Ni Blancs ni Noirs, Français.

L’onde de choc du meurtre raciste de George Floyd a atteint nos rivages pour nous promettre un avenir compliqué. Ce jeudi a marqué une apogée lorsque Virginie Despentes1 a adressé une lettre à France Inter pour qu’elle soit lue à l’antenne. Et France Inter l’a lue à l’antenne, parce que c’est eux, parce que c’est elle.

Cette Lettre à mes amis blancs qui ne voient pas où est le problème évoque le « privilège d’être blanc », et commence ainsi :

En France nous ne sommes pas racistes mais je ne me souviens pas avoir jamais vu un homme noir ministre. Pourtant j’ai cinquante ans, j’en ai vu, des gouvernements.

Pourtant, j’en ai 44, je ne les ai pas tous si bien vus, au gouvernement, mais je me souviens d’Harlem Désir, de Kofi Yamgnane, de Victorin Lurel, de Christiane Taubira, de Rama Yade ou de Sibeth Ndiaye. Disant cela sur Twitter, je me suis attiré des remarques narquoises et péremptoires. Je ne verrais pas le sujet. Il n’y aurait aucun « homme » « noir » « ministre » , m’a-t-on répondu comme cela. Alors soit, je veux bien faire le tri identitaire avec vous : Harlem Désir est peut-être un peu trop pâle pour ces gens, Christiane Taubira n’est pas un homme… mais Kofi Yamgnane ? Certes il était Secrétaire d’Etat, ce qui n’empêche pas qu’on s’adresse à lui d’un « Monsieur le ministre », et Christiane Taubira était bel et bien ministre, et ministre d’Etat. Affranchissez-moi : parce que c’est une femme, ça ne compte pas ? Et finalement, cela n’aurait pas d’impact sur l’idée avancée d’un « racisme institutionnel » ?

Car le même jour, un journaliste, du site LesJours.fr, a publié un court thread, disant de façon approchante ce que j’ai dit ci-dessus. Il a été contraint de supprimer ses propos, considérés comme « inacceptables », et contraires aux convictions et à la ligne éditoriale de la rédaction. Relisez donc le paragraphe précédent : il est « inacceptable »… Il n’est surtout pas anodin que des journalistes, ordinairement soucieux d’indépendance et de liberté d’expression, aient trouvé le propos si insoutenables qu’ils aient censuré le co-fondateur du site. Petite affaire, qui ne s’est pas ébruitée hors du microcosme de Twitter, mais significative.

Et tout ceci m’inquiète.

Je ne crois pas négliger le fléau du racisme. Comme beaucoup, je n’aime pas me fendre de gages, même rétrospectifs, mais j’avais plutôt passé les jours précédents à rediffuser les images de policiers américains blancs posant un genou à terre en signe de reconnaissance des violences policières, de condamnation du racisme, et de solidarité avec les manifestants aux Etats-Unis… au point de susciter quelques réserves en privé. Et ce jusqu’à voir ces images littéralement absurdes d’une foule de personnes blanches agenouillées et mains levées, jurant de renoncer à leur « white privilege. » Jusqu’à lire, importé jusqu’en France, que je devrais m’excuser pour ce que je suis, et non pour ce que je fais.

J’ai bien conscience qu’une personne noire ou d’origine maghrébine se fera incomparablement plus souvent contrôler que moi. J’ai bien conscience qu’il est douloureux, insupportable, de savoir, ou seulement soupçonner, que sa couleur de peau à laquelle on ne peut rien sera un sujet de plus pour obtenir un emploi, de caissier ou d’avocat. Et je veux bien essayer d’imaginer la difficulté de vivre avec le sentiment, parfois réel parfois supposé, que sa peau vous précède toujours dans le regard des autres. Oui, il est incontestable qu’il y a en France comme ailleurs et en toute population, un racisme à combattre, à rejeter. Je le crois aussi au nom de ma propre foi, ce qui m’est le plus intime, et me commande (si des fois j’étais trop faible pour le décider seul) de reconnaître l’égale dignité de toute personne humaine.

Je ne crois pas en revanche au « racisme institutionnel », sauf à admettre une acception de cette expression qui la viderait de toute pertinence. S’agit-il de dire qu’il y a du racisme au sein des institutions françaises ? C’est une évidence. « Partout où il y a de l’homme, il y a de l’hommerie », disait saint François de Sales. Mais il n’y a pas en France de racisme institutionnalisé, de « racisme d’Etat« , ou de complaisance institutionnelle pour le racisme.

