Chez nous

Les autres sont plus jeunes, ou ont été plus prudents. Lui a un passé, très présent. Fondateur du Bloc Identitaire. Acquis au néo-paganisme. Condamné pour violences. Ex-membre d’un groupe de rock néo-nazi, dans les concerts duquel les skinheads enchaînent les saluts nazis. Il est là, sur l’estrade, devant toutes les chaînes de télé de France, à l’extrême-droite de l’écran, souriant et victorieux. D’abord relégué au ban d’un Front National qui jouait la respectabilité, il est aujourd’hui membre du bureau, conseiller en communication de Nicolas Bay au Parlement européen. Nicolas Bay, dont l’assistant parlementaire a été pris en photo déguisé en juif à papillotes et doigts crochus. Mais pour Bay, c’est de l’humour et pour Bay, l’humour antisémite d’un collaborateur politique, c’est du domaine privé…

C’était chez les autres, c’est maintenant chez nous. Désormais, c’est la France qui envoie ce genre de gars en masse au parlement européen. Et c’est une humiliation.

Sous le salut, le Vardon

Les Républicains, eux, ont sombré. Personne n’accablera François-Xavier Bellamy, inconnu du grand public il y a quelques semaines encore, et qui a au moins tenté d’insuffler de la hauteur de vue dans le débat politique. La déroute historique de LR vient de loin.

Car cela fait douze ans que l’UMP, puis Les Républicains, font du Front National allégé. Douze ans que l’UMP, puis Les Républicains, placent le débat sur le terrain du Front National. Douze ans qu’un à un, l’UMP, puis Les Républicains, valident les thèmes, les positionnements du Front National. Nicolas Sarkozy avait réussi la performance improbable, après avoir été si longuement ministre, de se poser en candidat de rupture. Les électeurs avaient bien voulu le croire. Malgré le Ministère de l’immigration et de l’identité nationale, malgré le débat sur l’islam, malgré les propos sur les Roms, malgré la volonté délibérée de cliver, cette stratégie ne pouvait survivre à l’exercice du pouvoir. Elle a systématiquement échoué depuis, à l’exception des cas particuliers des européennes de 2009 et régionales de 2015.

Régionales de 2010, cantonales de 2011, présidentielle de 2012, législatives de 2012, municipales de 2014, européennes de 2014, présidentielle de 2017, législatives de 2017. Elle a tout perdu. Permettez un peu d’agacement. Car après l’avoir suggéré en 2010, et encore en 2011, au risque de me brouiller vraiment avec mes amis, je l’ai redit en 2012 : la quête de l’électeur FN « avec les dents », c’était un pistolet à un coup. A l’époque d’ailleurs, je citais en exemple ce cadre du FN qui jugeait que la proposition d’une présomption de légitime défense pour les policiers par l’UMP « légitimait » leur proposition identique. Il en a été de même pour tant et tant de sujets, LR légitimant tellement les positions du FN, que l’électeur est en droit de vouloir voter pour ceux auxquels il prête un coup d’avance.

Les conseillers de 2012 sont toujours là.

Je l’ai écrit encore en 2017, et à d’autres occasions avant. Si je l’ai écrit, d’autres ont certainement fait également cette analyse. Alors pourquoi la droite a-t-elle décidé un jour de faire campagne sur le terrain de l’adversaire, et persisté depuis ? Pourquoi s’est-elle rendue à de mauvais génies aux intentions si transparentes, dont l’unique objectif a toujours été de droitiser le discours et rendre ainsi inéluctable une alliance avec le FN ?

Pourquoi s’emploie-t-elle à imaginer, chaque lendemain de déroute et aujourd’hui encore, que si la stratégie n’a pas fonctionné, c’est qu’elle n’a pas été appliquée assez fort ?

Il ne sert à rien de rechercher la cause de cet échec dans les positionnements de ces dernières semaines. Cette campagne et Laurent Wauquiez sont l’aboutissement et l’incarnation de la stratégie invariablement perdante de la droite depuis douze ans. L’insincérité colle à la peau de Wauquiez. Wauquiez, c’est le poulain de Barrot passé au saucisson-pinard. C’est l’homme qui lance une « Droite Sociale » pour dénoncer un « cancer de l’assistanat ». C’est celui qui flingue tous ses alliés devant les étudiants de l’EM Lyon, et assume de « servir du bullshit sur les plateaux télés ». Par ses sorties radicales, il dissuade les électeurs de droite traditionnels et son insincérité lui interdit de convaincre les électeurs du FN.

La campagne, elle, ne s’est vraiment distinguée de celle du Rassemblement National que par le style – distingué et intellectuellement ambitieux. Mais il est piquant, en lisant ceci dans le papier de l’Opinion  » : « Priorité à l’identité chrétienne, aux frontières et au protectionnisme » de constater que l’on évoque là les priorités de Marine Le Pen… pas la profession de foi de la liste LR. Sans même évoquer le fond, deux partis peuvent-ils vraiment afficher le même positionnement, surtout lorsque l’un, malgré François-Xavier Bellamy, est soupçonné de duplicité ?

