Etudiants, agissez !

C’est le retour du grand-guignol étudiant. Singeant une fois de plus les procédures démocratiques, les héritiers idéologiques des régimes totalitaires instrumentalisent les universités, utilisent les étudiants, les font vibrer au son d’une prétendue conscience politique. Il est temps, amis étudiants, de montrer qu’effectivement, vous avez une telle conscience politique et que vous ne laisserez pas confisquer votre voix par flemmardise ou ignorance.

Le noyautage de ces AG a toujours été évident. Il est cette fois spécialement avéré.

« Pour les présidents d’université, il ne fait aucun doute que des groupuscules d’extrême gauche noyautent les assemblées générales. Olivier Audéoud, président de l’université de Nanterre, a souligné jeudi au Monde « qu’un tiers des étudiants présents à l’AG n’étaient pas de son université« . De fait, pour chaque université, le scénario est identique, notamment dans les composantes de lettres et sciences humaines. (…) « En région parisienne, constate le président de Nanterre, une centaine d’individus, issus des groupes comme la CNT, SUD-Etudiants ou la LCR, se déplacent de fac en fac. Le 8 novembre, comme le site de Tolbiac de Paris-I était fermé, ils sont venus à Nanterre« . « 600 à 800 étudiants ont décidé d’un blocage pour 34000 étudiants. Une aberration! », s’exclame Olivier Audéoud. « Les assemblées générales, qui se sont multipliées, rassemblent très peu de monde au regard du nombre d’étudiants de chaque université. A Tours, ils étaient 550, sur 23000 étudiants« , explique Michel Lussaut, son président et porte-parole de la CPU. Seule l’université de Rennes-II a tenté, jeudi, d’organiser un vote de l’ensemble des étudiants à bulletin secret. Perturbé, selon un communiqué de la direction, par un groupe de personnes « en partie extérieur à l’université », ce vote a été reporté au 12 novembre. »

Ce n’est pas tout, puisque des cheminots étaient même présents lors de l’Assemblée Générale qui a décidé du blocage de l’Université de Nanterre.

Et cela pour quoi ?

Pour contrer la loi Pécresse, prévoyant l’autonomie des Universités, une mesure partagée jusqu’à une certaine partie du Parti Socialiste, mesure qui figurait clairement dans le programme du candidat démocratiquement élu.

Pour maintenir le statu quo dans l’enseignement supérieur, comme cela a toujours été le cas des mouvements étudiants. Ce statu quo qui permet aujourd’hui à l’Université française de briller de tous feux, et d’éblouir le monde de ses performances inégalées.

Alors, oui, rendez vous en masse dans les assemblées générales !

Puisque la jeunesse revendique sa conscience politique, sa capacité d’indignation, qu’elle s’indigne donc contre ceux qui craignent la démocratie, qui l’instrumentalisent, et lui réservent un avenir de chômeurs qualifiés !

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64 comments

  • Entièrement d’accord avec toi Koz !

    Je me suis toujours interrogé sur les filières que suivaient ces fameux étudiants grévistes si imprégnés d’idéologie (« on va avoir des Master Coca Cola et Pernaud Ricard » qu’elle disait, une brave jeune communiste)… c’est vrai qu’il y en a certains que l’on ne voit que lors des grèves, et ils sont violents en plus.

    L’excellent billet de Versac sur ce sujet amenait également à penser que c’était plus l’expression de leur frustration que de réelles revendications, je n’ose même pas parler de propositions alternatives viables…

    Enfin, j’espère que la réforme passera car nos universités sont pitoyables de ringardise et de centralisation stalinienne… incroyable comme on peut mentir à ce point par idéologie !

  • Le vrai problème est que les AG ne réunissent personne: et pour cause, la majorité des étudiants de mon université (Grenoble 2) soit ne sont pas au courant, soit comptent sur les élus étudiants pour les défendre.

    Le problème est que les étudiants souvent sont dans leur bulle et ne connaissent pas la réalité de la vie post-diplome. Et refuse de saisir les implications de l’affirmation selon laquelle dans la vie tout n’est pas tout blanc ou tout noir.

    Surtout il est plus facile de se dire engagé quand on suit un mouvement que de se poser les vrai question sur notre façon de vivre. Quand on veut un enseignement de qualité, la moindre des choses est d’être aux cours, de les préparer et de rester dans la société c’est-à-dire de ne pas s’enfermer sans son statut d’étudiant. J’avoue que ce n’est pas facile!

  • J’aime assez l’argument « mesure qui figurait clairement dans le programme du candidat démocratiquement élu. » Je rappelle que c’était le cas des 35 heures. Cela a-t-il empêché le MEDEF de gueuler, cela a-t-il empêcher l’UMP de condamner?

    Cependant, je partage assez l’avis sur les grèves étudiantes (et en particulier sur celle-ci)… sans avoir le moindre enthousiasme pour la ‘réforme’ des universités.

  • Je ne comprends pas vraiment qu’on soulève le problème du noyautage des AG d’étudiants ou même celui du nombre d’étudiants y participant. Depuis quand les usagers d’un service public, même majoritaires, ont-ils le droit de priver les autres usagers de ce service ?

    En admettant même cette terminologie fallacieuse empruntée au droit du travail, le droit de grève n’autorise pas à interdire l’accès du lieu de travail aux autres salariés.

    Ces AG seraient-elles démocratiques et représentatives des étudiants qu’elles seraient encore illégitimes pour décider du blocage d’une université. Dès lors qu’un seul étudiant veut étudier par quelle aberration les autres peuvent-ils prétendre l’en empêcher ?

  • Je me rappelle ma naïve stupéfaction à l’époque, de la difficulté d’obtenir en AG qu’un vote à bulletin secret sur liste des étudiants inscrits soit organisé pour décider de la poursuite du mouvement …

    Mais ça fait partie du module « Initiation à la vie politique », cursus obligatoire en fac, non 😉 ?

