A moitié plein

Des esprits étroits pourraient parfois concevoir quelque aigreur à l’écoute de certains raisonnements à gauche, faute de goûter l’humour sous-jacent qui en fait le sel. Lorsque le ciel se couvre, que les évènements de la vie portent au pessimisme, il arrive même aux plus épanouis d’entre nous d’imaginer, un court instant, qu’on les prend pour ce qu’ils ne sont pas.

Vanitas vanitatis, dit l’Ecclésiaste.

A la fin, c’est toujours la mort qui gagne, dit Churchill.

Entretenir sa faculté à s’insurger, de peur de vieillir, sur des broutilles, ne gâche-t-il pas, in fine, notre court passage ici-bas ?

Comme le disait ce con d’Ungaretti, un jour qu’il voulait me remonter le moral,

« On est là comme Sur les arbres Les feuilles, D’automne »

Ce sont mes camarades blogueurs qui m’ont fourni deux occasions de sourire, figure que, à Ungaretti ne plaise, une feuille d’automne exécute avec bien moins de grâce que je ne le fais.

Ainsi de Sindelaar, qui rapporte cette réponse d’un jeune et amical cheminot sur la question du service minimum :

« un service garanti existe déjà. La SNCF doit payer des pénalités si un certain pourcentage de trains n’est pas assuré dans la journée »

Comme Sindelaar le relève fort bien, cette phrase, et l’idée qui la soutient, sont magnifiques. En l’occurrence, rien n’est donc garanti. Le payeur n’est pas le cheminot gréviste mais la SNCF dont le contribuable viendra obligeamment combler le trou ultérieurement. Et ce système fait de la menace de grève une arme encore plus dissuasive contre la SNCF. Bref, amis, si tant est que les jours de grève à la SNCF diminuent, c’est probablement parce que la SNCF cède plus vite qu’avant…

Ainsi de Verel, qui relevait hier l’attachement viscéral aux principes de notre démocratie de ce jeune collectionneur injustement emprisonné au lendemain de l’élection de Nicolas Sarkozy et dont Libération publia la correspondance sur un blog durant son incarcération.

Souvenez-vous : ce jeune homme a été interpellé après deux heures de violents affrontements avec la police. Comme l’explique pourtant excellemment le site LCR-Rouge, il est « pourtant innocent ». Sa compagne témoigne :

« Romain habite à deux pas de la place de la Bastille. Déçu du résultat de l’élection, il décide de s’y rendre et il y retrouve quatre de ses amis. La manifestation dégénère, il y a des tirs de grenades lacrymogènes et Romain, asthmatique, cherche à rentrer chez lui au plus tôt. Il a la mauvaise idée de ramasser un pavé pour sa collection – cela peut paraître étrange, mais c’est son truc, et il en a plusieurs chez lui (un pavé du Paris-Roubaix, entre autres). »

Romain était un badaud. Par curiosité, et parce qu’il habite à proximité, il a assisté à la manifestation de communistes révolutionnaires et d’anarchistes de tous poils, à la charge de CRS et, comme le rappelait justement Eolas à l’époque, il fit un sit-in avec sa compagne en criant aux CRS « On veut des bisous ».

Au bout de deux heures à respirer les lacrymos, Romain se demande, machinalement, s’il ne serait pas un peu asthmatique sur les bords. Ne voulant pas quitter la fête pour si peu, il prend un pavé… pour sa collection. Ah, la collection de pavés. Magnifique. Je crois comprendre l’attachement de Romain pour sa compagne. Romantisme, inventivité, les jours ne doivent pas être mornes, à son bras. L’histoire ne dit pas, toutefois, si Romain, lui, a tenté l’explication devant le magistrat qui l’a entendu et que l’on devine, au vu de la peine, moins enclin à la tendresse que soucieux des moeurs démocratiques.

Romain est sorti de prison. Et voilà notamment ce qu’il écrit :

« C’est moins facile d’arrêter de fumer que de choisir si on veut être un mouton ou un homme. Je ne saisirai plus de pavé. Mais je dresserai encore le poing, et vous aussi, encore et encore, puisqu’ensemble nous sommes libres d’avoir des idées et le droit absolu de les défendre. »

Le badaud sans engagement politique donne tout de même le choix : être un mouton ou un homme. Et si l’on devine que lui-même ne saisira plus de pavé, on comprend que le lancer de pavé, pour lui, reste un acte noble.