LR signe ici son pire score de toutes les Républiques, le précédent « record » remontant à 1881. Seul un tiers des électeurs de Fillon en 2017, pourtant rincés, ont voté LR hier. Quant aux villes de droite, elles ont largement basculé dans l’escarcelle de LREM. Que faut-il de plus pour que LR sache enfin quoi penser de « la droitisation » supposée de l’électorat, de l’implacable « mouvement dextrogyre » et de l’immanquable succès de l' »union des droites » ? Certains évoquent le « piège de Macron« . Mais Emmanuel Macron n’a fait qu’emprunter le boulevard qui lui avait été obligeamment dégagé. La droite a posé le piège en 2007. Elle est tombée dedans.

Par le passé, certains ont pu dire qu’ils préféraient perdre sur leurs idées que gagner sur celle des autres. Personne n’avait encore imaginé perdre sur les idées des autres.

En 2007, Nicolas Sarkozy n’avait pas gagné uniquement sur le karcher et la racaille. Il proposait aussi un programme structuré, un élan, des perspectives, il laissait espérer la libération des énergies que le quinquennat finissant de Jacques Chirac plombaient et, au prix d’un « travailler plus », la possibilité de « gagner plus ». Des choses que j’ai pu écrire en vain, comme le reste, en 2011 (in fine). Si Les Républicains veulent renaître un jour, ils ne peuvent se contenter de vivre sur les valeurs, ils doivent développer un véritable discours social et écologique. Ils doivent dépasser la protection pour promettre un avenir. Et parler à la France qui existe plus qu’à celle qui lui plaît. Il en est de même pour les catholiques de droite, qui ont bien le droit de porter leurs convictions mais qui doivent, si le succès leur importe, cesser de vivre sur le mirage de la Manif Pour Tous et de parler à une France fantasmée, pour s’adresser à notre pauvre pays d’aujourd’hui. Au pays réel, si je puis dire.

Est-il encore temps ?

Existe-t-il encore un espace entre LREM et le RN ?

Il est permis d’en douter.

Et j’enrage, à l’avenir, de devoir vivre sur un clivage « identitaire ou mondialiste » , « progressiste ou populiste ».

Moi qui ne suis ni l’un ni l’autre, ni l’un ni l’autre.

Auteur

Père, époux, fidèle à divers titres, je suis aussi... avocat, auteur (Ca ira mieux demain, 2015; Identitaire - Le mauvais génie du christianisme 2017), et chroniqueur à La Vie.

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34 commentaires

  • Pour ma part, j’avais trouvé François-Xavier Bellamy intéressant, et apprécié son approche du débat: calme, posée, et intellectuellement honnête. Bien que n’ayant plus voté pour l’UMP ou son successeur LR depuis pas mal d’années, j’ai donc regardé avec intérêt cette option possible de vote.

    Malheureusement pour lui, j’ai lu la profession de foi de la liste LR. Comme Français de l’étranger, je prête une plus grande attention à ce document, la seule communication officielle à laquelle j’ai accès sans devoir la chercher.

    Qu’y ai-je trouvé? Frontières, immigration de masse, protection, mosquées, bouclier, islamisme, jihadistes, racines judéo-chrétiennes, expulsion, civilisation, préférence… Tout le language de la peur identitaire y est passé en revue. Le document de LR réussit cet exploit: insister davantage sur l’islam que celui du RN!

    L’expression « préférer l’original à la copie » a bientôt 30 ans d’âge (j’ai trouvé une référence datant de 1991, dans la bouche de JM Le Pen en personne). Jamais elle n’a été plus valable qu’aujourd’hui. C’est ce qu’on fait, visiblement, une bonne part des électeurs de François Fillon, alors qu’une autre part, peu tentée par cette option, a fait le choix inverse en allant du côté de LREM. Avec cet échec massif, les Républicains n’ont, ni plus, ni moins, que ce qu’ils méritent.

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    • Voilà. En tombant sur cet exposé des « trois ingrédients de la résurrection de Marine Le Pen », j’ai cru lire la profession de foi de LR. Avec cette volonté de faire de la question migratoire la priorité numéro 1 du programme et cette proposition sur les « mosquées salafistes » etc. qui n’a pas grand-chose à voir avec les compétences européennes. Ce n’est pas ce que j’attends de la droite. Maintenant, peut-être n’en suis-je tout simplement pas, et ce n’est pas bien grave. Mais si c’est le message que je dois comprendre, il y a des chances que je ne sois pas le seul… comme le résultat le laisse entendre.