  • [quote comment= »55967″]Certes, mais ni l’UMP ni le MEDEF n’ont, il me semble, employé des moyens anti-démocratiques pour parvenir à leurs fins.[/quote] Ben, je n’ai pas dis le contraire, mais faut savoir ce que l’on reproche aux ‘étudiants’ Si c’est d’utiliser des procédés antidémocratiques, alors je suis d’accord Si c’est d’être contre une volonté présidentielle inscrite au programme du candidat Sarkozy, alors, je suis en total désaccord: on a le droit d’être contre, de l’exprimer et de le revendiquer.

    C’est ce qui m’a dérangé dans ce billet.

  • Bon, je vais mettre « démocratiquement » en italique. C’est ce que je voulais souligner : l’opposition entre l’élection démocratique et les méthodes employées.

    [quote comment= »55969″]En admettant même cette terminologie fallacieuse empruntée au droit du travail, le droit de grève n’autorise pas à interdire l’accès du lieu de travail aux autres salariés.

    Ces AG seraient-elles démocratiques et représentatives des étudiants qu’elles seraient encore illégitimes pour décider du blocage d’une université. Dès lors qu’un seul étudiant veut étudier par quelle aberration les autres peuvent-ils prétendre l’en empêcher ?[/quote]

    Je suis parfaitement d’accord avec toi. Qu’ils manifestent, soit, qu’ils empêchent les étudiants qui le souhaitent d’accéder aux salles de cours, non, effectivement.

  • [quote] vous ne laisserez pas confisquer votre voix par flemmardise ou ignorance.[/quote]

    Tu n’y es pas du tout. L’écrasante majorité des étudiants manifeste en raison de la pression sociale. Quand tu as 18 ans, la dernière chose que tu souhaites, c’est d’apparaître ringard, réac ou pas cool. La manif étudiante est l’occasion rêvée de t’acheter des points de coolitude à prix cassé.

    Moi-même, en 86, j’étais déjà de droâââte mais j’avais appris à ne pas révéler ce lourd secret en société. Je n’ai pas hésité une seconde à fouler aux pieds tous mes principes et à trahir mes idéaux pour manifester vigoureusement contre la réforme Devaquet. Mon objectif essentiel dans cette aventure était d’emballer la petite Florence qui me faisait de l’oeil depuis la rentrée (ma chérie si tu me lis, c’était il y a plus de 20 ans, il y a prescription)

    Il est totalement irréaliste d’espérer contrer l’influence des hormones de jeunes de 20 ans avec des arguments aussi chiants que leur avenir ou le respect des non-grévistes.

  • Pourquoi le gouvernement n’a-t-il pas soumis le projet de loi Pécresse au référendum ? La loi aurait été massivement adoptée, et toute opposition aurait constitué un déni officiel de démocratie.

    À ne pas voir que le peuple est très largement derrière lui, le gouvernement risque de le perdre, s’il ne réalise pas les réformes attendues. Surtout que cette loi si décriée n’est même pas suffisante: l’indispensable sélection est complètement escamotée.

  • C’est une idée. Ou on recrute massivement des chargées de TD sexy.

    Plus sérieusement, j’aurais à mener une campagne de comm contre les grèves je tenterais de ringardiser les mecs de l’UNEF. Genre « Juillard parle comme ce vieux con de Joffrin, on n’est plus en 68 ».

  • [quote comment= »56011″]Pourquoi le gouvernement n’a-t-il pas soumis le projet de loi Pécresse au référendum ?[/quote]

    Parce qu’on ne soumet pas les projets de loi à référendum, surtout lorsque l’on vient d’être élu sur le programme que, de fait, on met en oeuvre. Et si l’on soumet celui-ci, pourquoi pas celui sur le service minimum, et celui sur les régimes spéciaux et…

  • « Tu n’y es pas du tout. L’écrasante majorité des étudiants manifeste en raison de la pression sociale. Quand tu as 18 ans, la dernière chose que tu souhaites, c’est d’apparaître ringard, réac ou pas cool. La manif étudiante est l’occasion rêvée de t’acheter des points de coolitude à prix cassé. »

    Si je partage entièrement cette opinion, je me permets d’ajouter que dans ces circonstances où le quotidien est désorganisé, il est plus facile de se lier avec autrui.

    Pour ce qui est de la moitié mâle des étudiants, c’est l’occasion de se rapprocher de l’autre moitié (qui en temps normal ne s’intéresse guère, il faut bien le dire, aux impécunieux anthropo-socio-littéraires : elles préfèrent les sup de co, comme tout le monde), et ce dans une ambiance un peu « bohême » : ouvrir une mauvaise bouteille de Cahors après un accouplement furtif sur un keffieh crasseux dans un amphi transformé en squatt, c’est tout de suite créer une aura romantique dont elle se souviendra peut-être plus tard, coincée dans les embouteillages au volant de sa 2 807 Peugeot, avec Anne-Élise qui pleure derrière, …

    On a les rites initiatiques qu’on veut…

  • [quote comment= »56005″]Moi-même, en 86, j’étais déjà de droâââte mais j’avais appris à ne pas révéler ce lourd secret en société. Je n’ai pas hésité une seconde à fouler aux pieds tous mes principes et à trahir mes idéaux pour manifester vigoureusement contre la réforme Devaquet. Mon objectif essentiel dans cette aventure était d’emballer la petite Florence qui me faisait de l’oeil depuis la rentrée (ma chérie si tu me lis, c’était il y a plus de 20 ans, il y a prescription) [/quote]

    Absolument vrai – disons que c’est une partie du problème en effet. Moi à l’époque, j’avais participé à un tract qui se situait à « l’extrème gauche » de l’extrème gauche intitulé « gauchistes, vous nous faites vieillir » et il y avait euhhh… Hulk dessiné dessus et je suis allé au Lycée pendant 8 jours déguisé en Drag Queen. Ca ne m’a même pas géné pour emballer la fille, dont je me rapelle plus le prénom, par la suite, parce que c’était tendance à l’époque. Mais j’arrête là les confessions…

    @Koz

    « Je suis parfaitement d’accord avec toi. Qu’ils manifestent, soit, qu’ils empêchent les étudiants qui le souhaitent d’accéder aux salles de cours, non, effectivement. »

    Il faut dire que le principe même de la grève dans un lycée ou une fac n’est pas un moyen d’action très efficace dans le principe – une action sociale est avant tout un moyen de pression. Si même 51% des étudiants se mettaient en grève pendant 15 jours, ça génerait qui ?