Une chose, encore : « je ne saisirai plus de pavé » ? Le badaud est ballot qui contredit la tendre version de sa compagne. Il voulait dire qu’il entendait mettre un terme à sa collection, rien de plus.

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15 comments

  • Néanmoins les collectionneurs de pavé existent… Le pauvre homme en effet passait là par hasard, dans le genre j’ai vu de la lumière je suis passé, là c’est j’ai vu des gaz lacrimogènes je me suis dit que c’était bon pour mon asthme.

    De manière plus large, le fait que Libération soutienne ce genre de cas, notamment en en publiant les « déboires », est révélateur d’une gauche incapable de critiquer ses éléments extrémistes, ce qui amène encore une fois à la considérer comme désuette et inutile.

  • On peut aussi se dire que Libération, même Joffrinisé, devrait se trahir lui-même pour critiquer ceux-là, et que soutenir Romain était bien la moindre des choses de la part de ceux qui n’ont eu de cesse de décrire Nicolas Sarkozy comme une menace grave et immédiate pour la démocratie, légitimant en somme la réaction de ces « insurgés ».

  • J’ai noté également la Joffrinisation de Libération (au moins sur certains articles, notamment en ne considérant plus le libéralisme systématiquement comme l’instrument des cupides sans coeur) et après avoir écouté pendant un bon moment les débats entre Laurent Joffrin et Nicolas Beytout sur France Info chaque matin, je dirais même que cet homme est capable d’un certain bon sens. Mais on dirait que la gauche n’ose pas affronter ses inconhérences, et préfère se réfugier dans les tabous et ne pratique pas l’ouverture d’esprit. Elle est sectaire, étroite d’esprit et caricature dès qu’on émet une idée qui tend vers le non-égalitarisme.

    Nous sommes tous différents, il faut une possibilité d’emprunter des voies différentes. Je suis pour que chaque personne ait la possibilité de choisir entre plusieurs cartes (par exemple pour les retraites, les soins…). Le fait que chaque personne puisse choisir la carte qui lui convient s’appelle l’égalité, et il faut lutter de toutes nos forces pour préserver cela. Mais attention le fait que l’on oblige chaque personne a piocher la même carte s’appelle l’égalitarisme, et c’est la tendance de la gauche actuelle. Là aussi, luttons de toutes nos forces pour que cela n’arrive jamais !

  • L’article de Koz montre à quel point la police est devenue dangereuse avec sarkozy: l’utilisation forcenée de gaz lacrymogéne en présence d’asthmatiques ne devrait pas être admise! Faut il alerter la cour européenne ou la ligue des droits de l’homme? En tous les cas, on comprend que l’asthmatique en question est une un besoin vital de se replier sur l’augmentation de sa collection

  • Moui.

    M’enfin, malgré toutes les ratiocinations d’Eolas qu’on sent surtout désireux de faire valoir ses aptitudes professionnelles supposées, il n’y a dans cette affaire aucune preuve dans un sens ou dans un autre. Il est parfaitement possible que cet homme ait voulu garder un pavé par sentimentalisme.

    Tout ce qu’on sait, c’est qu’il a été arrêté en possession d’un pavé. C’est peut-être un comportement stupide et risqué au milieu d’une manifestation, mais ce n’est nullement interdit.

    Tout repose sur l’intime conviction des juges qu’il avait en réalité l’intention de le lancer, et qu’il en avait peut-être lancé d’autres auparavant. C’est sa parole contre une conjecture.

    Eolas se contente de dire: on ne doit pas jeter des pavés sur les flics, et: je ne crois pas à son honnêteté quand il dit qu’il n’avait pas l’intention de le lancer.

    On peut discuter à perte de vue comme cela, hausser le ton, jouer l’argument d’autorité, utiliser toutes les ressources de l’ironie et de la réthorique…

    Cependant, vu les innombrables témoignages de passants pris dans le flux de manifestations et matraqués sans aucun motif par la police française, et cela depuis des décennies, on me permettra de ne pas croire sur parole ceux qui n’ont rien vu mais qui prétendent néanmoins savoir.

