Spolié

François Bayrou doit être furieux. En deux jours, voilà les deux candidats de l' »establishment » qui le spolient de ses bonnes recettes. Le premier, lundi, qui évoque la constitution d’un gouvernement d’ouverture, la seconde hier – avec un certain sens de l’humour – qui se pose en victime des medias.

« Ceux d’en face, à droite et dans leurs relais dociles dans les médias, m’avaient déjà congédiée, accablée de toutes les insuffisances et de toutes les impotences, vilipendée dans des publications sordides, à la une de publications liées au pouvoir. Il y a sans doute un peu d’argent à gagner pour ces conglomérats de la finance et des médias, mais surtout, il y en a tellement à perdre si la gauche gagne les élections« 

Reste que Ségolène s’est même efforcée de ranimer le clivage droite-gauche, considérant que la droite n’a qu’une obsession : « la défense de ses privilèges, de ses passe-droits, de ses abus, de ses réseaux et de ses clientèles, de son impunité. Allons-nous accepter qu’à travers l’un des siens, cette nouvelle oligarchie prenne la tête de l’Etat républicain ?« 

Et me revient en mémoire un communiqué de presse que le PS m’avait adressé, le 25 janvier dernier. Après que Nicolas Sarkozy ait ironisé sur le fait que François Hollande était « machiste » puisqu’il ne laissait pas sa compagne faire campagne elle-même, Julien Dray disait :

« 10 jours : c’est le temps que Nicolas Sarkozy aura tenu ses bonnes résolutions de ne pas attaquer ad nominem (sic) ses adversaires politiques. (…) Remarque anecdotique : Si ses promesses quant à son programme valent autant que ses promesses quant à sa nouvelle personnalité, les Français sont prévenus : elles ne valent que pour les 10 prochains jours ! « 

Amusant, non ? On ne pourra pas dire qu’il ne nous avait pas prévenus.

Un autre passage de son communiqué de presse prend un relief différent. Il considérait en effet que « ses propos virulents témoignent de la difficulté dans laquelle se trouve le candidat UMP « . Il convient certainement de l’approuver, et de considérer que l’agressivité déployée est à la mesure des difficultés dans lesquelles se débat le candidat qui l’emploie.

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18 comments

  • On dirait que Bayrou commence franchement a inquieter. Franchement, Segolene Royale qui se plaint des medias, ca me fait doucement sourire, elle qui a ete l’incarnation du phenomene mediatique ces derniers mois. Si elle a casse sa dynamique en attendant aussi longtemps pour devoiler son programme, qu’elle s’en prenne qu’a elle meme. Quelqu’un comme DSK aurait deja amorcer la lutte ideologique avec Sarkosy. Elle le laisse occuper le terrain des idees. Quand a Sarkosy, son soudain revirement de personnalite me laisse plutot sceptique. Apres avoir joue les barons de la droite pour rassembler son camp, le voila qui joue les rassembleurs. Enfin bon, la campagne est encore longue. Wait and See comme ils disent outre manche.

  • ah, Koz, et bien le voilà (par des moyens détournés), ce billet.

    Comme je le disais ailleurs, les personnalités politiques qui crient au complot, j’ai tendance à les trouver dangereux.

    « Médiatico-financier ». Un couple comme celui-là, ça fleure bon la collusion. C’est la version soft d’un autre couple de prétendus comploteurs ?

    Le problème étant qu’assurément, les erreurs techniques web de TF1 (et France 2 ?) ne viennent pas aider à remettre de l’ordre.

    Quant à critiquer le « mur financier » (c’est de Lang), ces méchantes entreprises du CAC 40, alors qu’elles sont tout de même les plus grosses pourvoyeuses d’emplois, qu’elles ont été les premières à appliquer les 35 heures, et j’en passe…

    J’ai promis de ne pas m’énerver aujourd’hui. Donc bon.