    Autant une grève coûte un fric considérable à une entreprise qu’elle soit privée ou publique, autant la fac, si tu raisonnes en « révolutionnaire », n’est pas particulièrement pénalisée par une grève qui ne s’accompagne pas d’un bloccage et de dégradations (bloccage = pression des autres étudiants/parents qui payent les études ; dégradations = coût pour l’état). C’est pour ça à mon avis et de par, euh… mon expérience passée, que ces choses là n’arrivent pas par hasard et qu’elles sont même considérées au moins avec une certaine complaisante passivité par les organisations syndicales étudiantes plus « sages ».

    Sinon sur le fond, bien évidement, c’est absolument tout sauf de la démocratie. Il faudrait même laisser tomber la langue de bois et expliquer que ces opérations fachos (exemple des cheminots à Nanterre) sont clairement pilotées par des centrales syndicales, elles-même en mal de représentativité.

  • [quote comment= »56022″][quote comment= »56011″]Pourquoi le gouvernement n’a-t-il pas soumis le projet de loi Pécresse au référendum ?[/quote]

    Parce qu’on ne soumet pas les projets de loi à référendum, surtout lorsque l’on vient d’être élu sur le programme que, de fait, on met en oeuvre. Et si l’on soumet celui-ci, pourquoi pas celui sur le service minimum, et celui sur les régimes spéciaux et…[/quote]

    Mais je pense la même chose sur le service minimum et les régimes spéciaux ! Sarkozy a été élu, en effet, sur un programme qui comportait ces réformes. La voie privilégiée pour les mener est la voie parlementaire, mais à partir du moment où elles suscitent une levée de boucliers, rien de tel que de faire baisser la garde aux opposants avec un référendum qui leur prouve leur illégitimité, non ? Quand tu dis « Parce qu’on ne soumet pas les projets de loi à référendum », est-ce un obstacle constitutionnel ? J’avoue ne pas être juriste, même à mes heures perdues…

  • qui voterait à un référendum sur la réorganisation des facs? les étudiants, qui ont majoritairement voté contre sarko? ou les retraités, qui l’ont élu?

  • @francis: Les deux groupes possedes des carte d’ellecteur me dit-on dans l’orreillette.

    Ils peuvent voter pour ce qui semble etre juste…… nan on est en France faut pas dec.

  • @francis ou les 25-35 ans qui ont massivement voté Sarkozy? Tu sais, ceux qui savent ce que c’est la vie active; qui ne vivent plus dans le fantasme; qui ont eu le temps de découvrir ce que leurs bienfaiteurs de l’UNEF leur avaient coûté.

    Les deux seules classes d’âge ayant voté majoritairement Royal sont les 18-25 et les 45- 60 ans. Prétendre que Sarkozy a été élu par les retraités est de la pure désinformation, sans compter l’aspect discriminatoire et communautariste que je te laisse assumer.

  • J’adore la conclusion :

    « Selon l’UNI, des violences physiques entre blogueurs et antiblogueurs auraient aussi éclaté dans quelques universités. »

    Quoi, des antiblogueurs !!! Va falloir que j’entre dans la danse, moi 😆 !!!

  • Le problème n’est pas l’UNEF, vous vous trompez de cible… Ce n’est pas l’UNEF qui a lancé le mouvement, il ne fait que courir après pour éviter de se faire déborder par sa base (et par sa gauche). C’est souvent ça le vrai problème des syndicats en France: ils sont trop faibles, ne peuvent pas ‘tenir’ leur troupes et sont poussés à l’action pour éviter d’être totalement débordés. http://www.lemonde.fr/web/article/0,[email protected],[email protected],0.html ou http://www.lemonde.fr/web/article/0,[email protected],36-972966,0.html (le 30 octobre)

    Alors, oui, ils sont assez pathétiques dans ce rôle, mais comment on fait du syndicalisme quand les syndicats n’ont absolument aucun poids? C’est toute la question… et j’espère que le gouvernement en prendra toute la mesure et fera en sorte de renforcer fortement les syndicats afin d’avoir des interlocuteurs crédibles.

    Avis perso, le plus pathétique de la part de l’UNEF, c’est de s’être bêtement battu contre la sélection en master (ce qui était une mesure intelligente) et d’avoir accepter que toutes les promesses sociales en faveur des étudiants (en particulier sur le logement) ne soient, justement, que des promesses…

  • @liberal sur les votes sarkozy par age il ya deux sondages http://contreinfo.info/article.php3?id_article=948

    les deux constatent que sarko est ultra majoritaire chez les plus de 60 ans, que segolene était majoritaire chez les 18/24, les 45/60, que, chez les 35/44 sarko fait au mieux jeu égal avec sego, et qu’il y a divergence sur le vote des 25/34…

    en tout cas chez les retraités, vous savez ceux qui veulent que autres travaillent plus longtemps qu’eux, sarko est très majoritaire, et chez les étudiants très minoritaire… les jeunes n’ont jamais été la « tasse de thè » de la droite

  • francis, cette discussion ne mène nulle part.

    Les jeunes sont la classe d’âge la plus facile à berner, ce sont eux qui ont constitué les bataillons de SS, de gardes rouges, de khmers rouges etc… Le fait que les jeunes en France soient structurellement de gauche nous apprend seulement que la gauche est meilleure manipulatrice, ce qui n’est pas un scoop (surtout compte tenu de la coloration politique des enseignants). Aux US, ça a longtemps été le contraire, les jeunes étaient républicains. Quand on connait les méthodes de propagande de la droite américaine, on n’est pas surpris.

    Le fait que le biais de gauche disparaît subitement (voire s’inverse) dès que les jeunes sortent de leur cocon (25-35 ans) devrait également vous faire relativiser votre admiration pour leur conscience politique.