    Il existe un principe fondamental en démocratie: le doute doit bénéficier à l’accusé. Hélas, quand la police est partie prenante, la France n’est pas une démocratie, et cela ne date pas d’hier.

  • A R Marchenoir: ce jeune homme n’a pas été pris par hasard dans une manifestation, il était dans un groupe qui lancait des pavés depuix deux heures sur les forces de police, comme l’explique Eolas. Il y avait longtemps que ceux qui ne faisaient que passer avait pris le large

  • Si les raisonnements de gauche peuvent sont pleins d’humour sous jacent, la langue de bois qui remplace l’absence de pensée de droite n’est pas triste non plus.

    S’il vous arrivait de prendre quelque train de banlieu en Ile de France, et donc de vous intéresser aux grèves, vous sauriez dans quelles conditions fût imposé la règle de pénalité dont parle le cheminot. Je vous le narre :

    il y a quelques années, une grève SNCF eut lieu ; l’annonce du taux de grévistes me surpris : 35% selon la CGT, 30% selon la direction ! Quasiment le bide. Vous allez supposer que quasiment tous les trains purent rouler ; et bien ce fut vrai pour les TGV et a peu prés pour les grandes lignes. Mais moins du quart des trains de banlieu circula ! L’explication ne tient pas à une différence majeure du taux de grévistes, mais sans doute (ce nest pas prouvable) à un comportement de la direction.

    Mettez vous à la place du directeur. Si vous négociez sérieusement, vous serez amené à concéder un minimum ; qui va coûter de l’argent ! Vous devrez en rendre compte à vôtre paton, le ministre des transports ; et justifier pourquoi vous avez laché. Et ce fût pareil quand le ministre était communiste ! Mais pourquoi ne pas organiser au mieux avec le personnel disponible ? Celà demande des efforts, sans contrepartie. En général chacun à une notion de ce qui est raisonable dans les revendications (vous pouvez dire : RIEN ! Mais précisez : de ce que je pourrais réclamer pour moi. Sinon, qu’en savez vous ?). Retarder l’accord ne fait qu’accumuler les ennuis.

    Hors donc, les partenaires du STIF (le syndicat des transport, mais il y aussi (au moins) des représentants dess collectivités locales) autres que SNCF et RATP se fachèrent et eurent la majorité pour imposer le principe des pénalités. Ce qui donne un argument au directeur vis-à-vis du ministre ; et une motivation à mieux organiser le service.

    Depuis, il y a au moins autant de trains qui roulent que de non grévistes. Et Econoclaste pourrait vous dire que la loi du marché surpasse toutes les lois débiles. C’est çà qu’est drôle …

  • [quote comment= »40282″] Ce jeune homme n’a pas été pris par hasard dans une manifestation, il était dans un groupe qui lancait des pavés depuis deux heures sur les forces de police, comme l’explique Eolas. [/quote] Mouais.

    Il « était dans un groupe ».

    Il serait donc interdit, désormais, d’être dans un groupe. Mais à partir de quand est-on « dans un groupe »? Cinquante centimètres du prochain membre du groupe? Un mètre? Cinq? Dix? Et qui est défini comme « faisant partie du groupe »?

    Par ailleurs, je regrette, mais Eolas n’ « explique » rien. Eolas n’était pas sur place. Il n’a pas interrogé les protagonistes. Il se contente de donner son point de vue juridique à partir des informations déjà publiées.

    A noueau, je regrette, mais contrairement au droit, j’ai une confiance très limitée dans la parole de la police française dans de telles affaires. Les témoignages suspects abondent depuis longtemps.

    La réalité est que, probablement, il est effectivement interdit d’ « être dans un groupe ». La réalité est que, depuis longtemps, la loi française a cessé de punir la seule action et la seule responsabilité individuelle, pour punir l’intention supposée et la responsabilité collective.

    Si cela peut être nécessaire dans certains cas pour lutter contre des formes de criminalité particulièrement graves (hold-ups, terrorisme…), il est bien clair que la mesure en la matière est ce qui sépare un Etat de droit d’un Etat policier.