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  • Bonjour,
    En l’espèce, je pense surtout que nous avons eu affaire ici aux « gafa » de la politique française, je veux dire à des partis qui ont eu une approche marketing plus que politique, et qui profite de leur main-mise sur le marché.
    On le voit depuis la présidentielle, LREM doit son succès à la forme plus qu’au fond, ce parti ayant ratissé trop large , entre les transfuges de droite et de gauche, pour en avoir un vrai (de fond).
    Et sur ces élections, la stratégie de LREM a bien été de jouer la carte « nous contre le RN – tout autre vote est une vote perdu ». Cette stratégie a été gagnante pour le RN et pour LREM, et LREM le savait, mais c’était pour eux un moindre mal.
    En résumé, le RN s’est posé comme unique parti d’opposition, ce qui a bien arrangé LREM qui s’est appuyé sur ce discours pour proclamer « une voix perdue pour nous est une voix gagnée pour le RN », et dans l’autre sens cette stratégie a permis au RN de se poser comme unique parti d’opposition.
    Du reste, effectivement, LR a peut-être trop joué la carte de l’identité, de la protection, etc … mais pour ce qui me concerne en ce moment je suis surtout focalisé sur des questions d’éthique et de respect de ce qu’est ma vision de l’homme et en la matière, personne n’a pleinement mon assentiment, alors j’ai voté (comment souvent en démocratie) pour le moins pire, en l’espèce … LR

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  • Merci d’exprimer si bien le malaise / dégoût que j’ai aussi ressenti devant l’entêtement de LR à courir derrière l’extrême droite.
    A cet égard, la profession de foi de LR (cf les éléments de langage cités par Gwynfrid) est particulièrement désolante.
    Elle a achevé mes dernières hésitations issues du style Bellamy.
    « Moi qui ne suis ni l’un ni l’autre », j’ai refusé le vote utile et ai choisi le centre droit tellement plus conforme à mes convictions et ce, malgré la disqualification redoutée.

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  • Le problème de « LR » n’est-il pas plus profond qu’une simple question de stratégie électorale (faut-il se « positionner » plus ou moins « à droite » ?) ? A mon très humble avis, « LR » (et auparavant l’UMP) réunit sous une même étiquette des tendances, des idées ou des sensibilités hétéroclites n’ayant pour seul point commun le fait d’être « de droite ».
    Ce parti donne maintenant l’impression de ne plus savoir où il habite, voire de ne plus savoir ce qu’il est ou représente. Ne faudrait-il pas que les plus intelligents de ses membres ou de ses cadres commencent à songer à définir ce qu’ils sont, quittes à se séparer ? Ce pourrait être une manière de commencer affirmer des positions, des idées, voire à faire des propositions…

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    • Certes. Simplement, cela fait douze ans que l’on nous vante la nécessité d’écouter davantage l’électeur FN, de ne pas se pincer le nez, de dire karcher ou racaille, puis de travailler à « l’union des droites », de repenser aux alliances etc. parce que ce serait le seul chemin vers la victoire.

      Et aucune victoire ne vient.

      C’est à cet égard que l’on aimerait que ces gens-là cessent d’invoquer des raisons tactiques.

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      • Oui, il est indispensable que ces gens cessent d’invoquer des raisons tactiques. Ils devraient comprendre que le chemin vers la victoire doit être celui vers la victoire de quelque chose. Et pas seulement la pêche à l’électeur dans diverses eaux. Un conseil à donner à ceux qui veulent écouter davantage l’électeur FN (et pourquoi ne pas l’écouter, d’ailleurs ?) serait de bien poser les problèmes qui amènent de plus en plus de monde à voter pour ce parti et à y apporter des réponses différentes et sincères, au lieu, ou bien d’imiter le FN (ou le RN, comme vous voudrez), ou bien de faire comme si ces problèmes n’existaient pas (*). Seulement, cela demande des efforts de réflexion. Et, pardon si je suis un peu dur, mais j’ai l’impression que bon nombre de politiciens de tous bords n’ont pas envie de faire ces efforts.
        (*) Une fois n’est pas coutume : je paraphraserai Laurent Fabius qui disait il y a déjà trente-cinq ans que le FN apporte de mauvaises réponses à de vraies questions.

  • Mai 68 a été une révolution ratée qui a laissé des traces durables à gauche et à droite. Adolescent, jeune homme de l’union de la gauche, à partir de Lionnel Jospin et de son ministre Claude Allègre j’ai pris ma distance avec les gauches de mon pays et la rupture s’est accentuée pour moi quand François Mitterrand engage la France dans la guerre du Golfe.
    La révolte des gilets jaunes a été un coup d’état raté qui va laisser des traces durables à droite et à gauche. J’ai lu hier soir sur Facebook le commentaire suivant: 2017 les Français votent Emmanuel Macron pour faire barrage à Marine Le Pen. 2019 les Français votent Marine Le Pen pour faire barrage à Emmanuel Macron.

