Du "guet-apens judiciaire"

Morbleu. Un « guet-apens judiciaire »… Comme voilà une intéressante expression. Pour répondre au carton rouge levé par l’UMP en réponse au royal coup-de-boule de la Femme Debout à ses assistantes, elle n’a pas hésité. Outrée, elle fait dans dans l’outrance. Et le ridicule qui l’accompagne. Enfin… Dans ce sens-là, au moins, ce qui est excessif ne se trouve pas si dérisoire.

Evoquer un « licenciement abusif » serait-il, de la part de Jean-Pierre Raffarin, « diffamatoire » ? Est diffamatoire ce qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne. Ne peut-on sérieusement considérer que, s’il est quelque chose qui, dans cette affaire, compromet l’honneur et la considération de Melle Royal, c’est bien le fait, pour la candidate socialiste d’avoir, précisément, foulé aux pieds le droit social ? Ou est-ce le fait de le dire ? Ou encore considérer qu’un licenciement « sans cause réelle et sérieuse » est « abusif » ? Est-ce fondamentalement diffamatoire, lorsqu’une décision de justice rendue par une cour d’appel de renvoi – donc dans le plus grand respect du contradictoire – vient affirmer que les licenciements opérés l’ont été sans cause réelle, sans cause sérieuse, de dire que le licenciement en question a été « abusif » ?

Cette décision serait encore la marque d’un « guet-apens judiciaire », l’autre nom de la « décision de justice défavorable »…

J’aime bien dérouler les pelotes. Partir du principe que les mots ont un sens, volontaire, ou inconscient. Cette expression-ci traduit très clairement la parfaite bonne conscience de Ségolène Royal.

Cette procédure et cette décision ne sont que la marque d’une basse manoeuvre politicienne. Elle ? Elle n’a fait que ce qu’elle devait. On sait que l’une des deux assistantes parlementaires en question est devenue assistante parlementaire d’un député (désormais) UMP. Mais, pour bien apprécier la pertinence de la thèse complotiste, il faudrait se souvenir que les faits se sont déroulés en 1997. A l’époque, sans vouloir être désagréable avec Melle Royal, elle n’était pas grand-chose. Accrocher Melle Royal à son tableau de chasse, pour le RPR de l’époque, ça n’avait pas grand sens. Et les années d’après, encore moins.

Au-delà, Melle Royal oublie une personne, dans son guet-apens. Elle oublie une institution. Une institution que l’on ne dit pas spécialement acquise à la droite, et pas particulièrement favorable au pouvoir en place. Eh oui : la Justice. Car il y eut une cour d’appel pour venir dire, précisément, que ces licenciements étaient sans cause réelle et sérieuse. Et l’on doutera que les magistrats de cour d’appel aient prêté la main à un quelconque « guet-apens judiciaire ». On s’étonnera même que cela puisse être seulement insinué.

Car le fait est que ces deux assistantes ont bel et bien travaillé pour Ségolène Royal, à l’assemblée puis à Melle, sans être payée. Mais Ségolène Royal persiste à considérer1 manifestement que ces trois mois de travail ne méritaient pas rémunération. Pensez-donc : un « guet-apens judiciaire ». Finalement, elle n’aurait fait que ce que tous les autres font, mais elle – n’est-ce pas magnifique ? – elle est victime.

Eh oui, la victime, c’est elle. Victime du guet-apens. Où donc est la vraie faute, nous dit-elle ? La vraie faute est à chercher à l’UMP ! Elle ? Elle a fait comme tous les autres…

Seulement, Melle Royal, les turpitudes des autres n’ont jamais excusé les siennes propres.

Et elles les excusent d’autant moins lorsque l’on se pique de célébrer une justice sociale dont en laquelle vous semblez, pour reprendre une raffarinade que vos ne goutâtes pas à sa juste mesure, plus croyante que pratiquante.

Allez, nous nous quitterons sur ces mots, qu’à l’instar de Jules, je reprendrai ici, et que vous aurez à coeur de mieux incarner,

« Et moi, je ne peux pas, je ne peux pas ne pas m’associer à ce cri, le relayer, lui prêter ma voix et ma volonté. Vous m’avez dit des choses simples, vraies et fortes.

(…)

Vous m’avez dit vouloir que le travail soit payé à son juste prix

(…)

Eh bien je vous ai entendu et je n’aurais de cesse, si je suis élue que de répondre à votre juste impatience. »


  1. vous me direz : que peut-elle faire d’autres ? []

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118 commentaires

  • Purée, Jean-Pierre Raffarin et Silvio Berlusconi qui ramènnent leurs fraises le même jour. Il y a des journées de m…. comme ça. Un sommeil réparateur s’impose.

  • Triste à dire, mais ça me paraît bien peu de choses cette affaire.
    Disons que je suis contente que ce type d’abus puisse être puni de temps en temps, et quelque part je suis certaine que cela a pu être justement parce qu’à l’époque, et jusqu’à récemment, elle n’était pas grand chose.

  • @ Lisette
    Vous n’avez pas tiqué en apprenant que la cour d’Appel de Poitiers n’avait pas tenu compte des preuves apportées par les plaignantes ? Vous ne vous êtes pas posée la question pourquoi on avait « délocalisé » l’affaire à la Cour d’Appel de Rennes ?
    SR n’était « rien » à l’époque ? Ministre déléguée à l’Enseignement scolaire du Gouvernement Jospin du 4 juin 1997 au 27 mars 2000 …
    http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9gol%C3%A8ne_Royal#Dans_le_gouvernement_Jospin_.281997-2002.29

    Je me demande si le mot « guet-apens judiciaire » ne serait pas plus justement employé dans cette affaire venant d’autres bouches …
    Sinon sur le fond de cette histoire je ne peux pas m’empêcher de penser que SR a fait preuve d’un entêtement, d’un manque de discernement hallucinant vu ses ambitions, pourquoi n’a-t-elle pas cherché à arrêter toute cette affaire par un arrangement à l’amiable ?

  • Mais comment pouvez vous imaginer que SR puisse accepter de dire qu’elle a triché, qu’elle n’est pas la seule à être « juste ». Elle ne pouvait donc pas accepté d’arrêter cette affaire en payant leur salaire à ses employés. Saint Ségo, martyr de la France

  • D’accord avec Margit. Le moins flatteur pour SR finalement, c’est qu’elle se soit à ce point braquée. Sa rigidité n’est pas une découverte, il est vrai.

  • Sur le fait qu’elle se soit braquée, soit. Mais pour le reste, Margit, vous faites fausse route. Il n’y a pas plus de raisons de parler davantage de « guet-apens judiciaire » dans un sens que dans l’autre. La procédure suivie dans ce dossier est classique. J’ignore pourquoi en l’espèce la Cour d’appel a refusé d’examiner les nouvelles pièces des salariées, mais cela peut arriver. Quant à l’intervention de la Cour d’appel de Rennes, ce n’est pas une délocalisation, à tout le moins pas comme on peut le voir en pénal. Cette « délocalisation » est classique : lorsque la Cour de cassation casse une décision et la renvoie, sauf exceptions (ainsi lorsque seule la cour d’appel de Paris est compétente), elle la renvoie devant une autre cour d’appel. C’est, effectivement, institutionnellement prévu pour qu’une même formation n’ait pas à rejuger une affaire qu’elle a déjà vécue mais ça ne signifie aucunement que la Cour de cass ait eu un soupçon sur la Cour d’appel de Poitiers.

    Lisette, Ségolène Royal n’a certes pas assassiné la vieille, elle a pas tué, pas volé, pas violé. Nous en sommes d’accord. Mais le standard est un peu plus élevé lorsque l’on aspire à devenir Président de la République et, surtout, lorsque l’on donne des leçons en matière sociale à la terre entière. Il y a comme un étonnant défaut de cohérence à la voir fustiger les comportements de patrons-voyous, à se rendre dans les usines jouer les passionarias de la cause sociale… et estimer tranquillement que ces deux assistantes pouvaient bien travailler deux mois sans être payées (ou, semble-t-il, dans des conditions refusées par elles et qui auraient été d’une toute autre gravité).

    Et puis, si je comprends bien ton paragraphe, il « n’excuse » (je sais que ce n’est pas ton intention) rien, au contraire : cela laisserait penser que ce ne sont que ses ambitions actuelles qui l’empêcheraient de recommencer, pas sa nature profonde.

    Enfin, fais l’exercice mental d’imaginer ce qui se serait produit si c’était Nicolas Sarkozy qui était dans cette situation.

    Corel, c’est assez vrai. Mais je pense qu’il lui aurait été possible assez facilement d’arrêter l’affaire de cette façon, et d’invoquer, tiens, par exemple, un vide juridique. C’est toujours pratique, ça, les « vides juridiques ». Sauf à considérer que là où il y aurait vide juridique, ce serait du domaine de l’éthique personnelle.

  • Si Royal s’est mise dans cette situation c’est parce qu’elle est brouillon, incompétente et très mal organisée. Elle doit tout de même comprendre quelque chose aux aspects sociaux du contrat de travail. Elle est incapable, la preuve est là, même de gérer des collaborateurs personnels. C’est incroyable que quelqu’un qui veut être président de la République, pédale de cette manière dans la semoule.
    Quant aux explications, théorie du complot et complexité juridique sans solution, c’est lamentable.

  • Et si ,plutôt que de commenter,on renvoyait au texte ,à savoir l’arrêt rendu après Cassation,ce qui laisse supposer que l’affaire n’était sans doute pas aussi simple que cela?…

    Je ne suis pas suspect de « royalisme »et ne suis pas encarté au PS ,mais je trouve déplaisants ces mitraillages en règle:quiconque a fréquenté une enceinte de prud’hommes et s’est coltiné à la complexité du droit social,ne peut qu’avoir un point de vue plus mesuré…

    Certes SR n’en sort pas grandi,mais pas aussi rabaissée que Raffarin dans son affligeant commentaire.

  • Le problème est que le texte de la décision de justice n’est disponible nulle part, et que visiblement aucun journaliste ne l’a lu puisque tous les compte-rendus qui en sont faits sont contradictoires. D’après ce que j’ai compris, il ne s’agissait pas de licenciement abusif, mais de salaire non payé pendant 3 semaines de campagne. Raffarin aurait donc effectivement faux, et aurait probablement mieux fait de se renseigner avant de se lancer sabre au clair à l’attaque.

  • Hanse, Jules a fait le travail de recherche en ce qui concerne les arrêts de cassation.

    En voici un, et deux.

    Je ne vais pas réécrire ce qu’il a déjà écrit, puisque je partage son propos sur ce point. Gagnons du temps :

    « Le fondement de la cassation est procédural : la Cour d’appel s’en était remis à une décision de la Chambre d’accusation sans examiner les pièces produites par les parties. D’où il résulte la violation de l’article 455 du Code de procédure civile.

    Il n’en résulte pas, contrairement à ce qu’affirme le « proche de Ségolène Royal » que la situation ait été « juridiquement inextricable ».

    Au reste, le Conseil de prud’hommes de Niort, suivi par la Cour d’appel de Poitiers, puis par celle de Rennes, semblent avoir jugé les faits suffisamment simples pour prononcer la condamnation de l’employeur. La Cour de cassation elle-même avait prononcé une cassation partielle. Autrement dit, la décision lui semblait régulière pour la période de campagne électorale. « 

    Christine, ne percevez-vous pas comme une contradiction dans votre propre propos ? Vous expliquez que personne n’a vu la décision et que donc, aucun commentaire n’est possible, mais pourtant vous donnez votre position. Vous avez raison sur un point : les compte-rendus journalistiques ne sont pas une garantie infaillible de véracité. Mais tort sur un autre : ils ne sont pas contradictoires.

  • Le monde de la justice doit lui être parfaitement inconnu (ou pas du tout dans ses préoccupations) car sur son site à l’item « ce qu’elle a dit » il n’y a rien sur la justice ! mais en lisant ce qu’elle propose pour les femmes, ton billet devient rigolo !