    Enfin, les retraités actuels ont généralement commencé à bosser plus tôt que les générations suivantes et n’ont pas connu les 35h. Si rien ne change dans notre pays, ils auront dans les faits beaucoup plus travaillé que leurs successeurs.

    Encore une fois, je pense que tout ceci n’a aucun sens et que la valeur d’une voix ne dépend pas de l’âge.

  • Bon : ma fille 28 ans,ses copains et copines, mon fils 30 ans, ses copains et copines, mon « zépoux » et moi – même pourtant encore en activité et la majeure partie de nos relations , bien que faisant partie des 53% des prosarko, sommes tous retraités avec un âge mental de plus de 60 ans! je suis heureuse de l’apprendre!

    Ceci dit je comprends mal l’intérêt d’un référendum sur ces sujets ( en dehors du fait que ça ne se fait pas pour des projets de lois ). Car il me semblait que l’élection présidentielle, étant au suffrage universel sur un programme, correspondait sur le fond à un référendum sur le dit programme !

    Mais la notion de majorité et de démocratie n’a pas le même sens à droite qu’à gauche : – à droite, on râle, mais on accepte la voix de la majorité – à gauche on râle et on empêche la majorité d’agir et de vivre librement – voir les grèves dans le public -.( avec violence si besoin est )

    Toute la nuance est là.

    Je caricature un peu – beaucoup – car heureusement je connais nombre d’amis d’avis politique contraire au mien ( eh oui, même si mes amis sont majoritairement de droite, j’en ai environ 46% d’avis contraire ), qui en ont largement assez d’une minorité agissante qui décrédibilise leur parti.

    Mais nous entendons s’exprimer principalement les minorités , malheureusement. ( c’est le cas dans les universités )

    @jack. Avant de renforcer le rôle des syndicats pour les rendre plus forts, il serait souhaitable de liquider les syndicats existants puis de rendre libre la création de syndicats qui soient réellement représentatifs . Quelle horreur si les syndicats actuels devenaient plus forts. Pourquoi croyez vous que l’abstention soit si forte lors des élections syndicales ? pour nombre d’entre nous, pourquoi se déplacer pour une élection où nous ne voyons personne qui puisse représenter nos idées ?

  • L’argument des vote par âge n’a pas de sens (sauf pour commenter l’élection elle-même). En France, on a l’habitude d’éviter de tronçonner la nation en petits morceaux. Que ce genre d’argument soir repris par des gens qui reprochaient à Sarkozy son communautarisme.

    Tara, mais, les syndicats sont représentatifs! [1] (pour les étudiants, en plus ils sont libres, il n’y a rien à changer). L’abstention lors des élections syndicales n’est pas très forte (elle est même souvent plus faible que pour les législatives en France). En fait, si on veut faire un parallèle audacieux, il y a plus d’adhérents à la CGT qu’à l’UMP, lors des élections professionnelles, les candidats CGT ont souvents été élus dans de bien meilleurs conditions que nos députés (la CGT à la SNCF, c’est un peu l’UMP à Neuilly). Finalement, l’UMP a évidemment la légitimité du programme et de l’élection pour elle, mais la CGT en a une qui y ressemble beaucoup… Je rappelle qu’au moment des élections professionnelles, il n’y a pas d’obligation d’être syndiqué pour se présenter.

    Et pour finir, les Syndicats en France sont très très faibles. Certes, ils ont un pouvoir de nuisance par la grève, mais ils n’ont que celui-là…. quand on n’a qu’un levier à utiliser, comment s’étonner que ce soit le seul qu’on utilise?

    [1]EDIT: il y a deux problèmes qu’il faut distinguer: -la gestion paritaire de la sécu et d’autres instances qui posent des problèmes de représentativité (un peu comme si des instances étaient cogérée paritairement par le PS et l’UMP), -la représentation des personnels dans les négociation dans l’entreprise qui elle pose des problèmes, mais pas forcément celle de la représentativité: les représentants du personnel étant élus dans des conditions tout à fait comparable aux représentants du peuple dans notre démocratie.

  • Je vais tristement donner raison à Libéral sur l’embrigadement de la jeunesse par des profs « avec une couleur politique » pour le dire de façon pudique.

    J’ai fait la manif de 98 où on s’est fait manipulé en beauté : on pensait manifester pour maintenir notre établissement en ZEP, puis ça a dérivé grâce à nous vers le « on s’ennuie à l’école » et qui a mené à « vous avez raison il y a trop de cours, retirons une heure de langue ». Donc, sous prétexte d’une réforme on en a pris une deuxième sans broncher pour faire des économies sur les profs de langues, malin le Allègre ! Donc on s’est fait enfler des deux côtés. Ah la nostalgie de tout ça !

    Ca a pris un certain temps de passer de la gauche étudiante à la droite (pour ma part je suis devenu chevenementiste un temps, encore politiquement correct pour le futur vilain droitiste que j’allais devenir). Mais c’est couteux en amitié et en coolitude.

    Le souci c’est que je pourrais en tout égoisme me dire que je me fous de l’avenir des universités. Franchement, mon secteur recrute, je suis passé par une école de commerce, donc mon diplome gagne en valeur proportionnellement à la chute des universités françaises dans les classements mondiaux. Seulement ma conscience d’ex gauchiste me dit que les universités doivent se rapprocher des écoles (qui sont quand même des anomalies dans un système éducatif mondial) si on veut avoir les même perspectives d’embauche à la sortie des facs.

    Pourquoi tant de fantasmes sur l’autonomie et la présence d’entreprise au sein des directions d’école ? Je vous rassure, amis craintifs, on finit pas tous dans les banques parce qu’il y aurait un « BNP » sur une carte étudiante. Les entreprises n’interviennent jamais sur le contenu des formations. Elles cherchent à recruter des potentiels et c’est la raison de leur participation financière aux établissements. C’est horrible cette idée qu’un entreprise est intéressé par des étudiants et que les écoles essayent de donner la formation la plus pointue possible sur un secteur, avec des intervenants extérieurs qui parlent de leur métier et laissent la possibilité d’un dépot de CV.