    « Non seulement pour beaucoup la politique est une affaire, mais elle devient à l’usage un jeu et une spéculation, à l’avantage de ceux qui en vivent et en font un vrai métier. » (Samuel Ferdinand Lop)

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Ferdinand_Lop

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  • Selon les différents sondages (le Figaro , La Croix), 3 catégories d’électeurs ont apporté une contribution importante à LREM: ceux qui avaient choisi François Fillon en 2017 (plus d’un sur cinq est passé chez LREM), les 65 ans et plus (32% pour LREM) , et… les catholiques pratiquants (37%). C’est là le coeur de l’électorat LR, depuis toujours. Même Versailles (!) et Neuilly (!!) ont choisi le camp d’Emmanuel Macron. Lui resteront-ils fidèles à l’avenir? Rien n’est moins sûr, mais en tout cas, ces électeurs-là ont compris que ce qu’est devenu LR ne les représente plus.

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  • Oui, tu dis la même chose depuis 10 ans, même si :

    En 2012, Sarkozy a fait une belle campagne dans des condition très défavorables (crise économique, usure du pouvoir…° et a perdu de peu (51,6 – 48,4), soit le meilleur score du perdant depuis… 1974.

    En 2017, Fillon a fait campagne sur une plateforme plutôt libérale et pas du tout identitaire; s’il a perdu, je pense que nous serons d’accord pour dire que ça n’a rien à voir avec sa plateforme.

    Chacun est libre, bien sûr, de mettre la défaite de dimanche sur le compte de sa marotte. Moi-même, je suis convaincu que la plateforme de Fillon, qui lui a permis de faire 20% dans les conditions qu’on sait, serait la meilleure stratégie pour LR.

    Mais à un moment, il faut quand même regarder autour de soi.

    (i) La victoire de Macron a fait un mal de chien aux partis « de gouvernement » en leur piquant des bons éléments, réduisant leur espace vital et leur crédibilité.

    (ii) Wauquiez transpire l’insincérité. Je ne connais personne à droite qui ne le déteste pas. Indépendamment de la plateforme.

    (iii) J’ai découvert Bellamy et je l’ai beaucoup apprécié. Ses positions sur l’avortement ne me choquent pas du tout (au contraire, un politique qui dit « je n’aime pas X ou Y mais je ne l’interdirai pas » mérite notre admiration) mais on est obligé de reconnaître qu’il s’est fait coller une étiquette catho tradi anti-IVG sur le dos qui lui a beaucoup nui. Plusieurs personne autour de moi ont invoqué ce point pour ne pas voter pour lui.

    Enfin l’argument « préférer l’original à la copie » est employé exclusivement sur les sujets d’immigration/intégration alors qu’il pourrait s’appliquer beaucoup plus largement.

    Sur l’économie notamment. Macron gouverne grosso modo comme Sarko et Hollande, au centre avec un gimmick de droite ou de gauche de temps en temps. En quoi le remplacer par LR ou le PS changerait-il quoi que ce soit? Si LR prône le statu quo en n’augmentant le taux de prélèvements obligatoires que de 0,8% au lieu de 1,2% sur le quinquennat, pourquoi voter pour eux?

    Sur l’écologie aussi, même si personne n’en parle. Tout le monde se dit écolo, même LR (j’ai failli ne pas voter pour Bellamy à cause de ça). Tout le monde veut supprimer le nucléaire, subventionner les lobbies écolo, supprimer les voitures, mettre des contraintes environnementales partout… Et c’est comme ça qu’on crédibilise des charlots antivaccins qui font 12% (ce qui envoie le PDG d’un lobby au PE).

    Pour finir sur le monopole qu’on laisse au FN : sécurité, immigration, intégration. Il s’agit de préoccupations majeures des français. LR avait par exemple une carte à jouer sur l’incompétence de Castaner en période de terrorisme et de gilets jaunes. Il y a largement de la place entre « les bougnoules dehors » et « je fais semblant de ne rien voir de peur de me faire traiter de fasciste ». C’est à ça que servent les partis politiques.

    Bref selon moi, tant que LR ne pondra pas une plateforme courageuse et solide sur deux axes : désétatisation/libéralisation/innovation/emploi et sécurité/immigration/intégration/islamisme, on sera condamné au duel Macron – Le Pen que cette dernière finira par gagner. J’évalue les chances que LR connaisse cette évolution à 0 avec Wauquiez, 10% avec quelqu’un d’autre.

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    • En politique, seule la victoire est belle. On peut toujours arguer que la victoire n’était pas loin, ou que la défaite aurait pu être pire.

      On peut aussi avoir l’amabilité de faire crédit aux autres de « regarder autour d’eux ».

      Enfin on peut factuellement constater que la martingale promise à ceux qui accepteraient de flatter l’électeur FN n’est jamais venue.

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      • Bon ben si seul le résultat compte, j’observe que LR a perdu 60% de ses voix en 2 ans. C’est bien la preuve qu’il faut tourner le dos aux valeurs catho. Non?

        Après, je ne suis pas suffisamment de près la politique (et de moins en moins) pour avoir entendu quiconque promettre une martingale aux plagieurs du FN. Mais il y en a certainement.

        Par contre, depuis 35 ans, j’en ai vu des mecs se faire traiter de facho dès qu’ils osaient parler de sécurité, d’immigration ou d’islamisme. Et on se retrouve avec le FN solidement installé premier parti de France.