    Les Français ne s’en rendent pas compte, mais cela fait longtemps que nous sommes passés du second côté. La police aux Etats-Unis et en Angleterre a, sur certains points, bien moins de droits, et est beaucoup plus soumise au contrôle judiciaire que la nôtre.

    Autant je trouve scandaleuses les manifestations violentes contre l’élection de Sarkozy, autant je trouve scandaleux le comportement traditionnel du couple police-justice en pareil cas, qui consiste à embarquer plus ou moins n’importe qui à la fin des manifestations et à infliger des peines démesurées sur la seule parole policière, pour des actes seulement présumés qui n’ont bien souvent blessé personne.

  • Vous jouez sur les mots! Vous laissez d’abord entendre que ce jeune homme était dans une manifestation normale dans laquelle quelques individus lançaient des pavés et que s’il en tenait un ce n’était qu’un hasard (c’est marrant, j’ai fait mon lot de manif et je ne me suis jamais retrouvé avec un pavé dans la main!) Comme je vous l’ai répondu, la réalité était tout autre: s’il y avait eu manifestation, cela faisait logntemps qu’il n’y aavit plus qu’un groupe qui harclait la police et cassait tout (il se trouve que je suis passé dans le quartier le lendemain, et on en voyait bien les traces!) et ce jeune homme était dans le groupe, et comme les autres dans le groupe, il tenait un pavé dans les mains. Et vous voulez me faire croire qu’il était là par hasard à 50 cm du groupe? Quand il y a de la bagarre depuis deux heures avec un groupe qui lance des projectiles divers et la police qui lance des grenades lacrymo, vous vous approchez à 50 cm pour regarder et vous ramassez dun pavé au passage? Alorson peut insinuer tout ce qu’on veut sur la police et notre justice, mais les faits sont tétus! Et vous auriez voulu attendre qu’il blesse quelqu’un avant d’intervenir?

  • Robert Marchenoir qui vire anar, ce mois d’août est vraiment pourri. Reprenez la prose du bonhomme, regardez sur quel site sont interrogées sa compagne et sa copine. Il est manifestement chez lui avec les anars et les rouges… « je ne saisirai plus de pavé« … Vous « saisissez » un pavé, vous, pour le collectionner ? On le « ramasse », on ne le saisit pas. Et pourquoi dit-il : « je ne saisirai plus de pavé. mais je dresserai encore le poing« . C’est le discours du collectionneur apolitique égaré par hasard au coeur d’affrontements que l’on veut bien nous dépeindre ? Et pourquoi nous dit-il tout ça ? Par bêtise ? Il ne se rend pas compte qu’il grille sa version initiale ? Mais non, Robert, simplement parce qu’il est assez fier de lui, qu’il se voit en icône de la résistance au facisme et qu’il ne voudrait tout de même pas que les copains finissent par y croire, à cette histoire idiote de collection de pavés. C’est que c’est pas une gonzesse, le Romain.

    Allons… Lui-même ne souhaite pas que vous y croyez, à son innocence, parce qu’il en parlera encore à ses petits-enfants dans 50 ans, de ce jour où il a payé de sa liberté son combat contre le facisme. Alors, soyez chic, n’y croyez pas. Puisqu’on vous l’demande.

  • Verel: je n’ai jamais parlé de hasard. Lui non plus. Il dit qu’il voulait garder un souvenir. C’est tout à fait volontaire. Votre intervention ne change rien à mon propos.

    Et, oui, il aurait fallu attendre qu’il blesse quelqu’un pour l’arrêter, ou à tout le moins qu’il jette son pavé.

    C’est bien là le fond de mon intervention.

    La riposte doit être proportionnée à l’action. Il est légitime d’arrêter quelqu’un en simple possession d’une arme à feu, car les conséquence potentielles de son usage sont extrêmement graves. Tel n’est pas le cas pour un pavé.

    Koz: je suis libéral, pas anarchiste. Saisir et ramasser, ce sont des nuances littéraires. Contrairement à ce que vous avez écrit, cela ne veut pas dire se préparer à le lancer.

