J'ai nourri l'tamagotshi

Vous qui lisez ce billet êtes les témoins premiers de mon addiction. Ce soir encore, j’aurai, donc, succombé à la tentation du blog. Parce qu’il faut qu’il vive, ce blog. C’est pas un tamagotshi mais presque, ce truc. Si je lui donne pas à bouffer, il dépérit. Et je sens son regard implorant dans ma nuque. « Ecris, Koz, écris ».

Je veux bien, mon bon blog, mais pourquoi faire ? Aujourd’hui, tout m’est apparu vain. Agité. Comme si l’absence d’enjeu immédiat donnait au jeu politique un air de vaudeville. Fabius tacle Ségolène, les soutiens de cette dernière montent au front, Nicolas Sarkozy donne son avis sur le contrat de Guy Roux… Peut-être aussi le fait de s’interroger sur la mort a-t-il ce surprenant effet de relativiser nos fébrilités.

Il reste un évènement marquant, tout de même, la nomination de Didier Migaud à la présidence de la Commission des Finances. On sait que ce gage d’ouverture avait rencontré la résistance des parlementaires UMP. Nicolas Sarkozy l’a imposé. « Je dis tout avant pour pouvoir tout faire après ». On le prendra en défaut, c’est certain. Mais voilà une autre confirmation de sa volonté de tenir ses promesses. Je ne vous cacherai pas que, pendant la campagne, je lui accordais, sur son discours d’ouverture, le bénéfice du doute, tout en me disant que cela tenait, précisément, du propos de campagne. Une fois au pouvoir, ne serait-ce pas l’une de ces promesses que l’on s’empresse d’oublier ? On peut au moins lui faire le crédit de tenir celle-là. Et, dans l’optique de contre-balancer l’évolution présidentialiste de la Vème, c’est un premier pas notable.

Reste aussi la réforme des Universités, à propos de laquelle je dois confesser que je n’ai que des idées bien approximatives. Lisez plutôt JPP. L’autonomie ? On en entend tellement parler que l’on finit par se convaincre qu’elle sera une solution. Et pourtant, moi-même, comment puis-je vraiment en juger ? Que sais-je véritablement qui me permet de poser un jugement en conscience ? Vous me direz que, si je me mets à ne donner mon avis que lorsque je suis en situation d’évaluer personnellement la justesse d’une proposition, je n’ai plus qu’à fermer ce blog. Il est vrai, toutefois, que je ne serais pas le seul.

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35 comments

  • il y a quelques jours j’ai refusé d’acheter un tamagotshi à ma fille pour son anniversaire (un copain m’avait expliqué en quoi ça consistait). Depuis, j’ai une tête au carré en face de moi qui veut même changer de maman me trouvant trop sévère.(snif.)

    Ah décidemment ces petits bijoux font plein de dégâts…

    « Peut-être aussi le fait de s’interroger sur la mort a-t-il ce surprenant effet de relativiser nos fébrilités. » cela fait deux fois en peu de temps. T’as pas besoin de vacances ? Allez Koz, plein de choses vont bien : les victoires de Manaudou, l’élan Sarkozien avec ses réformes en devenir, le sourire de tes enfants et de ta femme, et puis tu sais on est de vrais chameaux et on peut boire qu’une fois par semaine !.

  • Cela devient flippant cette affaire : je me disais justement « j’irais bien dire chez Koz que depuis que toutes ces échéances sont passées, je me retrouve un peu en peine à assister à une actualité moins intense ». Seulement je me disais qu’il n’y avait pas de billet sur ce sujet, et je n’ai pas encore envie de m’inscrire à la chatbox. Hors, je tombe sur ce billet là. Et ce n’est pas la première fois que ça me fait le coup…

  • [quote comment= »33918″]Tu oublies un autre <a href= »http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=2806072_motu_proprio » rel= »nofollow »>texte</a> qui risque de faire du raout dans pas longtemps, si jamais il sort…[/quote]
    [quote comment= »33921″]Si c’est la tornade annoncée, tu peux déjà préparer ton texte, Koz…[/quote]

    J’aurais pas parler de fébrilité ? 😉
    J’attendrai tout de même, si j’y consacre un texte, de savoir ce qu’il y a dedans.

    [quote comment= »33914″]il y a quelques jours j’ai refusé d’acheter un tamagotshi à ma fille pour son anniversaire (un copain m’avait expliqué en quoi ça consistait). Depuis, j’ai une tête au carré en face de moi qui veut même changer de maman me trouvant trop sévère.(snif.)[/quote]

    J’avais t’dire : quand j’avais environ neuf ans, ma mère nous avait promis, à mon frère et à moi que, si nous y pensions encore au retour des vacances, nous aurions droit au jeu sur MO5 « Sortilèges ». Je peux te dire que, tous les soirs, on faisait en sorte d’y repenser. Au retour, je en sais pas ce qui s’est passé, coordination parentale ou oubli, mais il n’en était plus question. On n’a pas oublié.

