Une petite verveine ?

« Laissez infuser quand même le discours de Ségolène Royal » (Jean-Christophe Cambadélis)

Il faut « laisser infuser les propositions de la candidate dans l’opinion » (Arnaud Montebourg)

« Il faut d’abord que les propositions infusent, après on expliquera comment on fait » (Garde rapprochée de Ségo, selon le Nouvel Obs)

Infuser, infuser… Ce sont les tisanes que l’on laisse infuser !

Au-delà de la « pique », une véritable interrogation sur la pertinence de la stratégie adoptée. Le choix du terme est, en effet, visiblement pensé. Mais les socialistes ne se leurrent-ils pas ?

Sur mon premier point, je crois que les socialistes de bonne volonté seront d’accord avec moi : ce n’est pas d’une verveine dont la campagne de Ségolène Royal avait besoin, dimanche, mais d’un électrochoc. La pente n’a rien de définitive, mais après une série de vingt sondages présentant Nicolas Sarkozy en vainqueur, personne ne peut nier qu’il y ait comme de la nervosité dans le camp socialiste. Car, oui, un retournement est possible, mais il faut qu’il vienne, il faut qu’il vienne et nul ne le voit venir…

Et sincèrement, qui croit vraiment que c’est un programme, n’importe quel programme, qui peut provoquer un retournement ?

Le choix même du terme « infuser » n’est-il pas à analyser ? C’est le thé, la tisane, la verveine, qu’on laisse infuser. Est-ce donc – dans l’esprit des responsables de sa campagne – une tisane, que Ségolène Royal a proposé aux français dimanche dernier ?

Là, je pense que les socialistes de bonne volonté ne seront pas portés à assumer un quelconque accord avec moi, mais j’ai effectivement tendance à penser que ces 100 propositions, c’est de la verveine et que la verveine, ce n’est pas la potion dont la France a besoin.

Seulement, voilà, ne croyez pas que je me réjouisse tant que cela du « lapsus sémantique »1 des socialistes. Parce qu’hier, via mon camarade Laurent, je lisais le raisonnement de Jean Véronis2, selon lequel l’UMP aurait cessé de s’en prendre fortement à Ségolène Royal, par crainte de l’écroulement : si Sarkozy se retrouve face à Le Pen, c’est la légitimité de son élection qui sera mise en cause3, de la même manière que pour Chirac et, si Sarkozy se retrouve face à Bayrou, le résultat serait très incertain.

Nicolas Sarkozy a, il est vrai, toujours dit qu’il voulait une vraie confrontation « projet contre projet », et, plutôt, contre les socialistes.

Alors voilà, les ségolénistes y verront de la condescendance de ma part. Tant pis, je prends le risque. Mais je commence à me demander si l’évolution de la campagne ne devrait pas m’inquiéter. Non que je sois paniqué à l’idée de voir François Bayrou au second tour, et éventuellement élu. J’ai du mal à le voir vraiment à la hauteur mais j’ai peu d’objections fondamentales sur ses idées. Simplement, l’incertitude qui commence à planer sur Ségolène Royal rend plus probable encore une surprise au printemps. Où iront vraiment les voix qu’elle aurait perdues ? On dit, avec insistance, Le Pen plus haut qu’on ne le pense… Et s’il se trouvait à 19 %, Royal à 17, Bayrou à 18 ?


  1. c’est pas un pléonasme, ça ? []
  2. dont je ne partage pas, vous imaginez bien, tout le propos []
  3. quoi qu’on en pense []

62 comments

  • Tiens, seul Nicolas Sarkozy serait largement au-dessus du lot et automatiquement qualifié pour le second tour ! Le Pen ne grapillerait que des oints à Royal ? Sans avoir le ségolénisme chevillé au corps, il me semble que tes pronostics sont forts favorables à ton candidat Koz.

    Quant aux sondages Koz, les journaux nous abreuvent de ceux effectués dès le lendemain de Villepinte. Effectivement, il y a fort à parier que l’effet produit n’y est pas mesurable.

  • Heureusement la prose de M. Sarkozy arrange tout, notamment son fichier PDF qui annonce son programme, mais c’est une blague???? sarkozy.fr, pleine feuille 🙂

    spam/// sarko

  • Bonjour Koz, j’ai aussi trouvé des paroles de son équipe sympa dans une vidéo d’Europe 1 sur le back office de Villepinte , comme quoi elle avait fait des progrès sur la parole, mais qu’il lui manquait encore la chaleur et le charisme. PLus de détails sur mon billet de ce jour et la vidéo sur les podcast d’europe 1 . @+ PS: Pas mal le mot anti-spam à recopier, c’est à Koz de la saint valentin ? 🙂

  • [quote]je lisais le raisonnement de Jean Véronis|2|, selon lequel l’UMP aurait cessé de s’en prendre fortement à Ségolène Royal, par crainte de l’écroulement [/quote]

    Attention ! quand on croit l’adversaire affaibli, on n’est pas à l’aise, on n’ose plus lâcher ses coups, et l’adversaire se relève à temps pour gagner le match sans qu’on ait eu le temps de se rendre compte de la supercherie… (fréquent au tennis chez les joueurs de 4ème série 🙂 )

    Avec sa verveine à la main, elle va bien finir par nous sortir qu’on ne lui fait pas confiance parce qu’elle est une femme ! et paf ! les bulletins des âmes sensibles dans l’urne.

    [quote]si Sarkozy se retrouve face à Le Pen, c’est la légitimité de son élection qui sera mise en cause[/quote]

    Elle va se ressaisir, Koz, elle va se ressaisir. Te laisse pas endormir.