  • Merci,Koz pour votre réponse…

    Vérification effectuée chez Jules,il écrit:

    « N’ayant pas eu la chance de pouvoir lire l’arrêt d’appel, je dois me contenter des réactions de chacun. »

    Les arrêts de la Cour de Cassation tranchent le droit et non les faits : tant que nous n’aurons pas lu l’arrêt de la Cour d’Appel,nous ne pourrons que supputer,brillamment (j’allais écrire kozément)ou stupidement (j’allais écrire « raffarinement ») ,mais supputer quand même

  • Allez, formons un jury citoyen, pour que nous établissions l’ordre juste dans cette justice au moins digne d’être chinoise 🙂

  • Mouais je reste pas spécialement scandalisée, au fond de moi. Je reçois très bien les arguments, j’imagine très bien ce que ce serait si c’était Sarko, et ce que ça aurait été si Ségolène avait été élue (sauf que là on aurait jamais su vraiment)
    Mais je pense qu’ils ont tous ce genre de truc dans le placard. On a déjà eu il y a longtemps l’occasion de discuter des hauts de seine, et il est difficile de faire autre chose que de la calomnie quand on ne peut pas citer ses sources. Mais je n’ai pas de raison de penser que qui que ce soit soit tout blanc, surtout sur ce genre de truc.

    Je veux pas avoir l’air de relativiser outre mesure… mais je fais l’exercice mental. Si c’était Sarko, tout le monde hurlerait sauf les sarkozystes (sauf que ça peut pas être sarko, il ne peut rien lui arriver il est président de la République). Quand c’était Chirac tout le monde hurlait sauf les chiraquiens. Là c’est Ségolène tout le monde hurle sauf les ségolénistes.
    Bof.

    Et sur le fond, si je ne trouve pas spécialement matière à me scandaliser, j’en trouve à me réjouir que la procédure ait abouti.

  • Koz,
    Je ne suis pas juriste, mais il me semble qu’il y a une différence entre une rupture de contrat abusive et le non-versement du salaire. Si ce n’est pas le cas, je serais heureuse d’avoir vos lumières. Royal a été condamnée, apparemment (et vous remarquerez que j’ai employé le conditionnel), pour le dernier cas, et les dépêches disponibles sur la question sont bel et bien contradictoires (en titre: condamnée pour licenciement abusif; dans le texte: condamnée pour salaires impayés, ou vice-versa).
    J’ai juste relevé que Raffarin, toujours apparemment (l’arrêt du 16 janvier est obscur à mes yeux, à part le fait qu’il est effectivement question d’une demande d’indemnité à la suite de la rupture du contrat et non de licenciement abusif) a parlé un peu vite. Libre à lui de condamner Royal, mais qu’il le fasse à bon escient.
    Me trompé-je?

  • Pour vous, Christine, un licenciement, c’est une rupture de contrat ou non ? Et le non-versement de salaires dus, c’est une rupture de contrat ou pas ?

  • Je conseille vivement à Christine de se procurer le livre de Mme Evelyne Pathout « Ombre et lumière ».
    Elle comprendra tout à cette affaire….
    Ce livre n’est un pamphlet contre Mme Royal mais décrit avec minutie et bons sens les turpitudes de Ségo en matière de droit social et la légèreté dont elle fait preuve vis à vis du paiement des salaires de ses collaboratrices.
    N’importe quel patron serait vivement condamné pour de tels actes !
    Lorsque l’assemblée nationale a été dissoute en avril 1997, Mme Royal, alors députée, a licencié ses attachées parlementaires, ce qui est normal : ces dernières ont perçu 2 mois d’indemnités de licenciement plus le solde des congés payés, ce qui là encore est normal.
    Mme Royal estimait (d’après Mme Pathouot) que ces sommes étaient suffisantes pour les employer encore en mai, juin et juillet 1997 ! Devant le refus de ses employées, elle proposa alors de leur faire des contrats avec l’éducation nationale !!!! ;
    (curieux procédés et refus des employées).
    Les prud’hommes de Niort donnèrent raison aux ex-attachées parlementaires pour le mois de mai, mais pas pour juin et juillet… c’est sur cette période que s’est battue Mme Pathouot et a enfin obtenu gain de cause.
    Madame Pathouot fût ensuite employée par M. Jean Pierre Marché (PS) suppléant de S. Royal à l’Assemblée.
    Enfin, je vous laisse lire, si ce n’est déjà fait.

    @Lisette : personnellement, qui que l’on soit, je trouve très grave de ne pas payer ses salariés (j’ai connu des employeurs qui faisaient l’impasse sur leurs propres salaires pendant deux ou trois mois, pour pouvoir assumer la paye de leurs employés ; ce qui visiblement n’est pas venu à l’idée de Mme Royal !)

    Je comprends mieux pourquoi Mme Royal pédalait dans la choucroute, lorsque durant la campagne présidentielle on lui parlait de salaires bruts ou nets !!!

  • Evidemment, ce n’est pas bien !!!
    Evidemment, elle aurait pu agir autrement, évidemment, il faut condamner, mais il faut aussi savoir raison et mesure garder, non ???
    Que de hurlements de la part de Devidjian et Raffarin, plus une conférence de presse spéciale sur le sujet à l’UMP…
    Voyons aussi ce qui se passe dans le 92, au Sénat avec C Poncelet, Balkany accusé d’avoir exigé une fellation sous la menace d’un magnum 357 (in Le Monde du 30 mars), Sarkozy et le yacht et les avions privés, Estrosi et son voyage, Rachida Dati et ses frais et ses démissions en chaîne dans son cabinet…
    Bref, de la paille à la poutre …
    Autour de moi, personne ne prend cette histoire au sérieux, elle se retourne même contre ceux qui hurlent au vu des attendus énumérés ci-dessus et de tous les autres (caisses noires de l’UIMM…) que je n’ai pas la patience de détailler.
    Nous ne vivons pas au pays des Barbapapa, mais nous le savions tous, ségolénistes ou sarkozystes…non ?

  • mais vous n’avez rien compris, c’est pas d’un contrat de travail dont il est question mais d' »un pacte d’honneur, un contrat présidentiel que je propose à tous et à toutes, les plus vulnérables comme les plus forts » (discours de villepinte). Et çà elle l’a là, chevillé au corps!!!

    « Aujourd’hui, voici venu le jour de vous dire comment j’entends répondre à ces crises qui minent notre société  » (rediscours de villepinte). Ben c’est en effet très simple. on ne paye plus personne et on continue à faire payer des impôts.
    Si c’est pas une rupture çà, si ça ne donne pas du désir pour l’avenir…

    « des salariés correctement payés et motivés seront des parents qui pourront exercer correctement leur rôle de parents » (discours de quimperlé). Donc Ségolène Royal souhaite que mme pathouot soit un mauvais parent, non?

    Tout cela sonne un peu comme si Laurent Fabius se présentait comme un rénovateur du parti socialiste et candidat interne à l’élection de 2007 en étant entaché de sang (contaminé).. Ahh bon, il l’a fait??? (ok je sors)

  • Eh bien moi je trouve que JPR a raison. Ce n’est pas de l’ironie. Pour ségo, j’hésite entre incompétence et malhonnêteté (heu, en fait, je vais prendre les deux). Et je me demande si le posteur hanse a choisi ce pseudo en hommage à Bernard Hanse, dont la famille a des raisons précises d’en vouloir à cette dame par ailleurs soi-disant de gauche.

    Et je suis sûr que, dans la foulée, JPR va aussi exiger la démission de Mme Balkany, et qu’elle rende la légion d’honneur que lui a remise son ami NS.

  • JPR, Enée, ou JD, je relativise, mais quand même… le fait que Ségolène Royal se soit présentée à la présidentielle et ait atteint le second tour, ça force quand même un certain niveau d’exigeance. I. Balkany, c’est peanuts à côté, elle ne prétend pas incarner quoi que ce soit.
    Un candidat à la présidentielle, si. Donc c’est grave, et ça lui fera sans doute beaucoup de mal dans sa lutte pour l’obtention du PS… à moins que ça n’en galvanise certains, qui sait.

    M’enfin bon, de là à y passer des heures et à réclamer sérieusement sa démission, il y a un pas! Que Raffarin l’ait fait, c’est normal après tout. Il aurait eu bien tort de ne pas en profiter, vert qu’il est d’avoir perdu son Poitou.
    Mais on est pas obligé non plus d’y voir là la pure expression de la vertu outragée.

  • @Enée,
    « Voyons aussi ce qui se passe dans le 92, au Sénat avec C Poncelet, Balkany accusé d’avoir exigé une fellation sous la menace d’un magnum 357 (in Le Monde du 30 mars) »

    ???
    Je n’ai pas pu accéder au Monde du 30 mars, mais avez-vous écrit que Balkany avait contraint quelqu’un, sous la menace d’une arme, à lui pratiquer une fellation ?
    Nous parlions jusqu’à présent du différend qui opposait sur quelques mois de salaires, SR et des assistantes parlementaires.
    Vous balancez ces propos sur le même plan que des vacances, des trajets en avion, des frais de représentation, des démissions d’un cabinet ministériel, des fonctionnements occultes de syndicats patronaux.

    C’est moi ou là, il y a quelque chose d’absolument intolérable ?!

  • Meuh non, Cilia. Enée relativise extrêmement. C’est quelqu’un de très très relativiste, bien sûr, surtout avec ses amis.
    C’est un grand philosophe de l’extrême!

  • @ Effigy

    La bienséance pour une femme ayant eu des enfants, consiste à l’appeler Mme et non pas Mlle. Mais le coup de « c’est juste son prénom » m’a fait beaucoup rire.

    @ Enée

    En matière de paille et de poutre, il ne faut quand même pas déconner – il y a une différence énooooooorme entre vos exemples et cette histoire de salaires non versés : l’une a été condamnée et ce, définitivement puisqu’elle n’utilisera pas les procédures d’appel qui lui reste, les autres non.

    Personnellement, Balkani j’en ai vraiment rien à battre, et il fut condamné en son temps pour des faits précis. Mais désolé à propos du 357 Magnum, l’accusatrice s’est rétractée. Ceci n’éteind pas d’ailleurs une action judiciaire, surtout pour des faits de cette gravité. Mais elle est bel et bien éteinte.

    Donc soit on remet en cause toutes les décisions judiciaires (mais dans ce cas pourquoi pas la condamnation antérieures de Balkani aussi par exemple), soit on s’en tients aux faits pénalement répréhensibles et considérés comme tels par l’autorité judiciaire.

    Sinon effectivement on peut discuter et la liste risque d’être longue : vous parlez d’un séjour de NS sur un yatch de manière officielle et clairement identifiée.

    Je vous oppose que j’adorerais avoir le bilan complet avec toutes les sources de financement, ses frais, l’origine clairement identifié des fonds et ce, depuis sa création – du site et de l’association Désirs d’Avenir. Au vu des estimations chiffrées réalisées par des informaticiens sur la maintenance d’un tel site, le traitement des données et des sondages du style « démocratie participative », et autres opérations marketing, cela m’intéresserait énormément. Je pense même que ça intéresserait les français en général et je sais aussi que cela intéresserait beaucoup certains cadres du PS d’ailleurs.

    Concernant les voyages de SR, j’aimerais également obtenir tous les détails, combien, avec qui, financés par qui ou quoi, etc… Le récent voyage en Inde par exemple. Parce qu’évidement, au vu de sa nature, je n’ose penser que ceci aurait pu être financé par le PS – à quel titre ? Ni par la région Poitou Charente ? Certainement pas par les adhérents à Desirs d’Avenir, qui ne couvrent même pas le salaire des permanents du site. Donc ??? D’où vient l’argent. D’où venait l’argent avant la campagne officielle de SR ? D’où venait l’argent lors de la campagne de SR pour l’investiture (pas du PS évidement, pkoi aurait-il favorisé un candidat plus qu’un autre) ? D’où ? Qui ? Pourquoi ? En échange de quoi ? Comment, juridiquement parlant ?