    [quote comment= »33914″] »Peut-être aussi le fait de s’interroger sur la mort a-t-il ce surprenant effet de relativiser nos fébrilités. » cela fait deux fois en peu de temps. T’as pas besoin de vacances ? Allez Koz, plein de choses vont bien : les victoires de Manaudou, l’élan Sarkozien avec ses réformes en devenir, le sourire de tes enfants et de ta femme, et puis tu sais on est de vrais chameaux et on peut boire qu’une fois par semaine !.[/quote]

    Je fais la part des choses. Je n’ai pas osé l’écrire mais avec femme et enfants, la vie est formidable. C’est juste un sujet récurrent qui s’impose à moi, de façon relativement théorique, mais bien présente et que j’essaie de chasser. Sans drame, toutefois.

    [quote comment= »33920″]Cela devient flippant cette affaire : je me disais justement « j’irais bien dire chez Koz que depuis que toutes ces échéances sont passées, je me retrouve un peu en peine à assister à une actualité moins intense ». Seulement je me disais qu’il n’y avait pas de billet sur ce sujet, et je n’ai pas encore envie de m’inscrire à la chatbox. Hors, je tombe sur ce billet là. Et ce n’est pas la première fois que ça me fait le coup…[/quote]

    Regarde derrière toi, Xerbias.

  • un petit sujet sur un truc pour se détendre…

    et un  »kozy corner » avec musique, lecture, films, …jolies filles…

  • [quote comment= »33947″]bah y a aussi le « shadow cabinet » « salué » à droite et « atomisé » à gauche …[/quote]

    ce qu’il y a de bien dans l’existence d’un « shadow cabinet » c’est que ça veut dire qu’il y en a un vrai…

  • Du nerf Koz, le travail ne fait que commencer. C’est dans l’action que les idées de droite auront le plus besoin d’être défendues.

    Tiens, ce matin j’écoutais France Info en me rasant. Je tombe sur une interview de Christine Lagarde à qui le journaliste demande si le paquet fiscal du gouvernement n’avantage pas les riches. Lagarde répond en substance que oui, un peu mais qu’il faut quand même reconnaître qu’on en a besoin des riches, et qu’ils vaut mieux qu’ils soient en France plutôt qu’ailleurs.

    J’ai failli me couper l’oreille de surprise. C’est la première fois que j’entends un responsable politique français tenir des propos qui ne soient pas hostiles ou neutres à l’égard des riches. C’est admirable de la part de Lagarde mais elle va avoir besoin de soutien dans un pays où 90% des journalistes sont convaincus que la seule façon d’aider les pauvres, c’est de prendre aux riches.

  • Sous son côté billet d’un faible montant numéraire, tu soulèves une idée intéressante Koz mais qui se situe loin des artifices de la politique. Intéressant aussi à cause de la remarque de xerbias et mon propre feeling qui se rapproche du tien.

    A travers ton blog tu te situes déjà dans l’action, la bataille d’idées. Et à des degrés divers, par des discussions, d’autres blogs ou d’autres actions encore plus directes, beaucoup se sont impliqués dans cette campagne et ont agit plus qu’ils ne l’avaient jamais fait.

    Dans cette campagne on a beaucoup gesticulé. La passion et l’intensité des enjeux qui s’y sont joués nous font oublier la futilité de certaines postures. Que seul, au final, le résultat va compter. Le recul, une fois la passion retombée, nous en fait prendre conscience.

    Cette guerre d’idées s’est soldée par une sorte de victoire, proche du soulagement et la naissance d’un espoir. Mais maintenant, nous en avons bien pris conscience, le vent emporte les derniers confetis. La fête est finie.

    J’ai l’impression qu’à la réussite de quelque chose, succède souvent ce sentiment. Ce « Bon… Mais maintenant, on fait quoi ? » est partagé par beaucoup de personnes dans diverses circonstances et après un temps plus ou moins long. Les médaillés d’or, les amoureux, les lauréats, les gagnants du Loto, les bénéficiares d’un contrat juteux… doivent tôt ou tard reprendre le boulot, l’entrainement, la lutte au quotidien.

    Tu parles de la mort… mais qu’est ce qu’une réussite, qu’un but atteint, au dela du bonheur et de la satisfaction, que la fin de quelque chose. Bataille parlait de la « petite mort » faisant suite à la culmination du plaisir. Mélange de satisfaction et d’une forme de tristesse. La décompression à quoi succède souvent un peu d’ennui. Des fois je regrette même d’avoir fini un bon livre trop vite.

    Les hommes d’affaires finissent par se dire qu’ils pourraient doubler leur chiffre, l’artiste se remet en question dans un nouveau tableau, les couples font un enfant, le lauréat prépare un concours ou tremble à son premier rendez vous professionnel, les gagnants du Loto refont leur comptes pour s’appercevoir que m… même les grosses sommes filent vite et commencent à faire des projets plus sérieux et pérennes. Ou, à l’autre extrême certains se séparent, périclitent, arrêttent leur carrière, picolent même.

