Ni-ni : ni projet, ni programme

Attention. Ce ne serait pas un programme, mais un projet. Le programme, c’est un peu ce qu’auraient produits ses concurrents, prisonniers de leurs archaïsmes. Ce serait un projet. Et un projet… d’espoir.

Parce qu' »il y a une grande différence entre ‘projet’ et ‘programme’. Un programme est d’une manière ou d’une autre un catalogue, composé de chapitres sans lien« . Pas un programme, donc, mais le chapitre 2 porte sur la politique étrangère, le 3, sur l’ « aspiration nationale » (pour autant que trois pages permettent d’en juger), le 4 sur l’égalité des chances. Puis viennent, dans l’ordre : l’université, la culture, l’outre-mer, les retraites, la dette publique, les retraites, le chômage, le climat, l’agriculture, la santé, l’insécurité, l’immigration, la justice, les femmes, l’homosexualité, les jeunes…

Car, si « Projet d’Espoir » n’est pas un programme, c’est surtout parce qu’il est dépourvu de précisions sur les moyens concrets pour atteindre les objectifs fort concensuels qu’il fixe. Comme si invocation valait exonération. Comme si l’invocation d’un projet, d’une vision, exonérait l’auteur de toute exigence de précision. Mais le bât blesse cruellement car si François Bayrou ne fournit pas, avec « Projet d’Espoir », un programme, il ne porte pas davantage un projet. Bien sûr, et comme il se doit, les premier et dernier chapitres sont là pour donner une cohérence à l’ensemble. Mais je confesserai la même insensibilité face à cette tentative qu’à l’écoute de la dissertation de Françoise de Panafieu sur le même thème, lors du premier forum de l’UMP. Liberté, Egalité, Fraternité. L’une ne va pas sans l’autre, ni l’autre sans l’une et pourtant – mortecouilles – elles paraissent bien se contredire. Des générations de préparants à Sciences Po l’ont traité, ce sujet…

« L’une se nourrit de l’autre. L’autre équilibre l’une. Les trois vertus vont ensemble et si tu perds l’une, tu perds en même temps les deux autres » (p. 10)

Liberté, Egalité, Fraternité. François Bayrou peut bien y ajouter laïcité, il n’y gagne pas en originalité. Pensez donc : un Président de la République qui se propos, comme un projet éminemment personnel, d’incarner la devise de… la République. Voilà un beau projet, par défaut. Pour une candidature qui en a bien des airs également.

*

Quid du programme ? Appuyé sur de catégoriques affirmations d’une pensée qui s’affirme redoutablement personnelle, c’est l’énoncé, sur deux cent pages, de nombre de lieux communs politiques.

« Je serai donc le président qui exigera une Europe lisible, compréhensible, transparente, chaque fois qu’elle doit se saisir de l’essentiel » (p. 43)

Qui, donc, l’essentiel est en cause, prônerait l’inverse ?

« Nous voulons un monde équilibré, avec de grands ensembles respectueux les uns des autres, qui donnera à chacun accès aux grandes décisions » (p.50)

« J‘affirme donc que l’éducation commence par le respect, que la transmission des connaissances commence par le silence lorsqu’on entre en classe et par la paix dans la cour de récréation » (p. 63)

« Ma pensée est exactement contraire : au lieu d’accepter la ghettoïsation, il faut réintroduire l’exigence de réussite et d’excellence partout sur le territoire national » (p.66)

« Pour moi, je défendrai l’idée que le statut de l’intermittence doit garantir la vraie solidarité et chasser les abus que chacun connaît » (p. 83)

Le je velléitaire est-il indispensable à l’énoncé de telles évidences ? Ces mouvements d’affirmations ctaégoriques trouvent leur paroxysme en quelques fulgurances qui forment autant de perles :

 » Je veux une réforme où personne ne se sentira lésé » (p 107, sur les retraites)

« le rejet, la détestation, le racisme, il faut les éviter à tout prix » (p. 148)

et la plus belle, qui me tient à coeur :

« Chaque fois qu’une clarification sera nécessaire, je n’accepterai pas l’ambigüité » (p. 86)

Alors, l’Etat doit être impartial, la France doit être laïque, elle doit équilibrer les chances de chacun, l’argent ne doit pas envahir toutes les relations humaines, l’Europe doit parler d’une seule voix, la France porter la sienne propre dans le monde, « l’outil de défense (…) doit être maintenu en état et modernisé« , les cultures défendues, et le budget de la recherche doit être augmenté. Vous êtes d’accord avec François Bayrou ? Le contraire serait inquiétant.

*

Le drame de ce projet allégué se noue en effet lorsqu’il s’agit d’énoncer les moyens d’atteindre les objectifs fixés.

Deux exemples : si François Bayrou a le mérite de consacrer un chapitre à la dette publique, son « plan d’action » (p. 97) paraît quelque peu léger. Ainsi s’agit-il (i) de constitutionnaliser l’interdiction des déficits de fonctionnement, (ii) engager les collectivités publiques dans le mouvement de réduction et (iii) « reprendre à la base la totalité de l’action publique (…) pour juger de son efficacité » et si l’Education Nationale et la Justice doivent être préservés, « dans un très grand nombre d’autres administrations [surtout, ne pas préciser lesquelles], des économies [environ ?] sont nécessaires« . Bref, en somme, il faut, pour réduire la dette, que tout le monde s’y mette pour faire des économies.

Pire encore, sur les retraites, on découvre que :

« Il faut donc réfléchir, calmement, sereinement, à une réforme équilibrée des retraites1. Une réforme qui concerne tous les Françai, régimes ordinaires et régimes spéciaux. Une réforme qui soit équitable, souple et surtout durable, sur laquelle on n’ait pas besoin de revenir à chaque alternance, à chaque changement politique. »

Equitable, souple et durable. Qui ne souscrirait à un tel objectif ? Mais qui n’est capable de l’affirmer ? Et qui n’a en tête toutes sortes de propositions de réformes souples, équitables et durables ? Sur l’assurance-maladie, le droit de grève, la politique agricole et, pourquoi pas, les institutions européennes? Mais c’est sur les moyens d’y parvenir que l’on attend un responsable politique.

*

C’est peut-être sur la question de l’homoparentalité que le positionnement de François Bayrou – illogique et probablement, de ce fait, insincère – est révélateur de ses dérives possibles. Il ne s’agit pas même de de critiquer sa position sur le fond mais de scruter le raisonnement.François Bayrou se montre favorable à l’adoption simple2. Il choisit lui-même de soulever et répondre à la question suivante :

« Alors, me dit-on, pourquoi ne franchissez-vous pas le pas ? Pourquoi ne dîtes-vous pas que le mariage est ouvert à tous ? Pour une raison toute simple : parce que je plaide la compréhension réciproque. Cette compréhension, je la demande à l’égard des couples homosexuels. Mais je la demande aussi pour les millions de nos compatriotes qui voient dans le mariage une institution s’adressant à à une femme et un homme. Ils sont les héritiers de dizaines de générations qui fondaient l’humanité sur la complémentarité entre les sexes. La formule du mariage dans la Rome antique (…) » (p. 173)

Première observation : si le seul fait d’être les héritiers de « dizaines de générations qui fondaient l’humanité [?] sur la complémentarité entre les sexes » suffit à dénier aux homosexuels le droit au mariage, qu’en est-il des « dizaines de générations » qui ont fondé l’éducation sur une même complémentarité ? Qu’est-ce qui justifie que la « compréhension » à l’égard de ce qu’il paraît dépeindre comme une simple conception traditionnelle vaille dans un cas et non dans l’autre ? La contradiction dans le raisonnement révèle la pêche aux voix, ce qui ne qualifie pas spécialement François Bayrou pour se présenter en homme politique nouveau.

Deuxième observation : fonde-t-on une politique sur la compréhension que suscite une situation spécifique ? Existe-t-il, en fin de compte, des situations qui ne méritent la compréhension ? La compréhension à l’égard des tenants d’une position justifie-t-elle sa reconnaissance, ou sa perpétuation ?

* * *
Ni programme, ni projet. Insuffisamment précis pour constituer un programme. Et dépourvu de la cohérence nécessaire pour s’affirmer en projet. Pourtant, non sans une certaine présomption, c’est sous cette distinction que François Bayrou a choisi de placer, dès la deuxième ligne, son ouvrage. Et c’est à cette aune qu’il doit être apprécié. Or,  le livre de François Bayrou est privé d’une ligne directrice crédible et le label « projet » se trouve être, au final, le paravent, le « cache-sexe », d’un bien insuffisant programme.

Ni programme, ni projet. Alors, pour ce qui est de l’espoir…


  1. Que ceux qui appellent de leurs voeux une réflexion fébrile sur une réforme inéquitable se dénoncent []
  2. Ce qu’il détaille, sans, à mon sens, tirer les conséquences exactes de la situation particulière qu’il prend pour point d’appui : l’adoption par le compagnon ou la compagne d’un parent []

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101 commentaires

  • Salut Koz !
    J’espère que tu as passé de bonnes vacances !
    Sinon, je te trouve dur avec notre futur président : mais si on te dit qu’il est contre la faim dans le monde et le racisme ? Ben oui ! Pourquoi on flipperait de toutes ces phrases monstueusement creuses quand elles ne sont pas suivies d’actes ? Bayrou nous montrera la voie : qui n’a jamais eu envie de pipi en plein milieu d’un musée ou dans le RER, ne sachant pas où il pourra se soulager de manière décente ? Et bien c’est là que Bayrou intevient : tout d’abord, il faut que chacun puisse (i) avoir accès à des toilettes partout (liberté),
    (ii) des flêches lisibles pour les personnes qui ont des problèmes de vue car c’est une insulte au principe d’égalité, et (iii) de pouvoir pisser, ni à droite de la cuvette, ni à
    gauche, mais au centre ou en mettant deux WC côte à côte.

  • Le coup des deux chiottes côte à côte, c’est assez inventif et imagé.

    Sinon, je suis dur, il est vrai, mais cette lecture m’a passablement énervé, notamment du fait que je trouve Bayrou bien présomptueux. Lorsque l’on met une telle insistance à se distancier d’un « programme », que l’on veut souligner l’archaïsme des autres et expliquer qu’il existe une troisième voie, plus sage, plus raisonnée, il faut se montrer à la hauteur, ensuite.

  • Vous êtes à ce point amer que vous en êtes réduit à citer des morceaux de phrases hors contextes ? Vous êtes à ce point amer que vous préférez qualifier de généralités évidentes les propos de Bayrou plutôt que de voir que Mr Sarkozy et Mme Royal vont jusqu’à oublier ces évidences même préférant croire qu’on remettra une génération debout en abaissant la minorité pénale plutôt que de se consacrer à la cause des problèmes, l’éducation ou préférant imposer un drapeau chez tous les français plutôt que de se consacrer à la cause des problèmes de racisme, à savoir la peur de l’avenir et du monde ? Autant vos précédent articles sur Bayrou étaient matière à débattre, autant celui-ci ne cherche qu’à « casser du Bayrou » sans aucune réflexion. Pourquoi n’avez vous pas cité la phrase sur l’avoir et l’être qui est profondément sensée dans une société écrasée par la dérive consumériste au détriment de la culture ? Chose évidemment jamais évoquée par Sarkozy, bien trop proche de Vivendi ou TF1.

  • « Projet d’espoir » c’est beau, mais c’est vide, par contre, cela plait parfaitement au Français, ça ne bouscule rien, ça ne fait pas peur, c’est beau l’espoir, on reste dans ses petites habitudes, ça ne mange pas de pain, il y en a encore beaucoup qui rêvent encore, c’est leur droit même si cela méne droit dans le mur…grâce à l’immobilisme que cela représente durant encore 5 ans.
    F. Bayrou critique les deux grands partis P.S. et U.M.P., il veut leur faire porter tous les péchés et la première chose qu’il compte faire, s’il est élu, c’est rassembler les « bonnes volontés » de droite et de gauche pour faire une grand parti U.D.F., c’est curieux, mais c’est du F. Bayrou.
    Son « Projet d’espoir » n’est qu’une suite de propositions sans solution (Ségolène en fait 100), son positionnement est uniquement politique et donc, de ce fait, pour ne fâcher personne et s’attirer plus grand nombre, il a choisi de rester dans le grand flou, le plus artistique possible.
    Par exemple, pour l’Education, il veut supprimer l’illétrisme en trois ans, sans dire comment, simplement en s’engageant sur le maintien des moyens actuels, ce n’est pas avec ce genre de propsition que tous les enfants sauront lire et écrire, correctement, le français à leur arrivée en 6éme, on voit ce que cela donne depuis + de 20 ans.
    Avec un « Projet d’espoir » aussi vague, les réformes seront, certainement, plus difficiles à faire passer, car il n’aura pas vraiment une grande légétimité pour les engager, ne les ayant pas clairement définies et annoncées dès le départ.

  • Jb, oui le propos est critique envers Bayrou…mais qui esquive le débat ? qui refuse de mouiller le maillot dans les propositions ? Son positionnement, je ferais ni l’un ni l’autre mais ensemble n’a pas de sens et ne fait qu’esquiver un engagement politique digne d’une présidentielle (« je suis au dessus de tout ça »). Alors oui, Bayrou me fait peur car il ne soulève que des problèmes et préfère les poncifs aux réponses précises et concrêtes. Ceci dit, il faut que je lise son bouquin. Mais si c’est comme sur son site internet que j’ai copieusement consulté, je risque d’être déçu…Koz, tu fais de la revente en occasion ?

  • [quote comment= »9611″]Vous êtes à ce point amer que vous en êtes réduit à citer des morceaux de phrases hors contextes ?[/quote]

    Pourquoi de l’amertume ? Non, je ne suis pas amer, merci, et vous ? Je suis agacé. Rien de plus.

    Maintenant, puisque vous avez visiblement lu Projet d’Espoir, vous aurez tout loisir d’aller retrouver le contexte des phrases que j’ai citées. Je n’en ai tronqué aucune, même si je n’ai pas nécessairement cité le paragraphe dans son entier. Vous aurez noté que les numéros de page sont indiqués. Je ne doute pas que vous vous y reporterez pour me démontrer que les phrases que j’ai citées – dont la magnifique « chaque fois qu’une clarification sera nécessaire, je n’accepterai pas l’ambigüité » – n’y figurent pas, ou sont tronquées.

    Elles sont, à mon sens, révélatrices d’un discours.

    [quote comment= »9611″]Autant vos précédent articles sur Bayrou étaient matière à débattre, autant celui-ci ne cherche qu’à « casser du Bayrou » sans aucune réflexion.[/quote]

    Rien à débattre, donc, sur la dette, les retraites, ou l’homoparentalité ?

