Monseigneur Di Falco était innocent

Je me souviens de l’image de Monseigneur Di Falco, interviewé quelque temps après la sortie de l’affaire. Vêtu notamment d’un gilet de laine grossière, le visage fatigué, il était manifestement atteint, marqué. On l’avait marqué au fer rouge de la pédophilie. Probablement ce que l’on peut faire de pire pour un prêtre. Et comme de trop nombreux cas ont été révélés, cela a suffi pour paraître crédible. Ce d’autant plus que le plaignant n’a in fine saisi que les tribunaux médiatiques et populaires, la Justice étant saisie de faits incontestablement prescrits. Ils ont donc, seuls, statué, avec le sens de la modération que l’on connaît aux medias et à la vox populi.

Ce qu’il dit ne manque pas de m’évoquer Dominique Baudis, pareillement broyé par une affaire fantasque :

« pour moi, le monde est désormais divisé en trois catégories. Ceux qui disent : « Je ne le connais pas, mais il n’y a pas de fumée sans feu » ; ceux qui pensent que je suis innocent ; et ceux qui s’en fichent. Il faut accepter de vivre avec. Chacun s’est fait son opinion. Et avec Internet, impossible d’oublier. »

Pour ma part, j’ajouterais une quatrième catégorie, celle à laquelle j’appartiens : ceux qui pensent qu’il est innocent, mais qui n’ont jamais pu évacuer un doute.

Monseigneur Di Falco a quitté les Unes, quitté les JT, quitté l’actualité. Personne ne perd son temps à rétablir son innocence, à assumer ses propres responsabilités.

C’est au détour d’un billet sur un blog que, le plus naturellement du monde, Renaud Revel, rédacteur en chef à l’Express, range l’affaire Di Falco parmi les dérapages médiatiques regrettables.

« Une sortie de route comme il y en a, hélas, des dizaines dans notre métier et dans nombre d’entreprises de presse, l’Express compris: il y a de cela trois ans, c’est à dire hier, nous nous distinguions avec l’affaire du cardinal Di Falco, injustement accusé dans nos colonnes de pédophilie. Passons…
Pression de la concurrence, excès de précipitation, fatigue passagère, emballement…Toutes sortes de raisons peuvent expliquer ce qui relève du terrible faux-pas. »1

Fort heureusement, le faux-pas est qualifié de « terrible« , car terrible, le « passons… » l’est aussi. Pour Monseigneur Di Falco, ça ne passera jamais. Quoi qu’il en soit, quoi que l’on fasse, quoi que l’on dise, cette catégorie de ceux qui pensent qu’il n’y a pas de fumée sans feu restera, toujours.

J’ai été frappé de la façon dont Renaud Revel l’écrit. Ce n’est pas une révélation, c’est une évidence, une chose entendue, une chose connue : ces accusations étaient injustes, fausses. A la rédaction de l’Express, la chose ne fait apparemment plus débat. Et moi, moi qui devrais être plus favorable, j’ai maintenu un doute.

Ainsi, dans le milieu journalistique, le caractère mensonger des accusations paraît acquis. Mais qui donc a pris soin de rétablir la vérité ?

L’Express n’a pas pris cette peine2. Pour autant que je puisse en juger, il n’y a pas le moindre article sur son site venant dissiper les calomnies qu’ils ont contribué à répandre. Pas un. « Avec Internet, impossible d’oublier« , nous dit Monseigneur Di Falco. Effectivement. Parce que les articles le mettant en cause sont, eux, tous là, tous en ligne, tous présents, sans le moindre avertissement, le moindre rectificatif, le moindre edito d’excuse. Qui cherchera des informations sur cette affaire ne trouvera sur le site de l’Express que la réitération perpétuelle de la calomnie. En somme, une entorse continue à l’éthique.

Car l’innocence de Monseigneur Di Falco, elle ne paraît effectivement pas discutée dans les medias. Voici une revue, Medias, qui publie un très intéressant entretien avec Monseigneur Di Falco. On soulignera que Robert Ménard, anciennement anar, tortskyste puis militant de la LCR, pas plus que Renaud Revel, n’est connu pour ses « accointances » avec l’Eglise3. On y lit notamment, ceci, posé sur le même ton de l’évidence : « Et puis, il a fait la une des journaux, poursuivi pour pédophilie. Aujourd’hui, ces accusations sont tombées. » Le saviez-vous ? Le saviez-vous seulement ?

Nous sommes tous salis. Lui, évidemment, lui, le premier. Mais nous aussi, spécialement ceux qui auraient dû lui faire confiance. Nous avons douté, nous l’avons regardé avec cette horrible suspicion de pédophilie, nous avons manqué de solidarité, de fraternité4. C’est bien le propre de l’odieuse calomnie, qui salit tous ceux qu’elle touche : celui qu’elle vise, celui qui l’émet, comme celui qui la reçoit.