    Une fois les vacances estivales passées, une fois mêmes les promesses de Sarko tenues s’il y parvient, en fait, quels seront les nouveaux enjeux ? Sur quoi va-t-on devoir se battre bec et ongles dans peu de temps ? Qu’est-ce qu’ils nous couvent ? Je pressens que le plus dur reste à faire… J’ai bien une liste, je crains que ce ne soit trop long…

  • Ben moi je vais te dire Koz : il me plaît le nouveau texte. Et la façon de s’y prendre aussi. Ca va être un peu chaud pour les universités, qui ne savent pas gérer, et qui sont un peu balkanisées, mais c’est bon, c’est bon. L’enjeu suivant : faire de la recherche une vraie filière d’excellence (et pas ce qui reste quand on est passé à travers toutes les filières sélectives)

  • « L’enjeu suivant : faire de la recherche une vraie filière d’excellence (et pas ce qui reste quand on est passé à travers toutes les filières sélectives) »

    Sympa pour nous les chercheurs, merci.

  • Pour aider les pauvres, il faut d’abord aider les riches… Pour qu’ils restent chez nous et que leur présence bénéfique rejaillisse positivement sur notre économie, permettant ainsi aux pauvres de travailler plus pour gagner plus… Et donc d’être plus riches. Elle est pourtant simple et imparable, l’équation de la droite. Et pourtant seuls 10% des journalistes l’ont compris…

  • Il y a effectivement un certain sentiment de lassitude parfois… Surtout après cette période électorale épuisante pour tous… Enfin, Koz, une bonne nouvelle : les Spice Girls repartent en tournée. Champagne! 😉

  • Tsss, Jeff, pas de mauvais esprit…

    Il ne s’agit pas d’aider les riches mais de peut être un peu moins leur prendre. Je suis sûr que vous reconnaissez qu’au delà d’un certain niveau, augmenter l’impôt devient contre-productif. Il est légitime de se demander si ce niveau n’est pas déjà atteint dans certains cas en France.

  • [quote comment= »33981″] Et pourtant seuls 10% des journalistes l’ont compris…[/quote]

    Peut-être parceque le milieu des journalistes eux-même est structurellement à gauche….

  • @ Eponymus : c’est vrai qu’il est bien difficile de ne pas se laisser prendre par une campagne. Cela demande un sang-froid qui n’est pas toujours évident à conserver. L’enjeu immédiat dramatise la situation. Chaque micro-évènement est susceptible d’avoir un impact sur le résultat final, ou du moins estime-t-on que tel est le cas.

    Peut-être la maturité me permettra-t-elle, pour une prochaine campagne, de m’impliquer avec plus de distance toutefois. Pour autant, sur le Net, il ne me semble toujours pas inutile rétrospectivement d’avoir eu cette présence. Et les débuts de Nicolas Sarkozy ne me le font pas regretter.

    Que faire après ? Déjà, reconsolider sa position au boulot 😆

    Et puis, quelques autres projets, des rencontres, la possibilité de reprendre un cours des choses plus serein.

    [quote comment= »33981″]Pour aider les pauvres, il faut d’abord aider les riches… Pour qu’ils restent chez nous et que leur présence bénéfique rejaillisse positivement sur notre économie, permettant ainsi aux pauvres de travailler plus pour gagner plus… Et donc d’être plus riches. Elle est pourtant simple et imparable, l’équation de la droite. Et pourtant seuls 10% des journalistes l’ont compris…[/quote]

    Il me semble assez évident que, pour qu’une politique soit pérenne, il faut qu’elle organise le relais par la société civile. Les aides directes, c’est certainement utile, mais ça organise la dépendance.

    Maintenant, dire que la droite, c’est telle politique et la gauche telle autre, c’est évidemment passer au-dessus de la complexité. Tiens, par exemple, Nicolas Sarkozy, je crois qu’il est de droite, eh ben, en donnant sa chance au RSA, je ne pense pas qu’il néglige la solidarité…

  • Pingback: Jusqu'ici, tout va bien

  • [quote post= »393″]Pour aider les pauvres, il faut d’abord aider les riches… Pour qu’ils restent chez nous et que leur présence bénéfique rejaillisse positivement sur notre économie, permettant ainsi aux pauvres de travailler plus pour gagner plus… [/quote] C’est peut-être parce que Christine Lagarde a longtemps vécu aux Etats-Unis qu’elle voit les choses sous cet angle. Ici on déteste ces salauds de riches. On pense que si les riches disparaissaient il n’y aurait plus de pauvres. Principe des vases communiquants. Ma vieille grand-mère me disait pourtant dans sa simplicitude « quand il pleut sur le curé ça dégouline sur le vicaire ».

  • Merci Dang de cautionner mon équation de la politique fiscale du gouvernement (au moins, l’idée est claire, je dois faire partie des 10% qui ont bien compris… même si Libéral a quand même l’air de trouver ça un peu caricatural, voire même « mauvais esprit »…).