    Seriez pas un peu amer, vous ?

    [quote comment= »9611″] Pourquoi n’avez vous pas cité la phrase sur l’avoir et l’être qui est profondément sensée dans une société écrasée par la dérive consumériste au détriment de la culture ?[/quote]

    Parce qu’il ne s’agit pas, dans ce billet, de faire une fiche de lecture, et de rédiger une synthèse du livre. J’ai exprimé ma perception. Maintenant voyez-vous, je fais le même choix que François Bayrou sur la distinction avoir / être. Et je doute que beaucoup de politiques fassent la promotion de l’avoir par opposition à l’être. Nicolas Sarkozy a eu quelques réflexions à cet égard dont il n’a pas à rougir.

    Quant aux accointances des uns et des autres, Le Point évoquait dernièrement les réunions du comité France Galop, au sein duquel Bayrou a été introduit par… Jean-Luc Lagardère (fichtre) et dans lequel il rencontre tout le « beau monde » nécessaire. Bref, comme ils disent, il y a le Bayrou des champs et le Bayrou des Villes, le premier tentant de faire oublier le second. Comme il y a le Bayrou anti-système… et celui qui a fait toute sa vie en son sein… etc etc.

  • C’est une profession de foi, cher ami. Moi aussi, j’ai d’abord pris ce livre en attendant d’y trouver du concret. En ce sens, j’ai été déçue, parce qu’il n’y avait rien de neuf pour moi. Mais c’est normal, je suis militante, je sais déjà pourquoi je vais voter pour lui 😉
    Son « programme », il l’a sorti il y a plusieurs semaines… lors de sa conférence de presse sur la social-économie. Ses 21 milliards d’euros de dépenses nouvelles compensées par 21 milliards d’euros d’économies.

    C’est important d’avoir une profession de foi : il annonce qu’il veut, s’il est élu, en passer par le débat au sein du parlement (proportionnelle, fin du 49-3) et avec les syndicats. Beaucoup de gens pensent que c’est la garantie de l’immobilisme, je pense que c’est la garantie des réformes. On est là pour voter. Mais dans ce contexte, il est important qu’un président présente une profession de foi, plutôt que des promesses à tout va : ce qu’il dit, c’est qu’il va gouverner, c’est à dire, pour farder la métaphore marine, garder le cap du navire en tenant compte de la force du vent et des courants.
    Pour ça, il faut qu’il dise où est le cap. C’est là-dessus qu’il veut être élu, et pas autrement.

    C’est pour ça qu’il insiste sur la notion de projet, et sur la différence avec un programme.

    Au passage, les 100% qui savent lire en 6è : actuellement, un enfant ne peut pas redoubler plus d’une fois entre le CP et le CM2. Autrement dit, il passe en 6è, qu’il sache lire ou non. François Bayrou souhaite qu’on autorise les redoublements, tant que l’enfant ne sait pas lire. Cela signifie également que certains des moyens qui étaient autrefois accordés aux collèges pour faire face à cette population particulière d’enfants, passent désormais aux écoles. Ce qui signifie qu’on pourra agir plus vite contre l’illettrisme. Au lieu d’attendre le passage en sixième, et le collège, où étaient concentrés tous les moyens.

  • Lisette, c’est une profession de foi, certes, mais plutôt creuse. S’il veut, tant que ça, annoncer un projet, il faut qu’il y ait du souffle. Il n’y en a pas. Il faut aussi qu’il y ait une épine dorsale. Il n’y en a pas. Bayrou dénonce les programmes, alignement de chapitres sans lien entre eux… et c’est exactement ce qu’il produit ! Alors, dans un tel cas, on évite d’insister lourdement sur le point par lequel on pêche.

    Mon sentiment, à la lecture de ce livre, est que le terme de « projet » était un qualificatif un peu facile pour masquer le flou du propos. Il n’y a vraiment guère de prises, de points d’accroche, d’idées surprenantes, dérangeantes, anti-conformistes, d’idées neuves. Et quand je dis « guère », c’est parce que je suis d’un naturel gentil.

    Dire, sur les retraites, que l’on veut une réforme globale, équitable, souple et durable, dans laquelle personne ne se sentira lésé, c’est se foutre de moi. Tu parles d’un cap ! L’un quelconque de ses concurrents prône-t-il une réforme souple et durable, mais inéquitable ? Ou équitable et souple mais à court terme ? Ou encore équitable, souple et durable, mais dans laquelle certains seront lésés ???

    Quant à sa social-économie, si c’est ça, c’est pas mal – Bayrou n’est pas aux antipodes de mes idées, tout de même – mais un chouya court.

    Et j’ajouterai que le seul bouquin qui m’ait convaincu dans mes récentes lectures, c’était celui de Christian Blanc, la croissance ou le chaos. Pourquoi ? Parce qu’il avait ce qui manque à celui de Bayrou. Blanc avait à coeur d’illustrer, d’expliquer, de démontrer. Sans sa gargariser d’affirmations générales. Et non, je ne dis pas ça parce qu’il a rallié Sarko. Je l’écrivais l’été dernier alors que, apparenté UDF, il y avait encore tout lieu de penser qu’il penchait plutôt du côté de Bayrou.

  • Caustique mais drôle comme souvent (notamment la note de bas de page n° 1). Je n’ai pas encore lu le livre, alors je reviendrai commenter plus tard. Néanmoins, je rebondis sur ta qualification de « par défaut » de la candidature et du projet de Bye-rou : ce n’est peut-être pas le meilleur, mais il apparaît comme « le moins pire » à beaucoup qui renvoient dos à dos Ségo et Sarko pour cause d’impuissance (le mot est faible) du PS et de l’UMP (RPR et … UDF avant) depuis 25 ans. Et Bye-rou devient un choix. Un choix par défaut certes mais un choix quand même.

  • Résumons:

    Si on exclue JM Le Pen, qui a peu de chance d’arriver au bout, nous pouvons regarder les projets/programmes de nos trois favoris:

    Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal annoncent tous deux une centaine de mesures précises et variées, dans tous les domaines, pour un montant d’environ 60 à 70 milliards d’euros, basé sur une croissance annuelle de 2.25% (Sarkozy) ou 2.5% (Royal). Mr Sarkozy propose en outre une baisse des prélèvements obligatoires de 70 milliards. Les recettes prévues pour ces mesures sont floues: Mr Sarkozy se base sur le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite (si vous pensez cela possible par un gouvernement de droite, c’est que vous ne vivez pas en France depuis pas mal de temps…), Mme Royal espère que ses mesures favoriserons la croissance qui perettra de payer…

    François Bayrou propose une série de priorités avec un nombre plus restreint de mesures précises, pour un montant de 25 milliards d’euros, basé sur une croissance annuelle de 2%. Il précise aussi les économies prévues pour financer ces mesures, pour au moins 17 milliards.

    Notons que les prévisions de croissance annuelle des principaux organismes économiques pour la France en 2007-2008 indiquent à peine 2%.

    Se pose ensuite la question du rôle du chef de l’Etat…

    Est-ce de décider seul de toutes les mesures à prendre ? ET dans ce cas, quel est le rôle du parlement ? du gouvernement ? des partenaires sociaux ?

    Ou est-ce celui de proposer les grands axes d’une politique, en laissant ensuite aux différents partenaires et corps de l’Etat et à la négociation le soin de régler les détails ?

    Nous avons en effet là deux conceptions différentes du rôle du président de la république.

    Enfin, une dernière remarque, qui concerne surtout le programme de Mme Royal: la proposition de mesures un jour que l’on annule et remplace deux jours après, en fonction de l’opinion… Difficile alors de juger un programme…

  • Voltaire, vous vous doutez que je ne partage pas nombre de vos propos mais bon… Lorsque vous écrivez que le Président doit fixer un cap, je veux bien. Encore faut-il que le cap soit clair.

    Denis, (i) merci. (ii) Si l’on veut résumer les personnalités aux formations et gouvernements auxquels ils ont appartenu, en ce qui me concerne, cela ne donne pas un avantage à Bayrou. Que l’on tente de se montrer sous un jour nouveau, d’accréditer l’idée que « moi et mes amis, c’est pas tout à fait pareil« , je veux bien. Précisément, avec Sarko, j’ai ce sentiment (cet espoir ?) qu’il sera moins timoré que Chirac.

    Mais quand Bayrou persiste à se dépeindre en anti-système, je trouve cela de plus en plus grotesque. Il en a été un membre actif et son explication selon laquelle il n’avait « pas suffisamment réfléchi« , à l’époque, je la trouve pitoyable.

    C’est également grotesque lorsque l’on voit que, dans le même temps, il fait de son mieux pour capter l’héritage de Chirac et de Mitterrand, soit de purs produits du système dénoncé, et certainement pas les meilleurs.

    Au final, le sentiment que m’a donné cette lecture – sentiment personnel et que chacun a bien évidemment le droit de contester – c’est que son projet, c’est la promesse de 5 ans d’immobilisme. 5 ans de pontifiante recherche de compromis, entre compréhension de l’un et compréhension de l’autre. 5 ans de reculades prévisibles. Et de probable instabilité.

    Je m’y résoudrai si le deuxième tour ne me laisse pas le choix, mais je ne serai pas surpris si ce que je viens d’écrire se réalise.

  • Merci Voltaire pour ce commentaire qui résume assez bien ce que je voulais soumettre au jugement de Koz.
    Je rajouterai que le rôle d’un président est-il de mettre en avant les différences et les tensions comme le fait Sarkozy, d’être la marionette d’un parti ruiné sur le plan des idées comme Royal ou d’avoir une discours apaisant, au dessus des partis, et qui ne diverge pas suivant l’auditoire comme Bayrou.
    J’aimerai qu’une fois pour toute vous reconnaissiez ces qualités à F.Bayrou, Koz. Car je n’ose évidemment pas prétendre à vous faire comprendre le danger du comportement de Sarkozy alors que je l’ai longtemps moi même soutenu et que je comprend que l’on puisse croire en lui, en dehors du fait que l’ont élite le président de tout les français.

  • Je me pose une question toute bête, n’ayant pas lu de livres de politiques français (hormis celui de Copé, mais c’était plus par intérêt pour le fonctionnement des ministères que pour ses idées) : y a-t-il un seul livre qui ne soit pas aussi peu concret ?
    Il me semble bien, de mémoire, que toutes les références concrètes à l’action potentielle de Sarkozy en tant que Président se font ici par des liens vers le programme (ce qui me semble logique), et que les passages cités des les divers livres sont tout aussi vagues que ceux de Bayrou, non ?

    Je ne dis pas cela pour soutenir Bayrou ou qui que ce soit d’autre, mais cela m’a étonné…
    Si quelqu’un (Koz ou autre) veut bien m’éclairer sur le « contenu programmatique » des livres politiques en général (de Sarkozy, Bayrou, Royal ou tout autre!), je serai ravi.

  • J’accepte volontiers et je comprends ton argument sur le volontarisme de Sarko. J’ai moi-même été bluffé par le personnage pendant quelques temps. De sa traversée du désert jusqu’à son arrivée au Ministère de l’Economie en 2004. Là, peut-être parce que les aspects économiques et financiers me sont plus familiers ou parce qu’il a vraiment changé à ce moment-là, j’ai trouvé que le rebelle qui faisait bouger les lignes se transformait en communicant arrogant et sûr de lui, faisant 15 kilos de mayonnaise médiatique avec un oeuf de caille (notamment sur le dossier de l’ouverture du capital d’EDF, à tel point que j’ai pu moi aussi faire des « kilos de mayonnaise blogosphérique » ). Comme à cela s’ajoutent un discours qui varie selon les auditoires et des soutiens qui ont le don de m’exaspérer comme celui de Douste.

    Je te rejoins aussi sur le risque d’immobilisme avec Bayrou. Mais cet inconnu, c’est à la fois sa force et sa faiblesse. Avec Ségo, on est à peu près certain qu’on va dans le mur à moyen terme au moins au plan économique et financier (ce sont les mêmes recettes dépassées qu’en 1997, emplois-jeunes et compagnie, sauf qu’à l’époque la France bénéficiait du boom économique liée aux NTIC). Avec Sarko, j’ai peur que sous couvert de grandes déclarations, on en arrive surtout à protéger les intérêts des puissances économiques en place, Bouygues et Lagardère (ses « frères ») en tête.

  • En dehors des toutes les excitations et l’hystérie que certains développent au sujet de ce candidat point besoin de lire son livre pour ne pas avoir envie de voter pour lui. Il suffit pour moi de savoir qu’il a une formation de fonctionnaire de l’EN et de connaître son parcours de ministre de ce mammouth …

    Chacun a ses raisons de privilégier un candidat par rapport à un autre. Pour moi l’une des principales raisons d’approuver ou pas un projet de gouvernement, en dehors de la stature présidentielle et internationale du candidat, c’est sa position sur la réorganisation complète de la surpuissante corporation des fonctionnaires et de leurs syndicats qui freinent tous les projets de modernisation de notre pays.

    Posez-vous donc la question à savoir pourquoi des hauts fonctionnaires (le dernier en date l’énarque F. Goulard) appellent à voter pour Bayrou ou à s’associer avec lui … tous adeptes du statu quo et du maintien de leurs privilèges et d’accord pour réformer à condition que les réformes s’appliquent aux autres …

    J’aimerais connaître vos priorités, sachant qu’un adulte réfléchi saura que la perfection n’existe pas.

    Voici mes priorités :
    – Stature internationale
    – Bonne préparation, compétences et connaissances des dossiers
    – Programme précis, pragmatique et cohérent, volonté et l’énergie nécessaire pour le réaliser, notamment en ce qui concerne la modernisation de la fonction publique, du syndicalisme en général et de l’économie de marché en particulier.

    – Equipe soudée, compétente et opérationnelle dès le lendemain des élections

  • Sur l’instabilité, c’est ton opinion, en effet. On on a déjà parlé plusieurs fois. Je reste convaincue que le risque d’immobilisme est beaucoup plus grand quand on prône le volontarisme que quand on cherche le dialogue.

    Je voudrais quand même bien qu’on reconnaisse à François Bayrou une cohérence de positionnement : à travers ses réformes institutionnelles, il veut modifier le rôle du président de la République. Et il veut le faire dès son élection, s’il est élu. C’est pour cela qu’il insiste sur la notion de projet.

    On peut trouver que ça n’a pas de souffle : quand on est pas d’accord, c’est normal.
    Moi, je trouve que ça a le souffle de l’histoire… Bayrou offre la possibilité de rassembler une famille politique qui n’a jamais pu se rassembler en France (as-tu lu René Rémond, et remarqué ses difficultés à classer sociaux démocrates, radicaux, libéraux et chrétiens démocrates?)(je dis ça parce que tu parles de Sciences Po…).

