Paris ne s'éveille pas à 5 heures

Tout ça, ce sont des menteries de chanteur. En revanche, 5 heures du mat’, j’ai des frissons, ça, ouais. Esplanade du Mont-Valérien, 4h50, les paroisses de Rueil-Malmaison ont donné rendez-vous aux “courageux”. A cause de La Croix, j’en suis. Mais, allez : je suis heureux d’en être.

Le Père Hugues bénit notre groupe à la lumière d’une torche et c’est parti. Hier, j’étais avec les Very Important Prêtres (et sœurs, et séminaristes, et évêques, et cardinaux). J’y reviendrai, photos floues à l’appui. Aujourd’hui, je suis avec un groupe de pèlerin. Petit pèlerinage, mais pèlerinage.

On tente quelques chants en entrant dans le bois de Boulogne… façon de réveiller les lapins. Je pourrai désormais certifier qu’à 5h40, il n’y a plus personne dans le bois.

Ce n’est qu’au pont d’Iéna que nous croisons les premiers autres groupes. Pourtant, arrivés à l’esplanade des Invalides, il semble qu’on nous ait précédés. Nous partîmes 50, nous arrivâmes 150 000 : on a encore mis la pilée au Cid.

Le temps est splendide, bleu, tout bleu. Météo France nous promettait au mieux un temps couvert, depuis le début de semaine… et il fait beau. Le Ciel est avec nous ! Les Parisiens Lui en seront reconnaissants. Dopés par la nécessité de voir quelque chose pour vous, ô lecteurs, nous progressons vaillamment, remontant les carrés, sourds aux appels des bonshommes oranges : les dormeurs sont encore allongés, il y aura de la place quand ils se lèveront (on n’a pas fait Longchamp pour rien !). Et nous voilà, milieu d’esplanade, Invalides pleine face (à côté du seul écran figé).

Ubi caritas et amor, ubi caritas Deus ibi est”, “Il est présent au milieu de nous, aujourd’hui à jamais”, « Esprit de vérité, passe dans nos cœurs”. Il est 7 heures, des chants s’élèvent.

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3 comments

  • posté par Thaïs le 13 sept 2008 à 9:26

    tu as l’ordi avec ton carnet de chants dans ton sac à dos ? De tout coeur avec vous tous, bonne journée !


    2 posté par Philo le 13 sept 2008 à 10:56

    “Ubi caritas et amor, ubi caritas Deus ibi est” Une phrase qui va être au cœur de ma journée et que j’espère porter longtemps.

    Merci, Koz le pèlerin, de nous faire partager ces moments.


    3 posté par Adrienne le 13 sept 2008 à 12:15

    Pauvres de nous, pauvres provinciaux, non seulement nous ne pouvons pas être aux Invalides, mais encore le Ciel (la Météo, je lui mets aussi une majuscule) n’est pas avec nous, il tombe des hallebardes… Heureusement il y a la télé, bien à l’abri au salon, point n’est besoin d’ouvrir nos parapluies jaunes et blancs. En plus de suivre la messe dite en français par le pape, nous avons eu le plaisir de voir Rachida(Dati) embrasser Christine (Boutin), mais je crois que nul n’a osé embrasser MAM . Bonheur aussi d’entendre les commentaires de Frédéric Lenoir, cela équilibrait ceux, assez affligeants, de personnes du public interviewés. Beaucoup, beaucoup de monde, une organisation parfaite, juste une touche de folklore avec les magnifiques uniformes brodés des co-célébrants, une petite touche de traditionalisme avec la distribution de la communion sur la langue et à genoux pour quelques fidèles choisis selon des critères inconnus mais sérieux certainement, mais surtout la discrétion, la douceur, le regard de Benoît, la voix de Benoît, qui conforte mon désir de mieux connaître ce pape incompris sans doute mais indiscutablement à deux visages. Voilà, c’était, à chaud, la vision d’une provinciale qui devra réécouter l’homélie avant d’en dire quelque chose, car à ce moment là, elle était occupée en cuisine à préparer le pot au feu réclamé par ses petits-fils venus raconter le début de leur année d’études. J’oubliais : émotion que je n’ai pas refusée de chanter avec tous le Salve Regina final rappelant tant de souvenirs de jeunesse…


    4 posté par Koz le 13 sept 2008 à 16:49

    Non, Thaïs, je tapais sur ma Mûre (TM).

    Adrienne, je suis prêt à recevoir la pluie dès cet après-midi en compensation, et jusqu’à lundi. Le temps de ce matin était, lui, inespéré. Quant au “Salve Regina”, oui, je connais d’autres personnes auxquelles il aura fait plaisir. Il me semble qu’on l’avait déjà chanté à Longchamp. Peut-être aura-t-il spécialement eu des airs de réconciliation, cette fois, d’une Eglise renouvelée, et pleinement apaisée ? J’extrapole peut-être un peu.

    Philo, très beau chant de méditation, en tout cas. On peut le porter toute une journée, il se laisse porter.


    5 posté par Nathalie le 13 sept 2008 à 18:21

    Merci pour tous ces commentaires. Le lever à 4h40 ne fut même pas dur ! Organisation exceptionnelle, joie, bonne humeur et ferveur furent au rendez vous. Les chants étaient magnifiques et ce Benoit XVI mérite largement les ovations. Méditons maintenant sur les idoles….bonne fin de week end


    6 posté par gallicacid le 13 sept 2008 à 19:58

    Un moment extraordinaire. Grande ferveur, magnifique homélie (où peut-on trouver le texte?). Un seul tout petit regret: que la papamobile ne soit pas repassée par l’Esplanade à la fin de la cérémonie: j’ai un petit goût de “je ne lui ai pas dit au revoir”.

    La Rédaction de la-croix.com : Le texte de l’homélie est ici : http://www.la-croix.com/documents/doc.jsp?docId=2349705&rubId=47602


    7 posté par gzavier le 13 sept 2008 à 22:52

    Moins matinal (6h40, raté le départ de ma paroisse à dix minutes près, mince et flûte), j’ai descendu la rue La Fayette en chantant des Je Vous Salue Marie comme un pèlerin de 15 ans, et fus récompensé par la rencontre fortuite des neuf cent (oui) bannières de France et d’ailleurs (voir http://www.serviam.net/saints/toussaintbannieres.html pas encore de site officiel ), sortant de la Madeleine en procession pour aller se poster sur le pont des Invalides. Et l’on se souvient combien les symboles sont importants lorsqu’ils sont beaux et qu’ils signifient quelque chose.

    Après avoir joué l’accompagnateur officieux, une ou deux photos, et un passage de contrôle de sécurité hasardeux (je n’aurai jamais du être là, je pense avoir provoqué la Providence), j’ai laissé les porteurs pour rejoindre la foule massive sur les pelouses. Et sous un ciel si bleu !

    260 000 personnes, c’est presque 2,5% de la population de l’Île de France. Il bouge bien les foules, Sa Sainteté. Et il parle d’or.

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