Mauvaise conscience

Photo de Meizhi Langsur Unsplash


Il y a bien deux sujets. Le premier concerne l'IVG lui-même. Quand bien même on y favorable, ne peut-on concevoir que certaines limites se justifient ? Et pourquoi faire le choix de la brutalisation des soignants, sur ce sujet aussi ? Le second concerne les relations entre l'Etat et l'Eglise. Le nonce apostolique a déclaré lundi dans La Croix : "Ces derniers mois, la République a dérivé sur les questions sociétales et morales (le vote de la loi fin de vie, NDLR), mais la voix de l’Église, même si elle n’est pas écoutée, continue à être entendue." On ne reprochera pas à un nonce d'être diplomate... Moins diplomatiquement, je note que le gouvernement n'a pas cherché à faire preuve de la retenue minimum consistant à ne pas ajouter un autre sujet éthique à peine le vote sur l'euthanasie passé.

Et l'on entend, ces jours-ci, certains s'émouvoir que le pape ait prétendument refusé de participer à un dîner d'Etat, d'être accompagné d'Emmanuel Macron pour entrer dans Notre Dame de Paris etc. Dites, on ne serait pas en train de confondre charité et naïveté, bienveillance et bêtise ? Il ne faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages.

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