    Et si tel n’était pas le cas, pourquoi la légitimité de Sarko serait-elle remise en cause quand on sait que Royal n’aurait pas emporté l’adhésion des français à cause d’elle-même et de son programme à la noix ?

    Une fois, on pourrait remettre la légitimité de l’élu en cause, mais pas deux !!

    si ?

    Il leur faudrait une 3ème fois pour comprendre qu’ils sont à côté de la plaque ?

    ‘fin bon… on n’en est pas là.

    Vigilance !

  • [quote comment= »4070″]Tiens, seul Nicolas Sarkozy serait largement au-dessus du lot et automatiquement qualifié pour le second tour ! Le Pen ne grapillerait que des oints à Royal ? Sans avoir le ségolénisme chevillé au corps, il me semble que tes pronostics sont forts favorables à ton candidat Koz.[/quote]

    Les sondages ne sont que des sondages, ils n’ont pas valeur de pronostic, certes. Mais c’est un fait tout à fait indépendant de moi, de ma volonté, ou de mes préférences, qu’après avoir donné Royal gagnante d’un second tour, on a une succession de vingt sondages favorables à Sarkozy.

    Par ailleurs, vous lisez dans mon billet ce que vous avez envie d’y lire : où ai-je dit que Le Pen grapillerait des voix à Royal Où ai-je dit que Le Pen ne grapillerait des voix qu’à Royal ? Où ai-je dit que Le Pen grapillerait des voix à qui que ce soit ?

    [quote comment= »4070″]Quant aux sondages Koz, les journaux nous abreuvent de ceux effectués dès le lendemain de Villepinte. Effectivement, il y a fort à parier que l’effet produit n’y est pas mesurable.[/quote]

    Je suis d’accord pour penser que les sondages portent sur un évènement trop récent – même si l’on pourrait faire une recherche pour voir quand le discours de Sarko Porte de Versailles a produit son effet – mais je pense que ce serait une erreur de croire que c’est un programme qui va faire évoluer les français. J’aime bien les programmes, je ne dis pas que ce soit négligeable mais personne ne tombe à genoux devant un programme en disant : « oh putain, c’est vraiment ce que j’ai toujours voulu ».

    Ma subjectivité personnelle me fait penser que, bien qu’il soit en forme de plus grand sapin de Noël du monde, ce ne sont certainement pas les 100 propositions qui feront cet effet. Mais ça , je ne vous demande pas de le partager.

    Bref, si « effet Villepinte » il peut y avoir, si quelque chose peut faire changer l’opinion, ce serait son discours, pas le document. Orle PS semble tabler, avec son infusion, sur l’effet du doc. Je pense qu’il se trompe.

    Mais ok, soyons patient. On verra avec les prochains sondages. On verra si le sentiment se confirme.

  • Sarkozy qui se pense déjà au deuxième tour, c’est beau comme du Jospin. Quant à Bayrou au deuxième tour, peut-être qu’il a fini par se persuader que c’était vrai. La vision des politiques est tellement détachée de la réalité électorale.

    Le seul truc qui me préoccupe, c’est que Jean-Marie Le Pen est vraiment très haut. Si l’UMP s’en prenait au FN, et bien ce serait tout simplement qu’enfin on aurait compris que Le Pen mord davantage dans l’électorat traditionnel de droite.

    Mais en ce qui me concerne, je suis toujours sur mon petit nuage.

  • [quote comment= »4117″]Sarkozy qui se pense déjà au deuxième tour, c’est beau comme du Jospin.[/quote]

    T’as eu des confidences de sa part ?

    [quote comment= »4117″]Le seul truc qui me préoccupe, c’est que Jean-Marie Le Pen est vraiment très haut. Si l’UMP s’en prenait au FN, et bien ce serait tout simplement qu’enfin on aurait compris que Le Pen mord davantage dans l’électorat traditionnel de droite.[/quote]

    Je crois qu’on a compris le message, Lucas 😆

  • [quote comment= »4119″]Sarkozy qui se pense déjà au deuxième tour, c’est beau comme du Jospin.

    T’as eu des confidences de sa part ?[/quote]

    Pour être tout à fait honnête, le compteur de sarkozy.fr, il rebourde depuis le 2nd tour.

  • Selon nos bons amis les RG pour l’instant les estimations qu’ils font le second tour c’est Sarkozy – Le Pen

    Après nous sommes d’accord ce n’est qu’une photo instantanée de la campagne et puis on connait la fiabilité légendaire des RG là dessus.

    Mais bon, quand même…

  • « L’UMP aurait cessé de s’en prendre fortement à Ségolène Royal, par crainte de l’écroulement », dites-vous, en reprenant les propos d’un de vos « camarades ». Je crois qu’on est là dans le domaine du fantasme. Je pense plutôt que les snipers de Nicolas Sarkozy continuent de flinguer tous azimuts et poursuivent leur entreprise de démolition systématique… Ils sont manifestement programmés pour ça. Quand ce n’est pas Valérie Pécresse et Luc Chatel, c’est Rachida Dati et Xavier Bertrand qui s’y collent.

    Dernier épisode en date : la démisssion d’Eric Besson, bien sûr. Extrait d’une dépêche Reuters : « Les porte-parole de Nicolas Sarkozy se sont rapidement emparés de l’affaire, qui confirme à leurs yeux le « manque de cohérence et de crédibilité » du projet socialiste pour la présidentielle. « La succession de dysfonctionnements dans la campagne de la candidate socialiste est inquiétante pour des responsables politiques qui aspirent à diriger la France », écrivent Rachida Dati et Xavier Bertrand dans un communiqué ».