La suite de l’entretien mérite encore la lecture, sur le traitement réservé à l’Eglise dans les medias, sur les télévangélistes, sur l’affaire Gaillot… Mais évoquer ces sujets nous mèneraient trop loin. Retenez toutefois une chose, un nom : Christian Terras. On y apprend en effet que cette affaire est partie de la revue prétendument catholique Golias, et de son tout aussi prétendument catholique directeur de la rédaction Christian Terras. J’aimerais que vous reteniez son nom, pour identifier l’homme lorsque, de nouveau, des journalistes iront l’interviewer complaisamment pour étayer par un prétendu insider les critiques portées de l’extérieur. Chez lui, chez Golias, nulle excuse, au contraire. On persiste dans l’accusation.

*  *  *

« Avec Internet, impossible d’oublier« . Avec Internet, il serait bon que la presse mette à jour ses obligations déontologiques. Il serait bon qu’elle y mentionne, lorsque l’erreur est acquise, lorsque les faits n’ont pas été établis, l’obligation de faire figurer des avertissements visibles sur chaque article incriminant une personne pointant vers un article rétablissant la réalité des faits, et l’honneur des personnes calomniées.


  1. je m’aperçois qu’il l’avait déjà affirmé, en passant, en mai dernier []
  2. merci toutefois à Renaud Revel de l’affirmer []
  3. merci également à Medias, Emmanuelle Duverger et Robert Ménard []
  4. même si, bien évidemment, la solidarité et la fraternité doivent s’accompagner d’une juste vigilance []

38 comments

  • Oui, ça fait mal. Vous touchez juste avec : « Nous sommes tous salis ».

    J’ai plus de mal à vous suivre quand vous écrivez : « Nous avons douté, nous l’avons regardé avec cette horrible suspicion de pédophilie, nous avons manqué de solidarité, de fraternité ». Qu’aurions-nous, qu’auriez-vous, pu faire de mieux ? Prier pour lui, soit, mais encore ? Une accusation sort dans la presse, l’accusé nie. Qui croire, si vous ne ne le connaissez pas personnellement ? Vous n’avez d’autre choix que de réserver votre jugement dans l’attente de preuves. Pendant ce temps, vous ne pouvez pas faire comme si l’accusation n’avait jamais été portée. C’est ce qui est terrible, et la responsabilité de celui qui sort l’affaire en est d’autant plus grande.

    L’interview que vous mettez en lien est remarquable. Mgr Di Falco n’esquive aucune question. J’ai particulièrement apprécié son explication du fait que l’Eglise catholique est plus facilement sur la sellette que toute autre.

  • Je l’apprends aussi, et tout à fait d’accord avec ta conclusion (est-ce le NYTimes qui n’est pas trop mauvais pour cela — et annonce en tête d’article en ligne qu’il y a eu un rectificatif ultérieur, à lire à la suite de celui-ci, ce qui me paraît la meilleure politique). L’interview de Di Falco est en effet remarquable.

  • C’est vrai, Gwynfrid, c’est vrai… D’autant qu’un excès de fraternité, de solidarité, peut (et a pu) conduire aussi à la négation des faits. Mais c’est effectivement ce qu’il y a de détestable : on est bien obligé d’admettre que l’on a douté. Même si vous avez raison de dire que l’on ne peut pas faire grand-chose d’autre, il n’en est pas moins vrai que l’on se sent touché d’avoir manqué de confiance, de ne pas avoir été un soutien (même anonyme, même non exprimé, même seulement intime).

    C’est un peu l’illustration inverse de la même conclusion que dans le cas du professeur que j’évoquais il y a quelques jours : une fois encore, la seule réponse devrait être « la Justice suit son cours« . Ce qu’il y a de pervers dans ce cas, c’est que les faits sont prescrits : la Justice ne passera jamais, et Monseigneur Di Falco ne pourra jamais voir tomber une décision établissant son innocence.

    C’est évidemment un vœu pieu mais nous devrions systématiquement refuser d’émettre un jugement, une opinion quelconque, tant que la preuve de la culpabilité n’est pas rapportée. C’est d’ailleurs tout simplement la source de la présomption d’innocence. Puisque, tant que la Justice n’est pas passée, on ne peut savoir si la personne est innocente ou coupable, on devrait nécessairement, obligatoirement, s’en tenir à l’innocence, plutôt que d’émettre un avis étayé par ses seuls présupposés. Cela dit, je sais que, ce vœu, si je l’avais formulé, je n’y aurais, pour le moment pas été forcément très fidèle.