    Je lis, Koz, que tu ne crois pas en la recherche de compromis. C’est dommage, c’est l’essence même de la démocratie, chercher des contre-pouvoirs, et négocier. Parfois, je me dis que la démocratie, c’est le dialogue à tout prix. Ca peut poser des problèmes, mais pour le moment on a pas trouvé mieux. Dès qu’on laisse tomber les freins institutionnels on crée plus de problème qu’on ne trouve de solution, car le débat se fait dans la rue.

    Ou bien c’est le qualificatif qui fait tout? tu crois en la recherche de compromis, à condition qu’elle ne soit pas « pontifiante »? Ben voyons. 🙂

    Pour moi, à part le compromis et le dialogue, il n’y a que du vent!!

  • Pour répondre à Margit

    – « stature internationale ». C’est stature qui me fait sourire, mais une mienne cousine m’a dit qu’il ne fallait pas se moquer du physique des gens. De toute façon, le mien, il a des grandes oreilles alors… Disons qu’une stature ça se construit, et puis, tu connaissais Angela Merkel avant le pataques des élections allemandes toi? Je ne sais pas très bien ce que signifie l’expression « stature internationale ». Je rappelle que les américains savent à peine où est la France.

    – Bonne préparation, etc : c’est effectivement un axe fort du positionnement de NS.Maintenant, chacun apprécie comme il veut hein. Tout ça, c’est de l’image (=du vent?). Il cafouille aussi joyeusement que tout le monde, vois-tu. Chez Bourdin, par exemple. Ou bien à Airbus (http://www.dailymotion.com/video/x1fw0k_nicolas-sarkozy-chez-airbus-no-comm). En fait, c’est Christophe Carignano qui en parle le mieux. Moi ça m’est égal, je lui demande pas d’être omniscient au gars. Seulement, c’est beaucoup plus drôle quand il patauge, justement à cause de sa volonté de paraître archi-compétent. Encore que, ne pas savoir ce que c’est qu’Al Qaïda, ça la fiche quand même super mal.

    – Programme précis (oui, on en découvre un nouveau morceau toutes les semaines), pragmatique (bon, alors, il les baisse de combien les prélèvements obligatoires, et quand?) et cohérent (toujours pas compris comment on pouvait se dire européen et en vouloir à la fois à l’euro et à la BCE), volonté et l’énergie nécessaire pour le réaliser (à mon avis, c’est précisément ce volontarisme qui l’empêchera d’agir s’il est élu), notamment en ce qui concerne la modernisation de la fonction publique, du syndicalisme en général et de l’économie de marché en particulier (et ça l’handicapera précisément sur ces points là).

    – Equipe soudée, compétente et opérationnelle. Là, je vais faire comme François, parce que c’est trop tentant. Avec quelle majorité il va gouverner, Sarkozy? Et ce sera qui son premier ministre?

  • [quote comment= »9636″] Là, je vais faire comme François, parce que c’est trop tentant. Avec quelle majorité il va gouverner, Sarkozy? Et ce sera qui son premier ministre?[/quote]

    François me fait sourire quand, du haut des 7% réalisés aux dernières présidentielles, il reproche à l’UMP de ne représenter que 25% des français… Ce doit être un bon argument, mais il m’échappe un peu.

    [quote comment= »9635″]Je lis, Koz, que tu ne crois pas en la recherche de compromis. [/quote]

    Non, tu lis mal, où je n’écris pas bien. Je ne suis pas favorable à ce que la recherche du compromis devienne l’alpha et l’omega de la décision politique. Le dialogue, c’est bien, certes. La recherche du compromis peut être néfaste. Et par-dessus tout, avant la recherche du compromis, j’aime l’expression des convictions.

  • [quote comment= »9636″]En fait, c’est Christophe Carignano qui en parle le mieux. [/quote]

    Heu, Lisette, c’est peut-être pas la meilleure des références…

    [quote comment= »9634″]Pour moi l’une des principales raisons d’approuver ou pas un projet de gouvernement, en dehors de la stature présidentielle et internationale du candidat, c’est sa position sur la réorganisation complète de la surpuissante corporation des fonctionnaires et de leurs syndicats qui freinent tous les projets de modernisation de notre pays.[/quote]

    Margit> Bayrou, c’est à mon sens la dernière chance de mener les réformes nécessaires en douceur (peut-être pas aussi loin que toi et moi le voudrions, mais bon). Avec Sarko, c’est décembre 1995-bis dans 6 mois et avec Ségo, rien ne se passera. L’étape suivante si rien n’est fait, ce sera les réformes à la hache avec un ou une Thatcher à la française,
    parce que l’économie finit toujours par prendre le pas (quand il n’y a plus d’argent dans les caisses, on n’en invente pas).

  • Répondez sur le fond !
    On vient pas sur votre blog pour discuter des 2 questions débattues partout et pour lesquelles tout le monde fait semblant de ne pas comprendre ce que veut Bayrou (Le gouvernement ? Non il n’ira pas taper dans les éléphants de partis L’assemblée ? Il n’en veut pas du bloc-majorité! Redonner un vrai rôle à l’assemblée c’est pas vide de sens.).
    Il serait intéréssant qu’après 4 articles sur Bayrou vous parliez du joyeux spectacle auquel on a eu droit ce WE sur nÔtre identité natiÔnale. De même je vous attends pour parler du fond du programme de Sarkozy.

  • @ Lisette
    Je ne vous ai pas demandé de me donner vos réponses pré formatées par la propagande mais votre conception personnelle du rôle d’un futur chef d’état.
    Vous laissez sous-entendre que le volontarisme pourrait se heurter à des oppositions est-ce parce que vous ne comptez pas accepter le verdict des urnes, ou que vous supposez que certaines corporations fourbissent déjà leurs armes pour s’opposer à la décision des électeurs qui auraient choisi un homme avec un programme précis de modernisation ?
    Qu’est ce qui vous permet d’affirmer qu’il n’y a que Bayrou qui soit capable d’arriver à des réformes négociées ?
    Très significatif aussi votre silence sur les positions de Bayrou sur la fonction publique en général et le ralliements de certains hauts fonctionnaires en particulier …

  • un seul petit commentaire, que faut t’il mieux revendiquer Liberté Egalité Fraternité, ou

    a/ drapeau tricolore
    b/ identité nationale

    A tout prendre en effet je choisi liberté égalité fraternité, cela me semble plus ambitieux et bien plus élevé que a ou b..

  • – Equipe soudée, compétente et opérationnelle dès le lendemain des élections[/quote]

    Sarko dans une équipe soudée ? Il suffit de voir comment il s’est intégré dans l’équipe ou il était depuis 5 ans pour apprécier la qualité de la soudure (clearstram etc..)…

  • [quote comment= »9623″]Voltaire, vous vous doutez que je ne partage pas nombre de vos propos mais bon… Lorsque vous écrivez que le Président doit fixer un cap, je veux bien. Encore faut-il que le cap soit clair.

    Denis, (i) merci. (ii) Si l’on veut résumer les personnalités aux formations et gouvernements auxquels ils ont appartenu, en ce qui me concerne, cela ne donne pas un avantage à Bayrou. Que l’on tente de se montrer sous un jour nouveau, d’accréditer l’idée que « moi et mes amis, c’est pas tout à fait pareil« , je veux bien. Précisément, avec Sarko, j’ai ce sentiment (cet espoir ?) qu’il sera moins timoré que Chirac.

    Mais quand Bayrou persiste à se dépeindre en anti-système, je trouve cela de plus en plus grotesque. Il en a été un membre actif et son explication selon laquelle il n’avait « pas suffisamment réfléchi« , à l’époque, je la trouve pitoyable.

    C’est également grotesque lorsque l’on voit que, dans le même temps, il fait de son mieux pour capter l’héritage de Chirac et de Mitterrand, soit de purs produits du système dénoncé, et certainement pas les meilleurs.

    Au final, le sentiment que m’a donné cette lecture – sentiment personnel et que chacun a bien évidemment le droit de contester – c’est que son projet, c’est la promesse de 5 ans d’immobilisme. 5 ans de pontifiante recherche de compromis, entre compréhension de l’un et compréhension de l’autre. 5 ans de reculades prévisibles. Et de probable instabilité.

    Je m’y résoudrai si le deuxième tour ne me laisse pas le choix, mais je ne serai pas surpris si ce que je viens d’écrire se réalise.[/quote]

    Cher Koz, je n’ai pas trop l’impression que vous ayez répondu à mes arguments… ou aurais-je manqué vos remarques sur le coût et la faisabilité des promesses de nos candidats ?

  • Merci, Koz, pour ce boulot indispensable et méticuleux que vous faites. C’est marrant, mais je n’ai lu nulle part dans les grands médias les extraits tout simples du livre de Bayrou que vous citez, et pourtant cela devrait convaincre pas mal de monde de la… dangerosité de ce personnage, pour parler comme les gauchistes.

    “Chaque fois qu’une clarification sera nécessaire, je n’accepterai pas l’ambigüité”, c’est en effet très joli, et ça laisse entendre que… certaines fois… ben ça sera pas si souhaitable que ça de clarifier les choses… et que… dans ces cas-là… ben on s’empressera de les laisser dans le vague… comme ce bouquin le fait très bien.

    Donc Bayrou le dit lui-même: il ne fera que les réformes qui ne fâchent personne. Autant dire qu’il ne fera rien.

    Ah! il parle bien , ça c’est sûr. Pas sectaire (sauf contre les médias, mais c’est combien d’électeurs, les médias?), gentil, raisonnable, voulant mettre tout le monde d’accord, « pouvant aller où il veut dans les banlieues »… (comme si le boulot de président de la République consistait à faire du tourisme et à serrer des pognes… eh, les gars, on élit le président, pas le roi de France!).

    Pas super-gentil envers les Japonais, quand même. Quand ils veulent construire une usine qui ne serait pas dans la circonscription de son pote Lassale, juste à une demi-heure de route, ça ne le gêne pas de soutenir un chantage odieux, indécent et ridicule, dans le but d’empêcher des Français d’être embauchés par cette nouvelle usine dont l’ouverture serait, à l’évidence, un scandale.

    Mais c’est des Japonais, hein. Y votent pas. Et y’a même pas d’immigrés japonais en France, on peut cogner sur eux tranquille.

    Bayrou, c’est vraiment le président qu’il nous faut. Il a tout compris de la mondialisation. Il va résolument inscrire la France dans son époque. Il va pouvoir faire profiter tous les Français des bénéfices des bouleversements économiques en cours. Comme il l’a fait avec l’usine Toyal.

    Le tracteur et la grève de la faim: beaux symboles pour un président. La modernité, la démocratie, l’imagination, l’audace… Il a tout bon, le Bayrou.

  • [quote comment= »9640″]Répondez sur le fond !
    On vient pas sur votre blog pour discuter des 2 questions débattues partout et pour lesquelles tout le monde fait semblant de ne pas comprendre ce que veut Bayrou (Le gouvernement ? Non il n’ira pas taper dans les éléphants de partis L’assemblée ? Il n’en veut pas du bloc-majorité! Redonner un vrai rôle à l’assemblée c’est pas vide de sens.).
    [/quote]

    Soyez pas vindicatif, comme ça, Jb. Ca rend amer.

    Je ne vous parlais pas des questions institutionnelles – même si Bayrou a tendance à ne parler que de ça – mais de ses propositions sur la dette, les retraites, l’homoparentalité. Avant de devoir vous « répondre sur le fond« , je me permets de vous faire remarquer – cordialement – que vous-même ne l’avez pas fait…

    Pour le reste, tout vient à point à qui sait attendre. Ou consulter les archives.

    [quote comment= »9644″]Cher Koz, je n’ai pas trop l’impression que vous ayez répondu à mes arguments… ou aurais-je manqué vos remarques sur le coût et la faisabilité des promesses de nos candidats ?[/quote]

    Disons, cher Voltaire, que, si vous consentez à commenter mon billet alors, d’accord, je veux bien jouer avec vous (encore que mon temps ne soit pas extensible et que je ne puisse répondre à tout le monde). Dans le cas contraire, je fais ce que je veux avec mes cheveux.

    [quote comment= »9636 »]- Equipe soudée, compétente et opérationnelle. Là, je vais faire comme François, parce que c’est trop tentant. Avec quelle majorité il va gouverner, Sarkozy? Et ce sera qui son premier ministre?[/quote]

    Ah tiens, craignant de m’être trompé, je suis allé revoir les résultats de Bayrou en 2008 : 6,84%. Aux législatives ? 4,85% au premier tour pour l’UDF, contre 33,30% pour l’UMP. Au deuxième tour, 47,26% pour l’UMP contre 3,92% pour l’UDF (mais ça c’est le vilain « jeu majoritaire ». Bref lorsqu’il demande au nom de quelle majorité s’exprime l’UMP, c’est notamment au nom de 33,30 % des électeurs. Contre 4,85.

  • [quote comment= »9634″]il a une formation de fonctionnaire de l’EN et de connaître son parcours de ministre de ce mammouth …[/quote]

    L’exemple de Margit est intéressant, car cet argument (sur l’immobilisme supposé de F. Bayrou devant le « mammouth ») a été créé par son successeur C. Allègre, appliquant en cela la bonne vieille formule « Avant moi des incapables, après moi [ici avec moi …] des intrigant[e]s ».

    Or, après avoir digéré sa propre expérience, que conclut Claude Allègre ?

    « je ne recommande pas la stratégie d’affrontement que j’ai adoptée à l’époque et que je regrette »
    http://hebdo.nouvelobs.com/p2210/articles/a336000.html

  • Pour le « Répondez sur le fond! » à l’évidence vindicatif, je parlais de vos réponses à Voltaire et Lisette.
    Et quand vous me demandez de répondre sur le fond de votre article, je me permet de sourire car vous même vous n’argumentez que sur la forme du bouquin (des phrases creuses ? Oui c’est vrai, mais c’est pas nouveau, suffit de lire Témoignage, qui a par ailleurs été le point de départ de mon éloignement de Sarkozy, qui était pour le coup plus creux que jamais.).
    Et si faire le sommaire du bouquin, c’est parler du fond, on a pas la même conception de la chose…

  • Ouh là Margit… restons calmes…

    Je ne vous ai pas demandé de me donner vos réponses pré formatées par la propagande mais votre conception personnelle du rôle d’un futur chef d’état.
    >> je n’avais pas compris que vous me posiez des questions! J’en suis flattée… 😉 Ma conception personnelle d’un futur chef d’Etat. Ben, je vais pas vous faire le portrait de François Bayrou hein.