  • [quote comment= »56024″]Pour ce qui est de la moitié mâle des étudiants, c’est l’occasion de se rapprocher de l’autre moitié (qui en temps normal ne s’intéresse guère, il faut bien le dire, aux impécunieux anthropo-socio-littéraires : elles préfèrent les sup de co, comme tout le monde)[/quote]

    Et merde, j’ai jamais remarqué que des étudiantes en fac venaient s’intéresser à nous.

    J’aurais pourtant bien aimé… 🙂

    [quote comment= »56005″]Je n’ai pas hésité une seconde à fouler aux pieds tous mes principes et à trahir mes idéaux pour manifester vigoureusement contre la réforme Devaquet. Mon objectif essentiel dans cette aventure était d’emballer la petite Florence qui me faisait de l’oeil depuis la rentrée (ma chérie si tu me lis, c’était il y a plus de 20 ans, il y a prescription)

    Il est totalement irréaliste d’espérer contrer l’influence des hormones de jeunes de 20 ans avec des arguments aussi chiants que leur avenir ou le respect des non-grévistes.[/quote]

    C’est une honte. Il y a des filles très bien à droite aussi… 😀

  • [quote comment= »56306″]Il y a des filles très bien à droite aussi… :-D[/quote] Bien sur. Mais elles faisaient elles aussi semblant d’être pour la grève dans l’espoir de plaire au bellâtre qui menait les manifs 😉

    A mon époque il n’y avait pas de contre-manif. J’appartiens à une génération sacrifiée 😀

  • L’Université, de toute manière, c’est là où l’on va, lorsque l’on a été refoulé de partout, pour niveau insuffisant !

    Au fait, le vieux jeune Julliard est toujours étudiant ?

    Entendu sur LCI un étudiant bloqueur : « les entreprises n’investiront que dans les filières qui débouchent sur un travail »

    Edifiant, non !

  • Allez, on va refaire l’élection présidentielle un petit coup, il y avait longtemps.

    C’est rigolo de jouer avec les âges (genre les vieux devraient pas avoir le droit de vote).

    Maintenant on peut aussi jouer à un autre jeu: public contre privé. Et là on voit, ooooooh surprise! que les fonctionnaires ont massivement voté PS, et que les salariés du privé on majoritairement voté Sarkozy. (Je vous laisser retrouver les chiffres.)

    Ca me paraît beaucoup plus significatif que la division par âges, sachant que les hormones, etc.

    Cela dit, j’aimerais savoir si les Français sont spécialement des bêtes de sexe, car les hormones, sauf erreur, ça existe dans tous les pays, mais je ne suis pas sûr que la grève étudiante et le blocage des universités comme rite périodique soit une institution ailleurs que notre bel Hexagone avec son MSF [trademark] (modèle social français).

  • Faut vraiment être gonflé pour dire ça : « la présence de cheminots au sein de l’assemblée générale qui a voté le blocage de l’université de Nanterre, jeudi 8 novembre, montrait le caractère « politique et national » du mouvement déclenché dans les universités. »

    Bravo à l’auteur pour avoir chopper cette perle. 🙂

  • A lire cet article on peut comprendre qu’il y a échange de bons procédés dans l’air… http://www.lefigaro.fr/actualites/2007/11/11/01001-20071111ARTFIG00111-les-etudiants-veulent-bloquer-les-gares-des-le-novembre.php

    A lire les premiers commentaires à chaud des lecteurs de l’article, cette coordination tend à provoquer un certain agacement voire une légère irritation que l’on sent poindre chez les usagers des transports.

    A bien y penser, il se pourrait même qu’en lieu et place de la « convergence des luttes », il y ait « convergence de fessées ».

  • Je me suis souvent dit que la fac était pour certains, l’école primaire du syndicalisme…

    @boulu : »elles préfèrent les sup de co, comme tout le monde » vous avez un manque de lucidité, elles les trouvent trop baratineurs 🙂 (désolée Poly !)

  • @liberal bien sûr, toutes le voix se valent, il n’est pas question de contester les voix de telle ou telle classe d’âge, je remarque seulement que cela vous énerve quand on dit que la france qui se lève tôt a plus voté ségo que sarko, que celle qui passe sontemps devant la télé a voté sarko… quant à la vieille théorie de la manipulation, je te la laisse: les jeunes sont très bien informés, assez critiques au moment de l’adolescence, capables de faire des choix..je vois pas mal de gens âgés préoccupés de la sécurité et obsédés par le ‘c’était mieux avant », il n’ y a plus de sens de l’effort…un truc facile à utiliser par un pouvoir de droite…

    tout à fait d’accord: les retraités actuels ont bossé: ils ont beaucoup donné, ont vécu des conditions plus difficiles… mais je constate simplement que sarko, élu par les vieux et les riches, fait des cadeaux aux plus fortunés et ne touche pas aux pensions, par contre il « aligne » ceux qui ne l’ont pas élu: fonctionnaires, jeunes, smicards… il fait une politique pour sonélectorat, sa clientèle…

  • @ Francis (qu’il me semble avoir déjà connu moins « boutiquier »)

    Oui vous avez raison, le gouvernement ne s’occupe que de sa clientèle et surtout pas des « jeunes », et c’est affreux c’est 2 milliards de plus de dotation aux universités et la défiscalisation des boulots étudiants, tout de même… « salauds » !

    Pour les smicards, là il faudra m’expliquer car je crois pas qu’il y ait eu de réforme du SMIC… à part la réévaluation annuel et prévu par la loi. A quoi pensiez vous ?

    Pour les fonctionnaires, si vous pensez à la réforme des régimes spéciaux, fausse touche également, la fonction publique est déjà à 40 ans.

    Bref, arrêtez les catégories. Je vous reprocherez presque une vision sectaire, qui viserait à monter une catégorie de personne contre une autre ( 😉 ). Sinon, ne soyez pas trop sûr de vous quand à l’esprit critique étudiant : vous seriez surpris pas la candeur d’un grand nombre. Et je parle d’expérience car j’y étais il y a peu (et je n’ai pas voté Royal mais ça vous le saviez déjà).