    Vous vous rendez compte de ce que vous dites, quand vous écrivez qu’il est chez lui chez les anars et les rouges? Je me fous de savoir chez qui il est chez lui, sur quel site il s’exprime.

    Là, vous faites du délit d’opinion. Bien sûr qu’il se voit en icône de la résistance au fascisme. Et alors? C’est interdit?

    Est-ce que je crois à son histoire de collection? Je ne sais pas. Je m’en fous. Personne ne me demande mon avis, et ce n’est pas mon avis qui doit compter dans une telle histoire.

    Ce qui compte, ce sont les faits. Or, si je comprends bien, il n’y personne, pas même un flic, qui affirme avoir été blessé par un pavé qu’il ait lancé, ni même l’avoir vu lancer un pavé.

    Dans ces conditions, le doute doit lui bénéficier et il aurait dû être acquitté.

    C’est la condition de notre liberté à tous.

    Si je commence à faire des conjectures sur des interprétations de on-dit, du genre: rôôô! il doit probablement nous raconter des salades, c’est bien le genre à avoir été dans ce groupe et à avoir lancé des pavés, qu’est-ce qui m’empêche d’être la victime de ce genre de raisonnements demain, dans n’importe quelle autre situation?

    N’oubliez pas que nous vivons dans une société où un employé commercial d’une compagnie aérienne peut vous interdire la parole, peut vous interdire de critiquer le service fourni, sa propre attitude, la couleur des sièges, n’importe quoi, sous peine d’être débarqué de l’avion, de perdre le prix de votre billet, voire d’être arrêté par la police. (Je fais référence à un incident qui s’est effectivement produit il y a peu.)

    Ce n’est pas, justement, un hasard.

    C’est dans la continuité du raisonnement « juridique » concernant ce collectionneur de pavés gauchiste. De la culture du soupçon. Du prétendu principe de précaution. De l’habitude de plus en plus répandue, dans les relations sociales, d’aller au taquet au moindre ennui, au moindre prétexte.

    Nous sommes, déjà, dans un Etat policier, et personne ne défend plus les libertés individuelles, les droits de l’homme face à l’Etat.

  • Oui, notable intervention de Robert Marchenoir. J’aime bien ce mois d’août pourri moi. Content de voir que certains libéraux se rappellent des bons côtés de leur doctrine !

  • Vous m’expliquerez ce qui vous amène à penser, sur la foi des seuls articles de l’impartial Libération, dans ce dossier dont nous ne disposons pas, que rien ne permettait de démontrer qu’il avait fait davantage que tenir un pavé dans sa main. Bref, en matière de doute, je vois que l’un comme l’autre traitent la police et la Justice avec le même préjugé négatif.

    D’autres semblent partir du principe que, s’il a été condamné, ce devait être sur la base d’une décision de justice qu’il n’est pas possible de considérer injuste, en toute ignorance du dossier.

    Pour être plus clair encore, vous avez d’un côté les probabilités, l’action de la police, ainsi qu’une décision de justice et, de l’autre, les propos du condamné et la version de Libération. You choose

  • Non mais, Koz, attends, on s’en fout de Romain. C’est qui, Romain ? Personne ! Qu’il soit un anarchiste à 2 balles ou un collectionneur de pavés, ça m’intéresse aussi peu que le 3ème prénom de la Reine d’Angleterre. 🙂

    Nous n’avons assisté ni aux faits, ni au procès, comme tu le rappelais justement. On ne peut donc que faire des batailles d’hypothèses, perso, je passe mon tour.

    Par contre, ce qui m’intéresse dans l’histoire, c’est le soutien inconditionnel que lui apporte Libération. Le rôle d’un journaliste et, encore plus, d’une rédaction n’est-il pas de vérifier l’information, d’en présenter tous les aspects, toutes les contradictions ?

    Mais non, Libé qui a cru à un mai 68 2.0, enfin ! enfin !, a soutenu le rebelle pavophile au prix de sa propre crédibilité qui n’avait pourtant pas besoin de ça. Le pire, c’est qu’ils ne mesurent probablement pas le mal qu’ils se font. Ils sont les nouveaux Justes, tu vois…

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