    Vous laissez sous-entendre que le volontarisme pourrait se heurter à des oppositions est-ce parce que vous ne comptez pas accepter le verdict des urnes, ou que vous supposez que certaines corporations fourbissent déjà leurs armes pour s’opposer à la décision des électeurs qui auraient choisi un homme avec un programme précis de modernisation ?
    >> ah non, moi je suis la personne la plus respectueuse du scrutin des urnes, et non seulement de ça, mais des lois votées à l’Assemblée. Par exemple, je suis effondrée par le résultat du référendum sur le TCE, eh ben je suis toujours pour le suffrage universel, et je suis toujours pour que ça repasse par le référendum quand il faudra décider à nouveau (ceci est un clin d’oeil). Idem, j’étais contre le CPE (je trouvais que c’était mal amencé et injuste). Eh ben pourtant, je trouve que c’est un scandale qu’une loi promulguée ne soit pas appliquée, tout ça parce que des étudiants, qui n’étaient pas concernés par la mesure, ont foutu le bazar dans leurs universités.

    Qu’est ce qui vous permet d’affirmer qu’il n’y a que Bayrou qui soit capable d’arriver à des réformes négociées ?
    >> parce que c’est celui qui insiste le plus sur ce point. et qu’il l’a prouvé à l’éducation nationale quand il en était ministre. (je rappelle : le bac L, ES et S, c’est lui. La semestrialisation dans le supérieur, c’est lui, le cycle d’orientation les premières années, c’est lui, le monitorat étudiant, c’est lui…). Mais je suis sûre que vous trouvez qu’il n’a rien fait. C’est une erreur de perspective. La volonté de changement ne se mesure pas au nombre de gens qu’on met dans la rue. Par exemple, en Allemagne, dans les pays scandinaves, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni ou dans n’importe quel pays susceptible d’être montré en exemple : les gens ne font pas la grève tout le temps, et pourtant il y a des réformes.
    Mais je suis sûre que vous le saviez déjà. Ce que vous pensez peut-être, c’est que les Français ne savent pas faire ça. Qu’ils sont rétifs à toutes les réformes, par principe, et surtout les fonctionnaires (qui sont de sales gauchistes).

    Très significatif aussi votre silence sur les positions de Bayrou sur la fonction publique en général et le ralliements de certains hauts fonctionnaires en particulier …
    >> ce n’était pas le sujet. Mais je veux bien répondre à tout ce que vous voulez si vous précisez votre pensée. Sur les ralliements de hauts fonctionnaires, je m’en réjouis. Je suis toujours contente quand quelqu’un dit qu’il va voter Bayrou, je suis une fille simple ;). Et même, je vais vous dire un secret : quand un UDF rejoint Sarkozy, je me sens personnellement trahie, j’ai envie de l’agonir d’insultes, et je suis à la limite de la diffamation, dans ces cas-là. Demandez à Koz. Pas vous? Non, parce que je sentais que vous étiez prête à agonir d’insultes Goulard ou les Gracques ou Spartacus ou Azouz Begag ou je ne sais qui . Enfin bon, moi je ne vous en voudrai pas. Je peux comprendre. Ce sont les méfaits du militantisme sur les consciences.
    L’autre impression que j’ai, mais ce serait un peu trop manichéen, c’est que vous considérez chaque fonctionnaire comme votre ennemi personnel. Etant donné le pouvoir de nuisance, et la capacité de bloquer la France qu’ont ces gens-là, je pense que c’est une attitude extrêmement contre-productive et inefficace. Vous vous souvenez de Allègre?

  • [quote comment= »9648″]Et quand vous me demandez de répondre sur le fond de votre article, je me permet de sourire car vous même vous n’argumentez que sur la forme du bouquin (des phrases creuses ? Oui c’est vrai, mais c’est pas nouveau, suffit de lire Témoignage, qui a par ailleurs été le point de départ de mon éloignement de Sarkozy, qui était pour le coup plus creux que jamais.).[/quote]

    J’aime autant que tout le monde puisse sourire. Je vous trouve tout de même une curieuse façon de défendre François Bayrou : il est creux ? Oui, mais c’est pas le seul.

    Croyez-moi, ce n’est pas ce qu’on fait de mieux. Quant à Témoignage, figurez-vous que je l’avais également critiqué mais que, comme son nom l’indiquait, il s’agissait avant tout de témoigner sur les années passées, pas d’établir un projet présidentiel. Le bouquin avait une ambition plus mesurée. Et c’est notamment un des reproches que j’adresse à celui de Bayrou : être présomptueux, s’affirmer si différent des autres, et au final, ben, rien de bien bouleversant.

    [quote comment= »9647″] »je ne recommande pas la stratégie d’affrontement que j’ai adoptée à l’époque et que je regrette »
    http://hebdo.nouvelobs.com/p2210/articles/a336000.html%5B/quote%5D

    Et les avis de Reynié et d’Askenazi, tu prends aussi ? 😉

    Sinon, ne pas se prendre les gens de face, ça me semble assez sain, comme comportement. Le fait qu’Allègre ait été inutilement frontal est une chose (rhâ, ces gens d’la société civile, sans expérience politique) mais lorsque la peur de voir descendre du monde dans la rue l’emporte, on n’avance plus. On ne peut pas, systématiquement, arbitrer entre la compréhension due à l’un et la compréhension due à l’autre. On peut, aussi, comprendre, désapprouver et agir.

  • La différence avec témoignage, et c’est là que je me suis mal exprimé et qu’a l’évidence le livre compte des phrases creuses mais , et vous l’aurez compris je pense, le livre est bien meilleur que ce que vous en dites. Car Bayrou est le seul, comme je l’ai déjà dit plusieurs fois sur votre blog, qui ne se trompe pas de priorités. Faire de l’immigration et de l’indentité nationale (d’ailleurs on sait toujours pas ce que ca veut dire, si c’est faire du karaoké su Johnny en regardant TF1, le tout agrémenté d’un menu bestof…) des thèmes de campagne c’est plus que limite.

  • @Koz :
    hi hi, tu es allé voir les résultats de Bayrou en 2008?
    Je ne pense pas que l’UMP soit à 33%, mais admettons. De toute façon, ça ne fait pas une majorité, ça fait un tiers. La différence avec nous, c’est que on ne pose la question que pour montrer qu’elle n’a pas de sens, et que par conséquent nous ne l’admettons pas comme une critique constructive, seulement comme une attaque infondée.
    (NB : Juin 2002, c’était juste après le cataclysme (pour notre parti) de la création de l’UMP. Aux régionales, seulement deux ans après, on a fait en moyenne 13.5%, ça monte ça monte. Aux européennes : 12%, et l’UMP 16%)

    Concernant les compromis et la conviction : si c’est juste une question de forme…. 😉
    Plus sérieusement : la conviction de François Bayrou, que d’autres commentateurs ont exprimé ici, c’est que la crise que nous vivons est due à un déficit de représentativité de nos institutions, et qu’on ne s’en sortira pas si on ne change pas de manière de gouverner. D’où son insistance, oui.

    C’est là-dessus qu’il demande aux gens de se décider : soit tu es d’accord avec cette façon de voir les choses, soit tu n’es pas d’accord. Il veut être élu sur ce point précisément. (comme d’autre sur leur énergie et leur compétence, ou bien sur leur proximité avec les Français)

  • Bon, je crois qu’il y a peut être de la tension dans l’air. Je crois qu’une partie de cette énervement tient à ce que le candidat françois Bayrou ne laisse aucune aspérité…et pour tout vous dire, ce petit côté virginal de Bayrou… Pour des gens politisés comme nous le sommes, c’est un manque de courtoisie : )
    Pour ma part, ce que je crains, c’est l’immobilisme (normal vous me direz après 12 ans de chiraquisme). Et oui, je vois plus Sarkozy tenir un siège que le candidat UDF. Les réformes devant nous sont URGENTES et je crains qu’une méthode trop douce ou une certaine langueur ne compromette le souffle dont nous avons tous besoin et que le PS ou l’UMP portent. Deux candidats nous proposent du changement et une ligne claire : pour un politisé comme moi, c’est rassurant de se sentir des valeurs fortes et non délayées. Voilou !

  • [quote comment= »9636″]Disons qu’une stature ça se construit, et puis, tu connaissais Angela Merkel avant le pataques des élections allemandes toi? [/quote]

    Personnellement, oui.

    [quote comment= »9636″]Je ne sais pas très bien ce que signifie l’expression « stature internationale ». Je rappelle que les américains savent à peine où est la France.
    [/quote]
    Quelle référence. On s’est moqué de Bush en 2000 pour ce refus de considérer ce qui se trouvait en dehors des Etats-Unis, j’aurais du mal à dire qu’il fut brillant en matière de politique étrangère.

    [quote comment= »9638″]Bayrou, c’est à mon sens la dernière chance de mener les réformes nécessaires en douceur (peut-être pas aussi loin que toi et moi le voudrions, mais bon). Avec Sarko, c’est décembre 1995-bis dans 6 mois et avec Ségo, rien ne se passera. L’étape suivante si rien n’est fait, ce sera les réformes à la hache avec un ou une Thatcher à la française,
    parce que l’économie finit toujours par prendre le pas (quand il n’y a plus d’argent dans les caisses, on n’en invente pas).[/quote]

    J’ai du mal à croire qu’il reste encore une chance de réformer le pays en douceur sans être bloqué par FO, la CGT, Sud et tous leurs potes, autant de personnes si peu enclines à toute remise en question qu’elles font la grève préventive, avant même qu’une réforme soit conçue. En décembre 95 et en 2003, les réformes avaient pourtant le soutien d’un syndicat important. La différence entre ces deux années, c’est qu’en 2003, il y avait un peu plus de volonté politique pour faire passer une réforme nécessaire. Alors même Sarkozy retentera le dialogue social pour chaque dossier, mais s’il tombe sur un blocage total, on ne va pas attendre cinq ans de plus que rien ne se passe, il devra prendre ses responsabilités et agir pour l’intérêt général face aux corporatismes. C’est en tous cas mon sentiment personnel.

    [quote]je rappelle : le bac L, ES et S, c’est lui.[/quote]
    C’est chouette, avant ça s’appelait bac A, B, C. De la grosse réforme en vue donc.

    [quote] Etant donné le pouvoir de nuisance, et la capacité de bloquer la France qu’ont ces gens-là, je pense que c’est une attitude extrêmement contre-productive et inefficace. Vous vous souvenez de Allègre?[/quote]

    Donc mieux vaut faire carpette devant ceux qui souhaitent profiter de leur pouvoir de nuisance plutôt que d’agir pour l’intérêt général ?

    Jb> L’identité nationale, ce sont les valeurs républicaines. C’est étonnant que vous ne l’ayez pas entendu, Sarkozy et Royal mettent la même chose dans le concept depuis 2 semaines qu’ils en parlent.

  • Et sinon, je suis d’accord avec Denis Castel, et j’aurai dû mettre un clin d’oeil après mon allusion à Carignano, vu qu’il me fait bien marrer ce gars-là.

  • JE suis aussi d’accord avec London sur le fait qu’on est pas d’accord (pfiou, c’est fatiguant d’être centriste). C’est pour ça qu’il ne votera pas Bayrou, et que moi si . Je suis contre ce pour quoi il est , et je trouve angoissant ce qu’il trouve rassurant .
    On peut pas être plus clairs.
    Si ça s’appelle pas poser des alternatives, ça…

  • Par contre, je ne suis pas d’accord du tout avec xerbias, qui fait semblant de ne rien comprendre à ce qu’on lui dit.
    C’est pas bien, xerbias, il faut arrêter le militantisme, des fois, et essayer de parler avec les gens, c’est à dire d’abord comprendre ce qu’ils veulent dire pour pouvoir leur répondre, et pas seulement continuer un monologue.

    Concernant la stature internationale, j’ai voulu dire que on s’en fiche, en fait. Sauf en Europe et dans la francophonie, je veux bien l’admettre. Et en Europe ou dans la francophonie, Bayrou il est tout aussi connu que les autres. Ailleurs, on s’en fiche un peu.

    Concernant les pouvoirs de nuisance : je parle d’efficacité. On est pas efficace quant on tape sur les gens. Et je répondais à Margit, pas à Sarkozy. Il a pas encore tapé sur les fonctionnaires.
    (« pas encore »??? rôoo c’est pas bien les procès d’intention, Lisette)

  • lol ça marche Lisette, c’est effectivement une belle leçon de centrisme : )
    Mais vous soulevez un point important tout de même (bon deux si vous voulez mais au dessus j’gagne plus ma vie). Cette campagne est effectivement autour de la peur : peur de Sarkozy le futur dictateur présumé, de Royal la petite mère du peuple incompétente et de Bayrou le « un peu des deux mais pas les deux en même temps et puis de toute façon on vous connait les médias et les patrons du CAC40 ».

  • @ Lisette
    Le plus drôle dans vos réponses, c’est que je donne une description de ma conception de notre futur chef d’état sans préciser aucunement de qui il s’agit et vous me répondez point par point en critiquant NS … Mon portrait correspondait-il donc si bien à NS pour que vous vous sentiez obligée de l’attaquer illico presto avec votre catalogue d’arguments ? On se demande comment ce pauvre Bayrou réalisera un gouvernement d’union nationale quand on voit de quelle façon se passent les discussions maintenant entre les si « idylliques futurs alliés des deux bords » … :-))

  • Ah, Margit, comment dire…
    je lis les journaux, et je sais reconnaître un argumentaire UMP les yeux fermés…
    Quand aux alliés des deux bords, il fait référence à des courants d’opinions internes à chacun des deux partis. Dont vous ne faites manifestement pas partie, ce que je trouve très bien aussi (quelle centrisme, ce soir, vraiment!) : ça prouve bien que quand Bayrou sera élu (ouéééééééééé), il restera toujours une opposition. Une à droite, une à gauche. Mais entre les deux, on aura créé le parti du centre que j’appelle de mes voeux les plus chers.

    Sinon, je ne comprends toujours pas en quoi vous avez vu un catalogue d’argument dans mes réponses. Il faut savoir que ce genre de truc n’existe pas à l’UDF, pour commencer. Ceci dit, je veux bien croire qu’on reprend tous allègrement les propos de notre candidat, mais en l’occurrence, je ne l’ai fait que pour les histoires de premier ministre et de majorité.