    Francis, on ne rejoue pas le match et on arrete les redécoupages maisons pour montrer qu’un candidat ou un autre avait de toute façon plus de légitimité. Vous proposez quoi comme solution ? On retire le droit de vote aux vieux ? Aux jeunes ? Aux fonctionnaires ?

  • je ne rejoue pas le match, je ne conteste pas la légimité du président, je ne propose d’enlever le droit de vote de personne… arrêtez les faux procès… je pourrais éventuellement, au contraire, proposer d’ajouter de nouveaux électeurs, plus jeunes, ou étrangers résidants, si je voulais modifier le corps électoral pour équilibrer le passage à la retraite et, donc à droite, des babby boomers… je dis seulement que sarko fait attention à ne pas égratigner ses électeurs, à ne rien leur imposer, mais fait porter l’ensemble des efforts sur les « autres »…. un nouvel exemple: le régime de retraite des parlementaires (emblématique), mais aussi des militaires (qui pèse plus lourd que les « régimes spéciaux, cf le rapport de la cour des comptes) ne sont pas touchés… pas plus que les retraites des retraités actuels… sur le smic, sarko n’a rien fait, il n’a donné aucun « coup de pouce » c’est tout… pour les fonctionnaires, pas d’augmentation, ce pitre de santini mis en examen comme ministre, l’emploi toujours en diminution, sans vision stratégique…

  • @ Christophe

    D’ailleurs sur le même site :

    lundi 12 novembre 2007 07h30 – université Nanterre – FAC NANTERRE : BESOIN DE SOUTIEN LUNDI Lundi matin, 7h30 : début du blocage de la fac. Nous avons besoin d\’aide pour tenir le blocage voté majoritairement à l\’AG de jeudi (menaces des réacs), au moins jusqu\’à la prochaine AG le lundi à midi. Venez à l\’heure que vous voulez (7h15 c\’est le mieux), mais venez pour nous soutenir ! RER A – Nanterre Université

  • Les leaders syndicaux, notamment dans les syndicats réformistes, quand on les fréquente un peu, ont une intelligence de l’économie de marché largement supérieure à la moyenne française (qui est, il faut bien le dire, fort basse). Simplement, comme cela est rappelé plus haut, ils sont dépassés par leur base sur la gauche, et contraints pour exister à des postures débiles. La CFDT a perdu des adhérents par poignées après son soutien à la réforme Fillon.

    C’est le système de financement et de représentativité qu’il faut revoir entièrement. Pas forcément les syndicats eux-mêmes. Si on les supprimait, on serait surpris de voir tout ce qu’ils font tenir debout. Mal, avec des financements troubles, certes. Mais ils font plus que ce qu’on croit.

    Ah, sur les jeunes: leur opinion politique n’a tout simplement aucun intérêt. Ils n’ont aucun recul, aucune expérience, ils répètent comme des perroquets tout ce que dit celui qui contredit leurs parents avec le plus de brio, et ce qu’ils prennent pour de l’esprit critique n’est que le conformisme de plus grands qu’eux. Qu’ils se la ferment, qu’ils étudient, qu’ils apprennent la vie, après ils l’ouvriront. Droit de vote à 25 ans. Avant 25 ans, si on considère qu’on devrait voter, c’est qu’on ne le devrait pas.

  • Tant que les syndicats ne seront pas plus représentatifs, il y aura toujours une minorité d’activistes pour imposer une règle à une majorité passive. La réforme du syndicalisme en France devient une priorité. Pourquoi ne pas rendre l’adhésion à un syndicat obligatoire et revoir son mode de financement, mais en contrepartie obliger le vote en AG et à bulletins secrets? Les syndicats pourraient ainsi justifier de leur représentativité et le gouvernement (ou les chefs d’entreprises) aurait devant eux des interlocuteurs vraiment mandatés. Il ya aurait une vraie réforme à faire mais il n’est même pas certain que les syndicats acceptent cette transparence.

    PS : merci à tout les contributeurs à ce blog car les billets sont passionnants.

  • @Francis : vous croyez vraiment que Sarko a été élu seulement par les vieux et les riches? Je ne suis pas du tout d’accord avec vous, il a très largement bénéficié de voix qui allaient au FN(on lui a assez reproché de chasser sur les terres de Le Pen), au parti socialiste et même parfois au PC. Ces gens seraient donc tous vieux ou riches?

  • @Dang et Francis, Si je peux me permettre, je connais même un étudiant qui n’est ni riche, ni FN et qui a voté pour la première fois aux présidentielles pour NS. Par ailleurs il se désole vraiment que les universités de son pays offrent des formations si peu reconnues. Et s’il a fait le choix après le bac d’une prépa puis d’une école d’ingés, ce n’est certainement pas par conviction politique, mais parce que les profs de lycée étaient très clairs sur leurs jugements négatifs sur l’université. Je précise, que c’était un lycée public.

  • [quote comment= »56769″]Tant que les syndicats ne seront pas plus représentatifs, il y aura toujours une minorité d’activistes pour imposer une règle à une majorité passive. La réforme du syndicalisme en France devient une priorité. Pourquoi ne pas rendre l’adhésion à un syndicat obligatoire et revoir son mode de financement, mais en contrepartie obliger le vote en AG et à bulletins secrets? Les syndicats pourraient ainsi justifier de leur représentativité et le gouvernement (ou les chefs d’entreprises) aurait devant eux des interlocuteurs vraiment mandatés. Il ya aurait une vraie réforme à faire mais il n’est même pas certain que les syndicats acceptent cette transparence.