    Personnellement, sans aucune haine, j’estime simplement, comme c’est la tradition française, que chacun doit contribuer aux services publics et à la solidarité nationale selon ses moyens. D’où la progressivité de l’impôt sur le revenu, qui est malheureusement, en France, l’un des plus faibles du monde (c’est pourtant à l’évidence l’impôt le plus juste).

    Et j’avoue, toujours sans aucune haine, que j’ai du mal à comprendre que des personnes comme Johnny Halliday (par exemple) dont le moindre déplacement s’effectue en hélicoptère et qui doit avoir assez d’argent pour mettre sa famille à l’abri du besoin pour plusieurs générations, puisse se plaindre de payer trop d’impôts. Cela m’échappe complètement. Mais rassurez-vous, je n’en nourris aucune haine. Vous ne m’en voudrez pas néanmoins si je pense qu’il y a quand même des personnes plus à plaindre et qui méritent sans doute plus d’être « aidés »… Mais ce n’est que mon avis et j’avoue ne pas avoir vécu plus de 15 jours d’affilée aux Etats-Unis.

  • Je l’avais déjà dit lors d’une pécédente conversation sur ce blog : j’aime les riches, surtout quand ils payent beaucoup d’impôts en France, quand ils placent leur argent en France, quand ils consomment en France et payent beaucoup de TVA, quand ils font vivre les industries du luxe qui emploient des dizaines de milliers d’ouvriers et d’artisans dont le savoir faire disparaîtrait sans leurs commandes. Je n’aime pas les riches quand ils dépensent leur fric à Gstadt, quand ils investissent dans les paradis fiscaux, quand ils payent leurs impôts en Belgique ou en Suisse. Inciter les riches à rester en France, à y dépenser leurs millions, à injecter de l’argent dans les entreprises françaises, à payer des impôts ici, ne peut qu’être bénéfique pour notre économie, même si on les retient grâce à quelques cadeaux. Dans un autre ordre d’idée mais pas si éloigné sur l’essentiel, lorsque Fabius avait fait de somptueux cadeaux fiscaux à Disney pour qu’ils s’installent en France on en avait entendu sur ces largesses inconsidérées. Je lisais récemment que tous ces cadeaux avaient été récupérés, et bien au-delà, en recettes fiscales générées par la venue de 10 millions de touristes par an sur le site de Disneyland Paris.

  • [quote comment= »34170″]Inciter les riches à rester en France, à y dépenser leurs millions, à injecter de l’argent dans les entreprises françaises, à payer des impôts ici, ne peut qu’être bénéfique pour notre économie, même si on les retient grâce à quelques cadeaux. .[/quote]

    Mieux vaudrait être discret sur ce genre de cadeaux. Et en particulier ne pas faire de campagne politique entière en disant que les riches paient trop d’impôts et que c’est scandaleux, car on légitime alors moralement l’exil fiscal, et donc, de fait, on l’incite. Combien de français fortunés sont revenus depuis la mise en place du « bouclier fiscal » ( bel exemple de novlangue de droite en passant )? L’incitation est-elle économiquement efficace quand elle est accompagnée d’un discours de déresponsabilisation sur le mode « pas touche à mon fric » ? Franchement, vous trouvez normal que Sarkozy dise « t’en avais envie, tu l’as fait, t’as bien fait » à son pote Johnny ? Si les droits de succession sont supprimés, on pourra aussi parler de vrai scandale.

    Sur le fond, le dumping fiscal, c’est une pente bien dangereuse, et à mon avis un chemin qu’on n’a aucun intérêt à emprunter car on y laissera collectivement des plumes. Cela me fait penser aux discours qui disent qu’il faut travailler quelques heures de plus par semaine pour concurrencer les chinois dont le coût du travail est dix fois moindre : dans certains domaines de l’économie on ne peut pas lutter à armes égales et il faut trouver des solutions qualitativement différentes.

    Pour finir, les Etats-Unis ont trouvé une solution qui vaut ce qu’elle vaut : certes on paie moins d’impôts (encore que..), mais donner à une université, à un opéra ou à quelque autre organisme philanthropique, est extrêmement reconnu et valorisé socialement . Autrement dit, la pression sociale collective et l’initiative individuelle a remplacé au moins en partie l’impôt. C’est aussi pour cela que les discours anti-impôts sont dangereux car il occulte et sape cet effet (indépendamment du fait que la mentalité en France est certainement déjà très différente).

  • Ce qui légitime moralement l’exil fiscal, c’est l’absence du plus petit début de remerciement envers celui ou celle qui verse de gros impôts, l’absence du moindre respect envers les contribuables et les fonds qu’ils apportent à la société

    Exemple : des syndicats enseignants expliquent avec morgue que supprimer 10.000 postes constitue une « saignée », qu’on ne pourra plus fournir un service public de qualité alors que : 1. l’éducation constitue le premier poste de dépense dans notre pays; 2. la « saignée » considérée représente moins de 1% des effectifs de l’EN que personne n’est capable d’évaluer à 30.000 près; 3. tout le monde s’accorde à reconnaître que le service fourni est de piètre qualité. De tels propos sont une véritable insulte à la face des contribuables riches et moins riches.