    C’est sûr que c’est dur de discuter avec des gens qui prennent toute contradiction, ou toute pointe d’humour, comme de la propagande partisane. Encore un méfait du militantisme. Ou va la jeunesse, ma pauv’dame, m’en parlez pas, avec cet hiver qui n’est pas venu et le temps qu’on a eu hier…

    @london : oui, c’est la crise. Et personne ne peut dire exactement comment on va s’en tirer cette fois.

  • [quote comment= »9665″]C’est sûr que c’est dur de discuter avec des gens qui prennent toute contradiction, ou toute pointe d’humour, comme de la propagande partisane. [/quote]

    Oui, c’est dur, je comprends ça, ça m’est arrivé récemment :

    [quote comment= »9661″]C’est pas bien, xerbias, il faut arrêter le militantisme, des fois, et essayer de parler avec les gens, c’est à dire d’abord comprendre ce qu’ils veulent dire pour pouvoir leur répondre, et pas seulement continuer un monologue.[/quote]

  • @koz « Et les avis de Reynié et d’Askenazi, tu prends aussi ? »

    J’ai commenté l’avis d’Askenazy sur mon blog ce jour : quand un économiste très engagé à gauche dit que le programme économique de F. Bayrou, c’est du Barre, je prends avec plaisir !

    Coming out : j’ai voté Barre en 88.

    Reynié (tout aussi engagé que M. Askenazy), je prends aussi. Il explique bien en quoi les propositions de M. Bayrou sont cohérentes avec la logique du quinquennat et son unique argument contre est :
    « Tout cela ne fonctionne toutefois que si le président peut s’appuyer sur une majorité fidèle ou tout au moins ouverte au compromis »

    ouverte au compromis ! oui ! des institutions démocratiques ne peuvent marcher qu’avec une majorité de députés non bourrins !

    Je prends cette analyse avec joie.

    Lisez le Nouvel Obs ! votez Bayrou !

    Lisez le billet de Koz qui a lu tout « Projet d’espoir » (194 pages) et cherchez LE point sur lequel il n’est pas d’accord avec ce que propose François Bayrou !

    Si vous ne trouvez pas : ayez confiance en l’oeil exercé de Koz ! votez Bayrou !

    (PS : si vous êtes de ceux qui, aux Etats-Unis voteriez Bill Clinton, Kerry ou Obama, inutile d’aller sur mon blog savoir pourquoi : votez directement Bayrou).

    Aujourd’hui, de la pub sur koztoujours !

  • Oui ! Tous dans les champs à manger des champis et fumer des pétards !! Demain, des autororoutes pour les tracteurs et les ponts en orange !! Et puis le pouvoir au paysans, la fin du capitalisme et la renaissance des coopératives !

    lol non mais ça va là, Lisette et FredericLN ?

    En tout cas vous avez réussi à me redonner le sourire dans une campagne dure !! Bonne soirée à tous les deux et plein de bisous !

  • [quote comment= »9657″] J’ai du mal à croire qu’il reste encore une chance de réformer le pays en douceur sans être bloqué par FO, la CGT, Sud et tous leurs potes, autant de personnes si peu enclines à toute remise en question qu’elles font la grève préventive, avant même qu’une réforme soit conçue. En décembre 95 et en 2003, les réformes avaient pourtant le soutien d’un syndicat important. La différence entre ces deux années, c’est qu’en 2003, il y avait un peu plus de volonté politique pour faire passer une réforme nécessaire. Alors même Sarkozy retentera le dialogue social pour chaque dossier, mais s’il tombe sur un blocage total, on ne va pas attendre cinq ans de plus que rien ne se passe, il devra prendre ses responsabilités et agir pour l’intérêt général face aux corporatismes. C’est en tous cas mon sentiment personnel.[/quote]

    Xerbias> c’était un voeu pieux… Ceci dit, je ne suis pas d’accord sur un point : il y avait plus de volonté politique en 1995. Celui qui avait compris les enjeux avant tous les autres, c’est Juppé (et pourtant, ce n’est pas ma tasse de thé). mais il s’y est pris comme un manche. A la tribune de l’Assemblée Nationale et en plein mois de novembre. Alors que Balladur a fait la même chose (et même pire) avec les régimes de retraite du privé deux ans avant, mais en loucedé et en plein mois d’août…

  • Petites citations et réflexions nocturnes d’une bloggeuse pas du tout politisée, qui n’a pas du tout envie d’acheter un livre 16 euros mais qui compulse régulièrement les journaux et sites de tous bords (enfin non pas les extrèmes quand même).
    – Dans la vie, il n’y a qu’une seule question politique : »Comment voulez vous élevez vos enfants »(site FB)

    Très très réducteur…ou mal formulé (et pourtant je me la pose la question)

    – « Parmi les tâches que je considère comme faisant partie des missions du Président de la république, il y a ceci :il lui revient de dire aux autres peuples de la planète que nous avons une responsabilité écologique en commun » (Metz 27/02/2007)

    Vous dites stature internationale ? dire mais pas agir…

    – Récemment j’ai lu que FB avait su très tôt qu’il aurait un grand destin comme une sorte de révélation…

    Je m’interroge seulement : si il est élu Président aura-t-il d’autres révélations (style je serai un grand destructeur…)
    ou peut-être faut-il le comprendre comme Amin Maalouf le dit : »Il y a deux formes de destin :un destin vertical et un destin horizontal. »
    Je vote pour la deuxième hypothèse (enfin pas trop tôt quand même pour lui et pour moi d’ailleurs aussi)

    – Tout présidentiable devrait lire cette citation avant d’énoncer toute proposition :
     » Il y a très loin de la velléité à la volonté, de la volonté à la résolution, de la résolution aux choix des moyens, du choix des moyens à l’application » (Mémoires du Cardinal de Metz)

    Pour moi il n’y a que NS qui peut aller au bout car dévoré d’ambition, bien préparé et d’une énergie fascinante. Cela ne veut pas dire que j’approuve tout loin de là.

    – Enfin un peu d’humour dans ce monde de passionés :
    « toute la vie est une affaire de choix. Cela commence la tétine ou le téton ? et cela s’achève par le chêne ou le sapin?
    (Pierre Desproges).
    Comme quoi la demi-mesure n’est pas possible…
    Bonne nuit à tous? je vais retrouver la solitude du désert dans ce merveilleux livre de Durand-valois « chamelle ». C’est certainement moins « porteur d’espoir » que celui de FB mais plus détendant et tellement plus beau !

  • Le scalpel de Koz confirme la totale gentille terniture vacuitale du bonhomme. C’est bien vu. On n’ose imaginer ce même scalpel sur la riche matière du discours vibrionant et schizophrénique de Nicolas…. Bon mais c’est que Koz n’aime pas bien, et avec beaucoup d’esprit, François, il a le droit non?

    Tout de même quelle performance !
    Avec cette pauvreté propositionnelle, ce gris, ce creux, sa fadeur, ces ralliés sans goût ni notoriété, ce vide, ce parti exsangue de fuites et d’exclusions , ces discours qu’il écrit lui-même, cet amateurisme, l’absence de relais médiatiques , ce flou dans les chiffres et ce mou dans les genoux, ces bons sentiments d’aumonerie, ces petits 7% de départ, …
    Arriver à 20% !

    Et Nicolas qui patine à 27% !
    Avec son tank UMP, ses légions, ses ralliés verouillés, interessés, obligés, résignés, ses équipes, ses staff, ses équipes, ses amitiés multiples …, sa couverture et sa carrure médiatique, ses discours préparés , sur-préparés par de belle plume, tout son combat, son travail de préparation, …
    Avec son stock de propositions , plusieurs possibles pour chaque problème , ses traitements, ses remèdes, ses posologies identitaires, ses médecines douces , ses infusions, ses piqûres, ses clystères et ses lavements … le tout chiffré rubis sur l’ongle !
    On est tout etourdi de cette relative inefficacité !

    C’est que peut-être cette frange de 20% des français, (qui n’est pas venu se ‘rallier’ à Bayrou par calcul, ni interet) , sait que de très jolis chateaux se sont délités sous des coups d’encore plus jolis mouvements sociaux !
    Et qu’alors les jolis chapelets de propositions assorties de coups de menton et de chiffres rutilants sont rentrés à la niche et ont été repoussés aux calendes grecques … (Chirac, Juppé, De Villepin … -Balladur et Raffarin ayant su, un temps echapper à ce phénomène!-)

    Entre les ‘promesses’ d’essence purement démagogique que les candidats ne peuvent tout naturellement pas réaliser, et les promesses qui se heurteront aux mouvements sociaux, j’ ai bien peur que le programme de Nicolas (Assez proche d’un Chirac jeune …) ne soit la liste anticipée, precise et chiffré, de tous ses abandons … ( maquillés, of course)

    Sans faire de procès d’intention ni caricature, un exemple avec son minitère de l’Imigration et de l’Identité Nationale : à vouloir mettre deux problèmes réels aussi délicat dans le même ministère c’est se condamner à ne bien traiter ni l’un, ni l’autre . D’ailleurs il semblerait que notre homme soit très fier de l’impact positif dans les sondages, de ce ‘coup’ … tout en admettant, devant les sourcils froncés de Simone , qu’on peut en changer l’intitulé et en discuter … c’est dire !!!

    Mais je suis hors sujet !
    Revenons à François… pour dire , un peu a contrario, que parfois un profil bas , c’est pas plus mal … pour agir, réaliser et changer , bien sûr . (Un peu leger ? ok …)
    Immobilisme avec F. Bayou ? On a de la peine à imaginer qu’il ne se passe rien en cas de seisme de son élection.
    Avouons tout de même un degré d’incertitude dans le détail de ces changements … énervant pour un rationaliste pur .

    Bon en me relisant je me dis que ce n’est pas encore avec cela que je vais influencer Koz …

  • Visiblement, la tension monte entre sarkozystes et bayrouistes. Cela se comprend : logiquement, il n’y aura qu’un des deux candidats au second tour. Et cette « primaire » à droite risque de laisser des traces… Eternel recommencement malgré des apparences nouvelles…

  • JE ne peux que m’associer à Opossum sur son analyse de l’offre NS. Il y a t il dans le passé proche une situation où une idée portée ou initialisée par NS a été combattue par une frange de la population et comment ce dirigeant politique a t il géré cette situation ?
    Pour moi la réponse est positive pour la première partie et je juge sa gestion plutôt lamentable. Où pire alors, il ne croit pas en ses solutions puisqu’il accepte de les abandonner même si il semble qu’une majorité, silencieuse il est vrai, le soutien.
    Et vous coyez que cet homme va réformer le pays ?
    L’autre alternative semble plus souple, trop peut être puisque il ne parle que de dialogue et de compromis. Mais l’urgence de la réalité obligera bien a trancher un jour. Si cela ce fait après beaucoup de dialogue, cela sera moins traumatisant. Et sa volonté d’en appeler au peuple en dernier recours est pour moi un plus positif. Oui si il n’y a pas de concensus syndical, faisons une référendum sur les retraites, même et surtout les régimes spéciaux, sur le statut de la fonction publique et son origanisation, sur la fiscalité pourquoi pas. Et nous verrons si nos dirigeants politiques sont capables de pédagogie et d’éclairage des citoyens, rôle qui doit être le leur avant de se goberger des fromages de la République. Mais l’exemple du TCE me laisse dubitatif.
    Soyons optimistes, on est jamais à l’abris d’une bonne surprise.
    Donc pour moi, quelque soit le corpus programmatique, ce qui me parle dans la proposition de FB c’est cette primauté du dialogue et ce choix de l’appel au corps électoral si les corps représentatifs intermédiaires refusent d’aboutir à un accord. On va passer notre temps en campagne ;-))

  • [quote comment= »9704″]Visiblement, la tension monte entre sarkozystes et bayrouistes. Cela se comprend : logiquement, il n’y aura qu’un des deux candidats au second tour. Et cette « primaire » à droite risque de laisser des traces… Eternel recommencement malgré des apparences nouvelles…[/quote]

    Indeed. Et ça me fait plaisir d’offrir un peu de repos à mes camarades socialistes. Quoique. Ca va pas durer. Ségolène a encore fait des siennes. Tiens, d’ailleurs, avec ses drapeaux et sa Marseillaise de fin de discours en lieu et place de l’internationale, on n’est pas en train de vivre une triangulaire à droite ?

    [quote comment= »9753″]JE ne peux que m’associer à Opossum sur son analyse de l’offre NS. Il y a t il dans le passé proche une situation où une idée portée ou initialisée par NS a été combattue par une frange de la population et comment ce dirigeant politique a t il géré cette situation ?
    Pour moi la réponse est positive pour la première partie et je juge sa gestion plutôt lamentable. Où pire alors, il ne croit pas en ses solutions puisqu’il accepte de les abandonner même si il semble qu’une majorité, silencieuse il est vrai, le soutien.
    Et vous coyez que cet homme va réformer le pays ?[/quote]

    J’imagine que tu fais une fois de plus référence à la vieille lune du CPE. Et j’imagine qu’il est inutile que je te réponde une fois de plus qu’il ne peut être tenu pour responsable d’une crise grandement suscitée par la volonté de Villepin de l’empapaouter. La gestion calamiteuse de l’affaire, elle est Villepinienne. En ce qui me concerne, j’ai nettement plus confiance en l’habileté politique de Sarko pour ne pas faire les erreurs de l’autre.

    [quote comment= »9753″]Oui si il n’y a pas de concensus syndical, faisons une référendum sur les retraites, même et surtout les régimes spéciaux, sur le statut de la fonction publique et son origanisation, sur la fiscalité pourquoi pas. Et nous verrons si nos dirigeants politiques sont capables de pédagogie et d’éclairage des citoyens, rôle qui doit être le leur avant de se goberger des fromages de la République. Mais l’exemple du TCE me laisse dubitatif.
    Soyons optimistes, on est jamais à l’abris d’une bonne surprise.
    Donc pour moi, quelque soit le corpus programmatique, ce qui me parle dans la proposition de FB c’est cette primauté du dialogue et ce choix de l’appel au corps électoral si les corps représentatifs intermédiaires refusent d’aboutir à un accord. On va passer notre temps en campagne ;-))[/quote]

    Eh bien, précisément, je suis plus que partagé sur l’idée d’un référendum sur les retraites. Bien sûr, cela flatte le peuple et ça fait bien de dire que l’on va recourir au référendum.

    Mais :

    (i) les référendums sont assez systématiquement parasités par des questions de politique interne. Les bayrouistes répondront peut-être que ça changera mais là, il faudrait arrêter de vivre dans un monde idéal et prendre en compte la réalité politique de la chose;

    (ii) on fait des réformes sur des questions simples sur lesquelles on peut assez aisément répondre par oui ou non. Sur un projet de réforme des retraites, j’ai un gros doute;

    (iii) que fait-on si le corps électoral a la mauvaise idée de ne pas adopter la solution proposée ? Que fait-on si les électeurs français ont la fâcheuse idée de rejeter la meilleure réforme des retraites possibles ? En l’absence de légitimité supérieure, c’est l’impasse. Et on ne peut pas se permettre l’impasse sur ce sujet.