Je refuse d’être assigné moi-même à ma couleur de peau. Je refuse de m’excuser d’être ce que je suis, au-delà de ce que je choisis d’être, je refuse évidemment et absolument de concevoir une autre responsabilité du fait d’être Blanc que de combattre toute discrimination contre celui qui ne l’est pas. Ma couleur n’est pas neutre, mais elle ne me définit pas.

Être Blanc, n’est pas un « privilège », que l’on pourrait abolir ou auquel je devrais renoncer. Ce que je vis, parce que je suis Blanc dans un pays européen, est la normalité, qui doit être garantie à tous, sans distinction aucune. C’est à partir de là que le racisme doit être combattu, pas à partir d’une inversion logique qui me rend responsable, voire coupable, par la couleur de ma peau.

Et oui, tout ceci m’inquiète, car je crains de voir importer des Etats-Unis les conflits avec les théories. Je m’inquiète de voir les excès des uns pousser les autres à choisir un camp, sacrifiant la raison aux entreprises identitaires. Je m’inquiète car tous n’auront pas la ressource pour refuser la montée aux extrêmes ou, si je ne craignais pas la référence cuistre, une forme de mimétisme girardien, déjà à l’œuvre.

Qu’importeront donc ces zélateurs empressés de concepts américains sinon la situation américaine ? Sinon un autre Trump ? Un autre Trump qui viendra agiter une Bible sous le nez angoissé des électeurs blancs ? Je n’ai pas combattu l’assignation identitaire par les uns, pour l’accepter par les autres. On me disait à l’époque que l’identitarisme n’existait pas. Voilà que, au détour d’une chronique sur Michel Onfray, celui qui, déjà condamné pour incitation à la haine raciale, n’a pas ressenti d’autre urgence que de rappeler que George Floyd avait fait de la prison et, à tort, que 80% des meurtres de Blancs étaient le fait des Noirs, en fait un déterminant et « la mère de toutes les batailles ». S’abritant derrière De Gaulle – on a encore ses pudeurs et ses précautions judiciaires – dans le contexte actuel, voilà qu’Eric Zemmour tient à rappeler que « la France est avant tout un peuple de race blanche ». Qui ne voit que l’identitarisme n’est que le cache-sexe du racisme ? Qui ne voit que ses promoteurs, des deux rives ou des deux faces, nous précipitent dans un conflit certain tant on serait irrémédiablement, immuablement, irrévocablement Blanc, Noir, à jamais divisés, avant que d’être Français ?

  1. celle qui avait pu, évoquant les tueurs de Charlie, « aimer ceux-là qui avaient décidé, à leur façon, la seule qui leur soit accessible, de mourir debout plutôt que vivre à genoux«  []

Auteur

Père, époux, fidèle à divers titres, je suis aussi... avocat, auteur (Ca ira mieux demain, 2015; Identitaire - Le mauvais génie du christianisme 2017), et chroniqueur à La Vie.

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17 commentaires

  • C’est pareil au Québec. On tente de plaquer l’histoire des noirs américains sur celles des noirs au Québec. C’est d’un ridicule consommé. L’histoire est totalement différente. Certes on trouve des poches de résistance ici et là de discrimination et de racisme mais on ne peut absolument pas parler de racisme systémique. D’ailleurs, notre Premier Ministre François Legault refuse ce concept. Ça lui vaut une volée d’insultes. La haine de soi au Québec est abbysale. Je veux bien dénoncer et reconnaître toute forme de racisme, voire le combattre mais m’excuser d’être blanche ?

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  • L’article commençais bien, il continuait bien d’ailleurs, j’ai même cru qu’il allait bien finir au point où je me demandais ce qui avait bien pu changer dans la vie pour que je vous trouve si pertinent. Puis le dernier paragraphe, tout s’écroule, tout retourne à la normale : une mention de Zemmour comme pour s’excuser de ce que l’on a dit précédemment. Ouvrez les yeux, Zemmour n’incite pas à la haine raciale. Il cite le général de Gaulle. Était-il un si mauvais personnage ? Il a contribué à chasser les socialistes non-marxistes du NSDAP de France, a permis à cette dernière de garder le rang qu’elle ne méritait peut être plus d’occuper, et c’est la vision qu’il avait de la France. une France principalement de race blanche. Qui s’offusquerait de dire que le Gabon est principalement un pays de race noire ? Vous tomber dans ce que vous combattiez plus haut dans l’article : la repentance de ce que vous êtes.