    PS : vraiment dommage de voir Rachida Dati cantonnée dans ce rôle ingrat, elle est charmante et sa « fraîcheur » mérite assurément mieux que ça… Il est vrai que c’est aussi elle qui tente d’organiser une visite de Sarko en banlieue et ça, c’est un vrai boulot…

  • J’oubliais aussi ceci : « Pour Luc Chatel et Valérie Pécresse, porte-parole de l’UMP, c’est sans doute « avec une grande lucidité qu’Eric Besson, spécialiste des questions économiques au PS refuse de cautionner le coût du programme de Ségolène Royal. » Alors que l’on sait que la dispute ne portait pas sur le chiffrage, justement. Mais peu importe la vérité et la bonne foi puisqu’il s’agit d’instiller sans relâche dans l’esprit des électeurs l’idée que Ségolène Royal est incompétente et que son programme est nul.

    Et vous trouvez toujours que « l’UMP a cessé de s’en prendre fortement à Ségolène Royal » ?

  • Hallucinant ! Dans le télé-zapping du Monde (http://www.lemonde.fr/web/sequence/0,2-823448,1-0,0.html), l’échange entre l’inénarrable Jean-Marc Sylvestre et le non moins inénarrable Jean-Pierre Pernaud au journal de 13 heures de TF1. Et contrairement à Alain Duhamel, suspendu par France 2 pour avoir apporté son soutien à Bayrou, eux ne risquent rien : ils sont dans la ligne éditoriale de la chaîne…

  • [quote comment= »4159″] »L’UMP aurait cessé de s’en prendre fortement à Ségolène Royal, par crainte de l’écroulement », dites-vous, en reprenant les propos d’un de vos « camarades ». [/quote]

    Si vous insinuez qu’il serait « un de mes camarades » au sens politique, je vous conseille de vous renseigner sur Jean Véronis.

    [quote comment= »4160″]Et vous trouvez toujours que « l’UMP a cessé de s’en prendre fortement à Ségolène Royal » ?[/quote]

    Jeff, ne faites pas l’oie blanche, ça ne vous pas bien. Scoop : nous sommes en campagne présidentielle. Re-scoop : Eric Besson est l’auteur d’un petit opuscule pas gentil-gentil avec Nicolas Sarkozy. Je suis sûr que vous vous êtes indigné qu’il s’en « prenne fortement » à Nicolas Sarkozy. Et vous me dîtes de mauvaise foi…

  • @ Koz

    L’expression « camarade » est celle que vous avez employée dans votre billet, je n’ai fait que la reprendre en la mettant entre guillemets.

    Pour le reste, je ne vois pas le rapport entre l’opuscule d’Eric Besson et l’exploitation de sa démission par l’UMP (je pense que l’attaque aurait été la même si c’était quelqu’un d’autre qui avait démissionné).

    Enfin, je sais bien qu’on est en campagne électorale. Et je reconnais que la « war room » de Sarkozy est très professionnelle dans son entreprise de démolition (sur le modèle des conservateurs américains). Ce n’est pas joli-joli mais apparemment efficace. Même si ce type de méthodes n’est vraiment pas ma tasse de thé, je reconnais que le PS devrait peut-être en prendre de la graine. Et il y aurait matière !

  • Alors. Soyons didactique.

    Selon Jean Véronis, il y avait une volonté délibérée de l’UMP de s’en prendre à Ségolène Royal du seul fait que c’était une femme. C’est une opinion que je ne partage pas, mais c’est son hypothèse de départ.

    Selon Jean Véronis, qui décidément serait très au courant de ce qui se dit à l’UMP, l’UMP aurait décidé de cesser par crainte de l’effondrement de Ségolène Royal. Je précisé que Jean Véronis ne me paraît pas particulièrement électeur de Sarkozy.

    Vous déplorez que l’UMP tire parti de la démission de Besson. Vilain UMP méchant. Avec une war-room façon « conservateurs américains » (?). Je vous réponds donc que vous oubliez l’agressif opuscule de Besson, avec une rhétorique proche de celle que vous employez. De sorte qu’en terme d’attaques et de « war-room », je ne crois pas que le PS ait quoi que ce soit à apprendre de l’UMP.

    Bref, quand on soutient une candidate qui traite son adversaire de « néo-conservateur à passeport français », on ne donne pas de leçons en matière d’agressivité.

    Parce que, oui, scoop, une campagne, c’est dur. Et il n’y a pas d’anges, ni d’un côté, ni de l’autre.

  • Alors. Soyons didactique effectivement. L’objectif de mon intervention était simplement de dire et d’illustrer à travers un exemple d’aujourd’hui (il suffit de relire mon commentaire) que je ne croyais pas à l’arrêt des attaques contre Ségolène Royal. Mais si vous ne reprenez pas à votre compte l’analyse de Jean Véronis, nous sommes d’accord, et il n’y a pas grand-chose à ajouter là dessus.

    Quant au professionnalisme et au systématisme de la « war room » de Sarkozy, tout le monde peut le constater. Et tout le monde peut également constater qu’il n’y a pas (malheureusement ?) d’équivalent au PS. Même s’il y a eu le pamphlet d’Eric Besson et même s’il y a aussi des attaques du PS contre le candidat UMP (je ne le nie pas), il n’y a pas une organisation bien huilée (avec notamment deux tandems, Pécresse-Chatel et Dati-Bertrand) produisant des communiqués quotidiens dénonçant le moindre faux pas supposé, la moindre pseudo-bourde ou le moindre labsus de Sarkozy. Est-il possible de faire ce constat d’évidence ensemble ? Est-il possible de faire cette analyse objective par-delà les parti-pris (le vôtre et le mien) ?

