Le travail a de l'avenir (I)

Bad news : « Contrairement aux fantasmes de tant de prospectivistes, le progrès technique ne fera pas disparaître le travail ». Le travail a donc de l’avenir, la chose est dite.

Mais c’est assez désespérant à constater : que ce soit de la nature de l’exercice, ou parce que les faits le commandent, le prospectiviste est, malgré ce qui précède, assez généralement casse-couilles. J’imagine qu’il y va de sa crédibilité : il convient qu’il pointe les menaces et souligne les enjeux que les autres ne voient pas. Il n’y a guère, en tout état de cause, de prospectivistes qui soulignent, l’esprit gai, la destinée radieuse, joyeuse qui nous attend, fleur à l’oreille et poitrine généreuse offerte. Guère d’ouvrages consacrés à la recension de nos atouts.

L’Avenir du Travail n’échappe que peu à la règle. Tout juste sa première partie, relative aux évolutions mondiales, est-elle plus chantante que la seconde, consacrée au cas spécifique, qui nous occupe, nous préoccupe : la France…

Lorsque je dis « chantante », toutefois, c’est bien par contraste. Car l’avenir que ce rapport dessine, faute d’inquiéter, interpelle parfois.

C’est, d’une part, l’explosion du virtuel, et des métiers y relatifs. Le rapport consacre quelques pages au célèbre Second Life, au développement de la promotion immobilière sur cet espace virtuel, à l’apparition prochaine de secteurs d’activité tels la médecine ou l’éducation… Soit, si l’on imagine que les cours ou les consultations ainsi donnés sur cet espace aient vocation à produire leurs effets sur le monde réel et notre « première vie ». Si Second Life ou tout monde virtuel plus élaboré qui lui succèdera devait tourner en vase clos, la médecine s’appliquant aux avatars, l’éducation à la seule façon de maîtriser Second Life, je confesse quelque angoisse, peut-être conservatrice, quant à l’état psychique comme physique de nos héritiers.

C’est, d’autre part, l’essor annoncé d’une société de la surveillance généralisée. Pas seulement publique, mais surtout du fait de compagnies d’assurance ou d’entreprises qui en viendraient à imposer des normes toujours plus draconiennes à leurs salariés en termes de santé, de vigilance, de savoir, de forme… Pis que tout :

« vers 2040, des objets inédits prendront, comme moteurs de la croissance, le relais des automobiles, des machines à laver, des objets nomades : il s’agira d’objets de surveillance – des surveilleurs. Intégrés au corps d’une façon ou d’une autre, ils serviront de capteurs, de contrôleurs et de surveillants des travailleurs qui seront, comme les consommateurs et les citoyens, de plus en plus contrôlés par les Etats, les entreprises, et les compagnies d’assurance » (pages 24-25)

Le constat est froid : l’objet du rapport n’est pas de fournir un jugement de valeur mais d’envisager l’avenir pour concevoir les adaptations nécessaires en amont.

« Par ses manœuvres, tous, petits et grands, riches ou pauvres, libres et esclaves, se feront marquer sur la main droite ou sur le front, et nul ne pourra rien acheter ou vendre s’il n’est marqué au nom de la Bête ou au chiffre de son nom » (Apocalypse 12 16-17). Eh ouais, internautes, la fin du monde est proche ! Bon, c’est en souriant que j’évoque ce passage invoqués moultes fois de façon quelque peu anticipée durant les vingt derniers siècles. Mais l’idée de voir un surveilleur intégré à mon corps d’une façon ou d’une autre, quand bien même ce ne serait pas avant mes soixante-cinq ans, ne me remplit pas d’allégresse et suscite comme une réticence…

Du fait des résistances qu’une telle évolution ne manquera pas de susciter, quelle que soit la malléabilité à venir de l’opinion publique, un tel avenir me paraît avoir davantage de chances de relever de rester cantonné aux productions d’Hollywood que d’autres, certes d’autant plus faciles à concevoir qu’ils sont certainement plus proches.