        Ca marche super bien le cordon sanitaire, le barrage au FN, et autres salades! Mitterrand doit vraiment se marrer là où il est.

        Bref, il semble bien que si copier le FN ne marche pas, le bannir ne marche pas non plus.

        La question est : « Comment élabore-t-on une doctrine tierce sur ces sujets si on excommunie quiconque en parle? »

      • Après peut-être qu’on sur-analyse.

        Mettre un type honnête en tête de liste, ça ne pouvait que finir en catastrophe.

  • François-Xavier Bellamy a mené une campagne digne, intelligente et courageuse. Mais les boulets accumulés par son parti étaient trop lourds pour un seul homme : l’actualité judiciaire de Sarkozy et Fillon rappelée pendant la campagne ; le choix de ses colistiers sur lequel il n’avait pas eu un mot à dire et qui, pour beaucoup, communient dans le même « progressisme sociétal » que « les républicains en marche » ; les votes des députés européens sortants sur la famille, la vie, l’immigration et les traités de commerce, en contradiction avec son programme ; plus généralement, depuis des décennies, l’alignement idéologique de la droite sur la gauche.

    Le retournement de veste des UMP devenus LR sur le mariage homosexuel, contre lequel plus d’un million de Français avaient manifesté, illustre ces reniements qui ont dégoûté, démobilisé nombre d’électeurs : les uns allant au RN, les autres chez Macron. Pourquoi, quand on a des intérêts matériels à préserver, voter pour un parti d’opposition qui a désormais les idées « sociétales » de celui qui est au pouvoir ?

    L’erreur stratégique de Wauquier ne réside pas dans le choix de Bellamy, mais de l’avoir entouré, encerclé, de personnalités opposées à ses idées. En refusant d’aller au bout de cette démarche de renouveau, les LR sont restés au milieu du gué, accumulant les inconvénients des deux stratégies : l’affirmation des valeurs de la droite ou l’adhésion au progressisme.

    Les déclarations de Larcher, de Copé, Valérie Pécresse… qui, en 2013, se disputaient pour être en tête des cortèges de la Manif pour tous et qui, aujourd’hui, reprochent à Belllamy ses engagements moraux sont pathétiques. Il est probable qu’ils reprennent la boutique LR, dont ils iront négocier, après l’avoir vidée de ses dernières idées et de ses électeurs, les murs et l’enseigne auprès d’Emmanuel Macron. Ils sauveront peut-être ainsi leurs mairies, leurs conseils régionaux et départementaux.

    Mais une élection européenne ne préfigure pas les scrutins suivants. Ainsi en 2009, la liste écologiste faisait une percée avec 16 %, trois ans plus tard, sa candidate à la présidentielle recueillait 2 % des suffrages.

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    • Je peux me tromper, bien sûr, mais je ne suis pas certain que le commentaire laudatif et le soutien d’un homme 20 ans Conseiller Régional Front National, puis Secrétaire Général du Parti de la France de Carl Lang, fasse vraiment les affaires de François-Xavier Bellamy. Ou contredise mon analyse et mes craintes.

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  • Permettez-moi d’apporter un témoignage personnel qui s’est vérifié avec beaucoup de mes amis (mes amis sont naturellement dans la même sphère socio-professionnelle que moi, donc je n’en fais pas une généralité).
    Je suis un électeur de droite ayant voté pour François Fillon au premier tour de 2017 et étant parti à la pêche au second. Mes amis ont voté Macron, Fillon ou encore pour d’autres candidats au premier tour de 2017. Pourtant, nous avons tous voté pour la liste Renaissance aux européennes. Non pas parce que nous sommes devenus macronistes ou que nous ayons chacun perdu nos convictions, mais parce que nous avons tous ressenti l’urgence de voter pour l’Etat et sa légitimité. Il fallait soutenir Macron car il est le Président élu et que l’extrême gauche et les gilets jaunes tentent de le « renverser ».
    Il n’est pas tout à fait exact de considérer que telle ou telle ville auraient basculé LREM. J’ai lu que 29% des électeurs de Fillon de 2017 auraient voté pour Renaissance. Ils n’ont certainement pas été séduits par le charisme de la tête de liste ni par ses propositions floues et contradictoires.
    Tout ce que vous dites est vrai et c’est certain que Laurent Wauquiez arborant son gilet jaune tout en courant derrière le Pen n’a pas amélioré le score de la droite. Mais le calcul des électeurs tels que moi était simple : une droit à 15 % signifiait une LREM faible donc un Président affaibli sur qui l’extrême gauche allait pouvoir tirer. Il s’agissait d’une urgence pour la France. Je suis content que la liste de Madame Loiseau se soit maintenue à 23% même si c’est au détriment de la liste LR.
    Il ne faut pas croire que tous les électeurs de droite seraient devenus macronistes (quoique sur le fond, je considère que c’est le meilleur Président que nous ayons eu depuis très longtemps).