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    • Eh bien rassurez-vous, ne vous connaissant pas, je n’ai pas à être surpris d’autre chose que de l’insistance à venir lire quelqu’un que l’on trouve ordinairement si peu pertinent. Une forme de masochisme finalement assez répandu, mais qui ne laisse pas de m’étonner.

      J’ai écrit ce que j’avais à écrire, sur la référence à De Gaulle. Outre le fait que la paternité est débattue, De Gaulle est un homme d’un autre temps qui s’exprime à une autre époque. La France n’est pas immuable. Historiquement, elle a évidemment été constituée d’un peuple « de race blanche ». Aujourd’hui, elle est plus mélangée. Et c’est toujours la France. Penser le contraire, voilà le problème, et c’est ce que vous révélez, vous et Zemmour : en fin de compte, les Français noirs ou d’origine maghrébine, ça n’est pas la France. Pour ce qui est de m’ouvrir les yeux, c’est un peu présomptueux de votre part. Le fait est que je ne pense pas comme vous et Zemmour. C’est ainsi.

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      • On peut lire AUSSI des gens dont on ne partage pas nécessairement les idées, c’est ce qui s’appelle l’ouverture d’esprit .

        Par ailleurs : Les noirs d’ Amérique y sont allés à leur corps défendant, en tant qu’esclave (souvent vendus au départ par d’autres noirs, en Afrique;( il y a eu des esclaves blancs razziés par les barbaresques en Méditerranée, et il y a encore des esclaves dans les pays musulmans …)
        Les noirs et autres immigrants, qui viennent en métropole y viennent par choix; ils doivent donc respecter leur hôte, sa culture, ses lois, ses coutumes… : les trafics et les violences ne sont pas respectueux !!!
        Zemmour a raison : la France est à la base un pays de race blanche (c’est la géographie qui l’a voulu ainsi), de religion chrétienne (parce que c’est le christianisme qui a construit la France), de culture grecque, et de législation romaine (c’est l’histoire )… Le dire n’est pas faire preuve de racisme, mais de simple objectivité, et de culture . Chaque pays a sa culture fût il majoritairement peuplé de noirs, de blancs, de jaune etc… et chaque immigrant doit respecter le pays qui l’accueille, c’est la condition élémentaire pour protéger la paix .
        Ce n’est pas la couleur de la peau qui fait l’homme, mais ce sont ses valeurs, ses comportements etc… La discrimination fût elle « positive » est une grave injustice ! et ne rend pas service à ceux qu’elle prétend favoriser, en leur faisant croire que tout leur est dû!

      • Je ne me fais pas l’interprète ni de Zemmour, ni de Despentes, que je ne suis pas et ne connais pas très bien, mais il me semble que vous méconnaissez une partie du problème lorsque vous ne parlez que de couleur de peau, ou plutôt quand vous ne la considérez que pour elle-même.

        En dehors de l’outre-mer, je crois que la plupart des personnes de couleur sont d’immigration assez récente en France, après la Seconde Guerre mondiale, et sont arrivés avec des cultures, langues, religions, moeurs différentes, et par définition étrangères. Il y a une assez forte coïncidence de fait, bien sûr entièrement contingente et réversible, -quoiqu’avec un effort difficile, voire déchirant, que l’assimilationnisme exigeait pourtant- entre la couleur de peau et un héritage culturel, au sens large, étranger.

        Le « privilège blanc », dans ce sens, est de naître dans un pays façonné par ses ancêtres, dont l’ensemble des codes culturels nous sont non seulement connus, familiers, mais pour ainsi dire innés. Renoncer à ce privilège est possible, d’une certaine façon, en renonçant à l’identité qui est faite entre un territoire et une continuité culturelle et historique. Par exemple, on peut enseigner l’histoire du monde plutôt que l’histoire de France, Harry Potter plutôt que Racine, etc. c’est-à-dire s’attacher à rechercher le dénominateur commun, ou au moins qui n’appartient à personne, aussi petit et pauvre soit-il, plutôt que d’ancrer la communauté nationale sur la culture historiquement française. De façon plus générale, on peut partir d’un axiome juridique: « est française toute personne qui a la nationalité française » pour en déduire ce qu’est la France, c’est-à-dire en faire une définition entièrement descriptive et non prescriptive.