  • Le sentiment que vous décrivez me semble être l’influence des autres quand il y a un phénomène d’hystérie généralisée (la pédophilie, l’insécurité, la bourse ..). Les éléments objectifs qui sont a votre disposition vous font penser une chose et pourtant TOUT LE MONDE vous dit le contraire sans pour autant avancer le moindre argument solide. Au final, vous ne pouvez vous empêcher de vous dire: « Et si les autres avaient raison? ».

    S’il avait été prouvé que Monseigneur Di Falco était pédophile alors que vous l’aviez défendu, croyant sincèrement en son innocence, comment auriez été vous perçu (au choix) devant la machine a café, devant votre belle famille, au bistrot du coin, comme le défenseur des pédophiles? Aller a contre courant des comportements moutonniers n’est pas chose aisée.

  • Ce qui choque dans cette affaire, comme dans d’autres, ce n’est pas l’accusation fausse, mais la totale disproportion entre la couverture médiatique de l’accusation, et celle de son démenti. Instaurons une règle minimale d’égalité de temps de parole et de couverture médiatique entre les informations qui se sont révélées fausses, et leur démenti, et tout ira mieux.

  • Disons que l’on sait bien qu’il y aura toujours des accusations fausses… Mais effectivement, la disproportion que vous soulignez ne fait que s’accroître.

    Restent aussi les menées insidieuses d’organes telles que Golias qui, sous couvert d’être un aiguillon de l’Eglise, se révèlent surtout être en pointe pour relayer des campagnes de cet ordre. Ca aussi, ça écœure.

    sea : oui et non. En l’occurrence, je ne dispose et ne disposais d’aucun élément objectif. Juste un a priori favorable, pas plus légitime qu’un a priori défavorable.

    Et je ne suis pas allé à contre-courant des comportements moutonniers. Je n’ai juste pas crié au loup.

    Mais bon, « insensé, qui crois que je ne suis pas toi« . Si j’évoque mon sentiment, ce n’est pas à des fins d’introspection. Nous sommes tous dans la même situation.

  • « Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose ». Moi aussi je dois battre ma « coulpe » car j’ai cru un moment qu’il n’y avait pas de fumée sans feu. Mais quand j’ai vu Mgr di Falco à la télé, ce type m’a paru tellement sincère que je m’attendais à un non-lieu. De non-lieu il n’y en aura jamais pour les raisons que tu expliques Koz et il y aura donc toujours des gens qui se diront que le prélat était coupable. Si, comme tous les gens sensés et avertis du dossier semblent le croire aujourd’hui, Mgr di Falco est victime de ragots infâmes, il a dû être vraiment malheureux et j’admire son courage. Que s’est-il donc passé? Un ou deux jeunes devenus adultes l’ont accusé. Ce n’est pas suffisant pour en faire un coupable. Mon premier commentaire chez toi Koz concernait une prof d’un établissement religieux accusée par l’une de ses élèves de l’avoir violée. La parole de l’enfant n’ayant pas été mise en doute la prof a fait trois semaines de prison avant qu’on ne comprenne que l’élève s’était livrée à des affabulations pour se venger de sa prof.Il y avait déjà eu un film avec Jacques Brel sur ce sujet (« Les risques du métier ») mais où cela devient pathétique c’est que la prof ayant porté plainte contre cette élève pour dénonciation calomnieuse, la plainte fut déclarée irrecevable. Il y a donc des gens qui doutent encore. Conclusion : contrairement à ce que pense Ségolène Royal les enfants peuvent mentir sur des sujets graves. Plus grave tout de même dans le cas di Falco c’est l’attitude de la presse qui s’est livrée à un véritable lynchage médiatique. Dans le cas de L’Express on peut imaginer qu’une histoire de prélat pédophile fait vendre du papier. C’est surprenant quand même lorsque l’on sait que le père di Falco Léandri fut très proche des milieux de la presse alors qu’il était le patron de Chrétiens-médias. Dans le cas de Golias on comprend encore moins puisque la diffusion de cet organe qui ose se dire chrétien est somme toute confidentielle. Et si c’était un réglement de compte contre une personnalité qui agace, trop en vue, trop brillante donc jalousée? Car di Falco a eu un parcours incroyable : ouvrier, vocation tardive, remarquable aumônier, prêtre apprécié, jeune théologien prometteur, organisateur hors pair, directeur de l’Institut Supérieur de Pédagogie à la Catho de Paris, directeur de Chrétiens-médias, porte-parole des évêques de France, évêque auxiliaire de Paris et enfin évêque de Gap (et pas encore Cardinal comme le dit L’Express). Ce parcours fulgurant a dû provoquer les envieux.On lui a aussi beaucoup reproché de ne aps donner dans le misérabilisme comme ses origines modestes auraient pu l’y inciter, d’être à l’aise dans les raouts parisiens (il fut surnommé « l’aumônier des petist-fours »). Surtout au sein de l’Eglise di Falco représentait une ligne détestée par Golias, la ligne JPII, celle des catholiques conciliaires mais pas progressistes. Quand on sait ce que Golais pense du pape, des papes devrais-je dire, des évêques, on comprend mieux pourquoi ils se sont jetés sur cette affaire sans la moindre vérification, sans la moindre prudence. Faire du tort à un évêque, c’est faire du tort à toute l’Eglise. C’est pourquoi je me demande pourquoi Golias se dit encore catholique (il faut lire leur « trombinoscope » des évêques de France, même la fédération des libres-penseurs n’oserait pas écrire de telles insanités). Quant au reste de la presse qui a repris Golias et L’Express…la presse est toujours la presse…En anglais on parle de « gutter press », la presse du caniveau.Ici c’est bien de cela qu’il s’agit.

