7 commentaires

  • Exactement. C’est surtout la surtransposion des règles européennes et la multiplication des obligations purement nationales qui handicape notre agriculture; le Mercosur a bon dos…

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  • Signer un traité avec le Mercosur, pourquoi pas, vos raisons sont bonnes mais alors levons une bonne partie des contraintes administratives et environnementales à nos agriculteurs qu’ils puissent mieux rivaliser avec leurs concurrents sud américains.

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    • alors soit. alignons nous sur le moins disant, sacrifions ce qu’il reste de souveraineté et de dignité nationale. Peut être qu’en courant assez vite après les pires pratiques dont les effets délétères sur la santé, le climat et les sols ne sont plus à prouver, nous garderons une bonne place dans l’accélération finale vers le mur.
      Si l’on pratique cette logique sur tous les enjeux actuels, on est condamnés au conformisme.
      Aux servitudes volontaires, il faut ajouter celles de la résignation.

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      • Ce que vous appelez « s’aligner sur le moins disant » c’est permettre aux agriculteurs de gagner leur vie sans augmenter drastiquement le prix de l’alimentation. En gros c’est permettre aux agriculteurs de mieux vivre sans acculer les classes populaires. Vous savez pourquoi l’UE signe des traités de libre échange ? c’est parce que les contraintes écologiques empêchent d’obtenir les productivités nécessaires à l’autonomie agricole. Dans les trente glorieuses, il n’y avait pas besoin de traités de libre échange. Il n’y avait pas non plsu de contriantes écologiques. Donc il faut choisir. Soit des contraintes fortes sur nos agriculteurs et en même temps on les confrontent à une concurrence mondiale avec les traités de libre échange, soit moins de contraintes et donc une plus forte compétitivité vis à vis des productions du Sud.

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        • Bonjour,
          le maintien des conditions actuelles ne permet pas aux agriculteurs de vivre, en temoigne le nombre qui abandonnent le metier, vendent, se suicident.
          Et La question du revenu n’est pas la resultante de la seule option de ce type d’accord.
          Il existe d’autres options, qui pourraient incidemment satisfaire l’imperieuse necessite de ne pas flinguer totalement nos ressources (les sols par exemple, voir les travaux du biologiste ME Selosse).
          La repartition des revenus dans la chaine de valeur de l’alimentation devrait etre reconsideree, egalement.

          Bref, le there is no alternative est une clé de bras qui satisfait des interets particuliers, au detriment du bien commun. Et assurément l avenir de l agriculture en est un.
          Ce type d’accord est le contraire de l’avenir, a tous points de vue. Il relève de la forfaiture.

          Nb stigmatiser l’ecologie comme penalisant l’agriculture releve du déni du réel : le monde est fini, ses ressources sont exploitees n’importe comment. Ce n’est pas l’ecologie le probleme, c’est le déni. Voir les travaux de Jancovici par exemple.

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          • J’aimerais bien pouvoir penser comme vous. ce serais plus gratifiant et confortable. Malheureusement, tout ça c’est purement théorique. Il suffirait de faire ceci et tout ira pour le mieux. il suffit de répartir l’argent et les problèmes s’évanouissent. sauf que l’argent est dans une poche privée et le possesseur ne le sort que s’il en voit l’intérêt. Dans une économie de marché, l’acheteur ira toujours au moins cher, à qualité qu’il estimera égale. On peut s’en offusquer mais ça fonctionne comme ça. Les lois de l’économie sont presque aussi intraitables que les lois de la physique.
            Donc il faudrait interdire les produits de rentrer en France pour ne pas que les acheteurs les achètent. Ce qui augmente mécaniquement les prix pour les consommateurs. Il faudra aussi augmenter la production en France ce qui ne sera pas possible avec les contraintes administratives et écologiques. Il faudra faire un choix, soit la quantité, soit la qualité. Il faudra aussi probablement revoir la politique fiscale et sociale car pour stimuler la production il faudra moins assujettir le travail. L’état en retour devra donc être moins généreux. pour tout ça il faudra prendre des décisions impossibles à prendre en France avec le poids psychologique de la social-démocratie du XXeme siècle, celui des médias et celui des idées simples dans l’opinion.
            Revoir la chaine de valeur, pourquoi pas, je ne suis pas contre, mais au final ce sera le consommateur qui paiera également. Augmenter le prix de l’alimentation, pourquoi pas, mais c’est en général un point de vue défendu par ceux qui en ont les moyens. Les autres sont moins enclins à le faire. Comme disait ma grand mère : l’argent n’est pas un problème, surtout quand on en a beaucoup.
            Finalement soit on ferme nos marchés et on doit abandonner l’écologie pour faire du volume, soit on ouvre nos marchés et on doit abandonner l’écologie pour être concurrentiels. Personnellement je veux bien que nous fermions nos marchés mais je ne suis pas sûr que cela soit profitable à notre économie car si nous les fermons aux autres, les autres nous fermerons les leurs. la France ne se résume pas aux agriculteurs et il a beaucoup d’entrepreneur, de salariés, de chômeurs dont les préoccupations ne sont pas moindres.
            Les ressources sont finies certes mais nous devons payer nos agriculteurs, nourrir les français et leur trouver du travail. j’aime bien Jancovici, surtout pour ses positions sur le nucléaire, mais je préfère que l’on s’occupe des gens qui crèvent surement maintenant plutôt que de s’inquiéter de crever hypothétiquement dans le futur. La Terre sans les hommes ça ne m’intéresse pas. Les agriculteurs n’ont pas à crever pour sauvegarder le bien être de quelques nanits. Le futur de Jancovci n’a rien de sûr. et si il l’est, on ne va pas sacrifier des gens pour demander quelques minutes de plus au bourreau pour soi-même.

          • Bonjour Tanguy
            Puisque vous connaissez les travaux de J, vous pourriez lire avec profit ce que son équipe a produit avec des agriculteurs.

            Il n’y a pas de fatalité absolue à se soumettre a un système, quelqu’il soit. Ce dernier procède de choix politiques qui le détermine. Le mercosur en est d’ailleurs une illustration, non ?
            Dans tout rapport de force, il y a un rapport.
            Meme la puissance de l’argent privé dont vous deroulez la puissance de contrainte obéit a certaines regles. A vous lire, il n’existe aucun choix. C est precisément l’arnaque du « there is no alternative » qui ne cesse de faire son travail de servitude volontaire.
            De plus, la generosite de la reddition à l’endroit des agriculteurs et des pauvres ne sauvera personne, à commencer par eux.
            Enfin, comment ne pas évoquer les externalités négatives comme on dit dans le jargon qui constituent un coût exorbitant à payer (la hausse déjà délirante des cancers, l’accélération des catastrophes climatiques, pénuries de récolte etc).
            Qui paiera ?

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