        Il me semble de plus, en dehors de la simple antériorité de présence à laquelle la couleur de peau est de facto associée, qu’elle joue sur les mécanismes d’identification. « Nos ancêtres les Gaulois » -formule dont je connais le caractère partiellement fantaisiste- (et cela vaut pour la plupart des références historiques: « nos ancêtres les Romains », « nos ancêtres les Croisés et les moines bénédictins », etc.), ou au contraire « nos ancêtres les esclaves », « nos ancêtres victimes de ségrégation », fonctionnera probablement différemment selon la couleur de peau de celui qui le prononce. La ressemblance physique est un vecteur d’identification historique, et donc d’identité, aussi superficielle soit-elle. C’est ce qui se joue, je pense, dans le déboulonnage des statues aux Etats-Unis mais également en Europe: on rejoue, on rejuge l’histoire pour lui donner une issue différente, dans laquelle l’homme de couleur sort victorieux. C’est à mon avis aussi ce que dit cette histoire du policier de couleur traité de vendu par des manifestants devant le palais de justice. Renoncer au « privilège blanc », c’est alors renoncer à un certain nombre de symboles tangibles de l’historicité de la nation, dont l’appropriation n’est facile qu’aux blancs.

        J’ai, moi-même, quelques difficultés à me situer sur le sujet mais je pense que le débat entre une « pensée Despentes » et une « pensée Zemmour » n’est pas entièrement fou et artificiel.

  • Merci d’avoir su écrire les mots que je cherchais depuis quelques jours ! Et merci d’avoir eu le courage de les publier ! Je vous suis depuis quelques années et, même si je viens moins souvent faire un tour, je suis souvent d’accord avec vous… je sais où frapper le jour où j’aurais besoin d’un avocat

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  • Pourquoi supportez-vous si mal la critique ? Zemmour n’est pas raciste et je trouve que la personne qui vous reproche ci-dessus de donner dans la facilité a raison.
    Vous répondez toujours avec dédain, voire mépris quand on n’est pas entièrement d’accord avec vous.
    Je suis de ceux qui vous lisent, et ne suis pas toujours d’accord avec vous. Ce n’est pas masochisme mais intérêt pour le débat.

    Marie

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    • Ben voyons. On ne voit que ce que l’on veut bien voir. Un commentateur vient m’expliquer qu’il a dû se passer un évènement particulier pour que soudain je sois pertinent, mais vous ne voyez que mon prétendu dédain. Je ne suis pas un paillasson, chère madame. Si on vient me chercher, il y a des chances qu’on me trouve et si vous êtes si douée pour l’exercice, fort bien, ouvrez un espace, gérez les commentaires, ceux de ce genre en particulier, et je prendrai des leçons sur le tas. Pour le reste, disons que le racisme de Zemmour ne vous pose pas de problème. Même syndrome : on ne voit que ce que l’on veut bien voir.

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  • Il y a de quoi être inquiet, en effet. La situation aux États-Unis est flamboyante de bêtise et de manipulation cognitive. CF depuis l’evergreengate, déjà… Vous avez raison d’affirmer qu’être blanc n’est pas un privilège, comme peuvent l’asséner certains groupuscules américains, qui ne cherchent qu’à exciter les foules et provoquer des émeutes.
    Vu hier une vidéo d’une femme américaine noire qui retoque les ultra-gauches blancs américains :

    https://www.facebook.com/100014740844043/videos/905691713265515/
    Ok c’est sur facebook, ça n’en reste pas moins une femme noire qui ne se reconnaît pas dans les catégories « noirs-opprimé-victime éternelle » que les anti-racistes veulent lui faire accepter et r.e.v.e.n.d.i.q.u.e.r.
    Il faut avoir pleinement conscience de la manipulation à l’œuvre ici… Pas sûre que tous les Noirs américains se rendent compte qu’ils forment l’opportunité pour des Robin Diangelo de répandre ses idéologies moisies de « fragilité blanche ».

    Quant à Virginie Despentes… cette femme est vraiment un non-sujet, elle se décrédibilise instantanément avec sa première phrase, le reste ne vaut pas le coup du temps perdu à lire. Aboyer pour exister, encore une fois. Elle ne fait pas honneur aux millions de femmes qui ne se reconnaissent pas en elle, moi incluse.

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  • Très beau texte qui, j’en suis sûr, reflète parfaitement ce que les humains blancs de bonne foi ressentent devant le racisme qui blesse leurs frères. Merci de ces mots forts.