  • [quote comment= »2676″]Le problème étant qu’assurément, les erreurs techniques web de TF1 (et France 2 ?) ne viennent pas aider à remettre de l’ordre.[/quote]

    Tout est rentré dans l’ordre chez TF1, le passage incriminé faisant même parti des meilleurs moments de l’émission. Quant à France2, le reportage inaccessible semble l’être uniquement pour des questions de droits….

  • J »ai rajeuni de 26 ans grâce à ce discours moderniste. Dimanche, j’attends le Nouveau programme commun. Elle est plus forte qu’une cure de DHEA ou un lifting. Merci Mme Royal

  • Ouais, en face, Nicolas affiche un discours d’ouverture en ralliant… Santini, tout ému de la chute de son balcon, et dont Le Monde rappelle aujourd’hui dans un article ambigü qu’il a avec N. Sarkozy le même « parrain », Charles Pasqua. Et que, par ailleurs, il est mis en cause dans une affaire. Bayrou se fait piquer ses idées, donc. S. Royal se fait critiquer par les médias qui l’ont faite, et N. Sarkozy va chercher des volontaires forcés (il est quand même très bizarre cet article du Monde)

    Bayrou se fait donc piquer son positionnement. Une partie de ses idées aussi… Hum. Autant voter pour lui direct! Faites comme moi : votez François Bayrou, et soyez toujours en avance d’une saison sur les modes politiques!

  • François Bayrou, qui a évoque des « pressions », m’agace par sa façon de se victimiser un peu plus souvent qu’à son tour :

    On ne l’entend pas ? C’est la faute aux media; Sarkozy réussit une bonne émission ? C’est que ce sont ses copains qui l’ont organisée. Frôlant la diffamation, il est obligé de revenir sur ses dires; Santini le lâche ? C’est qu’il a subi des pressions, qu’il est mouillé dans une affaire.

    Il faut aussi envisager d’autres explications : d’une part, que Santini connaît Sarkozy depuis des années et, d’autre part, que, comme la plupart des députés, il ne rechignerait pas à être réélu, qu’il sait que son électorat est à droite et que la stratégie de Bayrou risque d’être bien plus aventureuse pour les députés que pour lui-même…

    Est-il bien nécessaire de tenter de souiller un homme pour expliquer cela ? Est-ce conforme à ce que François Bayrou dit par ailleurs sur sa nouvelle façon de faire de la politique ?

  • La nouvelle façon de faire de la politique de Bayrou ressemble de plus en plus à celle de Le Pen (les opinions mises à part).

    Tous des méchants, le baillon, la théorie du complot.

    Ce dernier élément est également soulevé par le PS. Au point que Le Pen n’a même plus besoin de nous le ressortir.

    Quand des politiques crient au complot ou à la collusion, j’ai une furieuse envie de partir en courant. C’est un aveu de faiblesse politique. Et c’est un argument non seulement spécieux, mais excessivement dangereux.

  • évidemment, sur ce coup-là mon choix de candidat me rend difficilement crédible, mais je vais quand même vous faire part de mes doutes concernant Santini. Pour leur donner un semblant d’objectivité, je vous renvoie également à l’article du Monde d’hier (daté d’aujourd’hui) qui frôle la diffamation à force d’être ambigü, notamment dans le dernier paragraphe : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-866795,0.html