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    • Possible. Je ne suis généralement pas tactique dans mes choix, en souvenir des considérations tactiques qui ont fait élire Mitterrand en 81 et dans l’idée que mes considérations tactiques sont susceptibles d’être annulées par celles des autres. Mais j’ajouterais à votre propos que la liste LR s’est positionnée sur un segment eurosceptique (FXB répétant plusieurs fois qu’il n’y avait pas de « démocratie européenne »). Sa profession de foi – et je constate que beaucoup de personnes indécises jusqu’au dernier jour se sont fondées sur elle – était totalement axée sur le besoin (certes juste) de protection, sans ouvrir de grandes perspectives. N’en déplaise à certains, il reste aussi des personnes qui ont des attentes positives à l’égard de l’Union Européenne, et qui attendent que l’on dessine des perspectives constructives.

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  • Pour info LR n’existait pas en 1881.
    Vardon a peut-être évolué non ?Personne n’a droit a une seconde chance ? Au pardon ? On est condamné jusqu’à la fin de ses jours avec vous… Pour des salut brandis, hein, pas forcément nazis en fait. Renseignez vous. Ce salut n’a certes pas été utilisé par des progressistes ou des libéraux,mais pas non plus que par des génocidaires.
    « cette stratégie ne pouvait survivre à l’exercice du pouvoir ».
    Mais vous plaisantez, Sarkozy n’a pas cherché à appliquer son programme, et même en campagne, sur certains sujets il disait tout et son contraire.
    C’est toujours la même chose avec vous, le patriotisme, l’identitarisme sont vues comme des perversions sataniques qu’on ne peut que condamner… Plus d’argument rationnel. La vérité, c’est que LR/ex UMP/ex RPR est une auberge espagnole où chacun y voit ce qu’il a envie de voir. C’est votre droit de ne pas être de droite, si tant est que ce mot ait encore un sens. Mais n’accablez pas LR dont les caciques font semblant de l’être, de droite.

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    • Vous avez vraiment failli m’avoir ! Mais figurez-vous que moi aussi, j’ai de la culture cinématographique. L’allusion était transparente.

      Notez que je préfère penser cela. Sinon, cela ne laisse pas d’autre choix que le fait que vous vous aveugliez volontairement ou que vous me preniez pour un con, ce qui est désobligeant. Vardon est dans une salle blindée de skinheads, dont le principal chanteur arbore un drôle de logo rond rouge et noir sur son bombers, nous sommes au XXIème siècle, et vous allez me faire le coup des légions romaines ? M’enfin, respectez-vous, jeune homme. Et comprenez que cela ne vous qualifie pas vraiment pour me parler d' »arguments rationnels ».

      Pour le reste, bien sûr, on peut évoluer. Tenez, par exemple : Nathalie Loiseau. Elle était sur une liste du GUD il y a 40 ans, mais je lui fais crédit d’avoir changé puisqu’elle s’est engagée ailleurs avec constance. Vardon, après cette période, a fondé Unité Radicale (dissoute après la tentative d’assassinat de Jacques Chirac) puis le Bloc Identitaire. Il n’a pas changé, pas évolué, il est juste plus malin et incarne l’évolution même de cette mouvance, devenue maîtresse en communication. Elle n’a plus la bêtise de se raser le crâne et de faire des saluts nazis, les Identitaires ont adopté le look du gendre idéal, mais les idées n’ont pas changé.

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  • @ Lib: en fait je suis d’accord avec toi sur pas mal de points. Pas sur ta défense de la campagne de Sarkozy en 2012, évidemment (on parle bien de celle où il a dépensé presque deux fois plus que son adversaire?). Mais sur le reste:

    « La plateforme de Fillon serait la meilleure stratégie pour LR »: oui. Si j’ai rejeté le vote Fillon en 2017, ce n’est pas parce que le programme était mauvais, c’est parce que le candidat s’était disqualifié pour le porter.

    « La victoire de Macron a fait un mal de chien aux partis « de gouvernement » en leur piquant des bons éléments, réduisant leur espace vital et leur crédibilité. » C’est certain. Le départ des certaines des personnalités les plus prometteuses de LR (des gens comme NKM, Xavier Bertrand, B.Le Maire, etc) a fait de gros dégâts.

    « Wauquiez transpire l’insincérité. » Je n’emploierais pas cette expression, mais je ne lui vois pas, en effet, de convictions bien solides. Je note, cependant, que ce défaut n’a pas été un problème pour la carrière de Nicolas Sarkozy. Mais bon, c’est sûr que ça n’aide pas LR.

    « J’ai découvert Bellamy et je l’ai beaucoup apprécié. Ses positions sur l’avortement ne me choquent pas du tout (au contraire, un politique qui dit « je n’aime pas X ou Y mais je ne l’interdirai pas » mérite notre admiration) mais on est obligé de reconnaître qu’il s’est fait coller une étiquette catho tradi anti-IVG sur le dos qui lui a beaucoup nui. » D’accord, mais cela était à prévoir. Il a par ailleurs donné des verges pour se faire battre en intervenant avec force sur l’affaire Vincent Lambert, alors qu’il n’y était pas obligé, cette affaire n’ayant strictement rien à voir avec l’Europe.