  • Merci ce rappeler l’attitude subversive et souvent malhonnête de Terras et de Golias. SI l’on ajoute Thierry Meyssan, on a là la petite brochette de pauvres types toujours prêts à entreprendre des mauvais coups contre l’Eglise.

    Le pire, c’ets que Terras est considéré par ses collègues journalistes come un spécialiste de la religion? Pourquoi? Parce qu’il a les armes pour taper sur le Vatican…

    Je me souviens aussi de cette accusation grotesque et scnadaleuse de pédophilie formulée par Meyssan en direct sur TF1, contre le père Daniel-Ange. Celui-ci, surpris, n’avait pas trouvé les mots pour riposter. C’est vraiment terrible d’être ainsi accusé.

  • En voyant Golias en action sur ce coup, il était absolument évident que Mgr Di Falco était innocent. Jamais il ne m’est venu à l’esprit une seule seconde d’accorder un quelconque crédit à cette affaire, en constatant qu’elle était pauvrement montée et tenue à bout de bras par Meyssan et consorts.

    Cependant, il faut signaler également qu’il y a des rumeurs tenaces qui affirment que si Mgr Di Falco était complètement innocent de ces accusations gratuites, il ne l’était pas à cause de sa chasteté, mais plutôt parce qu’il était de notoriété publique qu’il semblait assez porté sur les femmes. Partant, même si les accusations de Golias étaient immondes, il n’avait pas d’autre choix de s’en aller, certains ne s’étant pas fait prier pour évoquer ses frasques au grand jour.

  • Ce qui est insupportable de la part de Golias, et peu efficace autant que peu intelligent de leur part, c’est qu’ils font une critique plus que systématique. Rien ne trouve grâce à leurs yeux dans l’Eglise catholique. Quel que soit le débat, on sait où on les retrouvera. Ce qui étonne, alors, c’est qu’ils persistent à vouloir être catholique. Ils sont contre le clergé, et notamment les évêques, contre les Papes de façon quasi-générale, pour l’ordination des femmes, pour le mariage des prêtres etc etc. Ne savent-ils pas qu’il existe nombre d’églises réformées prêtes à les accueillir ?

    Si au moins cela restait de l’ordre de la critique de fond, mais ils trempent dans les plus sales et basses manœuvres, de sorte qu’ils ne se contentent pas de critiquer, il faut qu’ils salissent.

    Et effectivement, Le Chafouin, comme toujours lorsque les journalistes disposent d’une voix discordante au sein d’un groupe, ils surévaluent totalement son poids et son discours.

    Cependant, il faut signaler également qu’il y a des rumeurs tenaces

    Eh bien, non, Polydamas, il ne faut pas signaler qu’il y a des rumeurs . Je sais qu’à l’autre extrémité par rapport à Golias, certains ont également la dent dure contre « les évêques de France » mais il n’y a pas lieu de diffuser un autre type de rumeurs, de surcroît sous couvert d’évoquer une « rumeur » et donc de ne pas se prononcer sur sa véracité. Des « rumeurs tenaces« , on peut en voir beaucoup. Di Falco croisait du « beau monde », il n’est pas mal de sa personne, il n’en faut pas nécessairement plus pour amorcer une rumeur, plus soft que ce qu’a tenté Golias, mais tout aussi peu acceptable. Et ce n’est certainement pas le rôle d’un chrétien que de se faire le propagateur de rumeurs.

    Et si c’était un règlement de compte contre une personnalité qui agace, trop en vue, trop brillante donc jalousée?