    Pour moi, le plus étrange dans cette affaire, c’est son calendrier. C’est en 2002 que l’UMP a lancé son OPA sur l’UDF, poussant Bayrou dans ses retranchements : tous les députés UDF étaient inscrits d’office dans le parti de la majorité, l’UMP. Autrement dit, tout à coup, l’UDF n’avait plus de financement, n’existait plus. Beaucoup de choses se sont jouées à ce moment-là. Le message était clair : vous êtes à l’UMP ou vous êtes contre l’UMP. La moitié des députés sont partis. Notamment ceux qui savaient qu’ils avaient été élus à la suite d’un accord avec l’UMP, et grâce à ses voix, et qui ne souhaitaient pas se mettre en danger (et qui étaient d’accord pour rentrer dans un grand parti de droite censé être pluraliste et rassembleur). D’autres sont restés, mais n’ont pas fait le jeu, par la suite, de l’opposition au gouvernement (Robien et RDDV en tête de file) Sont restés 30 députés. Les fidèles. Parmi eux, certains n’ont jamais approuvé la posture critique de Bayrou face au gouvernement. Santini fait partie de ceux qui sont restés, tous les conseils nationaux de l’UDF ont eu lieu chez lui, notamment celui de 2002, après le refus de rentrer dans l’UMP. Il s’est abstenu de voter le budget 2007, c’est encore sur la première page de son site http://www.andre-santini.net/ (sur le même site, dans la partie « blog », on retrouve l’article du Monde dont je parlais plus haut) Et alors? pourquoi maintenant? Parce que Sarkozy est plus son ami que F. Bayrou?

    Cherchons ensemble les raisons… faisons une recherche sur le site d’André Santini, grâce à Google (car il n’y a pas de moteur interne) : site:http://www.andre-santini.net/ sarkozy Et que trouvons nous? – nov. 2004 élection de N. Sarkosy à la tête de l’UMP : « Le plébiscite de l’électron libre du gouvernement à la tête du premier parti de France aura eu toutes les apparences d’un sacre napoléonien. En tout cas un véritable Sarko show à l’américaine et surtout un pied de nez au président de la République qui voit son Iznogoud accomplir la première partie de son rêve – être « calife à la place du calife » – en commençant par prendre les rênes du « parti chiraquien »… » Et cette conclusion : « Ces deux événements politiques auront en tout cas mis en lumière les divisions qui existent au sein de l’UMP et du PS : Chiraquiens contre Sarkozistes à l’UMP, partisans du non contre partisans du oui à la Constitution chez les Socialistes. Seule l’UDF garde sa cohésion. »

    Ailleurs, il évoque son amitié pour N. Sarkozy, les négociations pour les régionales contre Coppé.

    Bref, il a une amitié personnelle avec N. Sarkozy, ce qui ne l’a jamais empêché d’être son adversaire politique. Et alors? Pourquoi maintenant? Faut-il croire les allusions à peine voilées du Monde à des « affaires » en cours? Est-ce que les rapprochements avec le PS seraient plus avancés qu’on ne le dit actuellement, et que Santini s’est toujours présenté comme un centriste, mais de droite?

  • J’ajoute ceci : il a toujours dit (cf ce même blog) qu’à son avis l’élection de Sarko à la tête de l’UMP était une bonne chose parce que sarko ne trouvait pas que c’était une bonne idée de faire de ce parti un mastodonte incapable d’alliance. A son avis, Cela allait permettre à l’UDF de tendre la main à l’UMP le moment voulu. (après s’être abstenu lors du vote du budget, quand même!) La question reste la même : pourquoi maintenant? Pourquoi pas entre les deux tours, comme toujours? (comme en 2004 par exemple) Pour le moment, Sarko caracole en tête de tous les sondages, il n’a pas besoin de ça, Santini ne peut pas craindre que la droite ne soit pas présente au second tour. On ne peut pas dire qu’il vole au secours de son ami.

    On ne lui demandait même pas de s’engager frontalement contre Sarkozy pendant la campagne : il était en voyage ces derniers jours, pendant que tout le monde est sur le pont, c’est dire s’il fait ce qu’il veut!

    Alors? Pourquoi maintenant?

  • Lisette, j’ai lu l’article du Monde et, franchement, si j’aime bien votre pseudo, qui fleure bon la pâquerette, je trouve votre procédé à la limite de l’honnêteté intellectuelle. Et j’aurais même tendance à penser qu’il l’a même juste dépassé.

    Il n’y a rien dans cet article qui permette de spéculer sur de quelconques pressions. Strictement rien.