    Si quelqu’un a les bilans précis, les photocopies de frais, des sources, etc. Je suis preneur, faites passer par Koz qui me retransmettra. D’avance merci.

  • Ce qui est écoeurant, c’est que SR ne s’excuse même pas et ne reconnait pas son erreur.

    Au fait, à combien se monte la « peine » ?
    J’ai cru lire qu’elle ne devait payer que ces fameuses 3 semaines…

  • Mary
    Merci de vos précisions. Juste une remarque: si « n’importe quel patron aurait été vivement condamné pour de tels actes », Ségolène Royal l’aurait été aussi. La longueur de la procédure et le renvoi devant différentes juridictions semble bien indiquer que l’affaire n’était pas si évidente à trancher.

    Mon propos à l’origine était de noter que l’affirmation de Raffarin semblait, en soi, inexacte. Vos précisions d’ailleurs le confirment, et évidemment Royal n’a pas manqué de relever l’erreur de JPR. Qu’il ait raison ou tort sur le fond est une autre affaire. Mais comme le billet de Koz porte sur les termes employés par Raffarin, il ne m’a pas paru inopportun de le signaler.

    Koz
    « Licenciement abusif: licenciement ne reposant pas sur une cause réelle et sérieuse. » (def. du Guide du Travail)
    Les assistantes parlementaires ont été licenciées parfaitement légalement. Le litige a apparemment porté sur le fait qu’elles ont continué à travailler après le licenciement sans contrepartie salariale, non pas sur le fait d’être licenciées.

  • Je reste ébahi, Christine, devant votre capacité à être affirmative sur les termes d’un jugement dont vous dîtes par ailleurs que personne n’en a copie.

    Quant à la longueur de la procédure et le renvoi devant différentes juridictions, c’est un argument employé par les amis de Ségolène Royal, qui ne tient pas. Un Conseil des prud’hommes, un appel, une cassation, un renvoi devant une autre cour d’appel, voilà qui est somme toute assez classique et démontre seulement que les parties n’avaient pas l’intention de lâcher l’affaire. Sauf à vouloir prendre en compte la procédure pénale.

  • Je respire très profondément…et…

    @Lisette,
    je ne sais pas comment tu fais pour rester si zen, même si je peux bien comprendre que ton engagement te fait mieux résister aux accusations par la seule force de l’habitude.

    @Bladsurb,
    merci du lien.
    Je me permets de dire que je ne comprends finalement pas ce que la journaliste du Monde a voulu dire en écrivant au sujet des Balkany : « On compte aussi un scandale ridicule lorsqu’une maîtresse porta plainte, en 1997, après que Patrick Balkany l’eut obligée à lui administrer une fellation sous la menace d’un 357 Magnum. »
    Dois-je retourner à l’école étudier la signification des temps de conjugaison ?

    @eponymus,
    merci de dire que l’accusatrice s’est rétractée et qu’il faut proportion garder dans nos propos.

    @Enée de nouveau,
    Si Balkany est coupable du délit que vous citez, aucune comparaison avec d’autres errements politiques ne saurait être sensée, tant la gravité de l’acte dont vous vous faites le rapporteur est grande.
    Si il est innocent, vos propos sont très grièvement diffamatoires.
    Si, à votre avis, à votre connaissance, l’affaire n’a pas encore été tranchée, jugée, j’en reste totalement interdite que vous puissiez mettre sur le même plan, un délit pénal si grave et les élasticités morales des politiques face à leurs financements.

  • Hé hé, Cilia, le délit pénal en question est à peine un sujet de film porno, d’après le dernier billet de Koz. Tu vois si vraiment il n’y a pas de quoi s’offusquer…
    Sinon, le principe du militant attaqué est de faire feu de tout bois. Enée a pris tout ce qu’il a trouvé, de manière indifférente, et y compris les trucs les plus graveleux et les moins concernés. Et paf, il a fait.
    T’inquiète que ce truc que tu qualifie très justement d’élasticité morale poursuivra trèèèès longtemps Ségolène Royal, y compris dans des affaires où cela n’a rien à faire.

    Par exemple, Piketty, réputé proche de Ségo, a publié ces jours-ci un très intéressant point de vue sur les retraites, qui ressemble à ce que l’UDF avait proposé dans son programme. Je trouverais super que le PS défende ce genre de point de vue au lieu de rester arc-bouté sur des positions débiles.
    Si jamais Ségolène reprend ça, cette histoire de salaires pas payés va lui coller aux fesses, et des tas de gens très concernés et très exigeant sur la morale des politiques de l’autre bord vont lui reprocher ce genre de truc.
    Y compris si ça n’a rien à voir avec le schmilblick. C’est le principe.

    Enée est juste venu polluer le débat. C’est d’une très grande efficacité politique, le trollage, mais faut pas s’y laisser prendre. Exactement ce qu’on dit au Modem en ce moment. Quand Cavada s’est cassé, c’était parce que qqn lui avait laissé entendre qu’il pourrait être ministre. Mais la raison officielle ça a été : secte (ou un truc comme ça). Secte ou viol = troll. Facile.

  • Ouais. Et j’ai dit secte ET viol, donc j’ai trollé comme un chef. (je m’engage à ne plus parler du MoDem dans cette file).
    En revanche, je te parie que si Ségo parle des retraites, on lui reparlera de ses licenciements abusifs ou je ne sais quoi.

  • C’est tout de même un vrai plaisir de voir SR se faire condamner par la justice française sur cette histoire.
    Pas tant (ou uniquement) parce qu’elle n’est pas de mon bord et qu’elle m’énerve :-). Mais comme dit plus haut, parce qu’elle est devenue une donneuse de leçon professionnelle, la blanche passionaria de la justice sociale.

    Ce qui est tout de même triste, c’est de voir une telle incapacité à se remettre en cause et à admettre ses torts. Dans toute autre arène que l’arène politique, un tel comportement discréditerait la personne; mais en politique, il semble que cela soit acceptable/accepté – un partisan pardonne tout.

    L’entreprise n’est pas un monde idyllique mais je pense qu’il serait difficile de se sortir d’une situation comme celle-ci de cette façon.

  • Comme vous tous je n’ai pas lu le texte de décision de justice. Je ne suis pas sûre d’ailleurs d’être capable de tout comprendre.
    Néanmoins cette histoire a le mérite de concorder avec toutes les « histoires » qui circulent à Poitiers.
    Une amie très proche m’a raconté l’histoire de sa nièce qui travaillait au Conseil Régional ( cela date donc d’après ).
    Nièce qui avait vu passer plusieurs Présidents de Conseil régionaux, et qui voulait démissionner tant aussi bien l’ambiance (il semblerait que , outre le fait de ne pas toujours être payés comme semble l’indiquer cette décision de justice, les propos peu flatteurs et culpabilisants tombent sur les employés de Mme Royal) que le travail étaient invivables. Et cette amie, pourtant de droite avérée me racontait combien elle avait essayé de persuader sa nièce de rester travailler jusqu’à sa retraite qui devait se produire à la fin de l’année dernière !
    Nièce qui pensait ne pas pouvoir tenir moralement et physiquement dans ces conditions.

    Bien sûr ce n’est qu’un son de cloche parmi tant d’autres ( Mme se ferait payer ses repas par ses employés lorsqu’ils déjeunent ensemble – également raconté dans le livre de Mme Pathouot, mais que j’avais entendu avant sa parution – et surtout serait fort avare de compliments et de politesses.

    Certes elle a été en position dominante en Poitou Charentes à la présidentielle, mais tout le monde ne travaille pas au Conseil Régional !

    Et je trouve plus grave de malmener ses employés que de changer de femme , de prendre des vacances sur un bateau
    ou d’aller dîner dans un restaurant chic.

    Oui, chacun voit ces événements à travers les lunettes de son opinion politique.
    Néanmoins, il me semble qu’au niveau des coups bas ou de la médiatisation des -grosses- boulettes, il y a un camp plus fort que l’autre.
    Et critiquer Raffarin permet de changer le cours de la discussion : pendant que l’on débat sur le fait que oui ou non Raffarin a parlé de licenciement abusif à tort ou à raison, parce que voyez vous « en fait elle n’avait pas payé ses employées », on ne parle plus du fait que Mme Royal est un mauvais patron, mais que Raffarin s’emmêle dans ses explications.
    Donc Raffarin a tort, donc l’UMP a tort, donc c’est à juste titre que Mme Royal peut se dire victime et non coupable!.
    CQFD

  • Pingback: Mediapart, Ségolène Royal, et “Indépendance”… « Manif de Gauche

  • Je me rappelle un temps où les « affaires » entrainaient la démssion voire le banissement des hommes politiques coupables. Heureusement pour S.Royal que cette affaire n’a pas été jugée dans les années 90 sinon on aurait jamais entendu parler de la Dame du Poitou.
    Et il est également intéressant de noter le peu de réactions du SM qui est pourtant toujours prompt à dénoncer les remises en causes de la justice par les politiques (de droite?).

  • rafarin,le fourbe…mort de rire,on t’a vu a l’oeuvre.pourquoi l’ump envoie le pire ringard de ses representants,parler de sujets d’actualité.
    la france l’a remercié pour son court passage a matignon.
    je ne crois pas qu’il soit le mieux placé pour juger qui que ce soit.
    ni pour decider de quoi que ce soit pour la france,ses idées du début du XXeme,ne sont plus d’actualité.ne me dites pas que ces gens influencent la majorité…aller JP fait nous encore rire,présentes toi a une élection,ce serai rigolo de te revoir
    « Win the Yes needs the No to win against the No !»
    discrédité…je pense

  • Ca, c’est un peu le problème. Les ségolénistes ont trouvé comme argument d’une haute tenue et d’un à-propos remarquable, pour contre-attaquer, de dire que Jean-Pierre Raffarin serait un has-been. Comme toujours, ce n’est pas Ségolène Royal qui se livre personnellement aux attaques personnelles, mais elles sont bien coordonnées.

    Du coup, cela donne des reprises aussi peu talentueuses que celle de magou qui, donnant dans l’invective de bas étage, croit servir sa cause.

    Alors reprenons juste l’argument pour voir s’il est aussi stupide qu’il en a l’air : Raffarin serait un has-been, par conséquent on ne devrait pas faire de reproches à Royal qui, elle, est une femme du XXIème siècle.

    Soit le propos est totalement hors sujet et sans intérêt, soit cela signifie qu’au XXIème siècle, il serait dépassé de reprocher à un dirigeant socialiste de manquer à la nécessaire cohérence, en se révélant capable d’une injustice sociale manifeste.

    Dans les deux cas, c’est confirmé : c’est bien un propos d’ânes bâtés.

  • La légitimité de Raffarin en l’occurrence, c’est sa qualité d’ancien président de la région Poitou. Ancien, et donc wanna-be-again.
    Il aurait été bien bête de ne pas se servir de cet argument, mais je doute que sa condamnation indique quoi que ce soit sur la capacité de Royal à diriger une région.
    Donc, on est pas obligé de donner une portée extraordinaire à la demande de démission, qui est avant tout un propos de campagne.

  • Le propos de Raffarin n’est pas vraiment le plus important dans cette affaire. Comme dirait l’autre, « quand le doigt montre la lune…« 

  • En fait, à la réflexion, et au delà de la faute sanctionnée par cette décision, ce qui me surprend le plus c’est la bétise stratégique qui est à mon sens révélateur des incapacités de Royal. Si elle avait transigé, (en admettant que oui, bon, il y avait erreur et peut être un caffouillage dans ses estimations comptables, et qu’elle avait tout simplement payé les salaires qu’elle devait) plutôt que de faire courir une procédure pendant toutes ces années pour se voir condamnée au final avec le retentissement et l’impact à longs termes sur son image, personne ne parlerait de cette affaire. C’est vraiment stupide et borné. Et ça lui ressemble bien.