    Si je voulais être gentil avec Golias, je dirais que leurs présupposés sont tels qu’ils ont pu influencer leur perception et les amener à accorder un crédit indû à un témoignage isolé. Mais leur démarche est tellement systématique que je ne peux pas exclure qu’ils soient parfaitement lucide quant au caractère mensonger ou, au mieux, non établi, des accusations qu’ils ont lancées.

    En anglais on parle de “gutter press”, la presse du caniveau.Ici c’est bien de cela qu’il s’agit.

    Oui, mais il me semblait que L’Express avait d’autres ambitions.

  • C’est plus que des rumeurs que j’ai pu entendre, ce sont des témoignages de première main. Je dis rumeurs, parce que je ne suis sûr de rien, bien évidemment, mais tout de même les faits que certains lui reprochent valent largement un séjour hors de la capitale…

    Et tu noteras que je n’en ai parlé nulle part sur mon blog, que si je ne suis pas tendre avec les évêques de France, jamais je ne me suis permis d’évoquer ce type de fait pour les attaquer, et que je peux témoigner n’avoir jamais lu ça sur les forums tradis. En fait, ce n’est pas par les tradis que j’ai eu ces infos.

  • @polydamas

    évitons donc de propager ce type d’information…

    @Koz

    Effectivement systématique me paraît un bon mot. Absolu, aussi. Dès qu’une info peut faire du tort au Vatican, hop, ils plongent dedans directement. Je suis comme toi : je me dis que les portes sont grandes ouvertes, et qu’ils peuvent très bien les emprunter.

  • Au cas où il y aurait des lecteurs qui n’ont pas pris le temps de lire le « très intéressant entretien avec Monseigneur Di Falco » http://www.revue-medias.com/article.php3?id_article=284 il faut absolument le faire.

    Moi je suis de ceux qui croient qu’il est innocent. Heureusement pour moi, le doute n’a jamais eu le temps de se créer car je n’était pas au courant. En fait, j’avais remarqué qu’on ne voyait plus Mgr Di Falco à la télé, mais je ne savais pas qu’il avait été accusé de pédophilie!

    Merci pour le billet Koz (et commentaires), très utile à savoir ce qui en ressort.

  • @ le Chafouin:

    Ce que je veux dire, c’est qu’il est clair que Mgr Di Falco est innocent de tout ce que Golias l’accuse. Pour autant, ce n’est pas pour cela que Mgr n’avait pas besoin de prendre l’air en province. Et qu’il me semble que l’épiscopat n’aurait jamais sanctionné un des leurs, si il n’y avait pas eu des raisons solides derrière, et autrement plus fondées que les sordides affaires de Golias. Rappelons que Mgr Di Falco était pressenti pour succéder à Mgr Lustiger, peu d’évêques ayant sa carrure. Se retrouver à Gap n’est donc pas vraiment une bonne nouvelle.

    Après oui, il n’est pas utile de tergiverser pendant 105 ans. Mais si l’on parle du personnage, on ne peut pas passer sous silence cette sanction.

  • François (désolé, tu étais encore dans ma trappe à spams), Pepito, arrêtez, vous allez me faire regretter de publier ce billet, si en fin de compte vous êtes nombreux à ne pas avoir entendu parler des faits à l’époque.

    Polydamas, tu es incroyable. Sous un billet tendant précisément à « laver l’honneur » de Di Falco (en tout cas à souligner son innocence), accusé de l’une des pires choses pour un homme et pour un prêtre, il faut que t’accroches mordicus à ton os et que tu colportes et insistes sur d’autres « rumeurs », argument de la « sanction » à la clé. Tu ne crois pas qu’il a eu sa « dose » ? Je vais éviter de dire vraiment le fond de ma pensée sur cette attitude. Parce que, si, bien sûr, on peut parler du personnage et passer sous silence ce que tu veux appeler une sanction. Éventuellement par souci de ne pas traîner dans les mêmes caniveaux que Golias et l’Express.

    Éventuellement parce que toutes les rumeurs fonctionnent de la même manière (cf. un livre que j’ai lu il y a 15 ans et qui gardent toute son actualité : Les Rumeurs, de Jean-Noël Kapferrer) : l’info est, notamment toujours attribuée à un proche (peut-être pour ne pas donner le sentiment de colporter de simples bruits), parfois même identifié (une tante, un cousin, un beau-frère), et s’appuie sur quelques éléments (ici, sa nomination à Gap). En fait de sanction, on peut tout aussi bien penser qu’après la retraite qu’avait prise Monseigneur Di Falco pour s’isoler de la pression médiatique, il ne souhaitait pas retrouver immédiatement le milieu parisien, ou que, ses « supérieurs » ayant éventuellement d’autres motifs pour avoir envie de lui faire voir du pays, et pas nécessairement ceux que tu avances, ils ont saisi l' »opportunité ». Ou encore qu’ils aient jugé plus adapté de ne pas le replacer précisément dans le même contexte.