    « Bouclier fiscal » n’a rien de la novlangue, c’est un terme extrêmement clair qui exprime ce qu’il désigne : un dispositif destiné à protéger contre les taxes. En revanche, la novlangue consisterait à employer le mot « cadeau » pour désigner le fait de prendre… un peu moins.

    Je ne suis pas sur que ce que vous appelez dumping fiscal soit si dangereux que cela. En revanche, ce qui est assurément suicidaire, c’est de refuser d’envisager que réduire le train de vie de l’Etat puisse être bénéfique.

  • @ Liberal : pas d’accord, je ne vois pas pourquoi on devrait « remercier » les contribuables qui paient l’impôt. Dans le sens où payer l’impôt fait partie du pacte social, c’est une obligation nécessaire (pour bénéficier d’une police, d’une justice, de routes en bon état, de profs, d’hôpitaux…). On ne remercie personne de ne pas griller de feux rouges. Si l’impôt était volontaire, ce serait bien sûr différent, mais à ma connaissance, aucun pays ne se livre à cette expérience (on se demande bien pourquoi d’ailleurs).

    Qu’on les respecte en tant que personne, qu’on créée de incitations fiscales, certainement, qu’on les remercie, non. De la même façon, il ne faut pas « remercier » les entreprises qui créent de l’emploi car elles le font dans leur propre intérêt. Une entreprise, un contribuable, ne sont pas des bons samaritains qui octroient généreusement leur richesse gagnées à la sueur de leur front (ou de leur rente dans certains cas) au bon peuple . Ce discours confine à l’angélisme de droite, et est le reflet inversé du discours de gauche qui affirme que l’entreprise et les riches spolient honteusement les travailleurs.

    Sinon, je suis toujours assez dubitatif devant cette histoire de réduction du train de vie de l’Etat. D’abord, les profs, on en a besoin. Si ce n’est pas par l’impôt qu’on les paie, ce sera par autre chose, mais à la fin il faudra bien passer à la caisse. Rien ne dit que privatiser partiellement l’éducation soit plus rentable, efficace ou meilleur socialement , bien au contraire (là par contre, les US sont un excellent contre-exemple).C’est exactement la même chose pour nos retraites par exemple. A ce propos, que l’éducation de nos enfants soit notre premier poste de dépense me paraît être plutôt sain pour notre société. Vous préféreriez que cela soit le budget de la défense, ou du ministère de l’intérieur, ou encore du ministère de l’agriculture ?

    Quant au fait que prétendument tout le monde s’accorde à dire que le service est de piètre qualité, je dois être une exception, étant moi-même par ailleurs un pur produit de l’école publique française (financée donc par les impôts des contribualbles). Mais enfin, tout cela est un autre débat.

  • @Koz, tu as écrit : Peut-être aussi le fait de s’interroger sur la mort a-t-il ce surprenant effet de relativiser nos fébrilités.

    Un essai de réponse …

    Que sommes nous donc ???

    En bref :

    J’avais 23 ans, à l’hopital universitaire de Paris, avec une péritonite post opératoire qui durait depuis environ 5 jours, (et à cette époque, on ne maîtrisait pas vraiment la douleur) .

    Un matin , j’ai perdu le moral et je me suis dit : je m’affaiblis de plus en plus malgré tous les tuyaux et perfusions et … ça y est… c’est fini.

    J’ai senti alors – j’étais pleinement conscient et calme – “quelque chose” monter très progressivement depuis mes pieds, puis mes jambes, mon ventre (et je n’avais plus mal !) tout doucement, “tranquillement” ; peu à peu je ne sentais plus mon corps qui se dilatait et s’effaçait en même temps qu’une conscience de deux sentiments contradictoires se développait:

    • d’une part une plénitude, une paix, une béatitude extraordinaire … plus de conflit, plus de questions, plus de souffrance, une “compréhension” intuitive totale de l’univers (le un et le tout réconciliés et fusionnés),

    • d’autre part une certaine tristesse car je sentais que mon “je” humain allait “disparaître” et je trouvais que c’était un peu tôt (je n’avais pas encore vécu grand chose).

    MAIS … un docteur entra dans la chambre comme tous les matins pour voir comment cela allait, mais cette fois ci il s’arrêta ( je ne sais pas ce que j’ai répondu à sa question habituelle : “ça va?” ), s’assit sur mon lit et me ressorti du fond du puits : j’ai eu l’impression qu’il me tirait de là en me parlant et en me faisant revenir dans ce monde.

    et je suis encore là !!! ( dommage ? ? ?)