Ainsi de l’essor des entreprises et des travailleurs nomades. Le rapport dépeint d’ailleurs un modèle organisationnel original, entre « entreprise-cirque », troupes de théâtres et spectacles… Pour ce que j’en saisis, certaines entreprises auraient ainsi pour rôle essentiel de sélectionner, rassembler et coordonner des entités plus nombreuses, légères, constituées à l’occasion d’un projet et réunissant des salariés destinés à effectuer une tâche déterminée pour un laps de temps défini, en fonction dudit projet, et appelée à se disséminer une fois le projet réalisé. Pour éclaircir l’analogie : les secondes entités décrites sont les troupes de théâtres, les salariés sont les acteurs, décorateurs, costumiers, le projet étant la pièce…

Une telle organisation du travail n’est pas inconnue à ce jour, la preuve en est l’analogie avec les troupes de théâtre. Elle fait également penser, ce n’est pas un hasard, aux SSII, mais également à l’expérience malheureuse d’Alcatel… Selon ce rapport, cette organisation se généraliserait. Faut-il penser que la nature des produits vendus viendrait en valider le modèle ? En tout état de cause, on le comprend, cette organisation imposerait au niveau français des adaptations profondes pour répondre aux besoins de l’économie. Certains s’opposeront certainement aux évolutions nécessaires pour répondre à cette évolution, notamment au nom de la précarité (l’autre face de la souplesse) qu’elle engendrera. Si, effectivement, c’est ainsi qu’est appelé à évoluer le marché du travail, ce serait, une fois de plus, privilégier la protection de ceux qui disposent d’un emploi à la réalisation d’un marché dynamique, ce serait aussi plomber l’économie nationale du fait de son inadaptation… Et cela, nous ne le voulons pas, n’est-il pas ?

Une telle évolution recèle d’autres défis. C’est, notamment, l’affaiblissement corrélatif de la négociation sociale, dont le pouvoir

« sera très notablement affaibli par la libéralisation des marchés financiers, la mobilité des capitaux et la désintégration des processus de production en petites unités géographiquement dispersées. Les salariés perdront tout sentiment d’appartenance et se considèreront plutôt comme des experts individuels mandatés au cas par cas » (p. 73)

Le rapport envisage dès lors une privatisation normative « sous la contrainte de groupes de pression ou en partenariat avec des ONG, comme pour les chartes éthiques », ainsi qu’une judiciarisation croissante des relations du travail…

Cette hypothèse me paraît également plus crédible que celle de l’implantation de surveilleurs. Qu’en penser ? Faut-il se méfier par principe de l’initiative privée ? L’Etat est-il le meilleur garant de l’efficacité – au sens plein – sociale ? Les inconvénients du système « étatique » valent-ils ceux d’un système privé ? Comment assurer néanmoins la protection des salariés ? Si la régulation du marché du travail incombe toujours davantage aux juges, si, de façon générale, le véritable pouvoir leur échoit à l’avenir, conviendra-t-il que les juges soient élus , à tout le moins en matière civile et au-delà des seuls conseillers prud’hommaux et juges de tribunaux de commerce ?

* * *

Parce qu’il s’agit de prospective et que l’exercice est plus périlleux que de commenter le passé, on peut évidemment contester la pertinence des scenarii décrits dans cette première partie du rapport. Nombre d’évènements peuvent venir invalider ces scenarii, sans compter la grippe aviaire et le pou de Bangalore.

Si l’on écarte cette contestabilité inhérente à la prospective, et sur le plan de la démarche, on pourrait reprocher à cette partie du rapport d’exposer des conclusions sans présenter suffisamment les éléments qui les fondent, ce qui le rend, à certains égards, insuffisamment convaincant.

Mais l’exercice de prospective est en tout état de cause sain, et la première partie du rapport constitue un préalable utile à la description des adaptations auxquelles devrait procéder la France. Elle permet à la seconde d’ambitionner de présenter des réformes comme autant d’adaptations nécessaires à des évolutions véritablemen à venir, plutôt que comme des remèdes aux errements du présent ou des leçons du passé… condamnés à être dépassés à brève échéance.

Afin de ne pas vous dissuader tout à fait de lire ce billet, je l’ai scindé en deux. Vous pourrez donc lire la suite, relative à la seconde partie, et à la France, demain (ce lien sera alors actif).

13 comments

  • Donc, si j’ai bien compris, Jacques Attali a fait un livre dont la première partie porte sur ce que le travail sera demain, à long terme ?