    « Enfin l’argument « préférer l’original à la copie » est employé exclusivement sur les sujets d’immigration/intégration alors qu’il pourrait s’appliquer beaucoup plus largement. » Très juste! LR n’a rien proposé de vraiment différent de la politique économique du gouvernement. La présence de MM. Philippe, Le Maire et Darmanin aux postes clés désarme toute critique venue de droite sur ce plan. Et LR, comme cette campagne l’a montré, n’essaie même pas d’imaginer d’autres pistes: le repli sur les thèmes identitaires est aussi une preuve de paresse intellectuelle.

    « Pour finir sur le monopole qu’on laisse au FN : sécurité, immigration, intégration. Il s’agit de préoccupations majeures des français. LR avait par exemple une carte à jouer sur l’incompétence de Castaner en période de terrorisme et de gilets jaunes. » Là, je suis moins d’accord. Si on met à part les gesticulations sarkoziennes, la politique de sécurité du gouvernement n’est pas différente de celle de ses prédécesseurs, et elle ne marche pas si mal que ça. Le problème de la gestion des gilets jaunes est, lui, plus politique que sécuritaire.

    Cela dit, justement sur la question des gilets jaunes, le commentaire de Mahbod, ci-dessus, révèle un point auquel je n’avais pas pensé et qui explique un aspect important de l’effondrement de LR. Quand Wauquiez, obnubilé par le besoin d’apparaître proche du peuple, a endossé un gilet jaune, il a renoncé à une valeur fondamentale de son parti: l’ordre. Les électeurs de droite classique ne passent pas volontiers l’éponge sur ce genre de faiblesse.

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  • Une remarque factuelle : les municipales de 2014 ne devraient pas figurer dans la liste des défaites. Jamais la droite n’a eu autant de villes à l’issue du scrutin depuis le début de Vème République.
    Cela peut d’ailleurs renforcer la thèse que tu défends puisque les campagnes locales étaient souvent sur des positionnements beaucoup moins clivants que les thèmes partisans au niveau national, avec une vraie logique de rassemblement de la droite et du centre ; et qu’il y avait un très fort vote sanction contre la gauche. Mais cela me semble honnête de le préciser.

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    • Bonjour,
      Beaucoup de maires de droite (la plupart?) l’ont été parce que cette tendance permet de réunir une équipe, de caresser l’espoir d’être élu et, entre autre, d’être « du bon côté du manche » en matière de subventions. La plupart de ceux qui virent de bord en ce moment, en évitant les remous, sont dans la ligné « Edgar Faure ». Arrivés au pouvoir, ils suivent plus ou moins la ligne du parti,pour au tant qu’elle ne contrarie pas ses chances d’être réélu.
      Le fond du pb est ailleurs, il est dans l’élection des maires et autres présidents exécutifs territoriaux non par la population, mais par le conseil qui en serait l’émanation sans la prime majoritaire. Le débat apaisé ne se développe que dans des pays, régions, communes dont l’exécutif est élu directement, et les assemblées séparément et à la proportionnelle intégrale.

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  • Peut-être qu’il faudrait revenir aux fondamentaux?

    Morceaux choisis

    « Ma conviction est que nous restons pleinement humain, que nous soyons âgés ou malades. Je forme le vœu que notre monde se donne les moyens d’accompagner, avec le plus de délicatesse et de compassion possible, la vie humaine jusque dans ses derniers moments. Gardons-nous de la tyrannie de la normalité qui voudrait que nous soyons tous beaux, capables, forts. Ce n’est pas la réalité ! Apprenons à ne plus avoir peur de la différence et de la fragilité. J’ai confiance en notre époque pour oser un chemin d’espérance et redonner le goût de vivre à ceux qui l’ont perdu. »

    Jean Vannier dans « Panorama » de novembre 2018 en page 8.

    « Ce que nous voudrions faire, c’est changer le monde – faire en sorte que les gens puissent plus facilement se nourrir, se vêtir et avoir un toit, selon le projet même de Dieu. Il s’agit de se battre pour de meilleures conditions, s’insurger sans trêve pour honorer les droits des travailleurs, des pauvres, des indigents – les droits des pauvres quels qu’ils soient, qu’ils soit jugés « digne » ou « indigne » – afin de changer le monde, jusqu’à un certain point. Nous pouvons oeuvrer pour une oasis, une petite cellule de joie et de paix dans un monde tourmenté. Nous pouvons jeter notre petit caillou dans la mare, convaincus que chaque cercle, en s’élargissant pourra atteindre le monde. Je le répète, il n’y a rien d’autre que nous puissions faire que d’aimer et prier Dieu pour qu’il creuse nos coeurs afin de nous aimer les uns les autres, aimer notre voisin, notre ennemi comme notre ami. »

    Dorothy Day le 2 juin 1946 citée dans « Panorama » de novembre 2018 page 46.