    PS : merci à tout les contributeurs à ce blog car les billets sont passionnants.[/quote] Les représentants syndicaux (ceux qui négocient et peuvent déposer des préavis de grèves) SONT représentatifs: ils sont élus lors d’élections professionnelles qui ont un taux de participation tout à fait comparable à ceux des législatives (voire plus chez les fonctionnaires: c’est même rigolo de lire dans le même billet que les 53% de Sarkozy lui donne le droit d’imposer son avis, alors que l’élu CGT de la SNCF a un score bien supérieur à son actif). Le problème de représentativité (et il existe) c’est pour la gestion des organismes paritaires: le MEDEF par exemple n’a aucune légitimité (mais alors … encore moins que la CGT qui elle au moins a des cotisations qui sont payées de leur poche par des salariés et non, comme les syndicats patronaux par l’entreprise sur la base d’un pourcentage du chiffre d’affaire!)…

    Pour la transparence, ne nous trompons pas: il s’agit bien d’un syndicat patronal qui a été pris la main dans le sac de billet. Pour le moment tout ce qu’on sait, c’est que le syndicat en question avait une énorme caisse noire alimentée par des entreprises (pas par les patrons, mais par l’entreprise!)…. et puis, honnètement, publier une comptabilité, c’est très bien (la CFDT le fait), mais ça ne change absolument rien sur de l’argent verser en liquide sous la table….

  • Je suis intéressé par les chiffres de participation aux élections de délégués.

    La question n’est pas de savoir qui est juridiquement condamnable ou pas, je ne pensais pas particulièrement à l’affaire UIMM; le fait est que l’activité syndicale (négociation de branches et interpro, gestion d’organismes paritaires, représentations) n’est tout simplement pas financée, et se fait au coup par coup par des arrangements entre partenaires sociaux, institutions, collectivités, Etat… bref, c’est la France, on dit « il faut faire ça », sans proposer de financement parce que ça suppose des choix politiques clairs, et derrière les acteurs se débrouillent comme ils peuvent.

    La vérité c’est que à la base, l’Etat français n’a pas aucune confiance dans tout ce qui n’est pas directement lui.

  • Ce qui me semble nouveau, c’est que les Présidents d’université osent l’ouvrir, dénoncer la mascarade des AG et revendiquer un minimum de réforme. Mieux vaut tard que jamais.

  • @ FC: http://www.transports.equipement.gouv.fr/article.php3?id_article=7316

    [quote]Le taux de participation des agents de la SNCF s’élève à un peu plus de 77 % en moyenne sur les deux scrutins, chiffre en légère baisse par rapports aux derniers scrutins de 2004 (- 3%) et de 2002.

    La CGT, SUD Rail et l’UNSA demeurent les principales organisations syndicales représentatives au sein de la SNCF réunissant près de 71% des voix en moyenne sur les deux scrutins.[/quote]

    à part ça, on s’éloigne du sujet (désolé) parce que, en ce qui concerne les étudiants, par contre, la participation est souvent médiocre… et surtout, ce sont rarement les syndicats étudiants qui lancent les ‘grèves’ et autres actions, mais des ‘coordianations étudiantes’ qui, elles ont aucune légitimité électorale. Toutes la difficulté pour les syndicats étudiants étant de trouver quel positionnement avoir pour ne pas laisser croire qu’ils se foutent royalement des enjeux touchant l’université (alors, que, rappelons-le, l’UNEF a négocié la réforme de l’université et à signé un accord. L’UNEF, d’ailleurs n’appelle pas à l’abrogation de la loi, mais demande des actions concrètes en faveur des étudiants (bourses, aide au logement…etc…) actions qui (parait-il) leur avait été promises pour le mois d’octobre et que personne n’a vu passer.

  • @jack: il y a eut une réunion syndicale à mon boulot ce matin, sans décompte sur le temps de travail: 10 présents pour 73 employés. Alors pour la représentativité…. Quand je parlais de transparence, il ne s’agissait d’aucunement d’argent, mais de la transparence dans les négociations et qui peux dire aujourd’hui que celles-ci sont toujours limpides et cela arrange bien du monde. Enfin votre seule réaction totalement disproportionnée montre que les syndicats (la plupart, ne généralisons pas) ne sont pas d’accord sur le simple fait du vote à bulletin secret et sont donc contre la démocratie. L’obligation du vote à bulletin secret ou l’obligation de se syndiquer, qu’est ce qui vous gène le plus ?

  • [quote comment= »56820″]@jack: il y a eut une réunion syndicale à mon boulot ce matin, sans décompte sur le temps de travail: 10 présents pour 73 employés. Alors pour la représentativité…. Quand je parlais de transparence, il ne s’agissait d’aucunement d’argent, mais de la transparence dans les négociations et qui peux dire aujourd’hui que celles-ci sont toujours limpides et cela arrange bien du monde. Enfin votre seule réaction totalement disproportionnée montre que les syndicats (la plupart, ne généralisons pas) ne sont pas d’accord sur le simple fait du vote à bulletin secret et sont donc contre la démocratie. L’obligation du vote à bulletin secret ou l’obligation de se syndiquer, qu’est ce qui vous gène le plus ?[/quote] Mais, la représentativité consiste justement à élire des gens qui représenteront leurs collègues hors leur présence, c’est bien à ça que ça sert d’élire quand un député (en tant que citoyen français), quand un représentant syndical (en tant que salarié d’une entreprise). Je ne crois pas qu’il soit vraiment possible de négocier en toute transparence (et ce à tous les niveaux: au niveau commercial, il n’y a pas publicité sur les négociations de prix, au niveau politique, on sait tous que les lois avant d’être votées par la majorité comme un seul homme sont très âprement négociées en commission sans qu’on sache autre chose que ce que les protagonistes veulent bien laisser filtrer… etc.)

    La démocratie ne se limite pas à faire des référendums réguliers (c’est de ça que vous parlez). La France repose principalement sur une démocratie représentative: on élit des gens qui nous représenteront. Lorsque le président a été élu il a acquis toute la légitimité pour parler au nom du peuple français (même si ça ne fait pas plaisir, cela ne fait aucun doute pour moi). L’élu syndical (qui a lui aussi été élu a bulletins secrets par ses pairs) bénéficie de la même légitimité pour parler au nom de ses mandants. On pourrait imaginer en cas de contestation évidente d’une décision de l’élu par ses mandants qu’une consultation de type référendum soit organisé, cependant, je trouve assez surprenant que cela ne soit demandé qu’aux élus syndical, les élus politiques ne pensant pas qu’eux aussi, suivant la même réflexion devraient certainement demander l’avis des français dès lors qu’une décision est contestée. Sur ce dernier point, j’avoue que (contrairement à ce que l’étiquette de gauchiste que je peux me trimbaler par ici pourrait laisser croire), je ne suis pas un grand fan des référendums, et la démocratie directe ne m’emballe pas vraiment (j’ai un avis sur tout, mais je pense qu’il n’est pas toujours pertinent et que je n’ai pas le temps ni la volonté d’approfondir tous les sujets qu’il faudrait commenter) et aime assez le système représentatif dès lors qu’il n’est pas totalement autiste.

