saut à La Procure, cette fois-ci ce sera vendredi prochain ou au plus tard lundi en 8. Quelque chose me dit que je vais commencer ma lecture (volumineuse) par ton bouquin……

Les commentaires sont fermés