    Alors non, franchement, je ne crois pas que le recours au référendum soit une idée lumineuse et je n’y vois certainement pas la garantie d’un bon sens politique de Bayrou.

    C’est très électoraliste, très démagogique, très irréaliste et potentiellement dangereux.

  • Koz tu es un réconfort : )
    Alors il faudrait que je me remette en question aussi et que je crois un peu plus en l’être humain, sur sa capacité à accepter le changement, à se remettre en cause, à accepter les compromis, à voir l’intérêt général. Qui vivra…

  • En fait voilà, la réalité est et sera dure, de grands défis sont devant nous (mondialisation, préservation du modèle français, défense européenne) et FB nous enrobe ça avec des phrases à la Télétubbies. Comme si tout ça, ça allait être tranquillou, les gens ils vont parler, on va tous être d’accord sur tout. C’est nous le faire croire ça qui m’inquiète.

  • [quote comment= »9642″]un seul petit commentaire, que faut t’il mieux revendiquer Liberté Egalité Fraternité, ou

    a/ drapeau tricolore
    b/ identité nationale

    A tout prendre en effet je choisi liberté égalité fraternité, cela me semble plus ambitieux et bien plus élevé que a ou b..[/quote]

    Sauf que le drapeau est le gage de notre liberté et l’identité celui de la fraternité, dans une acceptation d’une même culture…

    Quant à l’égalité, à part celle qui nous réunira tous six pieds sous terre, j’avoue ne pas trop y croire.

  • @ egdltp

    C’est le point qui m’a le plus intéressé et que j’ai le plus recherché à éclaircir avant de me décider pour NS. Les idées reçues qui circulent sur NS dictateur déchaînant les foules contre ses reformes imposées sans dialogue, c’est de la désinformation pure.
    Vous devriez lire « La France peut supporter la vérité » de F. Fillon et « Un pouvoir nommé désir »de C. Nay. On y apprend beaucoup sur les méthodes « à l’ancienne » de certains chiraquiens et sur les critiques de NS de ces méthodes. Des dossiers mal préparés, mal engagés, où ils ont fini par appeler au secours NS pour débloquer la situation, faits qui ne sont que peu connus du grand public tellement les chiraquiens et la gauche essaient de les occulter.
    L’image que je retire de mes multiples lectures c’est celle d’un NS habile, pugnace et fin négociateur qui n’hésite pas parfois à lâcher du leste pour gagner l’essentiel, mais qui revient à la charge avec beaucoup d’énergie et de volonté pour faire avancer les reformes.
    Loin de moi de penser qu’il réussira complètement toutes les reformes, mais je pense sincèrement qu’il est le seul capable de nous faire avancer un grand pas.
    Et ne me parlez pas de référendums à répétition pour faire avancer des reformes aussi complexes que les retraites, la fonction publique ou la fiscalité ! Vous avez déjà oublié le TCE ? J’enrage encore quand je pense à cette décision stupide de Chirac, au coût de l’envoi de cet opuscule illisible et incompréhensible pour une grande majorité des gens.

  • Et les banlieues on oublie ? Parce qu’en matière de gestion désastreuse (je parle d’un point de vue politique) on a jamais fait mieux je crois.
    Et essayer de faire croire que Sarkozy ne mettra pas des millions de personnes dans la rue (malgrè lui éventuellement d’ailleurs mais sa réputation est faite dsl), c’est pire que les télétubbies…

  • Nalla…euh non, Jb, relis les posts, c’est pas ce qu’on a dit. Et CQFD : il y aura des blocages de principes, des manifestations, à l’ancienne quoi. Et si c’est FB, ce sera la même chose car la réalité politique française, elle est batie sur ce principe de « grêve préventive ». Mais Jb, qui saura tenir un siège, qui aura la volonté politique pour défendre becs et ongles sa politique, qui aujourd’hui fait de la pédagogie sur les réformes à mener ?

  • [quote comment= »9787″]Et essayer de faire croire que Sarkozy ne mettra pas des millions de personnes dans la rue [/quote]

    Puis-je me permettre de suggérer que c’est surtout vous qui vous efforcez – à répétition – d’accréditer l’idée inverse ?

    Quant aux banlieues, on a aussi vu, via certaines études, que les motivations ont été plus que diverses, parmi lesquelles celles de passer le temps. Pas spécialement une revendication politique.

    En outre, s’il aurait évidemment été préférable qu’il n’emploie pas le terme de « racaille », tout le monde sait maintenant dans quelles circonstances il a été prononcé (voir ici et ). Et je n’hésite pas, quels que soient les cris d’orfraie que cela peut susciter, à imputer à la gauche une responsabilité évidente dans ces évènements, elle qui s’est efforcée de faire croire que le karcher visait à laver les noirs, et que « racailles » visait l’ensemble des jeunes des cités, alors que ce terme ne visait que les délinquants.

    Quant à ses talents de négociateur, bah, vous pouvez les contester, mais je les ai entendus reconnaître de bords bien différents, et notamment par des syndicats.

  • Oui, j’ai entendu Chérèque de la CFDT en dire du bien dernièrement. Sarkozy s’est entretenu avec lui sur la question des retraites et des salaires, et un bout de dialogue semble s’être installé. C’est toujours mieux que SR qui a toujours refusé de rencontrer le représentant du MEDEF de sa région ou un des syndicats enseignant qui a refusé de rencontrer NS.

  • Ok, chacun reste sur ses positions et nous verrons bien ce qui se passera le 22/04…Mais lacher en pleine campagne quelqu’un qui vous a salopé une bonne idée…
    SInon, aviez vous remarqué que je n’envisageais, enfin c’est l’impression que me donne ce que je reçois de FB, le référendum que comme dernier moyen de trancher. Il aura été précédé de multiples négociations avec les « corps intermédiaires » et si les journalistes fond leur boulot…
    Sinon, même moi, ouiouiste vendu au grand capital, reconnait que le NON de 2005 a eu un effet positif : il a fait redescendre sur terre certains dirigeants qui avaient oublier qu’ils n’étaient que les représentants des peuples et que beaucoup en Europe ont soupirés d’aise face à ce résultat. Parfois pour des raisons opposées, mais quand même.
    Il faut reconnaitre que le NON avait AUSSI des arguments solides. Alors présenter ce référendum comme une mauvaise chose parce qu’il n’a pas répondu à nos attentes est pour moi un procès sans base.
    Chacun de nous connait la situation sur les retraites, les charges de l’état,… Et croire que la démagogie peut gagner sur ces sujet c’est penser bien bas le niveau de nos concitoyens. Mais il est vrai qu’a force de leur dire « dormez braves gens, je m’occupe de tout », il est normal de voir un desengagement de tous de la recherche du « vivre ensemble » et la machine de marche plus !!!
    Je pense que FB a les moyens de proposer cette refondation de notre « vivre ensemble ». En aura t il le courage politique ? Là est le pari. Sinon les deux autres ne fond que répéter les ritournelles de leur camps, de façon contrainte ou assumée.

  • Le goût et le talent de Sarkozy pour la négociation est en effet l’un des secrets les mieux gardés de la République. Tout faire pour que ça ne se sache pas. Pilonner le mantra de l’homme dangereux, des heures-les-plus-sombres-de-notre-histoire, tout ça.

    Sarkozy est le seul homme politique de premier plan à porter en lui la culture de la négociation. La vraie, hein. Pas celle qui consiste à dire, comme la gauche: on va faire un grand débat national, des états-généraux, une grande concertation, tout mettre à plat… et finir par ne rien faire, parce que y’a des gens qui sont pas d’accord avec certaines des conclusions du rapport de 1 500 pages.

    La négociation, ce n’est pas le consensu mou. C’est un jeu avec des objectifs et des délais. C’est un processus vigoureux. Et la volonté du peuple, qui a démocratiquement porté au pouvoir le gouvernement qui mène la négociation, doit prévaloir.

    Quant au spectre des manifs et des gens dans la rue… mais il faut que les gens descendent dans la rue, après l’élection de Sarkozy! Il faut que les professionnels de la contestation de l’Etat subventionnés par l’Etat soient des centaines de milliers à défiler!

    Il faut cela, et puis il faut qu’au bout de six mois, un an ou deux ans (oui, deux ans) de « grandes manifestations », de « mobilisation du peuple en colère » et de « solidarité contre ce gouvernement de la droite dure », il ne se passe strictement rien. Que le gouvernement démocratiquement élu refuse de céder un pouce de terrain au soi-disant troisième tour de la rue.

    Et cela dégonflera, une fois pour toutes, l’épouvantail en carton-pâte de la « rue », dont on ne sait pas très bien qui a décidé qu’elle devait gouverner la France.

    Cela démontrera, une fois pour toutes, que le roi syndical est nu. Cela dégagera enfin la route pour réformer la France, pour discuter des vrais problèmes, pour négocier entre gens responsables, et respectueux de la volonté du peuple exprimée par les urnes.

    Qu’est-ce qu’on risque? Il faut juste suffisamment de couilles politiques pour cela. Qui d’autre que Sarkozy les possède? Bayrou? Aahahahahaha!…

    Quant à la gestion de la crise des banlieues de la part de Sarkozy, je la trouve remarquable.

    Bon, il aurait mieux valu qu’il ne dise ni racaille ni Kärcher. Il aurait mieux valu, aussi, que sur ces deux points, les médias majoritairement gauchistes de ce pays ne se livrent pas à une incroyable manipulation trotskyste de la vérité dans des buts de pure propagande, comme Koz le démontre une fois de plus (mais le mal est fait, et cette démonstration désormais inaudible).

    > Remarquable retenue des forces de police: aucun mort du côté des émeutiers.

    > Long délai avant d’instaurer l’état d’urgence, et quand il a été instauré, son application est restée très modérée.

    > Sur le fond, refus d’excuser les émeutiers et les délinquants, en fonction de je ne sais quelles circonstances sociales atténuantes.

    > Toujours sur le fond, volonté de poser ouvertement sur la table les questions de l’immigration, de la délinquance, de la discrimination, de l’assistanat, qui étaient jusque-là commodément balayées sous le tapis, sauf par Le Pen.

    > Oser parler de discrimination positive, susciter des instances officielles de dialogue avec le monde musulman, etc.

    Ceux qui pensent qu’il aurait tout fallu faire pour éviter tout trouble, y compris nier les problèmes, y compris ignorer les responsabilités, y compris continuer à se gaver de mots aux dépens des exclus de ce pays, ceux-là sont les mêmes qui agitent l’épouvantail de la « rue » si jamais Sarkozy arrivait au pouvoir.

    Eh bien, qu’elle vienne, la rue. Et on verra qui cédera. Il y en a marre des bluffeurs gauchistes. Il est temps de leur faire abattre leurs cartes, et que tout le monde voie qu’ils n’ont rien dans leur jeu, rien que leurs petits intérêts personnels, et sûrement pas celui du pays.

  • [quote comment= »9809″]Sarkozy est le seul homme politique de premier plan à porter en lui la culture de la négociation. La vraie, hein. Pas celle qui consiste à dire, comme la gauche: on va faire un grand débat national, des états-généraux, une grande concertation, tout mettre à plat… et finir par ne rien faire, parce que y’a des gens qui sont pas d’accord avec certaines des conclusions du rapport de 1 500 pages.
    [/quote]

    Nicolas Sarkozy a effectivement montré tous ses talents de négociateur dans le dossier de l’ouverture du capital d’EDF.

    C’est simple, il a tout lâché aux syndicats : maintien du statut et du régime spécial de retraite, augmentation de 6,4 % des salaires, maintien du Comité d’Entreprise aux pratiques plus que douteuses etc.

    Pour ce qu’ont obtenu les salariés d’EDF à l’époque en termes de salaires et de statut, n’importe quel salarié d’une autre entreprise aurait été prêt à faire le tour de la place de la Concorde tout nu.

    Tu parles d’un négociateur…

    On peut d’ailleurs se demander dans quel mesure il sera possible de revenir sur le régime spécial de retraite d’EDF, compte tenu des garanties accordées à l’époque sur son maintien par … Nicolas Sarkozy, le même qui dit maintenant vouloir réformer ce régime spécial !!!

  • [quote comment= »9614″]Maintenant, puisque vous avez visiblement lu Projet d’Espoir, vous aurez tout loisir d’aller retrouver le contexte des phrases que j’ai citées. Je n’en ai tronqué aucune, même si je n’ai pas nécessairement cité le paragraphe dans son entier. Vous aurez noté que les numéros de page sont indiqués. Je ne doute pas que vous vous y reporterez pour me démontrer que les phrases que j’ai citées – dont la magnifique « chaque fois qu’une clarification sera nécessaire, je n’accepterai pas l’ambigüité » – n’y figurent pas, ou sont tronquées.[/quote]

    Bon alors, Jb, le contexte des phrases que j’ai citées les éclaire-t-il vraiment d’un jour nouveau ? Vous avez eu 24 h… ,-)

  • Désolé j’ai prêté le bouquin et je ne suis qui plus est pas chez moi. Je le regrette, ca m’aurai surement permis de vous contredire point par point. 😉

    Plus globalement, je vois 2 grandes différence entre les bayrouistes et les sarkozystes.
    1: Sur la facon d’aborder les problèmes: Si aujourd’hui est songe a baisser la majorité peinale, c’est bien parce que le jeunes c’est plus ce que c’était et on y peut rien ma pov’ dame, évidemment c’est en aucun cas un problème de laxisme et de la perte d’ambitions du coté de l’EN et la démission des parents qui ont d’autres choses à faire que d’élever leur gosses mais ils en font encore parce que ca fait bien.

    Je caricature on est d’accord, mais quand même, il ne faut pas se tromper de problème.

    2: La facon de faire les réformes: On est dans un pays ou jamais rien ne changera, les syndicats seront toujours aussi bornés, on peu prendre l’exemple de la CFDT et la Cé, les gens descendront toujours dans la rue parce que la classe politique est de toute facon à jamais incapable de comprendre leurs problèmes. Tous pourris.

    J’en rajoute pas, les derniers commentaires ont clairement mis en évidence ces divergences.

    C’est pas un mois de la grande messe qu’on va faire changer d’avis les convaincus qui viennent ici à ce sujet, alors changeons en ! Des sujets précis svp Koz, ca nous changera de la soupe médiatique quotidienne.