  • Franchement, vous devriez être ravis, SR est le meilleur rempart contre le PS, avec elle NS rempilera pour 5 ans dans 4 ans. Votre intérêt serait plutôt d’en parler le moins possible, voire de la couvrir. Car si quelqu’un d’autre, du genre DSK, prend la relève, ce ne sera pas la même chanson (entendre : NS n’aura alors aucune chance).

  • Il lui faudra probablement franchir une étape, qu’il n’a pas brillamment franchie la dernière fois : arriver seulement à convaincre ses propres « amis ».

  • Le plus important c’est pas la demande de démission mais le fait qu’elle ait commis une faute envers ses employées?
    Moi je trouve que ça se vaut. Ca montre qu’elle payera très cher politiquement non pas le fait de n’en avoir rien à faire de ses subordonnés et de tenir leur travail pour quantité négligeable (ce qu’elle fait depuis des années), mais le fait de s’être fait condamner pour ça.
    Et la remarque de Raffarin en est la preuve : rien à voir avec sa capacité à diriger ou non une région.
    Malheureusement, plus j’y réfléchis, moins je pense que ce soit une bonne chose. Le PS est en train de se refaire. Je trouvais qu’elle l’avait fait évoluer, malgré tout, et qu’elle avait pu dire des choses qui jamais n’auraient franchi la bouche d’un Fabius.
    Désolée mais DSK c’est fini pour cette course. Et Delanoë reste difficile à cerner. Pour l’évolution des esprits en général, je ne sais pas qui je préfère.

    Mais bon. Elle l’a bien cherché quand même, et n’aurait sans doute jamais dû se braquer de la sorte, tu as raison Eponymus, ça c’est une faute politique.

  • « Il lui faudra probablement franchir une étape, qu’il n’a pas brillamment franchie la dernière fois : arriver seulement à convaincre ses propres “amis”. »

    C’est le genre de phrase courte qui cerne parfaitement le problème !

  • Oui, bien sûr, convaincre ses amis qu’il n’est pas de droite… Vous voyez, c’est pour ça que je ne suis encarté nulle part. La gauche est vraiment stupide, j’ai eu l’occasion de le constater à deux reprises : lors du TCE, et lors de l’investiture (bon sang, que SR triomphe face à Fabius et DSK, mais c’est quoi ce délire ? l’intelligence en politique, c’est tout de même essentiel, non ?).

    En même temps, on sait bien que tous les militants à 20 euros se sont inscrits pour SR et qu’ils sont partis aussitôt qu’ils sont revenus.

    Dommage, maintenant le seul homme capable à gauche est à la tête du FMI, une OI d’une certaine portée tout de même… Je doute que SR aurait pu se reconvertir de la sorte…

    Bref, tout cela pour dire que SR est votre meilleur atout : si elle se représente, j’aurais beaucoup de mal à voter pour elle…

  • « SR est votre meilleur atout »

    SR est le meilleur atout de personne. Elle pollue le monde politique parce qu’elle place son ambition personnelle au dessus de tout au point de ne se prononcer que pour flatter une partie de ce qu’elle croit être son électorat – en fait, elle est populiste dans le sens le plus péjoratif du terme. Dans ce sens elle est dangereuse. Elle a cependant eu un mérite – elle a eu les tripes ou l’inconscience « depuis le PS » de violer certains tabous. Ce que DSK n’avait jamais eu l’audace de faire. En fait, il est possible qu’elle lui ait préparé son lit – qui sait ? Ou celui d’un nouveau leader qui secouera un peu plus le cocotier mais avec intelligence cette fois. On peut toujours rêver.

  • @ Koz,

    je n’ai pas pu accéder à votre blog pendant plusieurs jours mais consultant la presse dans l’avion, je me suis dit que j’allais trouver un billet sur ce sujet en revenant. Au moins, vous ne m’avez pas déçu à cet égard 🙂

    Ensuite, sur le fond. Je précise tout d’abord que contrairement à Praxis, j’apprécie beaucoup le personnage (je ne connais pas la personne) et en tout cas ce qu’elle a pu faire pour le PS. J’ai toutefois plusieurs réserves et son entêtement en fait partie.

    En revanche, dans ce cas de figure, je suis assez stupéfait par le procès en sorcellerie qui lui est adressé :

    1. Sur le fond de l’affaire : Royal a deux assistantes parlementaires, dont cette fameuse Evelyne Pathuot. Royal en 1997 est en campagne pour la 3ème fois dans sa circonscription pour les législatives. Ses assistantes parlementaires l’aident. En prévision des élections et comme cela se passe à chaque fois (c’est inclus dans le contrat de travail des assistants parlementaires), une procédure de licenciement est engagée. Les assistantes parlementaires sont toutefois payées pendant la campagne, contrairement à ce qui est raconté partout.

    Royal est élue, puis nommée au gouvernement en tant que Ministre déléguée à l’enseignement scolaire. E. Pathuot demande un complément de salaire pour la campagne. Refus pour des raisons comptables visiblement mais Pathuot continue toutefois est réembauchée par le suppléant de Royal avant que leur demande ne les oblige à se séparer.

    Pathuot porte donc plainte pour « salaires non-payés » et demande, avec l’appui d’une autre collaboratrice, des indemnités importantes. Ces indemnités n’ont jamais été accordées, prouvant la bonne foi de Royal sur ce point. Et au passage, Lisette, cela montre qu’elle ne s’est pas « acharnée » mais que l’on ne peut rien faire lorsque la personne en face de vous ne veut rien savoir.

    Contrairement à ce qui a été écrit, Royal tente de trouver une solution à l’amiable et propose d’ailleurs de leur attribuer une somme qui correspond à celle finalement décidée par la Cour d’appel de Rennes, bien loin des exigences de Pathuot.

    Donc en définitive, quoiqu’en dise Jule’s et je ne vois pas en quoi cela serait contradictoire, il s’agit bien de savoir dans quelle mesure un deuxième salaire aurait du être accordé ou non à des assistants parlementaires en période électorale et cette décision n’a de facto pas été tranchée par cette décision.

    2. Sur son utilisation :
    Pathuot le dit elle-même, un peu naïvement dans une interview au Figaro, elle est consternée par le fait que cette affaire soit récupérée : voir ci-contre.

    Pourtant Dominique Paillé, ex-homme fort de l’UMP dans les Deux-Sèvres (battu aux législatives en 2007 dans une circonscription à droite depuis la nuit des temps), porte-parole et conseiller à l’Elysée, utilise cette histoire à des fins politiciennes. Je regrette que le PS ne le fasse suffisamment dans les Hauts-de-Seine, et pourtant il y en aurait à dire…

    C’est d’ailleurs assez drôle parce que je ne sais plus qui parlait de la « jurisprudence » selon laquelle toute personne mise en examen ou condamnée devait démissionner du gouvernement. Sauf qu’à ma connaissance, le gouvernement ayant remis en cause cela est le gouvernement Fillon avec André Santini, sans parler de Laporte.

    En conclusion, il est tout de même étrange que l’UMP (via l’Elysée, voir le Canard du jour) se soit emparée de cette histoire au moment où la débandade quoitidienne de la majorité et de l’autorité du Président est flagrante et où un sondage place Royal loin devant Sarkozy (Paris-Match)… Enfin, si ça vous rassure, tant mieux !

  • @ Eponymus,

    Voilà ce que vous écrivez : « Elle pollue le monde politique parce qu’elle place son ambition personnelle au dessus de tout au point de ne se prononcer que pour flatter une partie de ce qu’elle croit être son électorat »…

    On croit rêver ! Cela s’appelle du « transfert » vous savez ?

  • « où un sondage place Royal loin devant Sarkozy (Paris-Match)…  »

    C’est sur que Paris Match, elle s’y sent à l’aise…

    Mais, Besancenot lui-même dans certain sondages est loin devant Sarkozy. Celui qui ne fait rien mais gueule le plus fort est souvent favori dans les sondages quel que soit l’inanité de ce qu’il profère d’ailleurs.

  • Fx_Perreti, votre argumentation m’a beaucoup intéressé (même si j’aurais aimé disposer des sources de vos infos exclusives). Mais… je crois qu’en fait, la justice a examiné les faits, et l’a condamnée. Et on n’a pas retrouvé les cartes d’adhérent UMP des magistrats.

  • @ Koz,

    je ne dispose d’aucune information « exclusive » mais je recoupe tout ce que j’ai pu lire ici ou là puisque contrairement à ce que vous dites, cela a été largement commenté. Il ne semble pas que l’affaire de la Fondation Hamon ait eu droit à tant de bruit…

    Oui sauf que ce qui est important, c’est de savoir sur quel motif elle a été condamnée. Et contrairement à ce que vous continuez à affirmer, en colportant les remarques du phoenix du Haut-Poitou, ce n’est certainement pas pour « licenciement abusif ». Et encore moins pour non-paiement de salaire pendant la campagne électorale mais uniquement pour une vingtaine de jours pour l’une, une dizaine pour l’autre durant cette fameuse période (1 mois) pendant laquelle les Minitres élus députés conservent leurs mandats avant de le confier à leur suppléant.

    Bref, on est bien loin non seulement de cette fameuse « délinquance sociale », ou alors il faut m’expliquer pourquoi cela a mis 10 ans, et surtout de tout enrichissement personnel et autre corruption.

    Donc franchement, je persiste à penser que vous vous faites plaisir, que c’est bien votre droit, que les militants UMP (et encore, ceux qui n’ont rien à se reprocher en la matière…) vont s’en gargariser mais l’UMP en a tellement fait que personne ne peut s’en servir réellement, même dans le débat interne au PS. Pas très malin d’ailleurs…

  • Rapide aperçu du communiqué de Me Mignard sur le site de SR : « La question qui a fait débat était celle de la légalité d’un deuxième salaire et d’un deuxième contrat se superposant au premier. L’imbroglio invraisemblable du statut des assistants parlementaires en période de campagne électorale a contribué à obscurcir un litige systématiquement et publiquement utilisé contre Ségolène Royal depuis 10 ans entravant tout rapprochement des positions. Les ex assistantes n’ont d’ailleurs obtenu en définitive que ce que leur proposait Ségolène Royal un an après la fin de leur mission. »

    Effectivement, il y a une faute, à cause d’un imbroglio juridique lié au droit social. L’arrangement que SR proposait aux deux attachées a été refusée par icelles en question. Puis, finalement, après avoir été déboutées de plusieurs recours, elles gagnent en appel… et retombent exactement sur l’arrangement proposé par SR.

    Je n’ai aucune affection pour SR, mais je crois que vos réactions sont un peu disproportionnées au vu de ce qui s’est réellement passé. SR n’est pas exemplaire, mais une autre affaire doit être recherchée si on veut vraiment lui faire du tort. Celle-là n’ira pas bien loin et pourrait même être utilisée par SR pour discréditer un peu plus l’UMP…

  • Ah ben si l’avocat de Ségolène Royal, Président de son comité de soutien le dit, je ne vois pas de raisons de mettre en doute son objectivité. Il doit être neutre. D’ailleurs, sûr de son fait, il a dû livrer le texte de la décision à notre sagacité. Non ?

  • 62 réponses au texte sommes toutes sans trop de parti-pris de la part de KOZ.

    Aucune qui fasse allusion aux procédures de licenciements.
    Car enfin, j’ai été gérant pendant 21 ans et PDG pendant une dizaines d’années et j’ai licencié des dizaines et des dizaines de personnes en CDI.
    Je vous promet qu’avec un minimum de doigté, cela ne pose guère de problèmes.
    J’ai eu un seul cas de prud’hommes (gagné) pour avoir accepté un démission orale (au lieu d’écrite).

    Ce qui m’inquiète, c’est que pour laisser les choses pourrir au point d’en arriver à un procés, (de la part de mon Ânesse du Poitou chérie): Il faut faire preuve d’une incompétence hors du commun !