    Depuis, je n’ai plus peur de la mort (la mienne) car pour moi ce n’est plus le néant. En revanche, je ne crois plus aux propositions “rassurantes” ou “inquiétantes” de beaucoup de religions sur la vie éternelle et la réincarnation de notre ego… nous ne sommes individuellement qu’une part infime de l’univers… et en fait si peu de chose si nous ne nous intégrons (sublimont ?) pas dans un “tout” en nous oubliant nous mêmes ( nous n’avons pas le choix… heureusement) .

    Pour ma part il me semble judicieux (hasard voulu ou non) qu’une partie de notre “EGO” se fonde dans une “entité” plus universelle (dont la nature nous échappe bien entendu) car sinon l’univers serait “peuplé” de tellement d’individus frustrés, à moitié accomplis, égoïstes , haineux, etc… et de si peu de sages et de généreux. Quant à la matière : poussière tu retourneras à la poussière… A+

  • @ Tom Roud

    Pas d’accord avec vous.

    D’abord, l’impôt est en partie volontaire puisqu’il suffit de s’exiler pour ne plus avoir à le payer. Vous manquez d’ailleurs un peu de cohérence puisque dans le même post, vous justifiez de ne pas remercier les contribuables ou les créateurs d’emplois par des arguments rigoureusement opposés : les premiers parce que l’impôt est obligatoire, les deuxièmes parce que la création d’emploi est purement volontaire.

    Mais là n’est pas l’essentiel. Sans sombrer dans l’angélisme de droite, je considère qu’il est essentiel, pour le lien social, de remercier ceux qui agissent pour le bien public. Mes parents n’ont fait que leur devoir en m’élevant et en m’éduquant, je les en remercie pourtant. De même, je remercie le barman qui m’apporte une bière ou le fonctionnaire qui m’établit une fiche d’état civil, même s’ils sont payés pour cela.

    Vous avez raison de dire que les contribuables et les entreprises pensent pour la plupart avant tout à leurs intérêts propres. Mais votre raisonnement a des conséquences pernicieuses car il vous conduit à construire des catégories de personnes (physiques ou morales) que vous n’envisagez que de critiquer, jamais de louer. Si l’on vous suit, on peut vilipender un contribuable qui souhaite réduire sa facture d’impôt mais pas féliciter celui qui s’en acquitte de bon coeur. On peut honnir l’entreprise qui détruit un emploi en ne l’ayant jamais remercié pour en avoir créé 10. Votre exigence d’ingratitude est malsaine.

    Pour finir que l’éducation, je suis d’accord qu’il s’agit d’un autre débat mais il illustre assez bien un des problèmes de notre pays.

    A part quelques rares extrémistes (dont je ne suis pas), tout le monde est d’accord sur le fait que l’éducation doit être financée par l’Etat et être de la meilleure qualité possible. Il n’y a pas de débat là-dessus. Ce qui devrait faire débat, c’est la façon dont cette éducation est fournie et l’efficacité des dépenses que nous y consacrons.

    Il y a des raisons de penser que le fonctionnement de notre Education Nationale pourrait être amélioré, j’en cite quelques unes en vrac : – il y a 3 millions d’analphabètes en France, – l’ascenseur social, dont l’EN devrait être le principal moteur, est en panne, – l’EN ne licencie pas ses mauvais éléments, – il y a de plus en plus de demandes pour le privé alors que les places sont limitées par la loi, – les budgets de l’EN augmentent, le nombre d’élèves diminue, – l’EN n’est pas dirigée; d’aussi loin que je me souvienne, les conflits entre un ministre de l’EN et les syndicats ont tous été perdus par les ministres. Depuis 30 ans, les ministres choisissent entre ne rien faire et démissionner. – etc…

    Face à cela, l’unique position des syndicats d’enseignants est de réclamer plus de fonds en refusant de rendre des comptes sur l’utilisation des sommes pharaoniques qui leur ont déjà été confiées.

    Pardonnez moi, mes les arguments que vous avancez procèdent du même état d’esprit :

    • il faut bien payer les profs : bien sur, mais on pourrait mieux les payer et en recruter plus si on licenciait les incompétents et si on réduisait les effectifs d’administratifs qui ne voient jamais un élève.

    • il est bon que l’éducation soit le premier poste de dépenses : bien sur, il serait bon aussi que ces dépenses soient utilement employées.

    • l’épouvantail US : pardon de me citer moi-même, mais dans mon premier billet pour koztoujours, je proposais l’idée de chèques-éducation fournis par l’Etat et permettant aux citoyens de donner à leurs enfants l’éducation de leur choix. Je donne également dans le dernier commentaire de ce billet un lien vers un article de The Economist qui décrit plusieurs études qui ont été menée à ce sujet. Bref, vous créez une fausse dualité en laissant entendre qu’on a seulement le choix entre l’EN à la française et la jungle US.