    @London: j’ai lu trop vite en effet, j’avais faim.

  • [quote comment= »9828″]Désolé j’ai prêté le bouquin et je ne suis qui plus est pas chez moi. Je le regrette, ca m’aurai surement permis de vous contredire point par point. ;)[/quote]

    Je le regrette aussi, ça vous aurait permis de justifier le fait que vous estimiez mes citations « hors contexte ».

    [quote comment= »9828″]Des sujets précis svp Koz, ca nous changera de la soupe médiatique quotidienne.[/quote]

    Vous vous abstenez de toute réponse sur les retraites, la dette, et l’homoparentalité, et vous demandez des sujets précis ? Vous restez dans le meta-débat, comme Bayrou : la façon d’aborder les choses, la façon de faire des réformes. Mais rien sur ces trois questions de fond.

    Sinon, vous avez un onglet « archives » dans la barre de navigation. Avec un peu de concentration, vous y trouverez des « sujets précis ».

  • [quote comment= »9698″]Le scalpel de Koz confirme la totale gentille terniture vacuitale du bonhomme. C’est bien vu. On n’ose imaginer ce même scalpel sur la riche matière du discours vibrionant et schizophrénique de Nicolas…. Bon mais c’est que Koz n’aime pas bien, et avec beaucoup d’esprit, François, il a le droit non?

    Tout de même quelle performance !…

    Bon en me relisant je me dis que ce n’est pas encore avec cela que je vais influencer Koz …[/quote]

    Bravo Oppossum pour avoir noté que le scalpel de Koz ne coupait que dans un sens… pour ta conclusion en ce qui concerne ton pouvoir d’influence sur le bonhoemme, je te dirais que nenni. Il est des esprits qui ne s’en laissent pas conter par le premier venu 😉

    Juste pour dire pour ceux qui ont acheté le livre de se rendre illico aux pages 77 et 78 et de les lire… si on me dit qu’il n’y a pas la matière à un projet de société c’est que je dois être totalement stupide…

  • [quote comment= »9820″]
    Nicolas Sarkozy a effectivement montré tous ses talents de négociateur dans le dossier de l’ouverture du capital d’EDF.

    C’est simple, il a tout lâché aux syndicats. [/quote]

    Ah! Très bien. J’avoue ne pas être très au fait de ce dossier d’EDF.

    Donc, si je vous suis bien, Sarkozy serait une couille molle avec les syndicats. Et par conséquent, selon vous, il faudrait voter pour qui, qui serait davantage prêt que lui à les affronter? Le Pen?

  • Comme je l’ai déja dis, votre argument ne tiens pas. Le fait d’avoir fait le sommaire du bouquin suffit pour parler du fond pour vous ? Aïe. Que vous le vouliez ou non, c’est vous qui initiez et portez le débat. Je vais pas me fendre d’un commentaire de 3 pages HS par rapport à l’article.

    Et puis parlons en de vos archives. Je ne sais pas pour la kozbar, j’ai une mauvaise connexion et faut que je bosse mais un rapide ctrl+f sur la page de vos archives met en évidence que les titres ne contiennent ni « retraite », ni « homo », ni « dette ». Et vos billets sont tagés ? Parce que j’ai pas trouvé.

    Et il faut être honnête, un blog on n’y vient pas pour ses archives, on y vient pour l’aspect vivant du truc… Des traités d’économie, y’en a déja plein les blibliothèques.

    Pour le bouquin, si vous croyez me coincer comme ca… Dès la première citation vous omettez de parler de la métaphore du bateau qui est pourtant on ne peut plus explicite.

  • [quote comment= »9839″]
    Et par conséquent, selon vous, il faudrait voter pour qui, qui serait davantage prêt que lui à les affronter? Le Pen?[/quote]

    Ne me faites pas écrire ce que je n’ai jamais pensé.

    Vous encensez les capacités de négociateur de Sarko alors qu’il a plus fait à ce niveau dans le faire-savoir que dans le savoir-faire avec les syndicats d’EDF.

    Si vous voulez en savoir plus sur sa gestion du dossier EDF :

    http://www.deniscastel.fr/index.php?title=sarkozy_que_de_la_com&more=1&c=1&tb=1&pb=1

  • Ah oui. Là, j’avoue, je suis coincé. Je me suis fait avoir. J’ai omis de parler de la métaphore du bateau… Il est vrai aussi que je n’ambitionnais pas de ré-écrire les 290 pages. Il est vrai également que la comparaison – ben oui, hein, si on veut chipoter : ce n’est pas une métaphore ce qu’il fait – du capitaine qui fixe le cap est d’une originalité telle que je me sens fort coupable de ne pas l’avoir relevée. C’est assez puissant et Bayrou a bouleversé le sujet sur la question. Bon, y’avait aussi De Gaulle qui, lui, avait un peu plus le sens de la formule sur les métaphores marines.

    Votre objection est assez plaisante.

    Pour ce qui est des billets sur les retraites, l’homoparentalité, je vous concède que le thème ne figure pas nécessairement dans le titre, mais en l’occurence, je vous suggère un léger mouvement oculaire latéral pour découvrir un billet de ce matin portant notamment sur l’homoparentalité.

    Sur les retraites, je le concède aussi, c’est sur mon ancien blog, mais vous avez notamment ce billet.

    Maintenant, lorsque vous écrivez « sujets précis », j’entends « sujets précis » et il me semble qu’il existe d’autre que les retraites et l’homoparentalité.

    Maintenant, lorsque vous écrivez :

    [quote comment= »9843″]Et il faut être honnête, un blog on n’y vient pas pour ses archives, on y vient pour l’aspect vivant du truc… Des traités d’économie, y’en a déja plein les blibliothèques.[/quote]

    J’ai un peu tendance à penser que vous vous fichez de moi. Vous estimez être en position de m’expliquer que je devrais évoquer des sujets précis mais en jugeant inutile de regarder si je l’ai déjà fait…

    Je veux bien débattre, je veux bien discuter, je veux bien accepter les reproches, mais pas faits de mauvaise foi.

    Quant au sommaire, cela ne correspond qu’au 2ème paragraphe du billet. J’imagine que vous avez lu le reste.

  • Vous détournez mes propos (ouinnnnn). La comparaison (soit) du bateau, je lui demande pas d’être révolutionnaire, je lui demande d’être claire. Elle l’est. La phrase que vous citez ne l’est pas à l’évidence. Alors pourquoi avoir choisi la moins claire pour faire partager votre amertume (j’insiste, si si).

    Pour les sujets précis, on est d’accord, il y’a aussi l’alphabétisation, la recherche, l’Université, l’énergie, l’innovation, la constitution européenne, le moyen-orient, l’urbanisation, la décentralisation,….Bref y’a le choix, sans forcement tomber dans l’immigration qui concerne une large majorité de francais, à l’évidence.

    Dernier détail. J’ai remarqué plusieurs fois que pour répondre à une argumentation construite en plusieurs point, vou répondez point par point en faisant abstraction des autres points pour chacun. Ce qui rend vraiment plus facile la mise en défaut par un apparent manque de cohérence et d’exhaustivité du propos.

  • Jb, vous poussez. Parmi les blogueurs, je pense être l’un de ceux (évidemment, je ne connais pas toute la blogosphère) qui répond le plus aux commentaires postés. Il est vrai que je ne réponds pas à tous les points que soulèvent chacun mais je ne le ferai qu’à la condition express que mes visiteurs consentent à compenser la perte de revenu qu’entrainerait automatiquement la perte de mon job.

    Et vous devriez illustrer un peu plus, pour que je perçoive mieux la malhonnêteté intellectuelle de ma démarche.

    Amertume ? Je ne comprends pas pourquoi vous tenez tant à voir de l’amertume dans mon propos. Qu’est-ce qui est censé me rendre amer ? Expliquez donc.

    Quant à la phrase que j’ai citée, je ne la trouvais pas absconse. Mais si vous le dites.

  • Ne tombez pas dans telles extrémités. Si je viens sur votre blog depuis 5 mois c’est bien parce que je m’y plait.
    Précisément pour les raisons que vous avancez. Vous êtes un blogueur ouvert à la contradiction et aux textes argumentés et contruit. C’est rare.

    Et je ne pense pas me foutre de vous si je vous dis que votre blog, s’y j’y viens quotidiennement c’est pas pour commenter les articles de mars 2006. C’est surement un défaut mais c’est ainsi.
    Seulement sur Bayrou, j’ai l’impression que parfois vous préferez la contradiction passionnée plutot que la contradiction argumentée.

    Bon je reviendrais ce soir pour lire les articles du jour et surement les commenter, mais la ca tourne au chat et il faut que je bosse. Et vous aussi apparemment 😉

  • Eh bien alors, Denis, je présume que nous sommes d’accord. Admettons que vous ayez raison dans le traitement d’EDF par Sarkozy. Je n’en sais rien, je n’ai pas d’opinion là-dessus.

    En revanche, je constate que sur le contrat de travail unique, il dit: si je suis élu, je demanderai au patronat et au syndicat de négocier sur les modalités d’un tel contrat, avec (c’est fondamental) une date butoir. Si, à cette date, un accord n’est pas atteint, c’est le législateur qui décidera.

    Pourquoi? Parce que si les Français élisent Sarkozy qui a dit qu’il voulait un contrat unique (comme le CDI mais avec plus de souplesse pour licencier), c’est que les Français veulent un contrat unique. En revanche, Sarkozy ne s’est pas engagé sur les moindres détails d’un tel contrat, c’est un sujet complexe, très polémique, etc.

    Donc la méthode proposée est la bonne. Il y a une latitude donnée aux partenaires sociaux, mais on les responsabilise. Latitude ne veut pas dire noyage de poisson, ne veut pas dire qu’on va leur permettre de balayer le sujet sous le tapis.

    Sur un autre sujet, par contre, il dit: je ne négocierai pas. Je ferai tout de suite. Il s’agit du service minimum dans les transports.

    Pourquoi? Parce que c’est relativement simple dans le contenu. Parce que l’absence d’un service minimum est un véritable scandale. Parce que Sarkozy l’a promis. Et parce que 80% des Français sont pour.

    Donc on ne va pas négocier pour « faire du social ». On va faire de la démocratie, tout simplement.

    Eh ben cette double attitude-là, voyez-vous, c’est peut-être banal dans plein de pays du monde entier, mais pour la France, c’est révolutionnaire. Citez-moi un seul homme politique de droite ou de gauche qui ait cette approche de la négociation et de la démocratie. Je n’en vois pas.

    Sarkozy possède le câblage mental qui lui permet de concevoir, et de déclarer cela. Hé bien, cela seul est déjà fondamental. Ca me suffit. Ca prouve qu’il est capable de le faire, au contraire des autres.

    Même chose sur les prix dans les grandes surfaces. Tout le monde se tape sur la gueule. Il réunit les trois parties. Après quinze jours de négo (je crois — mais c’était pas six mois, ça c’est sûr!), tout le monde ressort de là avec un accord, et tout le monde déclare qu’il est très content. Alors?

    Pareil pour la régularisation des sans-papiers avec enfants à l’école. Il a nommé un médiateur bien trouvé, et ajusté sa position comme il fallait pour désamorcer le truc qui menaçait de devenir un second CPE.

    Oui, je sais, les gauchistes du Réseau éducation sans frontières ne sont toujours pas contents; mais ils ne seront jamais contents avant qu’on ne régularise systématiquement et intégralement tous les clandestins, et qu’on n’ouvre grand les frontières à une immigration sans aucun contrôle.

    Donc vu les forces en présence, c’est politiquement très bien joué. Négocier, cela veut dire améliorer la situation du plus grand nombre, c’est faire des compromis, dans le respect des objectifs démocratiquement votés. Cela ne veut pas dire satisfaire tout le monde. Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas une minorité de fous furieux, quelque part, qui va continuer à gueuler comme des veaux.

    Après, je suis sûr que vous pouvez me citer plein de contre-exemples où Sarko s’est viandé, s’y est mal pris, etc. On adore ça, en France, les contre-exemples. Mais un contre-exemple ne prouve rien.

    Il ne prouve quelque chose que si l’on croit que la politique est une science exacte, qu’elle consiste à rechercher le Bien absolu, la Morale parfaite. La gauche pense cela. Mais elle a tort. Le Bien absolu, c’est le cauchemar totalitaire.

  • @ egdltp
    Je te remercie de t’associer à mon commentaire.

    Ceci étant , malgré mes réserves , je trouve aussi impressionantes les qualités de ‘dialogue’ de Sarkosy (Ce que soulignent Koz, et certains)
    .
    On peut lui reconnaitre d’être ré-actif, de ne pas biaiser ,de ne pas laisser trainer un problème et de tenter ‘AUTRE chose’ .
    Je crois que c’est surtout cela qui a fait sa relative popularité : il TENTE quelque chose : on a l’impression d’avancées, de nouveauté.

    Mais je ne peux pas me départir de l’impression qu’il s’agit surtout pour lui de trouver des portes de sortie que de véritables solutions.
    Pour lui l’action c’est une multitude de mini problèmes concrets qu’il faut avaler un a un, et pour lesquels il ne faut qu’un traitement, qu’ une ‘sortie’ , quelle qu’elle soit . Et , hop ! au suivant !
    On dirait un volontarisme agité. Ca manque de vision du tout , d’ensemble. On ne peut pas gouverner ainsi.

    -L’exemple du Ministère de l’Immigration et de l’Identité Nationale qu’il est prêt à négocier avec Simone V. et à en changer l’ intitulé, me frappe.
    -Je pense aussi au camp de transit de Calais : il arrive à négocier une solution avec les anglais (chapeau) mais le problème n’a toujours pas de vraie solution, comme les calaisiens le savent (Bon il n’y en a peut-être pas dans ce cas d’espèce)
    -Je pense à ces surréalistes réunions pragmatico-volontaristes lorsqu’il était à l’économie , où il avait ‘enjoint’ au secteur privé de baisser le prix des produits …
    -Je pense aussi à certains de ces engagements douteux pour débloquer des situations : ‘Vous ne serez pas privatisé …’ , pour laisser ensuite le temps et les circonstances revenir dessus .
    C’est pas n’importe quoi mais c’est un peu n’importe comment.