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  • Bonjour,
    grâce à un MOOC sur l’Histoire contemporaine, j’ai découvert que dans les années 1930 la « lutte des races » s’est en fait constituée en réponse à la « lutte des classes ».
    Il y a une quinzaine d’années un éditorialiste du Monde écrivait qu’il y avait une fracture « trans-partis » entre libéraux(individualistes) et « solidaristes ».
    Quel rapport avec votre article? Et bien c’est ce qu’on observe aujourd’hui. Dans les faits, le RN s’est constitué en opposition à la mondialisation libérale., prônant un « retour au local ». Et LREM a fait exploser tant le PS que LR par le fait qu’il est devenu le représentant français de la mondialisation libérale. Tant que LR s’imaginera « entre un LREM de droite, et un RN d’extrême-droite », c’est à dire avec la grille de lecture droite/gauche ancienne, il n’aura aucun avenir politique. Car dans cette approche vos électeurs oscilleront entre libéralisme et racisme. Et donc effectivement préférerons les leaders de ces deux tendances.

    Vous voulez avoir un parti qui continue à vous représenter? Et bien cessez de regarder « à droite » et intéressez-vous plutôt aux partis « de gauche ». Car entre LREM et RN il y a une nouvelle option à créer, celle d’un « solidarisme mondialiste ». Cette option peut se créer sur la base non pas de l’UMP/LR mais sur celle de la vieille UDF. En faisant cela vous pourriez voir revenir le MODEM, qui n’a rien à faire avec LREM, et attirer aussi EELV et même Génération.s.

    Le parti qui construira un projet politique sur la base du « les échanges mondiaux sont une réalité de ce monde mais ils ne doivent pas se faire au détriment des plus fragiles. Ils doivent au contraire s’appuyer sur des solidarités à tous les niveaux » pourra être une alternative crédible aux deux partis qui régentent aujourd’hui la vie politique française.

    A partie de là, la vraie question est de savoir si les politiques actuels des partis que j’ai cité sont capable d’oublier leurs rancœurs, leurs haines, leurs « trahisons », pour créer ce parti. Et ce n’est clairement pas gagné.

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  • En 2013 un homme de fidélité et de conscience, de travail a tiré la leçon de la dérive malsaine de la droite qui se dit républicaine. JP Delevoye a soutenu un « bon gars » socialiste, pour prendre sa suite à Bapaume, il quitte alors l’UMP. Il est raisonnable de remonter plus avant, en 1999, quand l’UMP préféra MAM au poulain de l’Élysée JP Delevoye, dans un consensus mou trans-courant, ouvrant la voie aux lettres de Mazarin écrites depuis son château.
    Moribonde, cette droite dont l’âme était mue par l’amour du pouvoir, s’est suicidée en s’associant à sa jumelle de gauche tout aussi accro au pouvoir, pour perpétrer un hold up sur l’élection présidentielle au moyen des primaires. Patatras, le peuple a éventé le piège et la suite devenait inéluctable. Avoir choisit un « sens commun »(comme si « les autres » en étaient dépourvus), « manif pour tous »(achevée en débandade) et « pro-vie » (comme si les autres étaient contre!) a été, de la part de LW, le coup de pied de l’âne.
    L’essentiel de ce point de vue date, pour moi, exactement de juin 2016, lorsque j’ai quitté la campagne d’AJ et invité le Modem a rejoindre, sans tergiverser, la personne d’Emmanuel Macron.

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  • Certains n’ont pas voté LR car ils ne se retrouvaient pas dans le programme LR.

    D’autres n’ont pas voté LR car ils ne se retrouvaient pas dans les positions personnelles de Bellamy sur l’IVG et les soins à apporter ou pas à Vincent Lambert (positions qui ne sont pas celles de LR, en tout cas pas de ses dirigeants).

    En fait de « perspectives constructives » pour l’Union Européenne, LREM dessine toujours plus de libéralisme, et moins de protection.
    LREM appuie des projets de loi libertaires dans le domaine « sociétal ».

    Ceux qui sur ce forum ont voté LREM se retrouvent-ils vraiment davantage dans cette perspective que dans le programme LR ou dans les positions de Bellamy ?

    Macron a réussi a personnaliser la campagne et à organiser un référendum sur le thème de « l’Etat et sa légitimité » (Mahbod), en insistant sur le «vote utile ».

    Un score plus élevé de Bellamy aurait :
    1. rendu possible de nouvelles perspectives à droite en France, ce que chacun appelle de ses vœux sur ce forum, et
    2. incité le gouvernement à de la prudence sur certaines réformes, à commencer par la PMA pour les femmes seules ou en couple homosexuel.

    J’aurai un sentiment bizarre, l’automne prochain, en cotoyant aux manifs des personnes ayant voté quelques mois plus tôt pour LREM.

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