    Et après tout, comme vous le dites, on est en campagne, c’est une campagne dure, et le PS a peut-être tort de ne pas mettre en place cette stratégie puisqu’elle semble fonctionner…

  • Si vous voulez faire le constat que l’équipe de campagne de Ségolène Royal est désorganisée, nous pouvons le faire ensemble, au-delà des parti pris.

    Ce qui s’est arrêté, c’est, précisément, la dénonciation des bourdes diverses, que vous choisissez de penser « pseudo », ce qui n’est pas mon avis.

    Le pamphlet d’Eric Besson est en vente dans tous les kiosques à journaux, avec, même, une campagne d’affichage…

    Alors, oui, il y a des attaques dans les deux camps. On peut rêver à une campagne qui soit dépourvue d’attaque, mais c’est une affaire de théoriciens.

    Alors faut-il reprocher à l’UMP de s’être mise en mesure de mener une campagne « sérieuse », d’être réactive, prête à appuyer là où ça fait mal, et à répondre aux attaques de l’adversaire ?

    Les intentions étant les mêmes, faut-il mettre l’inorganisation au crédit du PS, et de sa candidate ?

  • Le départ de Besson est incontestablement un énorme coup dur pour le PS et pour Royal. Il prouve d’une part la scission entre le partie et la candidate, d’autre part la difficulté de maintenir une équipe soudée autour d’une candidature qui semble de plus en plus hypothèquer la présence de la Gauche Républicaine au second tour…. Je le répète : le PS mérite mieux que ça.

  • [quote comment= »4174″]Le pamphlet d’Eric Besson est en vente dans tous les kiosques à journaux, avec, même, une campagne d’affichage… [/quote]

    Ce qui permet au passage au PS de contourner la loi sur la publicité politique « sur le modele conservateur américain » pour reprendre l’énormité de Jeff 😉

  • [quote comment= »4193″]Le départ de Besson est incontestablement un énorme coup dur pour le PS et pour Royal. Il prouve d’une part la scission entre le partie et la candidate, d’autre part la difficulté de maintenir une équipe soudée autour d’une candidature qui semble de plus en plus hypothèquer la présence de la Gauche Républicaine au second tour…. Je le répète : le PS mérite mieux que ça.[/quote]

    Il prouve surtout que le PS n’ayant pas voulu choisir de direction depuis 5 ans, les contradictions internes resurgissent de manière naturelle. Le PS, pour n’avoir pas bossé pendant 5 ans, ne mérite malheureusement pas du tout mieux que ça. Le PS n’a que ce qu’il mérite.

  • Vu sous cet angle en effet je suis d’accord avec toi. Ce que je voulais dire c’est que le PS met le paquet pour se mettre des batons dans les roues tout de même… Pas une bonne nouvelle pour le débat démocratique…. Surtout quand ça laisse la place à des guignols comme Bové par exemple (il se livre à un spectacle affligeant chez Arlette Chabot).

  • @ Jeff à dit : « PS : vraiment dommage de voir Rachida Dati cantonnée dans ce rôle ingrat, elle est charmante et sa “fraîcheur” mérite assurément mieux que ça… Il est vrai que c’est aussi elle qui tente d’organiser une visite de Sarko en banlieue et ça, c’est un vrai boulot… »

    Parlons en ! Pouvez vous m’expliquer pourquoi les sections locales du PS essaient de rameuter le quartier chaque fois qu’il est question que NS se rende dans une banlieue chaude ?

    http://www.liberation.fr/actualite/politiques/234831.FR.php

    De là à penser qu’ils souhaitent ardemment que la réception tourne vinaigre il n’y a qu’un pas… http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/politique/elysee_2007/20070212.OBS2131/

  • NS est incontestablement le candidat qui a le plus visité la banlieue. Il ne trouve pas ça trop populo, pas comme d’autres qui ne veulent pas que leurs enfants fréquentent des écoles du XVIIIème…….. Quant aux manoeuvres du PS dénoncées par Libé elles montrent bien la volonté de détourner l’attention des Français du trou béant dans la campagne de SR. Elles pourraient même permettre de réitérer la manipulation honteuse de la fameuse expression « racaille »…..

  • @ Margit

    Dans les articles que vous citez en lien, je ne vois mention nulle part de votre affirmation selon laquelle « les sections locales du PS essaient de rameuter le quartier chaque fois qu’il est question que NS se rende dans une banlieue chaude ». Vous n’allez quand même pas accuser Ségolène Royal de préparer elle-même des cocktails Molotov pour la réception de Sarkozy, j’espère ?

    Non, la difficulté de ce voyage tient plutôt aux sorties de votre champion sur la « racaille » et le « kärcher », à ses déclarations mensongères après le drame de Clichy-sous-Bois qui ont mis le feu aux poudres avec les conséquences que l’on sait, et plus récemment, entre autres, de ses allusions aux « moutons qu’on égorge dans les appartements ». C’est sans doute le prix à payer pour la multiplication des clins d’yeux en direction des électeurs du Front national…

    Au passage, cela donne aussi une indication sur la réussite de sa politique au ministère de l’Intérieur. Cinq ans après, il n’aurait donc pas réussi, contrairement à ses affirmations de matamore initiales, à « débarrasser » les cités de la « racaille » et à éliminer les « zones de non droit » qu’il a passé son temps à dénoncer.