  • Moi aussi j’ai bien aimé l’argumentaire de FX (ok sur l’acharnement), mais elle a été condamnée, il faut donc considéré qu’à un moment donné elle a mal agit. Bad, bad girl.
    Je continue à penser que cela n’est pas très grave. Je me demande combien de gens dans les partis politiques, assistants parlementaires ou équivalents, sont payés avec des lance-pierres? Un mois oui, un mois non, en fonction des finances ou de l’humeur?
    Ils ne doivent pas souvent râler, s’ils veulent conserver une place au sein de l’organisation, et espérer un jour obtenir une place au chaud sur une liste, ou bien conserver celle qu’on leur a donnée.

    Bref, pour moi l’important c’est qu’une affaire comme celle-là ait abouti, à titre d’exemple. Ca ne fait pas de Royal une élue spécialement indigne. Elle va payer cela politiquement beaucoup plus cher que ça ne vaut en réalité, et je ne suis pas sûre que cela me réjouisse.

  • Koz, tu as raison, la prochaine fois je me fierais à toi et à JP Raffarin, de source infiniment plus impartiale…

    Sinon on ne parle pas de détournement de fonds, comme c’est l’habitude ailleurs, ni d’enrichissement personnel, donc vous voyez que par rapport à certains, cette affaire c’est peanuts.

    Effectivement, il y a deux ou trois semaines qui devaient être payées, qui ne l’ont pas été. SR a tenté un arrangement avec des contrats qui n’avaient rien à voir, dans un premier temps, puis un accord sur le montant dû, dans un second temps.

    Les deux attachées ont refusées. Puis, au final le tribunal leur accorde ce que SR leur proposait, ni plus ni moins. Il n’y a pas eu de malveillance de sa part, d’exploitation éhontée, mais quelques semaines non-payées, qui devaient l’être d’une manière détournée.

    Alors je veux bien qu’on aille me chercher de vrais arguments objectifs montrant que cette affaire est une honte, une horreur, ce que vous voulez, mais franchement il n’y a vraiment pas de quoi casser trois pattes à un canard.

    Et sinon, du côté des Balkany, par hasard, rien ne vous choque, infiniment plus que cette petite histoire ridicule ? Enfin, franchement, comment on peut être crédible en essayant de descendre SR (que encore une fois je n’apprécie pas) pour une pécadille alors qu’à côté des Tibéri, Balkany, Santini, Frêche et consorts s’en sortent avec les honneurs du pouvoir ?

  • Tu as raison : puisque les autres font mal, on ne va pas reprocher à Ségolène Royal de mal faire. La défense version « regardez donc ailleurs m’a toujours semblé extrêmement efficace. Au passage, Frêche, tu le laisseras à Ségolène.

    Au passage, les contrats sans rapport que tu évoques auraient sans doute été constitutifs d’emplois fictifs. Ségolène Royal peut donc remercier de tout son coeur les assistantes d’avoir refusé. Sinon, c’est au pénal qu’elle serait. De même pour le contrat qu’elle avait tenté de passer avec une association locale. Elle peut remercier le président de Poitou93 qui, après s’être exclamé : « elle est folle, complètement folle ! Avec ses histoires, on va tous finir en prison », a également refusé. Sauvée malgré elle.

    Sinon, je te propose de faire, pour toi, dans ta tête, à voix basse si tu veux, l’exercice mental d’imaginer ce qui se serait passé et ce que tu aurais dit, si c’était Nicolas Sarkozy qui avait été condamné dans les mêmes conditions. Tu n’es pas obligé de nous donner la réponse. C’est entre toi et toi.

  • @ Ozenfant,

    il me semble que contrairement à vous, Royal est élue et que ce n’est pas tout à fait une chef d’entreprise comme les autres quand des enjeux politiques viennent se greffer à des questions patron/salariés. Royal a essayé de trouver un terrain de conciliation refusée par ses ex-assistantes, qui ont bénéficié, c’est indiscutable, de l’appui de l’UMP. Je rappelle que Evelyne Pathuot a fait une vidéo pour l’UMP pendant la campagne présidentielle et clame aujourd’hui qu’il s’agit d’une affaire strictement personnelle.

    @ Lisette,
    globalement d’accord avec vous. Et vous avez raison sur les assistants parlementaires. Ils font des boulots de chien mais leur ambition les motive.

    @ Koz,
    il ne faut pas croire J-P Mignard mais il faut croire Evelyne Pathuot? Précisément, quelles sont les preuves de Mme Pathuot pour avancer cela ? Pourquoi ne l’a-t-elle pas mis en valeur pendant le procès, étant donné qu’elle n’avait pas l’air d’avoir particulièrement de scrupules ? Vous nous demandez les faits, rien que les faits et vous sortez de derrière les fagots des élucubrations livresques (jamais démontrées). Si l’on devait croire tout ce qu’on lit dans les pamphlets sur Sarkozy…

    @ Eponymus,
    les indemnités des assistants (je crois que c’est 4000-5000€ d’enveloppe si mes souvenirs sont bons) ne sont accordées par l’Assemblée que sous justificatifs. Et je rappelle au passage que Royal est la seule à s’être appliquée à elle-même le mandt unique. Il est donc particulièrement malvenu de venir lui donner des leçons de morale en la matière.

  • « l’exercice mental d’imaginer ce qui se serait passé et ce que tu aurais dit, si c’était Nicolas Sarkozy qui avait été condamné dans les mêmes conditions. »

    Ca fait plusieurs fois que je lis cet argument à différents endroits. Je comprends pas trop. Si ç’avait été Sarko…
    Les sarkozystes auraient relativisé,
    Les autres auraient hurlé à la mort.
    C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui.

    Et puis, Sarko quand?
    Sarko ministre? Sarko en campagne? Sarko président? Sarko (jouons le jeu de la fiction) ramassé au second tour et n’exerçant pas de responsabilité nationale?

    Perso, on me prouverait que Sarko a fait la même chose à Neuilly, ou bien que Dati fait pareil en ce moment : je trouverais ça très nul, mais ça ne me ferait pas descendre dans la rue ni exiger des démissions en fanfare.

  • Voilà Lisette, c’est ça. Les anti-SR trouvent une faute et se ruent dessus, hurlant au scandale, etc. Et qu’est-ce qu’on a sous les yeux ? Une petite faute, pas très excusable, mais une petite faute tout de même. Et on voudrait la descendre alors qu’il existe des parrains dans les hauts-de-seine et ailleurs, des maffieux du style Balkany, dont la femme se fait décorer d’une superbe légion d’honneur cette année ? Non, franchement, cette histoire est ridicule : le mieux était sans doute de pointer l’affaire, de condamner la pratique et de ne surtout pas en faire des tonnes. Parce que là on tombe dans l’excès du TSS (tout sauf Ségolène) et je crois que, à l’inverse, cette stratégie n’a pas très bien réussie à la gauche en 2007… Mais SR doit commencer à faire peur, je ne sais pourquoi (puisque je ne l’apprécie pas), du coup les coups commencent à tomber. On appelle ça de la politique politicienne…

  • Si vous le permettez Koz, je voudrais juste dire à Fx Perretti qu’il se trompe complètement sur le non paiement des salaires de E. Pathouot et sa collègue. (Il dit d’ailleurs qu’il ne fait que des recoupements.) Evelyne et sa collègue ont bien travaillé à Melles pour S. Royal en mai, juin et juillet 1997 sans obtenir aucun salaire ; suite aux demandes répétées de ses salariées, S. Royal a fini par donner une enveloppe à Evelyne contenant 5000 francs en espèces, que cette dernière a refusé, car elle voulait et c’est la loi, des fiches de paie et des salaires.
    Leur collaboration s’est donc terminée fin juillet 1997.
    C’est après cette date que Jean Pierre Marché (suppléant de Royal à l’assemblée) a embauché Evelyne et sa collègue.
    Le tribunal des Prud’hommes de Niort a donné raison aux deux employées pour les trois semaines de mai, mais a rejeté leurs demandes pour juin et juillet, considérant qu’elles avaient fait un travail de militantes bénévoles !!!!!
    Il faut savoir que S. Royal a déposé deux plaintes contre ses ex-employées dont une pour diffamation et qu’elle a été déboutée à chaque fois.
    La justice a enfin été rendue par la Cour d’appel de Rennes.

    Dernièrement une autre personne emmenait S. Royal aux prud’hommes de Niort, toujours pour licenciement abusif.
    Les prud’hommes n’ont pas répondu favorablement à cette personne et à ce jour j’ignore si elle continuera une procédure comme l’ont fait les deux ex attachées parlementaires.

  • Lisette > –“l’exercice mental d’imaginer ce qui se serait passé et ce que tu aurais dit, si c’était Nicolas Sarkozy qui avait été condamné dans les mêmes conditions.”

    Ca fait plusieurs fois que je lis cet argument à différents endroits. Je comprends pas trop. Si ç’avait été Sarko…
    Les sarkozystes auraient relativisé,
    Les autres auraient hurlé à la mort.
    C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui. —

    Si ça avait été Sarkozy, pas une « une » de journal qui n’ait évoqué cette affaire durant des semaines, nos grands défenseurs de l’ordre moral auraient répété à l’envi sur tous les plateaux télé et radio le même discours moralisateur.

    Là, on a un curieux silence médiatique et, au pire (au mieux ?), une réaction sous forme de « Oui, mais vous avez vu à droite ? ».

    Bref, on ne peut pas comparer les réactions de la droite aux fautes de la gauche à celles de la gauche aux fautes de la droite. Deux poids, deux mesures, cette hémiplégie et ce manichéisme sont bien navrants. Certains se sont d’ailleurs empressés de prouver mes dires sous ce billet et c’est tout aussi navrant d’aveuglement ou d’endoctrinement.

  • République bananière, on est en plein dedans en lisant toutes ces réactions.
    La France, dans son ensemble, s’accommode de tous les dérapages moraux, trouve des excuses à tout et s’indigne de tout la main sur le cœur (et le portefeuille).
    Pire que la réaction de S.R., celles d’hommes et femmes qui ne semblent pas comprendre à quel point ils avalisent la perte continuelle du sens de la morale dans ce pays.
    De droite comme de gauche tout est permis quand il s’agit de politique surtout quand ils prétendent à « la grandeur » de la France alors qu’il ne s’agit que de leur Ego.

    Littéralement à dégeuler .

  • Delphine, si AUJOURD’HUI cela arrivait à Sarko, c’est clair que tout le monde lui tomberait dessus, je suis bien d’accord. Il est président, quand même. Si PENDANT LA CAMPAGNE c’était arrivé à Sarko (ou Ségolène) : idem. Même traitement j’en suis convaincue.
    Maintenant : bah… Ségolène n’a même plus de responsabilité nationale, elle est présidente du Poitou Charentes, elle est en délicatesse avec le secrétaire général de son parti, où elle n’a même pas de « courant » constitué, mais une vague mouvance, et elle est en campagne pour en prendre la présidence du PS, avec de sérieux concurrents. Politiquement, elle est moins que Raffarin en ce moment, qui lui est député, souhaite prendre la présidence du Sénat, et est un ancien premier ministre…
    C’est pour ça que je comprends mal le but de « l’exercice mental ».

    D’ailleurs, attend un peu, tu vas les voir arriver les magazines people… mais ça ne mérite pas la une du Monde je crois. Ni pour l’infraction, ni pour la condamnée, au regard de ce qui se passe ailleurs!

    D’ailleurs, je me rends compte que C. Poncelet est quand même le président du Sénat, le type qui doit prendre la tête de notre pays si Sarkozy fait une crise cardiaque ou une rutpure d’anévrisme. Une enquête pour trafic d’influence est réouverte contre lui, ça fera un bon point de comparaison. Parce que là c’est un peu la tête de l’Etat quand même.