    Ce serait la preuve qu’il ne manque pas de courage. L’exercice est en effet extrèmement périlleux : prédire l’avenir à long terme équivaut à se planter à coup sûr. Et quand je lis le paragraphe sur les objets moteurs de croissance en 2040, je repense à tous les visionnaires qui ont été démentis par les faits. Et j’ai du mal à trouver ceux qui avaient vu juste sur des points aussi précis.

  • Je pensais que le terme « obscon » existait mais le Larousse (de poche, il est vrais) dit que non. Il m’aurait pourtant bien convenu s’il ne s’agissait du raisonnement d’une éminence très largement reconnue par les grands de ce monde! Pourtant, quand, en charge d’une banque destinée à aider les pays de l’Est, cette même éminence dût faire ses preuves… les fonds se sont mués en colonnes de marbre de carrare pour soutenir ladite banque et l’on mit en doute son sens de la perspective … Avec l’âge , si le langage ne semble pas s’être éclairci, la pensée l’est peut-être et de toutes façons, bravo Koz d’avoir eu le courage non seulement de lire un tel ouvrage mais de vous êtes privé de faire des pâté sur le sable pour nous en faire ce compte rendu !

  • [quote comment= »38975″]Eh ! T’as besoin de te taper Attali pour nous dire que le travail ne disparaîtra pas ? Par exemple, tu aurais pu lire Daniel Cohen il y a déjà pas mal d’années : http://econo.free.fr/scripts/notes2.php3?codenote=46 Certes, il est de gauche. Mais Attali l’a été longtemps aussi, non ? Et puis, t’es pas obligé de dire que tu l’as lu…[/quote]

    Arrête-moi si je me trompe, cher SM, mais j’ai le sentiment (i) que tu te fais une spécialité des commentaires constructifs, du genre de ceux qui ne passeraient pas sur ton blog et (ii) que tu t’es arrêté aux trois premières lignes du billet. Courage : lis la suite, tu ne seras même pas obligé de dire que tu l’as fait. L’avantage, c’est que ça donnera peut-être à ton commentaire un semblant de pertinence.

    [quote comment= »38937″]Ce serait la preuve qu’il ne manque pas de courage. L’exercice est en effet extrèmement périlleux : prédire l’avenir à long terme équivaut à se planter à coup sûr. Et quand je lis le paragraphe sur les objets moteurs de croissance en 2040, je repense à tous les visionnaires qui ont été démentis par les faits. Et j’ai du mal à trouver ceux qui avaient vu juste sur des points aussi précis.[/quote]

    D’un côté, je ne veux pas jeter la pierre aux types du genre Attali ou Minc. Même s’ils se plantent dans les grandes largeurs, ils prennent le risque de le faire. D’autres se contenteront de dire dans 30 ans : « comme je l’ai toujours dit« …

    En revanche, je suis effectivement très sceptique sur ce type de prédictions, et assez allergique à la constitution de termes à la « surveilleur« , qui me donnent le sentiment de glisser de la prospective à la science-fiction.

    Surtout, ce rapport manque, comme je l’ai écrit, n’est pas assez didactiqu sur ces points. Je serais mauvaise langue, je soupçonnerais une simple resucée de « Une brève histoire de l’avenir« .

    [quote comment= »39066″]Avec l’âge , si le langage ne semble pas s’être éclairci, la pensée l’est peut-être et de toutes façons, bravo Koz d’avoir eu le courage non seulement de lire un tel ouvrage mais de vous êtes privé de faire des pâté sur le sable pour nous en faire ce compte rendu ![/quote]

    Ne tapez donc pas trop sur Attali, je ne suis pas crtain qu’il ait fait plus que coller son nom. Comme je l’écris dans le billet programmé pour cet après-midi, l’ouvrage est écrit « sous la direction de » Jacques Attali et avec « la contribution » d’auteurs éminents. En bref, j’en viens à me demander qui l’a écrit.

  • Pingback: » L’avenir du travail, II

  • « j’ai le sentiment (i) que tu te fais une spécialité des commentaires constructifs, du genre de ceux qui ne passeraient pas sur ton blog et (ii) que tu t’es arrêté aux trois premières lignes du billet. »

    (i) j’ai pensé au bouquin de Cohen, j’ai mis un lien vers la chronique, ce qui est très constructif, à mon sens, pour attirer l’attention sur un bon livre, complément partiel de celui que tu évoques (ii) si on n’a plus le droit de brocarder Attali… (iii) si on peut plus rigoler sur la gauche et la droite… (iv) un commentaire qui ne passe pas sur mon site, je vais t’en copier coller un de ton coblogueur Liberal, je pense que tu verras la différence. (v) Toutes mes excuses pour la pollution involontaire.