    L’affaire dont vous parlez, et dont vous ne parliez certainement pas il y a quelques jours, est évoquée en fin d’article, en quatre lignes, de la manière suivante :

    « A quoi rêve André Santini ? Il règne sur sa ville. Il a déjà de toutes forces essayé d’être président du conseil général et assure ne plus y croire. « Pour l’UMP, je serai toujours une pièce rapportée. » Actuellement mis en examen dans l' »affaire Hamon », du nom d’un collectionneur ayant voulu faire don de ses oeuvres à la ville d’Issy, « il ne peut pas être ministre », fait remarquer, non sans fiel, un conseiller de Nicolas Sarkozy. Il a déjà été deux fois membre du gouvernement, il y a vingt ans. « J’ai beaucoup aimé », dit-il, songeur.

    En quoi cela accrédite-t-il une seule seconde l’hypothèse de pressions quelconques ??? Cette façon de faire – la vôtre et celle de François Bayrou – n’est vraiment pas à l’honneur de l’UDF.

    Le reste de l’article évoque les tentatives appuyées de séduction par Sarkozy. Pas de quoi fouetter un chat. André Santini a la surface pour résister.

  • Enfin (décidément!), à propos de l’émission : Bayrou n’a exprimé ses doutes qu’après que d’autres aient évoqué le rôle de D. Ambiel dans cette histoire. Sa première critique, et la seule qui reste à présent (puisqu’il paraît qu’ils se sont téléphonés et que ça va mieux), concerne le temps de parole accordé aux uns et aux autres.

    De mon côté, je crois Sarkozy beaucoup trop intelligent pour courir le risque de se discréditer sur une émission. Que les gens soient castés, et l’émission scénarisée, il faudrait vraiment n’avoir jamais regardé la télé pour s’en émouvoir.

    Sarkozy a été très bon dans cet exercice, pas de doute. Le Pen aussi. Royal le sera peut-être moins, ce n’est pas son format, mais ne jurons de rien. A mon avis, Bayrou sera grandiose, s’il la fait, et il fera un record d’audience comme à Canal.

  • [quote comment= »3959″]Enfin (décidément!), à propos de l’émission : Bayrou n’a exprimé ses doutes qu’après que d’autres aient évoqué le rôle de D. Ambiel dans cette histoire. Sa première critique, et la seule qui reste à présent (puisqu’il paraît qu’ils se sont téléphonés et que ça va mieux), concerne le temps de parole accordé aux uns et aux autres.[/quote]

    Eh bien Bayrou devrait apprendre la sagesse, et à ne pas mettre en cause les gens avant de réfléchir. On commence par vérifier les infos qu’on lit, ça me semble élémentaire. Moi-même j’attends souvent qu’une info que je lis sur un site quelconque mûrisse un peu avant d’en faire part. Mais cela convenait trop bien à son positionnement politique pour qu’il s’abstienne.

    [quote]A mon avis, Bayrou sera grandiose, s’il la fait, et il fera un record d’audience comme à Canal.[/quote]

    Il la fera, il la fera, ne vous inquiétez pas. Juste un peu de cinoche pour se faire remarquer mais il ne se privera pas de cet audimat.

    Maintenant, il faut juste espérer pour lui, et vous, qu’il sera meilleur qu’à « A vous de juger ».

    ps : aucun regret, sur vos insinuations ? C’est « de bonne guerre » ?

  • Oups, je n’avais pas vu votre réponse. Ca, c’est sûr que je ne parlais pas de l’affaire avant : il y a une foule de choses que j’ignore.