    Praxis : rien à voir! Ce n’est pas parce qu’elle fait peur ou je ne sais quoi que ça lui tombe dessus : c’est parce qu’elle l’a mérité (je pars du principe que la justice est équitable)! La politique politicienne, c’est la remarque de Raffarin, mais franchement c’est de bonne guerre, il aurait eu tort de ne pas en profiter. Par la suite, ça lui coûtera plus cher que ça ne le vaut… c’est un peu le risque du métier, et je ne suis pas sûre que ça me plaise, mais c’est comme ça.

    PS : bon allez, j’ose à peine mais je me la fais quand même. Dans le canard d’aujourd’hui, on dit que Sarkozy a pas mal insisté pour faire monter les uns et les autres au créneau après la condamnation de Ségolène. Je me suis dit que si Devedjan n’avait pas eu cette idée tout seul au début, c’est parce qu’il ne devait pas voir, lui non plus, pourquoi elle avait été condamnée la Ségo, c’est pas comme si c’était grave de ne pas toujours payer ses collaborateurs!

  • @ Praxis

    « SR doit commencer à faire peur »: Non, Ségolène ne fait pas peur à grand monde, du moins pas en dehors du PS. Simplement, cette histoire tombe à pic pour tourner la page des cafouillages gouvernementaux récents, des bisbilles internes à l’UMP, etc. Rien de bien extraodinaire, c’est juste la règle du jeu.

    « Par rapport à certains, cette affaire c’est peanuts »: Je sais que c’est l’excuse classique, mais elle est toujours aussi nulle. Sauf si le message que vous voulez faire passer est « tous pourris » mais ce n’est pas, je crois, votre genre.
    Et puis, j’ai connu une victime de ce genre de « peanuts » et je peux vous assurer que du point de vue de l’employé, c’est loin d’être bénin, même quand on est sûr de gagner et que l’employeur transige en quelques mois. Alors 10 ans de procédure…

  • Lisette, je sais que la pédagogie est dans la répétition, mais est-ce que ça ne fait pas trois fois que vous nous le dîtes (sur l’exercice mental etc). Au final, je trouve à cet argument, comme le dit Gwynfrid, un petit air de « tous pareils… [tous pourris] ». Attention, le cynisme poind.

    Sur Balkany : je crois que la gauche devrait le remercie. C’est son joker à elle. Frêche tient des propos inacceptables ? Balkany ! Lang fait ami-ami avec Gbagbo ? Balkany ! Royal est condamnée ? Balkany ! Effectivement, Balkany n’est pas un modèle. Et, oui, on pourrait vouloir plus de sévérité à son encontre. On n’oubliera pas, toutefois, que l’amitié entre Sarkozy et lui remonte à l’enfance, remonte même à leurs pères. La vie politique mérite peut-être, probablement, de sacrifier certaines amitiés. Mais leur amitié ne porte pas, comme on voudrait nous en convaincre, sur certains comportements de Balkany.

    Et puis, c’est un joker un peu commode. Puisqu’il faut entrer dans les détails, n’oubliez pas que ce que Ségolène Royal a fait l’a non seulement menée à être condamnée, mais que ce qu’elle aurait bien voulu faire, aurait pu carrément la mener en correctionnelle. Emplois fictifs, par l’Education Nationale et par l’association Poitou93, ce n’est pas négligeable. Fort heureusement pour elle, dans les deux cas, d’autres ont eu de la conscience pour deux. Mais n’oubliez pas non plus qu’elle a été déboutée des plaintes pour diffamation qu’elle a portée contre ces deux anciennes assistantes. Alors, le joker Balkany, c’est un peu court…

  • @ MARY,

    vous avez l’air de bien connaitre « Evelyne » mais ce que vous dites est factuellement faux ou alors je ne comprends pas les montants des indemnités versées. 2900 € et 1900 € respectivement pour 3 semaines de salaires, dites-moi, je vais devenir assistant parlementaire si c’est aussi bien payé ! Puisque vous avez l’air d’avoir le jugement sous les yeux, pourquoi vous ne nous en faisez pas part dans son intégralité, sinon votre version ne vient que contredire celle du suppléant de Royal.

    @ Koz,

    vous continuez dans la diffamation pure et simple puisque ce que vous avances n’a jamais été prouvé, si ce n’est dans le pamphet de Mme Pathuot. En outre, vous mélangez tout, dans la mesure où l’embauche par le Ministère n’a rien d’illégal. De nombreux ex-assistants parlementaires de députés sont embauchés par les cabinets ministériels pour s’occuper des affaires dites « réservées » et je peux vous assurer que ce gouvernement n’échappe pas à la règle. Quant à l’association, encore une fois, vous ne vous basez pas sur des faits établis par la justice mais sur des rumeurs. Si vous voulez, à ce moment-là, on peut parler d’un appartement sur l’île de la Jatte par exemple ou de bien autres choses encore.

    Vous êtes ensuite particulièrement gonflé quand vous nous citez Balkany comme  » seul épouvantail », si vous voulez on peut y aller :
    – Pasqua ;
    – Ceccaldi-Raynaud (ancienne suppléante de Sarkozy et députée de son ancienne circo) ;
    – Tibéri ;
    – Carignon ;
    – Aeschlimnan (heureusement battu) ;
    – Bédier

    et j’en passe.

    Ce ne sont pas des « jokers » et ce n’est pas parce qu’une partie de la droite se comporte de cette manière que la gauche doit faire la même chose, bien évidemment. Mais alors que ces personnes ont eu pour la plupart à subir des condamnations lourdes et sont toujours en exercice et labellisées UMP sans problèmes tandis que vous nous prenez le chou sur une affaire qui reste je m’en excuse d’une complexité juridique reconnue par tous, voilà l’endroit où la montée en épingle de l’affaire Royal est ridicule.

  • Tous pourris, en effet.
    Ou pas exactement tous, mais beaucoup. La politique, ce n’est pas un milieu où on est rarement censé être payé pour le travail fourni, y compris dans les partis qui ont de l’argent.

    Ce n’est pas une excuse, mais il n’y a pas de quoi argumenter sur l’incapacité de Ségolène Royal à exercer le pouvoir, ni même de mettre sérieusement en perspective avec un quelconque discours (pour le fun, c’est différent). Garder ça en tête, oui, et le lui renvoyer la prochaine fois qu’elle fera assaut de vertu, y’a pas de raison… m’enfin ce n’est pas un scandale national.

  • Fx-Perreti, soyez aimable de changer de registre, de ne pas employer de mots trop grands pour vous et, surtout, de ne pas m’accuser de diffamation, j’ai tendance à mal le prendre.

    Dire que proposer un contrat éducation nationale pour faire un travail qui n’en relève aucunement aurait pu la renvoyer en correctionnelle ne me semble pas insensé. En outre, il ne s’agit pas de « rumeurs » mais de faits rapportés dans des journaux qui ne relèvent pas de la presse à scandale, ainsi que dans un livre qui n’a manifestement pas donné lieu à une action en diffamation, quand Ségolène Royal a manifestement la gâchette judiciaire facile.

  • dans « l’affaire » en question je vois pas mal de similitudes avec, il n’y a pas si longtemps, alain juppé ou, plus loin, henri emmanuelli, michel noir…
    dans un monde où les pratiques « limite » sont monnaie courante, un peu de négigence, d’intransigeance, un soupçon de trahison conduisent devant les juges….
    première défense: ce qui a été condamné est très mineur: quelques signatures sur des notes, quelques semaines de paye,…
    deuxième ligne, en général susurrée par des amis: tout le monde fait cela, voire bien pire….pourquoi moi?
    troisiéme élément: c’est un complot destiné à m’abattre et à salir mes amis…
    et bien sûr une exploitation médiatique organisée politiquement…
    les exemples précédents montrent qu’on s’en relève difficilement…

    tout cela a une part de vérité: les reproches sont minuers là où les faits étaient majeurs, répandus et cacahés…
    mais comme il est assez difficile de « coincer » quelqu’un d’habile, qui connaît bien les rouages de la justice, qui a des relations…
    c’est pour cela que lorsque les dossiers, même ténus, sont établis, publics, certains juges, lorqsu’ils ont un dossier, montrent une certaine pugnacité…

  • Incroyable !

    Je suis désolé mais vous m’avez l’air bien hypocrites dans votre indignation. Le nombre d’affaires gravissimes que la politique colporte régulièrement (on va pas reciter encore tous ces noms de maffieux, de notables à la Chabrol) tend à relativiser « l’affaire » SR.

    Et le joker Balkany, mon cher Koz, c’est un joker, mais il y a moult jokers à droite, FX_Peretti le rappelle très bien. Comment veux-tu que l’on soit indigné plus que de raison par le non-paiement de un ou deux mois de salaires, dans un imbroglio juridique reconnu par une cour d’appel, alors que d’autres pourris (Tibéri, Balkany) continuent d’exercer le pouvoir sans jamais être inquiétés ?

    Franchement, notre République est loin d’être exemplaire (tiens et notre ancien Président, il donnait l’exemple ?) et, dans ces cas-là, bizarrement, les cas qui choquent le plus sont les plus graves, les détournements de fonds, les trafics d’influence, les abus de biens sociaux, etc. Je ne sais pas si c’est le relativisme, mais comment peut-on hurler au scandale pour SR alors que la Justice n’est pas accomplie pour ceux qui le méritent le plus ?

  • @ Gwynfrid :

    « “Par rapport à certains, cette affaire c’est peanuts”: Je sais que c’est l’excuse classique, mais elle est toujours aussi nulle. Sauf si le message que vous voulez faire passer est “tous pourris” mais ce n’est pas, je crois, votre genre. »

    Je condamne ce que SR a fait. Mais d’un côté il a fallu plusieurs cours pour en juger, donc je me dis que quelque part l’affaire était complexe pour des spécialistes du droit (ce que ne sont ni SR ni ses ex-attachées). En plus, que veux-tu comme réaction supplémentaire ? Qu’on descende SR en flèche, qu’on s’aperçoive enfin que cette femme est en fait un démon déguisé en colombe ? Qu’on l’accable de tous les maux ? Et c’est là que je relativise un peu : d’une part parce que les affaires concernant le droit du travail sont légion et d’autre part parce que ceux qui veulent la tête de SR pour cette affaire ne pipent mot quant aux pourritures (de vraies pourritures hein, pas des matrones un peu cinglantes comme SR) qu’ils fréquentent ou qui font partie de leur mouvement. Ça me dégoûte quelque part, c’est un peu l’histoire de la paille et de la poutre, et j’assimile ça à une grande hypocrisie généralisée…

  • Je suis quand même étonné par ce jeu de ping-pong. Est-ce qu’il faut sortir Balkany pour excuser Royal ? Est-ce qu’il faut sortir Mitterrand (c’est l’ancien président auquel vous faisiez référence) pour excuser Chirac ? Urba Gracco pour excuser la Ville de Paris ? On reparle de l’Observatoire ?

    Je ne vous ai pas dit que la droite était pure et exempte de défauts, si ?

    Puis-je vous faire remarquer que, pour la plupart, nous ne sommes pas membres d’un parti et que le fait que Balkany fasse des crasses ne me fera pas oublier que Royal aussi ? Ca ne me pose pas foncièrement de problèmes de vous dire que oui, Tiberi, c’est lamentable, que oui, Carignon aussi (tiens, je me suis même réjoui de sa – ses ? – défaites)… Mais aussi que Royal, c’est lamentable.

    Quant à « hurler au scandale », on ne hurle pas, on constate : une would-be 1er secrétaire du PS et Présidente de la République socialiste qui ne respect pas le droit du travail, ça ne manque pas de sel.

    Enfin, il faudrait en finir avec la durée de la procédure, elle n’est en rien liée à la complexité du dossier. A sa sensibilité, peut-être. Mais je suis bien placé pour savoir que certains avent faire durer des procédures simples de longues années. Et que, « le criminel [tenant] le civil en l’état », les procédures pénales introduites de part et d’autre n’ont certainement pas accéléré le traitement de la procédure sociale, dont la complexité reste largement à démontrer.