    • le mieux (ou pire) étant l’argument massue de Yogi : l’éducation n’est pas une dépense mais un investissement. C’est parfaitement exact bien sur, mais ça n’a rien à voir avec le sujet. Concorde, ou plus près de nous les programmes européens Galileo ou Quaero sont des investissements aussi, mais de mauvais investissements. Le fait qu’il s’agisse d’un investissement interdirait il de le gérer convenablement? Pour des particuliers, acheter une maison est le plus important investissement qu’ils ne réaliseront jamais. Est ce pour autant qu’ils se désintéressent du prix qu’ils paient ou de la qualité du bien qu’ils achètent?

    Vous comme moi avons bénéficié d’une éducation publique de grande qualité. Rendons en grâce au ciel, ou plus prosaïquement à nos parents qui ont su faire en sorte que nous étudiions dans de bons lycées. Il est cependant évident que tous nos concitoyens n’ont pas cette chance.

    Donner à chaque jeune une éducation qui lui permette de se réaliser dans la vie est un objectif trop important pour le sacrifier aux conservatismes et corporatismes.

  • @ liberal : Je crains que certaines de vos affirmations, inconsciemment (?) provocatrices, ne contribuent qu’à envenimer le débat.

    Ainsi dire « Ce qui légitime moralement l’exil fiscal, c’est l’absence de remerciement envers ceux qui versent de gros impôts » me paraît provocateur : faut-il remercier tous ceux qui respectent la loi au lieu de la contourner ? En quoi est-ce contradictoire de punir ceux qui ne respectent pas la loi sans pour autant remercier ceux qui la respectent ?

    De même, alors que je suis globalement d’accord avec votre charge contre l’EN, la phrase « l’éducation constitue le premier poste de dépense dans notre pays » pose la question dans de mauvais termes : c’est justement parce qu’il s’agit d’un investissement et non d’une dépense que le fait que ce soit le « premier poste » ou non n’a pas d’intérêt. Une dépense doit être réduite absolument. Un investissement peut être aussi élevé qu’on le veut, pour autant qu’il rapporte à hauteur de ce qu’on y met.

    De même, le « bouclier fiscal » chargé de « protéger les plus riches contre les taxes » n’a à mes yeux pas de sens : la seule question est de savoir si ces taxes sont pertinemment employées. Si ce n’est pas le cas, je ne vois pas pourquoi les riches mériteraient plus que les pauvres d’être protégés contre cette gabegie.

  • Yogi

    Je ne cherche pas à provoquer même si j’ai conscience de défendre des idées rarement entendues.

    Vous ramenez le débat à la question de la légalité ce qui est à mon avis une erreur. Johnny Halliday a le droit de s’exiler tout comme une entreprise a le droit (sous certaines conditions) de licencier. Ce que je dis c’est qu’il est malsain de reprocher à Halliday de ne plus payer d’impôt en refusant de le féliciter d’en avoir payé des millions pendant des années. Il est malsain de critiquer une entreprise qui licencie tout en s’interdisant de la remercier pour avoir créé des emplois. C’est malsain pour deux raisons.

    La première, ainsi que je le disais plus haut, c’est que ce genre de raisonnements crée des catégories de personnes qu’on ne considère que de façon négative. Quoi que fasse un riche ou une entreprise, il sera au mieux considéré de façon neutre. Cela a un coté très nettement totalitaire. Ce type de raisonnements conduit à haïr des gens ou des entités uniquement pour ce qu’ils sont.

    La deuxième, c’est que cela pollue considérablement le débat public en réduisant le débat sur la fiscalité à son impact sur les riches. Tout le monde reconnaît en privé qu’au delà d’un certain niveau, augmenter les impôts est contre productif et va jusqu’à nuire aux plus pauvres. Plusieurs pays ont entrepris de réduire (légèrement) leur niveaux de taxes non pas pour plaire aux riches mais pour améliorer le fonctionnement de l’économie pour les plus faibles. Dans le même ordre d’idées, le fait qu’on considère plus mal une entreprise qui crée 2 emplois et en détruit 1 qu’une autre qui n’en crée ni n’en détruit aucun explique une grande partie de notre droit du travail.

    S’agissant de l’enseignement, je mentionne que c’est le premier poste de dépenses uniquement parce que cette administration me paraît mal gérée. C’est donc là que doivent se trouver les plus gros gisements d’économies. Enfin il y a des dépenses utiles et des investissements inutiles. La question importante est la mesure de l’utilité, pas la distinction investissement/dépense.

    Pour finir avec le bouclier fiscal, vous avez raison de dire que la question essentielle est celle de l’efficacité de la dépense publique. Mais il ne faut pas oublier de prendre en compte la partie recettes. Tout impôt entraîne un changement de comportement des agents économiques taxés. Il n’est pas interdit de penser que taxer plus de 50% du revenu des gens peut entraîner des comportements que l’on souhaite éviter. Bref, il ne s’agit pas là de protéger les gens contre la mauvaise utilisation qui est faite de leur argent, mais de les protéger contre des taux d’imposition excessifs. Bien sûr, ce raisonnement suppose qu’on accepte la possibilité qu’un impôt puisse être trop élevé; et cela nous ramène au premier point.