    Cela n’est pas étonnant : ces problèmes, très lourds et très complexes (et qui ne sont pas nés avec l’arrivée de NS à l’Intérieur, je vous le concède), ne pourront être résolus à coup de déclarations à l’emporte-pièce et de propos stigmatisants qui n’ont rien à faire dans la bouche d’un homme d’Etat.

    Il ne vous aura sans doute pas échappé que si ce type de déplacement est si important pour Nicolas Sarkozy aujourd’hui, c’est bien pour tenter de changer son image sur ce sujet…

    Et si la surprise venait de là, de l’inscription massive d’habitants des cités sur les listes électorales, dont l’impact est peut-être sous-estimé par les sondages actuels…

  • @ Jeff Je me demande si votre mauvaise foi ne vous rend pas parfois quelque peu aveugle 🙂

    « …Depuis une semaine, une rumeur alimentée par le Parti socialiste local l’annonce presque tous les jours à Argenteuil (Val-d’Oise)… » Libération mardi 13/2/07

  • @ thibs

    « L’énormité de Jeff » comme vous dites fait allusion à une pratique bien réelle aux Etats-Unis (d’où vient le mot « war room »). Je concède néanmoins une erreur : avant d’être utilisé par Bush, cette méthode avait été popularisé par Clinton (et n’est donc pas, outre-Atlantique, l’apanage des républicains), comme le souligne l’intéressant petit article de Philippe Grangereau ci-dessous (source : Libé).

    « Lors d’une présidentielle américaine, l’important n’est pas de répliquer à l’adversaire, mais de répliquer vite, voire de dégainer avant l’attaque. L’image du candidat est plus importante que les faits, et celui-ci doit toujours être perçu comme étant en position de force. Pour la plupart des électeurs, la forme EST le contenu. L’homme (ou la femme) politique en campagne doit toujours paraître sur la brèche, faute de quoi il sera perçu comme un indécis. Ces préceptes, qui pourraient être ceux d’un Nicolas Machiavel (le Prince) ou d’un Sun Zi (l’Art de la guerre) modernes, sont largement inspirés des méthodes employées pour la première fois avec succès par Bill Clinton dans sa campagne de 1992. Ces techniques ont été minutieusement décrites dans le film documentaire The War Room («la salle des opérations»), de Donn Alan Pennebaker et Chris Hegedus, diffusé en 1993. On y voit évoluer en coulisse les deux stratèges de Clinton, James Carville et George Stephanopoulos, constamment mobilisés afin de ne laisser aucun répit à l’adversaire républicain, à l’époque George Bush père. La moindre assertion négative du rival est immédiatement contrée. Les enquêtes d’opinion sont scrutées en permanence. Pour Michael Isikoff, un reporter du magazine Newsweek, l’équipe Clinton n’a pas, à proprement parler, «inventé» le concept de la war room, mais elle l’a perfectionné pour en faire une «forme d’art». Karl Rove, le chef d’état-major de campagne de George W. Bush, a appliqué scrupuleusement les principes de la war room pendant les campagnes de 2000 puis 2004 , alors même que le malheureux candidat démocrate, John Kerry, ne cessait de parler à ses électeurs comme s’il s’adressait à un club de l’université de Yale. Rove a actualisé la méthode en inaugurant l’usage intensif du Blackberry, le téléphone de poche qui permet d’envoyer et de recevoir des mails en flux tendu, et donc de répliquer dans la minute aux piques de l’adversaire. C’est sans doute en partie grâce à Rove que Bush a été élu, en rendant crédibles ses affirmations mensongères sur, par exemple, la présence d’armes de destruction massive en Irak. Les états-majors de campagne, souvent composés d’universitaires, ont affiné leurs méthodes. Les candidats au Sénat et à la Chambre des représentants font désormais presque systématiquement filmer en vidéo tous les discours de l’adversaire, afin d’y dénicher la gaffe. Une avanie qui n’a pas épargné le candidat républicain au poste de sénateur de Virginie, George Allen. Lors de la campagne pour les élections de la mi-mandat, en novembre dernier, Allen avait traité de «macaque» l’homme d’origine indienne qui le filmait pour le compte de son rival, Jim Webb. La vidéo, diffusée immédiatement sur YouTube, a précipité sa défaite, alors qu’il était le grand favori.

    Sérieusement, cela ne vous fait penser à rien ? Vous maintenez votre expression d' »énormité » ?

  • @ Margit Je ne peux que vous retourner le compliment. Sérieusement, vous trouvez qu’il y a équivalence entre ces deux propositions ? 1. « Depuis une semaine, une rumeur alimentée par le Parti socialiste local l’annonce presque tous les jours à Argenteuil » (Libé) 2. « Les sections locales du PS essaient de rameuter le quartier chaque fois qu’il est question que NS se rende dans une banlieue chaude » (Margit)

  • Le simple fait d’évoquer à nouveau l’épisode « racaille » contre Nicolas Sarkozy, lors même que tout le monde maintenant connait la vérité sur l’utilisation de ce mot, discrédite le reste du discours tendant à nier l’évidence rapportée par margit.

    On peut très légitimement envisager que ce que les sections locales du PS font à Argenteuil et qui est un grave appel à l’incivisme, voire une atteinte à la démocratie car il est inimaginable de manipuler ainsi des populations en difficulté pour perturber la campagne d’un candidat légitime ou mettre en danger un Ministre d’Etat.

  • Les déclarations de la Dame du Poitou hier vont faire plaisir à Eric Besson. Esquivant une question dérangeante d’un journaliste sur la démission fracassante de la tête pensante économique du programme elle a répondu, prenant à témoin les ouvriers de l’entreprise de la Somme qu’elle visitait :

    <

    blockquote>Qui connait Eric Besson ? Je m’occupe des vrais problèmes

    <

    blockquote>

    Tout ceci sur un ton très condescendant vis à vis des journalistes comme à son habitude.