    Enfin, je ne sais pas vraiment en quoi ma réaction était disproportionnée…

  • [quote comment= »56748″]Qu’ils se la ferment, qu’ils étudient, qu’ils apprennent la vie, après ils l’ouvriront. Droit de vote à 25 ans. Avant 25 ans, si on considère qu’on devrait voter, c’est qu’on ne le devrait pas.[/quote]

    Ca c’est bien. Avant 25 ans t’as le droit de croupir en prison, de mourir pour ton pays mais t’aurais pas le droit de vote. C’est bien de dire que les jeunes de moins de 25ans ils ont conscience de rien, ils savent pas ce que c’est la vie, mais si on est dans la merde actuellement cest pas de la faute des jeunes mais de ceux qui votent depuis 40 ans.

  • Il faut parfois se méfier des apparences…

    J’avais écris récemment un commentaire assez détaillé sur Agoravox pour répondre à un article concernant ces manifestations étudiantes. Connaissant assez bien le sujet et le contenu de la loi Pécresse, j’avais ainsi argumenté sur les différents aspects positifs et négatifs de cette loi, sur son contenu assez neutre pour les étudiants (elle concerne prioritairement le fonctionnement des universités et leur gouvernance), et sur l’intérêt qu’auraient les syndicats étudiants à concentrer leurs revendications sur le logement étudiant et l’échec en premier cycle (notamment lié à la nécessité de nombreux étudiants de travailler en parallèle avec leurs études).

    J’avais conclu mon message en indiquant que le blocage des universités était toujours inacceptable, provoquait des divisions au sein même des étudiants, et était souvent inutile pourvu qu’ils puissent manifester en masse (cf. 1986).

    C’est en discutant le lendemain avec notre baby-sitter, étudiante à Nanterre et politiquement modérée, que je compris le pourquoi des blocus: à Nanterre tout du moins, les étudiants manquant sans raison les TD étaient rayés des partiels et obligés de repasser leurs examens en septembre. Cette mesure, valable pour inciter au travail continu (ce n’était pas le cas de mon temps…), aurait dû être suspendue en cas de conflit social, ce qui n’était pas le cas, contraignant ainsi les étudiants voulant manifester à bloquer les facs… (en cas de blocage, le système de présence obligatoire était bien sûr suspendu…).

    Il faut donc parfois se méfier de toute conclusion hâtive… même si sur le fond, demander le retrait de la loi Pécresse est sans fondement.

  • @ Koz

    A propos de Rennes, faut avouer que les arguments des bloqueurs sont tout de même imparables comme le rapporte Libé :

    « A Rennes-II, bastion de la contestation durant le CPE, la situation était confuse. La veille, 62 % des étudiants avaient voté à bulletins secrets en faveur du déblocage. Mais le scrutin n’a pas été reconnu par un groupe de protestataires, notamment SUD Etudiant, dénonçant «la tentative déguisée de briser le mouvement sous couvert de démocratie». »

    « Tentative déguisée de briser le mouvement sous couvert de démocratie » – faut se pincer deux fois pour y croire. C’est peut être un humour estudiantin qui m’échappe. Une caméra cachée, un truc du genre. Le type va dire après, plié, « noonnnn, je déconne, j’ai dit ça pour rire ».

    Ou alors, ya carrément un problème avec l’enseignement dispensé dans ces facs. Certainement des problèmes de sélection aussi.

    Concernant l’humour, et pour relativiser, un autre fait rapporté par le même journal : Lorsque les forces de l’ordre sont intervenu de façon musclée pour débloquer la fac de Nanterre, les étudiants, spectateurs anti-bloqueurs ont scandé :

    « Allez les bleus !!! »

    Comme quoi… Certains flics ont surement du se pincer eux aussi.

  • Excellent, le « allez les bleus ! ».

    Pour la démocratie, ma femme me rapportait hier le propos d’un étudiant interviewé, qui expliquait que le vote à bulletins secrets, « c’était pas ça, la démocratie ! » et qu’en l’occurrence, ce n’était pas démocratique puisque les votants n’étaient même pas présents en AG. On se pince, là aussi…

  • Entendu hier soir sur RTL et trouvé ce matin :

    http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=12579

    « «Aux grévistes de partout, nous appelons au blocage généralisé de l’économie. Nous étudiants, précaire, sans-papiers, vendeurs de shit et travailleurs, pouvons par de simple gestes, habités d’une manière suffisamment déterminée, détraquer la désolation quotidienne. Quand les marins-pécheurs retournent les voitures de flics et s’emparent des dépôts de pétrole, quand les cheminots paralyse « la France qui se lève tôt », quand les électriciens coupent les lignes, quand les avocats affrontent les CRS, c’est que la situation exige que nous en soyons.»

    :-)))))))))))))))

  • On s’enfonce toujours plus dans le grand n’importe quoi avec ces « étudiants » habités par le rêve d’une révolution aussi anarchique qu’antidémocratique. Cela a au moins le mérite de montrer l’ampleur des changements à opérer sur la société française, et l’enjeu des questions politiques actuelles. Bon sang, est-on condamné à toujours revivre les mêmes épisodes navrants ?

  • Vous avez aussi Christophe Borgel, secrétaire national PS chargé des élus, mais qui n’a je crois aucun mandat électif. Il fut président de l’UNEF ID qu’il quitta en 1991. Il est proche de DSK, et son nom a été cité dans l’affaire de la MNEF. Il est tête de liste PS dans ma circonscription.

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