    Peut-on vanter son sens du rapport de force ? Oui mais il se mélange avec un certain pragmatisme … très réaliste.
    On en a l’exemple avec le CPE , ou il a très vite proné en coulisse le retrait, en jouant super finement (Il a, à la fois, defendu le CPE, puis été le 1er a voir qu’il fallait cependant le retirer, et enfin il a sauvé la face de Chirac en marchant sur celle de Villepin!)
    Du genre à soutenir un projet impopulaire pour le retirer aussi sec en cas de blocage … Bon ce n’est pas forcement une mauvaise solution quand on se met dans cette situation . Mais la droite dure risque d’être bien déçu. Et d’être alors guetté par une balladurisation rampante …
    Mais là je suis à la limite du procès d’intention ok …

    Bon, je suis un peu trop négatif, dans le sens où son parcours au ministère de l’intérieur est plutôt flatteur. Certes ….
    Mais il n’est pas le 1er à bien gerer la police ainsi qu’ une crise des banlieux … (grace aussi à l’UOIF et un savoir faire relationnel certain.)
    Reconnaissons d’indéniables qualité d’ organisation, de sens du détail , et de ‘management’ des hommes , sur un terrain toutefois propice. On retrouve ce savoir faire dans sa prise en main de l’Ump, de la droite , et l’organisation de sa campagne.

    Mais on ne gouvernera pas notre pays et ses fromages a coups de radar, ni comme on prend l’UMP.
    Il faut autre chose. Que Bayrou a plus naturellement.
    Cette sorte de relation de confiance avec tous, que , par expl, Chirac a su dégager et mettre en oeuvre (bon il a mis le temps …) même quand on ne partage pas ses idées.

    – Ainsi par expl cette manie de soi disant poser les questions sur la table, que d’autres éluderaient . C’est vrai que ce peut-être très positif … et courageux et parfois utiles.
    Mais encore faut-il avoir quelques solutions efficaces ou bien acceptables par tous ou bien que cela amène a une sorte de pédagogie du problème par un débat maîtrisé.
    -Si c’est pour le plaisir de trouver ensuite des ‘portes de sortie’ qui ne règlent rien , ou bien gagner quelques points de popularité …
    -Si c’est pour un gros énervement collectif, suivi de contorsions et gesticulations fatiguantes afin de ne plus déminer qu’une polémique inutile … (et pas le problème!)
    Bien sûr il restera le sentiment pour les gens de droite d’avoir ‘dit les choses’ , mais pour les autres ne demeurera qu’ un entêtement stérile.

    Nicolas président ? Je ne sais pas. Mais , de par ses qualités, il aurait fait un très bon 1er ministre. Non Koz ?

  • Opposum: oui, on peut rêver.

    Delors ou Rocard président, Sarkozy premier ministre. Ou Christian Blanc président quand il aura 70 ans et un peu plus d’expérience, et Sarkozy premier ministre aura il aura 60 ans et qu’il se sera un peu calmé. Ou l’inverse. Ou Mendès-France président en le sortant de la tombe, et Sarkozy premier ministre avec l’énergie qu’il a maintenant et la sagesse supplémentaire qu’il aura peut-être dans vingt ans. Etc.

    Le problème, c’est qu’on est obligé de faire avec ce qu’on a…

    Quant à Bayrou, à quoi ça sert de pouvoir recueillir la confiance de tout le monde si c’est pour n’en rien faire? Ou faire du Lassale et des grèves de la faim contre des délocalisations dans le département voisin?

  • @ Robert Marchenoir

    C’était un peu une boutade. (avec un fond que je pense vrai)

    Vous avez raison, il faut (presque toujours) faire avec …

    Mais il y a pire que nous : pensez à ceux qui font avec Ségo, ça doit pas être facile (Bon , pour ceux qui sont lucides …)

    A bientôt de vous lire.

  • Correction ‘moderne’ (pas de note ! mais une lettre permettant à l’élève de se situer) du commentaire du citoyen-camarade gold31

    -> « C » : toutefois ramené à « D » en raison de la difficulté de lecture due aux lignes blanches et à une mise en page déficiente ainsi que de la place excessive prise, au détriment de ses petits camarades .

    -> Néammoins remonté à « C- » eu égard au travail fourni -en quantité- , à l’orientation de fond qui s’harmonise assez bien avec le papier peint de Koz … , et à des sourires amusés

    (Si je peux me permettre)

    [Désolé, votre commentaire manque désormais de sens : j’ai supprimé le commentaire de gold31, qui avait recopié ici un long billet de son blog]

  • 1) cher Koz, je me fais l’avocat du diable mais quid de la pensée de notre cher ex-ministre peut-être futur président : de la dette du tiers monde, de notre politique en Afrique, des droits de l’homme dans certains pays où certaines de nos grandes entreprises sont implantées…Je ne vois rien sur le site de sarko relatif à tous ces problèmes (mais je ne suis peut-être pas à l’aise car ce site est plus visuel qu’écrit). En tous cas, je n’ai pas trouvé d’index auquel se référer comme sur les sites de SR et FB, ce qui me correspond davantage. En tous cas FB aborde la question de la dette envers le TM et SR d’une manière très globale les problèmes de financement. Mais c’est tellement global que l’on peut comprendre ce que l’on veut. Plutôt que de me fier à ce qui se dit sur certains sites, j’aurais souhaiter lire par moi-même ses idées même si je les devine.
    2)Le lien avec votre librairie ne se fait plus.
    3) je ne sais pas si votre blog a un fluide néfaste ou trop de passage mais cela fait 2 fois aujourd’hui que le lien ne se fait plus ou se perd. Alors que sur les autres blogs, je n’ai pas de problème.

  • FB a qualifié aujourd’hui SR et NS de « compère et commère » (fig 27.03) : aurait-il des com-plexes ?

  • A Robert Marchenoir,

    Là où je vous (te ?) rejoins, c’est quand Sarkozy dit que ce qu’il fera une fois élu, c’est ce qu’il aura annoncé avant d’être élu (autrement dit parce qu’il en aura le mandat). Par exemple, la réforme des régimes spéciaux de retraite ou le service minimum. Cela ne garantit pas qu’il y arrivera, mais c’est effectivement une condition nécessaire (bien que non suffisante…). Sur ce, je vais me coucher. Un peu difficile la nocturne du Salon du Livre et demain soir, il y a République des Blogs.

  • [quote comment= »9939″]1) cher Koz, je me fais l’avocat du diable mais quid de la pensée de notre cher ex-ministre peut-être futur président : de la dette du tiers monde, de notre politique en Afrique, des droits de l’homme dans certains pays où certaines de nos grandes entreprises sont implantées…Je ne vois rien sur le site de sarko relatif à tous ces problèmes (mais je ne suis peut-être pas à l’aise car ce site est plus visuel qu’écrit).[/quote]

    Il y a désormais, sur le site de l’UMP, un abécédaire des propositions de Sarko, avec un système de Tags, dont les relations internationales (il y a peut-être aussi d’autres entrées sous lesquelles vous trouverez des infos).

    [quote comment= »9939″]2)Le lien avec votre librairie ne se fait plus.[/quote]

    Vous avez raison, cela doit être dû à la dernière migration, j’ai dû oublier de mettre le fichier sur le serveur. Merci.

    [quote comment= »9939″]3) je ne sais pas si votre blog a un fluide néfaste ou trop de passage mais cela fait 2 fois aujourd’hui que le lien ne se fait plus ou se perd. Alors que sur les autres blogs, je n’ai pas de problème.[/quote]

    Problème d’hébergement, apparemment. C’est effectivement très agaçant.

  • C’est justement ce flou savamment entretenu qui plait… Seulement, s’il est élu il devra composer avec l’UMP et appliquer le programme de Sarkozy..

  • A moins que… Elu contre Sarkozy, il ne soit dans l’obligation de s’allier avec la gauche… C’est rigolo, cette façon d’agiter un même type d’épouvantail, mais à la tête différente.

    Ceci étant dit, il reste bien que la politique qu’il fera dépendra largement de ses alliances, quoi qu’il dise et ça, ce n’est pas une carte blanche que je suis prêt à donner. Ni une marque de conviction qui puisse déterminer mon choix.

  • merci pour vos réponses.
    1)Effectivement je regardais le site du candidat mais pas celui de la machine de guerre qu’il y a derriere. Je dois dire que c’est assez bien foutu…(mais c’est plus fort que moi, je n’aime pas les machines de guerre)
    2)Je vous avais déjà signalé le manque de lien avec votre librairie il y a quelques temps via l’onglet « contact ». Le contact est-il bien mis ou est-ce un manque de temps de votre part (ce que je comprends) .
    Bonne journée

  • Marre de BAYROU et ses luttes de bobos. Elles ne sont rien comparées à la lutte qu’il faudrait mener contre les idéologies post-soixanthuitardes consistant à « tout autoriser, tout excuser », ce qui conduit logiquement les plus faibles à subir tous les jours les coups des plus forts.

    De même à vouloir aider tout le monde, on fini par ne plus s’occuper des siens. Comment s’étonner ensuite que ces derniers se révoltent ? Ils ont tout simplement été abandonnés et sacrifiés sur l’autel des grands principes et des belles idéologies.

    C’est reparti pour plusieurs jours d’émeute, et comme d’habitude, ce n’est pas dans le quartier latin mais bien dans les quartiers populaires qu’on va le plus en chier.

    Que la gauche continue de taper sur Sarkozy en espérant affronter Le pen ! On verra s’ils font le bon choix… C’est triste mes amis. La gauche française brise le coeur et l’espoir de tous ses enfants.

  • Je regardais les titres du blog, il a bien changé en quelques mois, la diversité des thèmes s’appauvrit et se focalise sur la politique (c’est de saison) , mais ces temps-ci la constance du thème Bayrou est étonnante. Omunibilation, écartelement ?
    Pourtant l’actualité est riche en rebondissement , coup fourré , voire thème creux, pourquoi ne pas les traiter ?
    Est-ce une croisade pour reconduire les brebis fourvoyées, pourquoi ne pas parler de Dominique, Marie George et autres programme fort en thème. Ou est donc l’équité du temps consacré a chaque candidat 😉

    Cordialement

  • [quote comment= »9617″]

    ….
    Quant à sa social-économie, si c’est ça, c’est pas mal – Bayrou n’est pas aux antipodes de mes idées, tout de même – mais un chouya court.[/quote]

    Non c’est ça
    ça

  • Comme l’économie est pour moi un sujet essentiel je me suis précipitée pour voir les idées du sieur Bayrou : rien sur l’économie en général mais que lis-je dès le départ dans la rubrique « entreprises »

    « J’affirme d’abord la nécessité d’une stabilité juridique et fiscale : l’entreprise doit pouvoir penser son avenir dans le long terme. Cela passe notamment par un long temps de réflexion publique, au moins trois mois, entre le dépôt d’un projet de loi et son adoption ; et par l’obligation d’une discussion préalable avec les partenaires sociaux. »

    J’avoue, après une franche rigolade, j’ai fini par lire en diagonale sans « long temps de réflexion d’au moins trois mois » nécessaire pour me dire que franchement nous n’avons pas de chance, entre SR qui découvre avec beaucoup de méfiance l’économie de marché et FB qui commence par dire qu’il faut « un long temps de réflexion » …

    Ehhh les copains/copines, quand vous aurez fini vos pérégrinations et réflexions, le TGV d’une économie réussie et d’une mondialisation maîtrisée sera depuis longtemps passé sans s’arrêter dans la gare France !

  • La difference entre programme et projet, est

    1)qu’on n’est pas tenu d’aller jusqu’au bout d’ un projet.
    un projet n’engage pas celui qui le fait.
    Un programme oui, un programme implique qu’on est sur de le tenir.

    2)un projet implique qu’on peut le changer en cours de route pour arriver aux objectifs.

    3)Dans le projet seul le but compte. Les methodes pour arriver au but ne sont qu’indicatives, donc modifiables.

    Ex:
    -tel candidat indique comme projet de résoudre le probleme des banlieues
    -methodes projetées pour y parvenir: plus de justice sociale.
    -supposons que les méthodes ne soient pas adaptées, dans le cadre d’un projet on changera les méthodes par d’autres plus radicales (par exemple l’élimination physique) et le candidat pourra se féliciter d’avoir réussi son projet tout en ayant instauré une société qui n’a rien à voir avec ce pour quoi il a été élu.

    Les candidats ont trouvé la formule idéale pour s’engager sur des buts sans rien promettre, pour surtout ne pas s’engager sur un projet de société
    les électeurs restant sur l’habituelle définition du mot « programme » se font bernés en ne voyant pas que la donne a changé.

    Le projet est une intention, pas un engagement de réalisation

    Voila mon gros mon sentiment, jeté à la va vite

  • Koz a dit: « le seul bouquin qui m’ait convaincu dans mes récentes lectures, c’était celui de Christian Blanc, la croissance ou le chaos. »
    Bravo pour tes lectures!
    Si le discours de C Blanc t’interesse, sache qu’il interviendra
    dans une réunion publique sur la croissance le 12 avril à 20 heures aux salons du Relais face à la Gare de l’Est
    Dans une autre réunion publique avec Simone Veil et André Santini le 17 avril à 20 heures au Palais des Arts et des Congrès d’Issy les Moulineaux

  • Je n’ai rien de mieux à dire. J’ai vraiment été consterné par le creux et le consensualisme du propos. Le narcissisme, aussi. Mais narcisse qui affirme des banalités est finalement bien peu ambitieux…Suffisant, Bayrou?

    Je comprends que Sarko ait ses adversaires. Il est too much. Mais c’est définitivement non au flou et aux postures, car la France a besoin d’un projet moderne, résolu, ambitieux, centré sur quelques priorités. La France a besoin d’énergie, après 29 ans, oui 29 ans de chiraco-mitterrandisme.

    Après le projet, l’équipe. Et franchement, qui chez Bayrou?
    Alors qu’avec Sarko, Borloo, Blanc, Lambert, Fillon, on aurait de sacrés pilotes.

    J’ai hésité, car les grands-messes, les promesses dans tous les sens, les discours attrape-tout m’ont fatigué. Mais j’en suis désormais certain : voter Bayrou, c’est voter pour un simple rejet qui ne propose aucune direction nouvelle (autre que « je ne suis pas Sarko l’atlantiste), donc un rejet encore plus grand à la prochaine élection (rien n’est pire qu’un espoir déçu, et les Français veulent qu’on fasse ce qu’on a promis, pas qu’on recompose les bancs de l’Assemblée nationale !, même si ce moyen peut paraître séduisant…). Marine 2012…

  • Pingback: Jusqu'ici, tout va bien

  • J’avoue très humblement que je n’ai pas lu le bouquin de F.Bayrou.

    Mais, si j’ai bien lu tout ce qui précède, Je n’ai pas à regretter l’économie de mon temps et de mes sous.

    Ce livre ne pouvait être différent du personnage tel qu’il apparaît ni du discours qu’il tient depuis des semaines.

    Je suis un « mécréant » mais chaque jour je prie le ciel d’épargner à mon Pays un tel Président.

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