  • Je rejoins l’avis de beaucoup sur les prédicateurs : même s’ils n’ont pas toujours tout faux, ils se plantent généralement dans une forte proportion. Ce rapport approuvé par (je n’ose écrire « signé de ») Attali comprend forcément, lui aussi, sa bonne part de stupidités.

    Sans l’avoir lu, donc avec toute la relativité que ça impose, je trouve que ça manque effectivement de raisonnements. Comme dans sa banque, on a le marbre mais pas les fonds…

    Pour les « entreprises-cirques » (pas super flatteur comme terme), je crois qu’il a un sérieux retard. Dans le domaine de la conception web, par exemple, c’est déjà souvent ainsi que ça se passe. L’architecte, le designer, les codeurs, le rédacteur, etc, chacun peut être indépendant et appartenir à une entité le temps de la construction d’un site.

    Dans le domaine du bâtiment, c’est aussi souvent le cas. Des petites entreprises sous-traitent pour une grosse société. Bref, Attali (ou sa plume) n’a rien découvert.

    Pour Second Life, il a raison de s’y arrêter même si la médecine ou l’éducation ne sont pas forcément les secteurs les plus concernés.

    Second Life est doté d’un potentiel hallucinant, ça donne même le vertige quand on essaye de le mesurer. Ce n’est quasiment pas exploité du tout. On peut le comparer aux débuts du web. On ne savait pas trop ce qu’on allait en faire, on en a fait un peu portnawak avant d’atteindre un début de maturité, de le rendre utile, puis convivial (le fameux web 2.0).

    Le risque que le travail disparaisse me parait aussi faible qu’un soupir de bulot. En revanche, le risque qu’on loupe le coche en ne comprenant pas les évolutions des modes de travail ou des besoins en formation, ce n’est plus un risque, c’est une réalité. A nos experts de faire en sorte que ça ne s’aggrave pas.

    (désolée d’avoir été un peu longue, tu auras de la lecture sur la plage… ;))

  • quote comment= »39131″ j’ai pensé au bouquin de Cohen, j’ai mis un lien vers la chronique, ce qui est très constructif, à mon sens, pour attirer l’attention sur un bon livre, complément partiel de celui que tu évoques (ii) si on n’a plus le droit de brocarder Attali… (iii) si on peut plus rigoler sur la gauche et la droite… (iv) un commentaire qui ne passe pas sur mon site, je vais t’en copier coller un de ton coblogueur Liberal, je pense que tu verras la différence. (v) Toutes mes excuses pour la pollution involontaire.[/quote]

    Relis-toi tranquillement, tu verras peut-être que la façon avec laquelle tu l’as fait s’éloigne largement du simple « j’ai signalé un livre qui pouvait utilement contribuer à la éflexion de chacun ».

    Quant à Attali, je pense que chacun est en mesure de comprendre que je n’approuve pas nécessairement les propos de ceux que je lis, et que le fait que je les lise ne signifie pas non plus nécessairement que j’approuve ce qu’a dit ou fait l’auteur. C’est en l’occurrence le premier livre que je lis auquel ait contribué Attali (mais y ont aussi contribué François Chérèque, Pierre Cahuc et mon ancien prof de droit du travail JC Javillier). Fallai-il que je sorte un crucifix, des gousses d’ail et que je jette un peu d’eau bénite parce qu’il y avait le nom de Jacques Attali sur la couverture ?

    Enfin, je t’incite à polluer, ou à ne pas hésiter à me copier-coller le commentaire de Liberal que tu évoques pr mail. J’ai suffisamment confiance en lui pour ne pas être trop inquiet. C’est dommage de partir au meilleur moment. Au final, si tu faisais preuve de la même exigence envers toi-même qu’envers les autres sur ton blog, on ne s’en porterait pas plus mal.