  • [quote comment= »34215″]je ne vois pas pourquoi on devrait « remercier » les contribuables qui paient l’impôt. Dans le sens où payer l’impôt fait partie du pacte social, c’est une obligation nécessaire (pour bénéficier d’une police, d’une justice, de routes en bon état, de profs, d’hôpitaux…). On ne remercie personne de ne pas griller de feux rouges. [/quote]

    Il faudrait ajouter dans le pacte social :

    • offrir un service minimum dans les transports publics en cas de grève car ici aussi c’est une obligation nécessaire.

    • offrir un traitement égal par les hôpitaux publics à tous les malades ( en privé il faut quelques jours pour un RDV et quelques semaines en public pour le même médecin et le même hôpital)

    • offrir des autoroutes gratuites quand elles ont été amorties pour lutter enfin efficacement contre la mortalité sur les routes. On ne dit jamais au grand jamais que la mortalité sur autoroutes est beaucoup moins élevée que sur les routes et qu’il suffirait d’offrir les autoroutes gratuites pour ramener les statistiques (affreux mot pour quelques milliers d’êtres vivants qui sont morts chaque année car personne ne veut ouvrir le débat) francaises au niveau de pays où elles sont gratuites.

    • je crois que libéral a déjà mieux expliquer que moi les exigences de rendement de l’enseignement, juste un petit point l’exemple des USA est caricatural il suffit de prendre l’exemple de la Belgique où les deux systèmes existent et l’Etat paye chaque établissement en fonction du nombre d’enfants inscrit donc cela ne change rien pour le contribuable; la seule différence est que l’on fait parfois la queue plusieurs jours pour inscrire son enfant dans une boîte privée…

    • sur le permis à points je crois qu’il faut cultiver l’idée que l’on pourrait gagner des points si l’on parcours beaucoup de kilomètres sans PV. Et des bonis lors des contrôles où le conducteur est contrôlé et rien ne peut lui être reproché. Car si l’on parcourt 150.000 km par an la probabilité de faire une infraction est quand même 10 fois plus élevé que pour celui qui en parcourt 15.000 km par an.

    Et sur l’obligation de payer l’impôt pour les différents services quand je regarde certains pays il me semble qu’il y aussi des écoles, des universités, de la police, des hôpitaux, des pensions et pourtant on n’y chasse pas particulièrement les riches pour autant. Le(s) problèmes doivent visiblement être ailleurs… Et l’on s’acquiterait plus facilement de cette (non-)obligation si l’on n’avait pas le sentiment que l’on gaspille après cet argent…

  • @ Liberal : je réponds à certains trucs, pour « nourrir le tamagotshi »

    « Vous manquez d’ailleurs un peu de cohérence puisque dans le même post, vous justifiez de ne pas remercier les contribuables ou les créateurs d’emplois par des arguments rigoureusement opposés : les premiers parce que l’impôt est obligatoire, les deuxièmes parce que la création d’emploi est purement volontaire. »

    Non, je dis justement le contraire : en première approximation, dans une logique purement économique, la création d’emploi est « imposée » par la nécessité économique. Donc la création d’emploi est bien, d’une certaine manière, obligatoire. De la même façon pour la destruction d’emploi. Sinon, je ne partage pas trop votre métaphore filée entre remercier ses parents, et tous les aspects de la société, jusqu’au plus riche.

    Sinon, si vous remerciez les entreprises qui créent de l’emploi, blâmeriez-vous celles qui délocalisent ? Cela me paraîtrait tout aussi malsain de faire l’un sans l’autre.

    « Quoi que fasse un riche ou une entreprise, il sera au mieux considéré de façon neutre. Cela a un coté très nettement totalitaire. »

    Là est le débat je suis d’accord. Mais ce que je pense (en ce moment, et en suivant par exemple Compte-Sponville, peut-être de façon naïve), c’est que justement, si on n’agit qu’en fonction des incitations économiques, on se doit d’être évidemment considéré de façon neutre. Il n’y a pas de valeur morale à créer des emplois ou à tout délocaliser lorsque cela vous est imposé par la nécessité. En ce sens, le capitalisme est amoral. Maintenant, je serai d’accord pour remercier les entreprises qui créent de l’emploi par pure idéologie, sachant qu’elles n’en tirereront rien. Mais je ne crois pas que cela existe vraiment. De la même façon, je remercie les entreprises qui donnent à des associations caritatives

    Pour l’Education Nationale et les comparaisons avec les autres pays, je ne suis pas d’accord, mais je ne veux pas épiloguer car je doute de toutes façons que qui que ce soit lise ce commentaire ! En particulier, la comparaison public/prive : le privé peut refuser des élèves, pas le public. En gros, je trouve toujours dans ce genre de débat qu’on oublie que les conditions internes ou externes ne sont pas forcément les mêmes, et qu’il faudrait comparer « toutes choses égales par ailleurs », ce qu’on ne fait jamais.

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