    Devant un parterre de supporters quelques heures plus tard elle a une nouvelle fois tenté une diversion en attaquant malhonnêtement Nicolas Sarkozy, l’accusant, sans le dire franchement, d’utiliser les moyens du Ministère de l’Intérieur pour sa campagne. Quelle honte pour le débat démocratique.

  • Ahh j’oubliais !! Hier à Dunkerque elle a annoncé une mesure révolutionnaire :

    l’école de la République sera partout totalement gratuite.

    Alors là je suis conquis par tant de hardiesse ! Le reste de son discours est à l’avenant : une litanie de constats de base, de grandes phrases célébrant la politique éducative socialiste qui nous permet aujourd’hui d’avoir les jeunes chômeurs les mieux diplômés d’Europe, des passages amusants comme celui où elle fait amende honorable :

    D’abord, je ne veux plus entendre tous ces discours qui contestent la valeur et l’engagement de nos enseignants

    .

    Encore un grand moment de la campagne.

  • il paraît qu’il faut laisser infuser 8 jours.

    Ca tombe bien, ça nous rend pile-poil aux 100 questions de lundi.

    Gros pari que cette émission, pour la candidate Royal. A tel point que l’équipe de campagne commence déjà à déminer le terrain, en jouant à fond le jeu de la parano et du complot. Comme ça, si elle se plante, ça sera la faute des autres, et si elle ne se plante pas, c’est tout bénef.

  • La Une de Libé vaut mieux qu’un long discours sur le résultat de l’infusion : Ségolène Royal pleine page avec comme titre « Mauvaise passe » ! Pour que Libé s’y mette…

    Lundi, sauf drame, je serai avec d’autres à la rédaction de 20Minutes pour un « live blogging » sur l’émission de Ségolène Royal. Décontractés et confiants, les socialistes cherchent déjà comment expliquer un ratage. Ils « redoutent le traquenard », parce qu’il y a Ambiel comme producteur. A tout hasard, Jérôme Monod, militant socialiste, avait-il été expressément sélectionné pour aider Sarkozy ? Et il n’y avait pas que lui… Se poser en victime des média va devenir le plus grand classique de cette campagne.

  • Au lendemain de celle de Sarkozy ils commencaient déjà à dire que ce genre d’émission n’était pas le bon format pour un débat d’idées, que l’enchainement des questions ne permettait pas au candidat de détailler son propos (pour SR c’est plutôt un avantage non :)), etc…. Pathétique cette stratégie. Surtout la mise en cause de Dominique Ambiel qui, rappelons-le, est le fondateur d’Expand et est un des trois grand producteurs TV en France. Quand on voit comment NS a été malmené lors de son émission par rapport à la calinothérapie prodiguée à SR chez Moati…. Ont-il reproché à Dominique Ambiel d’avoir laissé s’infiltrer un militant PS dans un état second ou un couple d’homosexuels décidés à pourrir l’émission pour faire passer leurs idées ? Ils ne doutent de rien au PS !

    Ils feraient mieux d’utiliser leur énergie à sauver ce qui peut l’être de ce nouveau désastre (il apparait de plus en plus incertain de voir SR remporter l’élection, voire même être au second tour)…

    Vivement le 19 qu’on se marre !

  • Pas de triomphalisme non plus.

    Normalement, Royal devrait pouvoir se sortir honorablement de cette émission, justement grâce à son format. Elle aura beau jeu de rappeler que finalement, c’est jamais qu’une sorte de débat participatif.

    La question est de savoir à quel point elle réussira à faire passer son message. Cela dépend finalement peu des questions posées. Sarkozy avait fait en sorte de revenir systématiquement à son programme, et avait réussi à l’exposer avec suffisamment de conviction. C’est sans doute cela qui a poussé les fous du complot à crier au scandale.

  • « Triomphalisme » serait effectivement déplacé. Et, en tout état de cause, rien ne dit effectivement qu’elle ne fasse pas une bonne perf’, d’autant plus si tout le monde s’attend à la voir se planter. Et puis, elle a tout de même un minimum de métier pour faire face à 100 personnes. Je doute d’ailleurs qu’elle ait en face d’elle des intervenants de l’agressivité de ceux qu’a eu à rencontrer Sarkozy.