    Je trouve vraiment regrettable que tu aies jugé utile de saisir l’occasion d’un démenti sur une accusation grave pour diffuser une autre accusation. On aurait pu passer à autre chose après ton premier com’ mais non, il faut renchérir, une fois, deux fois… En ce qui me concerne, le débat doit être clos à ce sujet, et je fais ce qu’il faut pour m’en assurer. Mon blog n’est pas là pour être un diffuseur de rumeurs.

  • Koz, je ne savais pas non plus, ou j’avais vraiment oublié. Malheureusement, on ne peux pas rétablir une vérité sans mentionner les accusations et donc relancer des soupçons. C’est le risque. Mais tant que ce billet sera en ligne, ce sera une chance de plus pour ré-équilibrer (un peu) les informations sur ce sujet puisque la presse ne s’en donne pas la peine.

    Je découvre aussi l’existence de Golias. Je ne pense pas que je serais tombée un jour sur leur site mais cité au détour d’un article, je saurai à qui j’ai affaire.

    Et puis, rien que pour le lien vers l’entretien dans Medias, ça vaut le coup de parler de Mgr Di Falco.

  • C’est toute la difficulté avec les affaires de ce type. On ne veut pas faire souffrir davantage une victime en soutenant aveuglément l’accusé, pas plus qu’on ne veut condamner une personne qui n’est encore que soupçonnée. Dire qu’on attend que la justice fasse son travail fait passer pour indifférent. Bref, il est quasiment impossible de rester neutre tout en étant préoccupé par le sujet.

    Je me souviens avoir fait partie des « pas de fumée sans feu » et je le regrette bien sûr. Cette fable est sortie en même temps que bien d’autres histoires malheureusement bien réelles et j’ai jugé trop vite.

    Koz : J’avais un peu oublié cette affaire mais tu ne dois surtout pas croire que de publier ce billet risque de raviver la rumeur. Au contraire, « Internet n’oublie rien » et la présence de ton billet qui ré-affirme l’innocence de Monseigneur Di Falco, est indispensable. Ton blog est bien référencé et, si tu effaces ton billet, tu ne laisseras que plus de place pour les mensonges.

  • Eh oui… On voit surtout s’exprimer Christian Terras, qui nous est complaisamment présenté dans les medias comme étant un spécialiste du catholicisme, sans forcément mentionner le biais qui est le sien. Encore une fois, je ne lui reprocherais pas d’être critique – l’Eglise mérite certaines critiques – mais je lui reproche d’être de tous les « coups fourrés ».

    Pour ce qui est de rééquilibrer, c’est aussi la raison pour laquelle j’ai choisi un titre explicite. Une goutte d’eau, évidemment…

  • Effectivement. Mais ça ira en décroissant avec le temps…

    Je suppose que Mgr Di Falco incarne, au sein de l’Eglise, une ligne qui déplaît à Polydamas.

    J’ai bon?

    Disons que, au sein de l’Eglise, il n’y a pas beaucoup de tendances qui plaisent à Polydamas. Hors de l’Eglise, en revanche… y’a la FSPX ;-)

  • Comme je l’ai dit plus haut di Falco avait trop d’amis dans le beau monde parisien et encore plus d’ennemis. Je crois que c’est surtout cela qui a poussé le nonce a le proposer pour Gap, histoire de ne pas le laisser s’enfermer dans le microcosme parisien. Et Gap n’est pas une voie de garage. L’un des prédécesseurs de Mgr di Falco à Gap fut Mgr Robert Coffy futur cardinal-archevêque de Marseille (prédécessur de Mgr Panafieu). Ce sera peut-être la promotion finale pour un homme qui a su nouer de nombreuses amitiés à la Curie romaine quand il était supérieur du séminaire français de la Via Santa Chiara, à condition que certains ne passent pas leur temps à le salir.

  • Je fais partie de ceux qui n’ont pas accroché à ce fait . J’ignore même quand cette rumeur a commencé. Cela ne m’a pas marquée du tout et je ne me souviens pas de cette histoire.

    Ce n’est pas pour autant qu’il faut regretter ce billet. Au moins j’apprends des choses qui ne me surprennent pas. C’est du même topo que le vrai faux SMS, que certains vrais faux propos de Sarkosy,les vrais faux témoignages d’Outreau, etc, etc… Tout est bon pour casser des innocents qui sont coupables d’être innocents, justement!