    Mon argumentation ne repose pas sur cet article : je le cite (plusieurs fois, parce que je le trouve étrange, et que je ne vois pas pourquoi je me priverais de basses allusions, lol. Je reconnais, en me relisant, que j’ai été assez maladroite dans ma façon de faire dans le premier commentaire). Je le cite surtout à cause des derniers paragraphes, où le vocabulaire utilisé n’est pas du tout innocent (il est question de parrain, de maquisard corse, d’imbrication UDF/UMP : je ne remets pas en question ce dernier fait ce sont les mots choisis qui me font tiquer). Vous choisissez de vous concentrer sur les tentatives de séduction, fort bien. La phrase précédente est une question : « Un maire des Hauts-de-Seine peut-il, sans crainte d’être gêné dans la gestion de sa commune, s’opposer au président du conseil général quand celui-ci s’appelle… Nicolas Sarkozy ? »

    Bref. Mon argumentation ne repose pas là-dessus, et on ne va pas se permettre une explication de textes. Si Marion Van Renterghem a quelque chose à dire, qu’elle le dise. Je ne hurlerai pas à la censure si vous supprimez toutes les allusions à cet article. Et même : je ne hurlerai pas à l’insulte si vous laissez les allusions, ainsi que vos remarques sur ma malhonnêteté intellectuelle : autant je maintiens ma lecture de cet article, autant je reconnais que j’en ai fait une utilisation un peu abusive (c’est plus ou moins de bonne guerre, il me semble!) 🙂

    Ma question concerne le calendrier. C’est ça qui me fait douter, qui me fait accorder un peu d’attention et de crédit au contenu de cet article. Pourquoi maintenant

    Mais je vais être tout à fait honnête, pour tenter de diminuer les effets de ma mauvaise langue militante : à mon avis (absolument pas autorisé), c’est que les rapprochements vers la gauche sont beaucoup plus avancés qu’on ne le dit.

    Ce qui aurait plutôt tendance à réjouir mon coeur de centriste, et tendrait à me faire considérer ce départ comme un non-événement (triste quand même, parce qu’on s’amuse bien avec Santini). Mais je suis là pour militer, n’est-ce pas?

  • Oui, c’est « de bonne guerre ». Parce que je ne me suis pas contentée de troller mon mauvais esprit, mais que j’ai expliqué. Et même un peu regretté. Je ne crois pas avoir souillé l’image de Santini en quoi que ce soit. Il savait très bien que son départ amènerait des questions. Je ne vois pas pourquoi je me priverais de les relayer, alors que je me les pose moi-même

    A propos d’Ambiel : pardon, que vouliez-vous vérifier? il a bien participé à la rédaction de l’émission… Il y avait lieu de se poser des questions.

  • Je finis : si vous allez voir chez moi, vous verrez que je n’ai pas fait un billet de ces remarques (alors qu’elles y auraient été plus visibles, et plus difficiles à contredire). Je n’ai fait ces remarques que chez vous, qui êtes 1. pour Sarkozy 2. rédacteur de billets solidement argumentés

    Aucun courage là-dedans (vous n’allez pas me taper dessus, même dans Second Life ça ne me ferait pas mal). Mais mon objectif n’est pas de colporter une vile rumeur : ce n’est pas d’ici qu’elle se propagera partout! Juste de partager mes interrogations (tout en restant dans une logique militante)

  • [quote comment= »3964″]Je ne crois pas avoir souillé l’image de Santini en quoi que ce soit. Il savait très bien que son départ amènerait des questions. Je ne vois pas pourquoi je me priverais de les relayer, alors que je me les pose moi-même[/quote]

    Non, pardi, vous ne souillez pas son honneur, quelle idée. Vous insinuez simplement que son ralliement serait lié à une affaire délictuelle dans laquelle il serait mise en cause et grâce à laquelle Nicolas Sarkozy aurait pu faire pression sur lui.

    Bref, si l’honneur reste sauf lorsque l’on met en cause votre honnêteté, alors vous avez raison : vous n’avez pas mis en cause son honneur.

    Quant au fait qu’il devait se douter que son ralliement devrait provoquer des questions, tout dépend de la conception de la politique que l’on entretient. Car des questions, oui, c’est légitime. Des mises en cause, des insinuations, ça l’est beaucoup moins. Trouver cela « de bonne guerre », je trouve que c’est plutôt cynique et que ça s’accorde mal avec l’image que l’UDF veut donner d’elle-même.