  • me voilà pleinement rassurée, sr n’est qu’une matrone un peu cinglante. on sent que la formule vient de loin, a été soupesée…
    la formule pourrait passer, si la dite matrone ne nous avait pas bassiné jusqu’à l’écoeurement et continue de le faire sur la république du respect, l’ordre juste , les colères saines , le respect des travailleurs des meilleures et j’en passe ….
    alors vous me permettrez ma trivialité, mais quand on a les fesses sales, on passe pas son temps à filer des leçons de morale à la terre entière, OK?
    les gros pourris de droite, car là y’a pas de doute possible , nous évitent au moins ce genre de morale à 3 balles.
    alors revoyez un peu la définition de l’hypocrisie car en la matière votre matrone un peu cinglante, elle est championne toutes catégories, peut même aller à pekin, elle craint personne!

  • Pascale : c’est aussi pourquoi les français se lassent de NS « président de tous les français » et du « travailler plus pour gagner plus », vous avez raison : les paroles et engagements en politique il faut savoir les tenir.

    Koz : nous y voilà ! tu mets sur le même plan Balkany et SR, Tibéri, etc. Je fais une différence. Et je ne ressors pas les anciennes affaires, je sors des affaires d’ajd, pour dire qu’on arrivera difficilement à convaincre les militants et sympathisants socialistes que SR est une pourriture. Si elle avait fait plus grave, dans une République comme la notre qui tolère bien plus, bien bien plus que ça, peut-être y aurait-il eu un semblant d’indignation réelle. Là on pense : quelle enfoirée, c’est nul ce qu’elle a fait. Nul et condamnable. Ouf, la Justice a tranché et l’a condamnée. Puis on passe à une actualité plus intéressante, plus brûlante.

    Quant à ce que tu dis, sur la longueur de l’affaire, ok. Mais la cour d’appel de Poitiers elle-même a mis en exergue un « imbroglio juridique ». La cour d’appel de Poitiers. Ce qui tend à démontrer que tout n’étais pas noir et tout n’était pas blanc.

  • non, mais là, pour le moment, on cause pas de sarkozy, soyez sans crainte, çà va pas durer. on cause de la sainte patronne des pas patrons, qu’essaye de nous embrigader avec des arguments moralisateurs, genre le bien le mal, la victime le bourreau, la martyre l’hérétique, …la sainte le mari volage….la protectrice des opprimés et les horribles capitalistes, et très franchement ce type d’ exercice au XXIème siècle a ses limites, et le plus tôt elle le comprendra et mieux elle se portera ainsi que nous.

  • Hum, il y en a quand même quelques uns qui ont crié au scandale ici. Genre tout de suite au-dessus de moi, et dans les premiers commentaires.
    Cela dit, Praxis, tes commentaires ont quand même bien l’air d’une défense de S. Royal.

  • et non lisette, c’est pas crier au scandale que de constater les travers et les petites manip de la dame, de plus je me nomme pascale .

  • Non, je la défends pas. Je la condamne, comme l’a fait la Justice. Maintenant, de là à monter ça en épingle pour la discréditer politiquement, au vu de ce que d’autres se permettent, c’est un pas que je n’ira pas jusqu’à franchir…

  • @Fx Peretti
    Une petite remarque, n’en soyez pas fâché : à la 2ème personne du pluriel le verbe faire se conjugue « faîtes » et non « faisez ».

    Les sommes dont vous parlez ne concernent pas 3 semaines (je ne sais où vous avez pris cela, puisque les 3 semaines de mai ont été accordées par les prud’hommes de Niort en 1998) ; elles concernent juin et juillet 1997 et vous n’avez pas rajouté les congés relatifs à cette période.
    Le suppléant de S. Royal, monsieur Jean Pierre Marché n’a pu faire de remarques sur ce dossier car il est décédé depuis quelques années. Vous devez faire allusion au maire de Melles qui a assuré que S. Royal se conduisait bien avec ses ex employées, ce qui semble normal de sa part, sinon… plus de subventions de la région…
    Et je redis que sur ce dossier S. Royal n’est ni défendable, ni pardonnable, car il s’agit de salaires ; vous êtes-vous posé la question de savoir comment on peut vivre trois mois sans salaires ?

    Ce qui est encore plus condamnable c’est le fait que Mme Royal donne perpétuellement des leçons de morale à tout le monde, même aux gens de son parti. Cette victimisation et cette « féminitude » dont elle se sert jusqu’à l’écoeurement ne sont pas supportables et contrairement à ce qu’elle laisse croire, Madame Royal est quelqu’un d’une cruauté sans nom.

    De plus, il est clair qu’elle se prend pour le Président de la République ; et ça c’est très inquiétant quant à sa psychologie !
    (cf : à l’étranger, elle parle de politique intérieure française, (de quel droit et à quel titre ?) elle se fait recevoir par le 1er ministre indien pour lui parler de Mittal et Gandrange, elle se croit en voyage d’état…. Je serai curieuse de savoir comment elle se présente…. candidate malheureuse à la présidence de la République Française (ça m’étonnerait !) finaliste (çe serait du jamais vu !), présidente de la région poitou-charentes (mais qu’est ce que cela représente en Inde ou ailleurs ?)… oui, vraiment je serai curieuse de savoir comment elle se présente, on aurait peut-être des surprises…

  • @ MARY,

    J’adore ce genre de remarque de maitresse d’école. Ca n’a vraiment aucun intérêt mais ça a l’air de vous faire plaisir. Dont acte.

    D’ailleurs, je ne sais peut-être pas conjuguer (d’ailleurs Melle s’écrit sans s), mais visiblement vous ne savez pas compter. Vous parlez de « juin-juillet » avant d’évoquer « 3 mois » de salaires non payés. Chez moi, ça fait deux.

    Ensuite, sans preuves, je n’ai pas de raisons de vous croire davantage que le maire de Melle, dans la mesure où ce que vous dites est totalement contradictoire avec les montants invoqués. Il s’agit bien comme je le dis depuis le départ de cette période floue, durant laquelle le parlementaire nouvellement élu conserve son mandat (pendant une période d’un peu plus d’un mois, si l’on compte l’entre deux tours) et durant laquelle les assistants parlementaires sont soit embauchés dans les cabinets ministériels (ce qu’elles ont refusé), soit sont repris par le suppléant (ce qu’il n’a pas fait).

    Sur le reste :
    – « cruauté son nom » : vous vivez dans le monde des Bisounours ? Personne ne se borne à croire que pour arriver à un tel niveau en politique, il faut être un(e) tendre ;

    – ses voyages : cette règle selon laquelle il ne faut pas parler de politique intérieure à l’étranger a été totalement balayée par notre cher Président. Et son voyage en Inde était en grande partie organisée en tant que présidente de région (elle se déplaçait avec des entreprises), ce que tout chef d’exécutif régional fait. Je ne vois pas en quoi elle n’aurait pas le droit de s’investir sur des dossiers nationaux, elle n’engage en rien la parole de l’Etat, contrairement à d’autres qui n’hésitent pas à la piétiner. A ce sujet, vous auriez mieux fait de ne pas citer Gandrange d’ailleurs…

  • @Praxis: on ne vous demande pas de faire le concours de qui fera la condamnation la plus ferme. C’est vrai que ce n’est pas le scandale du siècle. Mais je rejoins Lisette: ce qui ressort principalement de vos commentaires, c’est une défense, au moyen de la relativisation style « regardez chez le voisin c’est encore pire ».

    Mais bon, ne vous inquiétez pas trop pour SR: on ne va pas tarder à passer à autre chose.

  • Gwynfrid : je vais parler franchement. SR, je m’en fous… royalement ! Mes deux personnalités politiques préférées sont DSK et Alain Lipietz. Ce qui compte pour moi en politique, c’est l’intelligence et l’intégrité, deux qualités que n’a pas SR.

    Maintenant, ça me fait toujours marrer quand la droite donne des leçons de morale en politique car elle est hyper mal placée pour le faire. Quand en plus l’affaire en question est aussi peu importante que celle qui nous concerne sur ce blog, alors là j’y vais carrément : puisqu’on joue les redresseurs de torts et qu’on donne (nous aussi) dans la morale, si on se penchait sur les maffieux de la République ?

    Voilà, c’est tout. Maintenant, tu as raison, je devrais arrêter de la défendre après l’avoir condamnée, parce que j’espère fortement qu’elle ne sera pas là en 2012 pour revendiquer le poste de Présidente de la République. Moi aussi sa rigidité, ses leçons de morale et sa « féminitude » me cassent les bonbons et je n’arrive pas à comprendre comment le PS a pu tirer un trait sur DSK, qui a prouvé qu’il était un rouage essentiel au gouvernement Jospin, l’un des meilleurs que nous ayons eu au cours de la Vè…

  • @Praxis,
    +1 à tout ton dernier commentaire. Sauf pour Lipietz que je ne connais pas bien (malgré les efforts de jmfayard 😉 )
    A intelligence et intégrité, j’aurais juste ajouté le sens de la négociation, du compromis…mais bon, ne chipotons pas 😉

  • @ Praxis,

    on sort un peu du cadre du billet de Koz et cela va faire petite discussion entre socialistes mais d’accord avec vous sur la toute dernière phrase, à savoir que DSK ait été le dernier bon Ministre de l’Economie que nous ayons eu. D’accord avec vous aussi pour dire qu’il ne faut pas l’enterrer, même s’il est un peu responsable de son enterrement à Washington 🙂

    Sur la première partie, nettement moins d’accord, même si je sais que ce n’est plus très tendance de manière générale et sur ce blog en particulier, je continue à penser que Royal a des intuitions et une dimension particulière dont le PS ne pourra pas se passer, quoiqu’il arrive. D’ailleurs, j’en reste d’autant plus convaincu que les intellectuels dits de gauche parmi les plus brillants de leur génération (Aghion, Veil, Piketty, Savidan, Maurin…) continuent à l’entourer, alors que je ne vois pas ce qu’elle leur rapporte aujourd’hui. Pour ma part, c’est un signe qui démontre qu’il ne faut certainement pas l’enterrer non plus. Il est vrai ceci dit que c’est à elle de convaincre les militants en proposant un texte cohérent et innovant. Attendons de voir.

    Juste pour la rigolade, et encore, je voulais interroger certaines personnes de droite sur ce blog et leur demander comment ils peuvent avoir un mec comme Raffarin vice-président de l’UMP… voir ce qu’il a dit sur Europe 1 hier :
    JP Raffarin: « Il a fallu que quelqu’un se dévoue [pour attaquer Royal]. Je ne veux pas en faire un fromage, surtout un fromage de chèvre. Je suis pas candidat contre elle aujourd’hui, nous verrons cela demain. »… sic

    http://www.europe1.fr/politique/videos/1341460/Jean-Pierre-Elkabbach-recoit-L-interview-de-Jean-Pierre-Raffarin.html

  • So what ?

    Après nous avoir expliqué qu’on en faisait trop, tu veux peut-être appeler à la démission de Raffarin pour un jeu de mots foireux ?

  • On s’éloigne carrément du sujet, mais faut quand même se calmer sur « le dernier bon ministre des finances… »
    J’ai beaucoup de respect pour DSK, mais il faut tout de même rappeler qu’il est le ministre des finances qui a laissé passer les 35h. Il lui manque donc au moins une qualité essentielle : le courage.