    Nous sommes à une époque où, parfois, je me demande si certains ne sont pas jaloux de la valeur de certaines personnes au point de tenter les ramener à leur -très- bas niveau. A moins que, pour les médias, cela ne soit que dans un but commercial. Un pédophile, ça se vend mieux qu’un évêque de qualité! Et puis, sous couvert de laïcité, c’est bien de casser du « religieux » – catho ou chrétien de préférence. C’est un truc qui marche à tous les coups!

    Je souhaite bon courage à Mgr Di Falco , qui vivra toute sa vie avec sur la tête le doute d’un grand nombre de gens.

  • Je tombe à l’instant sur un autre exemple d’Internet qui n’oublie rien. En janvier dernier, Libération avait déjà jugé et condamné Jean Sarkozy. Présomption d’innocence ? Pfffttt !… Que depuis, un cabinet d’expertise indépendant ait prouvé que Jean Sarkozy (ou plutôt son scooter) ne pouvait pas être impliqué dans l’accident ne change rien à l’affaire. Sur le site de Libé et dans la tête de beaucoup de gens, rien n’est changé et, faute d’un miracle, il restera condamné par le tribunal stalinien de Libé. Heureusement qu’ils s’élèvent pour défendre les droits de l’homme…

  • Comme d’autres ici, je ne me souviens pas de cette histoire qui remonte à 2002 et dont l’impact médiatique est sans commune mesure avec celle d’Outreau. Au risque de me faire reprendre, je ne comprends pas comment un journaliste pourrait innocenter aujourd’hui, pas plus qu’il ne pouvait accuser hier…

    Quand on lit les articles de l’Express de 2002, le traitement de l’affaire est fait à charge contre l’évêque mais sous forme de complaisance dans la longueur du témoignage de l’homme ( car en 2002 il s’agit d’un homme et non plus d’un enfant ) qui accuse. Il semble en plus qu’à l’époque, plusieurs actes de pédophilie commis par des prêtres avaient fait l’objet de condamnations aux Etats-Unis et en Autriche et ont eu un effet d’appel d’air qui a fait s’envoler la présomption d’innocence de Mr Di Falco.

    Mais les instructions ont été abandonnées par le juge d’instruction pour cause de prescription. Le journaliste peut regretter la partialité des articles parus mais personne ne peut rien dire sur les faits eux-mêmes.

    Mr Di Falco fait partie d’une institution qui ne laisse pas tomber ses membres, il ne m’en voudra pas d’être plus en empathie avec la boulangère ou l’huissier d’Outrau jetés en pâture à la haine sans personne pour les soutenir.

  • @Carredas : D’accord avec votre conclusion sauf que dans le cas di Falco c’est tout une institution (L’Eglise) qui était visée, notamment par Golias.Un ami protestant me disait que, comparativement à leur nombre, il doit y avoir à peu près autant de pasteurs impliqués dans des scandales (à tort ou à raison)que de prêtres, mais cela ne fait pas la une des journaux. Probablement parce que l’Eglise catholique a plus d’ennemis que l’Eglise Réformée et qu’il n’y a probablement pas de Golias protestant.

  • les pasteurs protestants sont mariés…

    c’est une raison plus simple que la théorie du complot pour expliquer des moeurs différentes….

  • Dans ce genre de dossier, il est déjà extrêmement difficile de se faire une opinion quand on a accès au dossier. Alors je ne comprend pas ceux qui se font une opinion sur la base des racontars de la presse. Ce qu’il y a de pervers dans le monde où nous vivons, c’est que le battage médiatique est souvent d’autant plus grand que le dossier est vide : un avocat dont le dossier est valable n’a pas besoin d’agiter la presse pour gonfler son dossier. En revanche, un avocat qui est sûr de perdre, s’il est sans scrupule, peut penser à faire pression sur la justice en alertant la presse. Il trouvera une oreille attentive, puisqu’il ira dans le sens des préjugés de l’opinion sur l’Eglise catholique. Et avec un peu de chance le battage médiatique donnera des idées à toutes sortes de gens qui se convaincront à leur tour d’avoir été abusées. Un dossier de ce genre a frappé mon collège. Même si les enseignants, au contraire de Mgr Di Falco, ont eu la chance d’être innocentés et même de faire condamner les plaignants à leur verser des indemnités, leur réhabilitation dans la presse n’a évidemment jamais été à la mesure de l’atteinte.

  • les pasteurs protestants sont mariés… c’est une raison plus simple que la théorie du complot pour expliquer des moeurs différentes….