  • Bon, bon…. restons calmes. Si vous voulez bien me relire, vous verrez que je regrette mon premier billet et la façon dont j’ai amené cet article du Monde. J’ai parlé de maladresse, je peux même aller plus loin : c’était assez stupide. Et j’aurais dû corriger plus vite, au moment de m’expliquer sur l’article.

    Il n’est absolument pas besoin de faire référence à une affaire quelconque pour se demander s’il y a eu des pressions (sur un esprit déjà bien disposé, c’est vrai) ou si un rapprochement avec le PS est plus avancé qu’il n’y paraît.

    Dans ces conditions donc, non, je ne pense pas avoir failli à l’honnêteté. Et jamais à la réputation de Santini, qui se fiche pas mal de ce que je peux dire ou pas en commentaire sur un seul blog, à quelqu’un qui (évidemment, vu la teneur du billet), allait s’attacher à me contredire.

    J’aurais aimé que vous me répondiez par un argument, en plus de souligner ma stupidité (réelle, ici)(ça vous va là?) et de me soupçonner de malhonnêteté (après avoir relu quelques uns de vos posts, je crois que ce genre de mots ne vient pas facilement dans votre bouche : c’est donc que j’ai été particulièrement mauvaise)

    L’amitié pour Sarkozy est ancienne, vous l’avez dit, c’est confirmé sur le blog. Justement, alors : pourquoi est-ce que tout à coup ça joue? Pour moi il y a deux solutions : les pressions, ou l’évolution de l’UDF vers la gauche. Ca fait 24h que j’ai lu cet article et me pose cette question. Je crois de moins en moins à cette histoire de pressions, pour les mêmes raison qui me font me dire qu’il ne suffit pas d’invoquer l’amitié : si ça avait dû jouer, ça aurait joué avant.

    Si je suis assez sûre de ma moralité dans cette histoire, en revanche, vous m’avez fait douter de celle de Bayrou. Ce n’est pas pour ça que je ne voterai pas pour lui, sinon j’aurai du mal à trouver un candidat ;), mais je ne lui accorde plus la même stature morale. Ce n’est pas le fait que (sur cette histoire, soyons d’accord, pas sur l’émission de TF1) cela ait toute l’apparence d’une boule puante lancée contre l’UMP. Des boules puantes, des pièges tendus, il y en a, et il y en aura encore, je ne crois pas trop aux déclarations de vertu en ce domaine : c’est trop facile d’y verser, en période de campagne. C’est comme les noms d’oiseau sur un match de foot. (j’ai peut être tort de n’y attacher aucune importance, mais c’est ainsi) Là ce qui m’embête c’est que c’est un ami, quand même, ou au moins un camarade de longue date. Bayrou n’aurait pas dû dire ça. Que moi dans mon coin je me pose des questions après avoir lu un article (je répète que même sans le mot affaire, je trouve qu’il y a de quoi tiquer), ce n’est pas bien grave. Même si je viens agresser quelqu’un d’autre à ce sujet.

    Que lui le clame haut et fort (et pas seulement sur Santini, mais sur les autres maires de l’UDF). Là il y a un problème. Ou alors Bayrou est à ce point acculé? Ce serait étonnant.

  • En souriant, j’ajouterais que là : http://www.koztoujours.fr/?p=96 vous n’êtes pas un tendre non plus, et prompt à poser de façon très claire les questions qui vous tarabiscotent … (si vous me dite qu’il n’y a pas d’insinuation dans ce post, alors je vais envisager une cure de sommeil pour essayer d’y voir plus clair/fin du mode ironie)

    (soyons clairs : cette histoire de scooter, d’un côté comme de l’autre, ne m’a jamais posé de problème, et j’ai répété à qui voulait m’entendre que non on ne traitait pas comme les autres les enfants de candidats).(idem pour l’impôt sur la fortune, faut arrêter les âneries un peu)

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