    [quote comment= »39287″]Je rejoins l’avis de beaucoup sur les prédicateurs : même s’ils n’ont pas toujours tout faux, ils se plantent généralement dans une forte proportion. Ce rapport approuvé par (je n’ose écrire « signé de ») Attali comprend forcément, lui aussi, sa bonne part de stupidités.[/quote]

    Oui, mais j’apprécie au moins la disposition d’esprit dans lequel ce genre de livres place, même si, pour moi, c’est relativement nouveau. Des livres à ambition prospective suscitent nécessairement la réflexion, ne serait-ce que pour faire la part des stupidités.

    [quote comment= »39287″]Pour les « entreprises-cirques » (pas super flatteur comme terme), je crois qu’il a un sérieux retard. Dans le domaine de la conception web, par exemple, c’est déjà souvent ainsi que ça se passe. L’architecte, le designer, les codeurs, le rédacteur, etc, chacun peut être indépendant et appartenir à une entité le temps de la construction d’un site.[/quote]

    Si je comprends bien ce que ce rapport suggère, c’est clairement la généralisation d’un mode de fonctionnement aujourd’hui limité à certains secteurs.

    [quote comment= »39287″]Dans le domaine du bâtiment, c’est aussi souvent le cas. Des petites entreprises sous-traitent pour une grosse société. Bref, Attali (ou sa plume) n’a rien découvert.[/quote]

    Sans certitudes, il me semble qu’une différence tient en ce que la contribution du maître d’oeuvre, dans le bâtiment, ou tout autre secteur dans lequel la sous-traitance est généralisée (cf construction automobile) , est largement suprieure à celle qu’évoque ce rappot, consistant, en caricaturant peut-être un peu à faire essentiellement prospérer une marque.

    [quote comment= »39287″]Le risque que le travail disparaisse me parait aussi faible qu’un soupir de bulot. [/quote]

    Je pensais que la formultion de m première phrase permettait d’imaginer que je ne suis pas vraiment de ceux qui sont susceptibles de le croire.

    [quote comment= »39287″]En revanche, le risque qu’on loupe le coche en ne comprenant pas les évolutions des modes de travail ou des besoins en formation, ce n’est plus un risque, c’est une réalité. A nos experts de faire en sorte que ça ne s’aggrave pas.[/quote]

    Ca, c’est manifeste. C’est aussi pour ça que, au-delà de ses faiblesses, j’apprécie un livre de ce genre. Probablement parce que je suis un newbie de la prospective. Mais il faut bien commencer un jour.

  •  »Ainsi de l’essor des entreprises et des travailleurs nomades. Le rapport dépeint d’ailleurs un modèle organisationnel original, entre « entreprise-cirque », troupes de théâtres et spectacles… Pour ce que j’en saisis, certaines entreprises auraient ainsi pour rôle essentiel de sélectionner, rassembler et coordonner des entités plus nombreuses, légères, constituées à l’occasion d’un projet et réunissant des salariés destinés à effectuer une tâche déterminée pour un laps de temps défini, en fonction dudit projet, et appelée à se disséminer une fois le projet réalisé. Pour éclaircir l’analogie : les secondes entités décrites sont les troupes de théâtres, les salariés sont les acteurs, décorateurs, costumiers, le projet étant la pièce… »

    c’est déjà le cas depuis longtemps dans tous les grands groupes comme, VINCI, Total, etc où l’on créé soit des associations momentanées, des sociétés one-shot pour la réalisation d’un projet donné avec des partenaires externes, soit on pêche dans la banque des employés pour créer une structure à même de répondre à un nouveau projet ou voir même réorganiser une entité.

    C’est d’ailleurs une des raisons de la croissance des grands groupes au niveau mondial car ils sont rapidement à même de former une entité ou une équipe capable de répondre à un besoin précis tout en s’appuyant sur les compétences juridiques, organisationnelles, et même réseau de contacts pour arriver beaucoup plus vite à des performances qu’une nouvelle entité venu de nulle part.

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  • Bonjour, Non seulement on entre dans un monde de précarité généralisé, où chaque travailleur ne représente que ça propre personne.On entre dans une misère sociale généralisée. Les français n’ont jamais été confronté à un tel surendettement ,et à une telle perte de pouvoir d’achat. La flexibilité mondiale du travail est en marche…et les riches, les banques ferment les vannent aux « peuples »….. Je ne sais pas où la société va, mais je sais que ce n’est pas dans le bon chemin.

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