  • À moi aussi, la présence de SR au second tour semble de plus en plus incertaine, non pas à cause d’un acharnement systématique des médias contre elle, mais plutôt parce que plus elle avance dans la campagne, plus elle est obligée de s’exposer, et là, il faut bien reconnaître que les défauts sautent aux yeux : – une élocution et une maîtrise du vocabulaire approximative ; – un manque de charisme et de sympathie évident ; – un maintien assez gauche ; – un nom difficile à porter pour un président français (et ça a peut-être plus d’importance que cela en à l’air…) – une connaissance approximative des dossiers, une approche à tout le moins légère des enjeux, des raisonnements sommaires (« Pas de sous marin nucléaire, plus d’établissements scolaires ! ») – un ton faux et assez vite cassant – des arguments maladroits et peu crédibles (dernier en date devant les profs : « C’est grâce à vous que je suis là devant vous. Moi qui viens d’une famille nombreuse traditionnaliste où les filles étaient destinées aux tâches domestiques (…), ce sont les professeurs qui m’ont poussée, motivée, encouragée. » ! Je vois ça d’ici, elle a 13 ans, les larmes aux yeux et un balais à la main, et ses professeurs lui disent « Non, Marie-Ségolène, rebelle-toi, empoigne les pbs à bras le corps, et deviens présidente de la république ! » Notons au passage que si c’est vrai, cela aura été grâce à l’enseignement catholique privée, puisque c’est là qu’elle a fait toutes ses études primaires et secondaires.) – un parti désorganisé et peu motivé (au passage, une autre récente de SR : « Si les 300 000 militants du PS passent chacun 10 coups de fil par jour durant les 60 jours qui nous séparent du 1er tour, ils peuvent toucher 30 millions d’électeurs. » Je vous laisse faire le compte, mais peut-être tient-elle compte de toutes les fois ou le le téléphone sera occupé… c’est vrai qu’ils risquent d’appeler les mêmes…) – Enfin, une dernière chose me frappe : on ne voit quand même pas très bien pourquoi elle veut être présidente de la république ? De quelle mission elle se sent investie ? De quelle message est-elle porteuse ? Sur quoi se base son ambition ? J’avoue que tout cela m’échappe et que j’ai de plus en plus l’impression qu’elle est là par hasard, un hasard qui tourne au caprice. – et en plus, comme dirait mon petit frère : « C’est quand même con d’être de gauche et d’avoir une telle tête de bourge… »

    Maintenant, ce n’est pas vraiment une bonne nouvelle pour NS. Parce que moins elle a de chance d’être au 2nd tour, plus cela renforce l’idée que lui ne peut pas manquer d’y être… C’est ce qu’on croyait de Jospin et qui a fait que beaucoup de ses électeurs ne se sont même pas déplacés ou ont voté pour un autre candidat « au premier tour ». J’entends beaucoup ces derniers temps des : « Je vote Le Pen au 1er et Sarko au 2nd »…

  • Qu’on ne se méprenne pas je ne fais aucun triomphalisme et je m’en garderais bien. Je dirai même avec un peu de cynisme que je préfèrerais de loin voir SR au second tour plutôt que Bayrou…

    Je suis convaincu qu’elle arrivera par quelque moyen que ce soit à se sortir de cette émission et que la dramatisation du traquenard censé l’attendre permettra de considérer comme un succès une prestation plus que moyenne (je ne préjuge pas de sa prestation mais c’est un exemple).

    Je ne souhaite qu’une chose : qu’elle soit enfion claire sur ses positions, qu’elle réponde concrétement à des questions concrètes et qu’elle sorte enfin ses tripes.

    Pour l’espoir je vous conseille de lire cette étude de l’IFOP pour Profession Politique dans laquelle on lit notamment :

    « Ifop pour Profession Politique. La deuxième vague du baromètre du pronostic pour la prochaine élection présidentielle, réalisée au lendemain du meeting de Villepinte, confirme à moins de dix semaines du premier tour l’ascendant pris par Nicolas Sarkozy sur Ségolène Royal. L’examen des réponses sur le pronostic quant à l’issue du scrutin atteste spectaculairement de la prime dont bénéficie actuellement Nicolas Sarkozy. En effet, une très nette majorité d’électeurs (64%) estiment que le candidat de l’UMP sera élu le 6 mai prochain, ce qui constitue une progression de 13 points, par rapport à l’enquête réalisée le 15 janvier. Ségolène Royal apparaît comme la favorite de 29% des personnes interrogées, soit un recul de 9 points. On peut voir dans cette anticipation de l’électorat un double signe. Ce résultat s’avère d’abord révélateur de la confiance qui s’est emparée du peuple de droite : 83% des sympathisants de la majorité (voire 92% de ceux de l’UMP) pronostiquent une issue favorable pour le candidat de l’UMP, ils n’étaient que 66% en janvier. Cette donnée illustre également en second lieu le désarroi relatif du peuple de gauche : seuls 50% des proches de la gauche anticipent l’élection de Ségolène Royal, soit un recul de 6 points depuis janvier. A l’inverse, l’intériorisation d’une victoire de Nicolas Sarkozy touche 44% des sympathisants de gauche (41% chez les proches du PS). Là réside un des défis à relever par Ségolène Royal : mobiliser et convaincre le peuple de gauche que la victoire le 6 mai prochain est possible. »

    Moi une lecture comme ça me donne la pêche pour le week-end 🙂

  • MG Buffet elle-même s’est inquiétée ces dernières heures de la faiblesse de l’électorat de gauche, tout confondu : environ 40 % des intentions de vente d’après la revue de presse entendue ce matin…

  • Bien quoté ça donne ça 😉

    [quote comment= »4349″]- Enfin, une dernière chose me frappe : on ne voit quand même pas très bien pourquoi elle veut être présidente de la république ? De quelle mission elle se sent investie ? De quelle message est-elle porteuse ? Sur quoi se base son ambition ? J’avoue que tout cela m’échappe et que j’ai de plus en plus l’impression qu’elle est là par hasard, un hasard qui tourne au caprice.[/quote] Tu touches là du doit un élément important. A la différence de ses concurrents elle n’est pas le leader (leadeuse ?) incontesté de sa famille politique. Elle ne peut compter sur le soutien indéfectible de son appareil politique (à l’inverse de Bayrou, Le Pen ou Sarkozy par exemple).

    Jusque dans son camp elle n’a aucune légitimité.

    Elle a gagné la primaire interne en usant d’arguments « écrans de fumée » (« je suis une femme », « me critiquer c’est du machisme », etc…), comme aurait aimé le dire Jean-Claude Dus « sur un malentendu ça a marché » 🙂

    Mais elle découvre maintenant qu’avec la France un malentendu ne suffit pas….