  • Décidement Cher Fx Peretti, vous êtes têtu, mais moi aussi.
    Maîtresse d’école ? (vous n’êtes pas loin)
    Alors je vous rappelle que les noms propres n’ont pas d’orthographe.
    Et qu’ensuite, en 1998, il y avait bien trois mois de salaires impayés ; si vous réfléchissez bien, les employées de Mme Royal ont bien été obligées de composer pendant une période avec trois mois de salaires en moins.
    J’arrête là sur le sujet ; vous ne me convaincrez pas et je ne chercherai pas à vous convaincre.
    A chacun son point de vue.
    Sans rancune.
    Mary

  • @liberal..
    sous jospin/dsk
    l’économie française a connu sa plus forte croissance,
    plus forte que celle de ses voisins, (pour éviter votre contre sur
    la conjoncture extérieure), une très forte diminution du chômage,
    une stabilisation de la dette, la diminution des impôts, la CMU, etc…
    et en plus nous avons gagné du temps libre…
    je préfère ce bilan à celui de n’imorte quel gouvernement de droite depuis 30 ans…

  • Liberal, laisse-moi te rappeler que Jospin, concernant les 35 heures, a tranché en faveur de son ministre du travail de l’époque, M. Aubry et non en faveur de DSK, qui plaidait lui pour une concertation branche par branche pour l’application des 35 heures, et non un passage en force par la loi comme Aubry. Je réitère donc : DSK fut un ministre brillant, son bilan est excellent, et je ne parviens toujours pas à comprendre comment il a pu se faire devancer par SR qui n’a pas sa cohérence, son intelligence et son bilan… Ah mais j’oubliais : il est de droite (qu’est-ce qu’il faut pas entendre comme connerie parfois, même auprès des personnes avec qui on se sent quelques affinités)…

  • @ FX_Peretti :
    Si SR n’était pas en position de candidate potentielle du PS, elle n’aurait pas le soutien de Piketty et consorts. Un autre candidat aurait les mêmes. Je pense qu’il y a des personnes qui l’apprécient, ce n’est pas mon cas. Je la trouve beaucoup trop rigide à mon goût, et surtout elle a été incapable de mettre au point un programme cohérent, clair, pour s’opposer au candidat NS. Le débat de 2007, que j’ai suivi d’Irlande, était pathétique. J’imagine ce que ça aurait donné avec l’intelligence d’un DSK en face, et franchement ça m’a fait mal… Il y avait pourtant de nombreux sujets à opposer à NS, ministre de l’économie et des finances puis de l’intérieur dans un gouvernement qui n’a rien fait pour les français pendant au moins 5 ans. Bon, c’est de l’histoire ancienne. Mais, si elle se représente à nouveau, à moins d’être beaucoup plus claire et assurée dans son programme, je risque de voter blanc au premier et au second tour…

  • @praxis
    je ne voudrais pas troller vers un débat PS sur les primaires de 2007 au PS…
    j’étais partisan de DSK, je suis persuadé comme toi, qu’il aurait su faire un programme cohérent, qu’il aurait pu mobiliser, qu’il aurait été un redoutable débatteur pour NS….
    mais il aurait aussi été une cible plus facile pour les « seconds couteaux »: ses approximations sur l’affaire MNEF, la cassette mery chez lui auraient pu être exploités, ce qui nous ramène au sujet de ce post… la politique est dure…il est difficile d’effacer des attaques perso bien menées….

  • Je suis assez sidérée de la virulence des propos de certains, surtout de Praxis et de FX_Peretti. Ils redoublent de hargne et de mauvaise foi pour essayer de faire admettre que tout cela n’est pas bien grave.

    Pour n’importe qui, ce ne serait pas bien grave, effectivement.

    Pour SR qui prétend laver plus blanc quand, en réalité, elle troue le linge, c’est grave. Cela prouve, s’il le fallait à quel point sa ligne de communication est bidon.

    Si un tel bidonnage ne les choque pas, moi ça me choque. Et ce n’est pas une question de gauche ou de droite.

    Et pour des gens qui affirment « ne pas aimer ou soutenir SR », ils sont drôlement chatouilleux quand on leur montre comme elle est crottée…

  • Ça va Delphine, calme-toi, je sais que tu es experte en « virulence des propos », en « hargne » et en « mauvaise foi » mais tu te trompes complètement. Il n’y a rien de tout ça dans nos propos, simplement des arguments pour dire que : « oui c’est pas bien, mais si on regarde autour de nous, il y a pire, bien pire. » Et je le répète : SR, je m’en tamponne. Si tu es choquée par ce qu’elle a fait, qu’est-ce que ce doit être dans ton propre camp, j’espère au moins que tu n’habites pas le 5è ou les hauts-de-seine…

  • je dévie, mais à peine,
    j’imagine avec plaisir:
    ségolène, juppé l’un contre l’autre en 2012…
    deux enarques qui n’ont jamais rien fait d’autre que de la politique…poitou vs aquitaine…
    le mal-aimé contre la madone des sondages…
    et, bien sûr, deux condamnés pour des faits en liaison avec la politique, à moitié avoués, mal pardonnés….

  • Je suis scandalisée. Personne ne relève la suggestion hyper pertinente du Koz?
    Mais oui!
    Assignons Raffarin en justice pour chacun de ses jeux de mots foireux, qui troublent gravement l’ordre public, et réclamons sa démission!

    Sus à tous les pourris!

  • Praxis > Grand merci ! Un grand éclat de rire avant d’aller me coucher, c’est toujours bon. Merci de toujours me faire autant rire ! Je suis juste désolée que vous ne le fassiez pas exprès. Merci encore quand même ! ;D

  • De rien Delphine, it’s my pleasure… Et ne soyez pas désolée, cette vanne vous me la ressortez à chaque fois, elle commence à sentir le réchauffé… Anyway votre commentaire précédent démontre que vous n’avez rien lu au débat que nous avons eu ici.

    Et vous savez, quand vous parlez de mauvaise foi, c’est moi qui hurle de rire. A chaque fois que vous m’en parlerez je me souviendrai que devant une réalité objective, votre réponse est : « je ne tomberais pas dans le piège de me laisser noyer sous une avalanche de chiffres »… D’où ma remarque : vous êtes experte en mauvaise foi.

    Pour revenir au débat, un passage qui illustre le fait que nous soyons quelques-uns à penser comme moi ou FX_Peretti : « Dans cette affaire s?applique parfaitement la parabole de la paille et de la poutre qui se termine ainsi : « Hypocrite, enlève d’abord la poutre de ton oeil; et alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’oeil de ton frère ». Si Jean-Pierre Raffarin voulait jouer les justiciers, il n?avait pas à chercher bien loin. Il suffisait qu?il se penche sur le cas de celui dont il convoite le poste, l?actuel Président du Sénat. Sans remonter à l?affaire du licenciement d?une assistante parlementaire qui avait travaillé pendant 32 ans au service de Christian Poncelet et qui était payée par les PTT puis par France Telecom évoquant une forme bien connue d?emploi fictif, une nouvelle affaire vient mettre en cause l?honorabilité du deuxième personnage de l?Etat. Christian Poncelet devrait être entendu dans le cadre d’une enquête pour « trafic d’influence » fondée sur des écoutes téléphoniques suggérant que le sénateur UMP des Vosges pourrait être intervenu en faveur d’un ami pour lui obtenir des marchés publics, en échange de pots-de-vin. »

    Extrait d’un article de Jean-Marcel Bouguereau (Nouvel Observateur et République des Pyrénées). Et puis l’opinion publique n’en a pas tenu compte finalement, donc l’offensive de l’UMP, pour faire oublier ses errements, est un échec. Là, tout de suite, c’est moins drôle, non ?

  • Je crois que chacun doit s’efforcer de garder son calme. Inutile de se provoquer. Inutile aussi de se balancer les uns les autres de la « mauvaise foi ».

  • 1) Je confirme ce qu’écrit plusieurs fois Koz et qui ne semble pas toujours intégré : la longueur d’une affaire en matière de droit du travail n’a rien à voir avec la complexité juridique. C’est simplement parce que l’une ou l’autre des parties interjette appel puis se pourvoie en cassation et que les tribunaux sont encombrés.
    2) Que l’on n’écrive pas que le droit est très compliqué pour excuser Mme Royal. C’est vrai qu’il n’est pas simple et la jurisprudence encore moins. Mais il s’applique à Tout Employeur. Et si le droit du licenciement est trop compliqué pour un parlementaire, il a toujours la possibilité de proposer des modifications législatives contrairement au patron de PME ou aux mères de famille employant une femme de ménage.
    3) Lorsqu’un licenciement est sans cause réelle et sérieuse, il est abusif et vice versa. Par contre les licenciements économiques que Mme Royal qualifiait dans ces discours d’abusifs ne l’étaient pas tant qu’un tribunal ne leur reconnait pas en dernier ressort l’absence de motif réel et sérieux.
    4) Il est stérile de savoir si elle a plus ou moins tort que d’autres politiques. En termes de droit du travail elle a tort puisque c’est jugé en dernier ressort.
    5) Il ressort du livre de son assistante que plusieurs infractions pénales auraient pu être retenues. Elles ne l’ont pas été. Tant mieux pour elle. Et tant pis pour les chefs d’entreprise qui se font condamner au pénal pour marchandage de main d’oeuvre, travail dissimulé…..

  • J’applaudis des 2 mains au commentaire de DRH qui sait manifestement de quoi il parle.

    On peut ajouter que le droit du travail est un des rares domaines où la loi renonce explicitement à la neutralité. Le droit du travail est partisan en faveur du salarié. Soi-disant pour équilibrer un rapport de force a priori favorable à l’employeur. En conséquence, la charge de la preuve incombe toujours à l’employeur et toute erreur, tout oubli, tout vice de forme lui est reproché. Les patrons de PME et les employeurs individuels doivent se marrer d’apprendre qu’ils sont en situation de force, à moins qu’ils n’en pleurent.

    J’ajoute encore que cette triste histoire illustre à merveille que notre droite n’est pas très libérale et guère brillante.

    Au lieu de faire comme le PS avec des attaques personnelles démagogues, Raffarin aurait mieux fait de profiter de cette histoire pour pointer du doigt l’absurdité de notre droit du travail.

    « Qu’une femme comme Ségolène Royal dont chacun connaît la compétence, l’honnêteté et le souci des plus humbles se retrouve un jour condamnée aux prudh’hommes témoigne bien que notre droit du travail est excessivement complexe et rigide et nuit à l’emploi dans notre pays »

    C’aurait été autrement plus subtil et constructif, sans perdre grand chose en malice.

  • je suis globalement d’accord avec les trois premiers points de DRH, relativement techniques,
    le quatrième est plus politique: chacun ici, et ailleurs, a la liberté de mettre en relation les fautes imputées à ségolène royal avec celles pour lesquels des hommes politiques de droite éminents on été jugés, ou sont mis en cause…
    je maintiens que juppé a été condamné pour quelque chose de grave, j’espère que les mises en cause de chirac iront d’aller jusqu’au bout…
    enfin le dernier point relève du pur procès d’intention:
    les passages d’un livre sont un point de vue partiel et partial qui, de plus, si j’ai bien compris, indique que les emplois fictifs incriminés n’ont pas été mis en oeuvre mais auraient été proposés, ce qui serait bien délicat à démontrer, sauf magnétophone dissimulé…
    j’ai connu des délits de marchandage de MO autrement plus graves…

  • Au fait, contrairement à ce que je pensais à l’époque de ce billet, on a pas vu des masses de couvertures d’hebdomadaires, ni de gros titres, sur cette question. Que ça ne fasse pas le foin que ça aurait fait si ç’avait été Sarko, c’est un peu normal, mais quand même, si peu, c’est étonnant. Ce ne méritait pas de faire la une du Monde, mais ça aurait dû être évoqué dans les magasines.
    Sur le fond je pense toujours qu’il n’y a pas de quoi sauter au plafond… mais sur la forme, on est habitués à sauter au plafond pour ce genre de truc.

  • On ne s’étonne pas davantage d’une drôle de conception du débat politique de Ségolène Royal, qui assigne Raffarin pour diffamation. Son propos était certes désobligeant, peut-être un peu excessif mais les joutes politiques vont-elles désormais se régler devant les tribunaux ?

    Et Raffarin, n’aurait-il pas été fondé à assigner en diffamation Royal pour l’évocation d’un « guet-apens judiciaire » ?

    A ce jeu-là, les politiques pourront réellement parler, en connaissance de cause, de l’encombrement des tribunaux.

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