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  • « Le meurtre raciste de George Floyd »… Es-tu sûr de ta première phrase?

    Meurtre signifie homicide volontaire, et rien n’établit que Derek Chauvin ait tué volontairement. Il en est accusé, l’enquête le dira.

    Raciste signifie… on ne sait plus très bien. Il y a moins de 20 ans, racisme désignait le fait de haïr quelqu’un en raison de sa race ou sa couleur de peau. Aujourd’hui… la définition a glissé sous l’influence des militants (anti-)racistes. Racisme désigne désormais le fait, pour un blanc, de haïr quelqu’un en raison de sa race ou de sa couleur de peau. Même selon cette nouvelle définition raciste du mot racisme, il n’est pas établi que Floyd ait été tué par racisme.

    La réalité est que contrairement à ce que disent les (anti-)racistes, le racisme est un phénomène marginal aux USA. Il y a un problème de violence dans la société qui frappe surtout les noirs (comme auteurs ou victimes) et un problème de violence policière qui frappe les noirs plus que leur représentation dans la population, mais moins que leur représentation parmi les criminels.

    J’ajoute que le premier problème est numériquement 20 fois plus important que le second (environ 20000 homicides par an, vs 1000 personnes tuées par la police). Au final, 30 fois plus de noirs sont tués par des assassins noirs que par des policiers (7500 par an vs 250 par an).

    Les (anti-)racistes US se moquent totalement du sort des noirs pauvres qui doivent survivre dans des quartiers soumis au trafic de crack et à la violence des gangs. De même les (anti-)racistes français se foutent des pauvres gens « issus de la diversité » qui subissent rodeos sauvages, violences et trafics en tous genre ou montée de l’islamisme.

    Ce qui les intéresse c’est de cultiver la haine raciale et d’accuser la police, dont la sortie des quartiers ne fait qu’aggraver les problèmes. Aux US, un sondage indique que les noirs adultes (plus de 40 ans) sont favorables à plus de présence policière dans les quartiers noirs. Curieusement, les (anti-)racistes ne laissent pas ici parler les « concernés ».

    Le racisme est marginal en France. L’essentiel des réactions de rejet proviennent du triptyque habillement/attitude/comportement. Et les (anti-)racistes encouragent systématiquement les mauvais choix.

    Quand Taha Bouhafs traite la policière Linda Kebbab d’Arabe de Service, la majorité des Français se sent solidaire de Linda Kebbab. Pourtant ils ont la même couleur de peau. Mais pour les (anti-)racistes, la personne à donner en exemple c’est Taha Bouhafs.

    CQFD.

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  • Merci pour cet article.
    Gaston Monnerville pourrait-être aussi évoqué. Ministre (sous-secrétaire d’État) mais aussi président du Conseil de la République, président du Sénat, bref un des principaux personnages de l’État.
    Mais Mme Despentes n’était pas née…

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  • Merci pour ce texte Koz,
    je fais partie des personnes qui aiment à se plonger dans les textes publiés ici, mais aussi dans les commentaires qui sont publiés en réaction, car ma réflexion (assez pauvre) s’en trouve toujours un peu plus nourrie, et aussi un petit peu bousculée ( le second étant sans doute nécessaire au premier ).
    Je trouve votre réflexion intéressante, sur le sujet. En revanche, je m’interroge sur ce « privilège blanc ». Le mot privilège est peut-être mal choisi, car cela renvoi à quelque chose d’institutionnalisé comme l’étaient les privilèges nobiliaires de l’ancien régime. En revanche, je pense qu’il n’est pas mauvais en soi de faire réfléchir à une « expérience privilégiée » au quotidien, quand on est « leucoderme » pour employé des mots pédants. Je ne suis pas sûr d’avoir toujours conscience des avantages que me procurent ma couleur de peau. Bien sûr je ne veux pas être défini par celle-ci. Mais il est tout de même important que je porte un regard lucide sur toutes les fois où elle a pu faire office de « passeport » tacite. Et peut-être aussi sur les fois où mon regard est déformé par une grille de lecture inconsciente, et qui repose sur  » ce qui me ressemble » et  » ce qui ne me ressemble pas ». En un mot, si l’expression de « privilège blanc » est outrancière je pense qu’elle doit quand même être une invitation à poser un regard critique sur les « avantages » qui peuvent en découler. Pour être plus à même aussi de partager les tristesses et les angoisses de ceux de mes concitoyens, qui ne bénéficie pas de cet « avantage ».

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