  • [quote comment= »4207″]Vu sous cet angle en effet je suis d’accord avec toi. Ce que je voulais dire c’est que le PS met le paquet pour se mettre des batons dans les roues tout de même… Pas une bonne nouvelle pour le débat démocratique…. Surtout quand ça laisse la place à des guignols comme Bové par exemple[/quote]

    Je ne vois pas en quoi c’est une mauvaise nouvelle pour la démocratie….

    [quote]C’est sans doute le prix à payer pour la multiplication des clins d’yeux en direction des électeurs du Front national…[/quote]

    Ouais, surtout quand on sait que le FN recrute de plus en plus dans les cités où certains rêvent de tout casser. Si ça se trouve, c’est des électeurs du FN qui vont le caillasser, chose qui ne manquerait pas de sel.

    A mon humble avis, ce n’est pas en se rendant des cités, qu’il fait « des clins d’oeil » aux électeurs frontistes.

  • [quote comment= »4356″]La Une du Monde n’est pas mal non plus…[/quote]

    Certes. Au moins, si c’est exact, l’UMP ne fout pas dehors ceux qui se montrent les plus rigoureux.

    Et la Une du Monde ne vient d’un quotidien de droite… Quand c’est Libé qui se charge de faire passer de tels messages, c’est assez révélateur du malaise. Tu veux la Une du Figaro ?

  • « Certes. Au moins, si c’est exact, l’UMP ne fout pas dehors ceux qui se montrent les plus rigoureux ». Non, mais elle les oblige à manger leur chapeau…

  • Voir le communiqué de l’UMP, où Pierre Méhaignerie, Alain Lambert, Gilles Carrez et Christian Blanc « démentent de la manière la plus formelle » les informations du Monde.

    Mais c’est vrai que vous allez peut-être me sortir que Le Monde, comme Le Canard enchaîné, a tout inventé, jusqu’à la citation de Pierre Méhaignerie à propos du taux de prélèvements obligatoires : « On peut espérer baisser d’1 point d’ici à la fin de la législature, pas plus ».

    C’est vrai que ça faisait (juste) un peu désordre que les économistes de l’UMP se mettent à mettre en doute les propositions du chef…

  • En ce qui concerne Le Figaro, c’est vrai qu’on ne risque pas d’y trouver un article critique sur Nicolas Sarkozy… Sur ce plan-là, vous êtes tranquille.

  • Allez, faites pas la gueule, Jeff, z’êtes pas tout seul. Y’a plein de ségolénistes amers ces temps-ci. C’est vrai que c’est un sale coup, ça, voir Libé virer social-traître.

  • « Libé, c’est bien connu, est en réalité piloté par l’UMP, et s’il a promu la candidature Royal, c’est parce qu’elle présentait le moins de danger pour Sarkozy et pour mieux la descendre ensuite. »

    Ne rigolez pas, je l’ai entendu et lu à plusieurs reprises.

  • Je ne pense pas avoir critiqué Libé ni m’être lancé dans des élucubrations telles que celle que rapporte jpe. Mais votre pirouette vous permet en tout cas d’évacuer notre sujet de conversation. Une dérobade qui ne m’empêche pas d’imaginer avec un certain amusement ce que vous auriez écrit si pareille mésaventure était arrivée à Ségolène Royal…

  • « Notre » sujet de discussion ? Parlez plutôt du sujet sur lequel vous préférez faire dévier la discussion. J’évoque la Une de Libé, vous me répondez Une du Monde. Mais « notre » sujet de discussion, ce serait celle du Monde ? Allons… En termes de pirouette, vous vous y connaissez.

  • Au lieu de pérorer sur le départ de Besson, l’UMP aurait mieux fait de tenir ses troupes aussi.

    La une du figaro e ligne et celle du monde en ligne à 15H sur les tentatives de crédibiliser un peu les déclarations de nicolas.. c’est pas forcement du meilleur effet.

    Et qui pour remplacer Besson? Michel sapin . Juste un gars qui à été Ministre de l’Économie et des Finances, Membre du Conseil de la Politique Monétaire de la Banque de France’… Bref un charlot? Le juriste que tu es koz n’aura pas oublié la loi du même nom.. Un sapin pour un besson, c’est pas forcement un mal…

  • Besson susceptible ?

    Il aurait trouvé indélicats les propos de Ségolène Royal à son égard :

    « Mme Royal, sollicitée jeudi par la presse pour réagir à cette démission, s’était tournée vers les salariés d’une entreprise de la Somme qu’elle visitait: « Mais qui connaît M. Besson ? Vous connaissez M. Besson, vous ? ». « J’ai trouvé ses propos pour le moins indélicats », a ajouté l’ex-secrétaire national, qui faisait partie du groupe de « débatteurs » que la candidate avait désignés le 9 février pour répondre à la droite. »

    Ah, Ségolène…

  • D’accord avec vous, Koz, et avec Eric Besson pour qualifier les propos de Ségolène Royal d' »indélicats » et de maladroits. Ceci étant dit, on a quand même l’impression que Besson est en train, pour des questions d’ego, de jouer contre son camp et que cela révèle une certaine irresponsabilité…

    Parallèlement, comme le dit frednetick, votre silence sur les « problèmes » (euphémisme) de chiffrage du programme de Nicolas Sarkozy, est pour l’instant assourdissant. Il est vrai que le sujet n’est pas facile à aborder… Alors autant l’évacuer, purement et simplement, et parler des porte-avions ou de Bayrou, en attendant que la polémique se tasse ?

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