    Précisément, Dang souligne que, bien que mariés, les mœurs ne sont pas forcément différentes. Peut-être une raison de ne pas donner dans le raisonnement un peu simpliste qui attribue des tendances pédophiles aux prêtres parce qu’ils ne sont pas mariés. Il faudrait alors que l’on m’explique la raison pour laquelle l’Education Nationale est également une institution touchée.

    Et si, tiens, on se disait que les institutions les plus touchées sont celles qui sont le plus en rapport avec les enfants ? Ca me semblerait pas totalement con comme idée.

    Ulpien, oui, c’est une stratégie qui peut être utile, en cas de risque véritable d’étouffement de l’affaire. Mais qui peut aussi être totalement perverse.

  • dang ne souligne rien sur les pasteurs protestants, il fait état d’une confidence d’un protestant… c’est assez différent

    j’aimerais avoir quelques chiffres précis mais il ne me parait pas inconcevable que la chasteté choisie à 20 ans par le prêtres catholiques puisse, à 40 ou 50 ou 60 ans, créer des frustrations, engendrer des pulsions dont certaines peuvent naturellement trouver à s’exprimer vers des corps enfantins, en (ab)usant parfois de l’autorité du magistère…

  • francis

     » La chasteté choisie a 20 ans qui crée des frustrations à 40, 50, ou 60 ans… »

    Quelle curieuse façon d’analyser les pulsions sexuelles masculines !

    Cela ressemble plus à l’explication mécanique d’une éruption volcanique qu’à un comportement humain.

    Il faudrait entre 20 et 40 ans d’abstinence sexuelle pour créer une pulsion difficilement contrôlable chez un homme selon vous ?

    La chasteté choisie ou subie est une frustration perpétuelle car la pulsion sexuelle masculine est permanente.

     » … la chasteté peut engendrer des pulsions « 

    non, c’est la testostérone qui engendre les pulsions sexuelles

    « …dont certaines peuvent naturellement trouver à s’exprimer vers des corps enfantins… »

    naturellement… c’est à dire ?

    1) conformément aux propriétés de la nature humaine

    2) par un enchaînement logique

    3) évidemment bien sûr

    4) avec naturel, simplement

    vers des corps enfantins… pourquoi vers des corps enfantins ?

    la sexualité masculine s’exprime le plus souvent vers des corps féminins adultes, masculins aussi, mais vers des corps enfantins, c’est une déviation ( et accessoirement un crime )

    « …en (ab)usant parfois de l’autorité du magistère « 

    parfois…?

    parce que selon vous dans certains cas cela peut être un rapport librement consenti par un enfant ?

    parce que selon vous un adulte qui exerce une autorité morale ou intellectuelle sur un enfant et exprime vers cet enfant une pulsion sexuelle n’abuse pas de fait de son autorité pour abuser l’enfant ?

    Pour les frustrés sexuels qui ont choisi la chasteté ou qui la subissent, il existe une pratique à la portée de toutes les mains…

    Ceux d’entre eux qui  » s’expriment vers des corps enfantins  » sont plus souvent des lâches que des pédophiles, il est facile d’abuser un enfant, surtout quand ils sont à portée de main, plus facile que de séduire une femme ou de décider de renoncer à une fonction qui exige la chasteté.

  • Carredas a en partie exprimé mon sentiment, francis. Je ne vois pas spécialement d’enchaînement logique entre la chasteté et une éventuelle frustration sexuelle et la pédophilie.

    Je peux vous assurer que le prêtre un peu frustré sexuellement n’aura pas forcément de difficulté à avoir une liaison. Il y a souvent autour d’eux une ou des femmes qui sont toute admiration, tout empressement et que leur activisme religieux peut conduire à transformer la relation vis-à-vis d’un prêtre en sentiment amoureux. J’ai eu de nombreux témoignages de prêtres disant qu’effectivement, c’était souvent un problème qu’il leur fallait gérer. Ce d’autant plus qu’une femme se sent en sécurité vis-à-vis d’un prêtre et ne fait pas forcément toujours aussi attention à son comportement que vis-à-vis d’un autre homme. Ca, je l’ai constaté personnellement avec des jeunes filles d’une vingtaine d’année, au point qu’un Frère avait dû faire une mise au point en leur demandant d’avoir la gentillesse de garder plus de distance. C’était bien sûr involontaire de leur part et tenait probablement au fait qu’elles se disaient qu’elles pouvaient être plus proches, puisqu’il ne leur arriverait rien.

    Ensuite, si vraiment il est très frustré, qu’il le vit mal etc, un prêtre n’est pas empoté. Il peut aussi ôter son col romain et aller voir des « dames occasionnelles ».

    Bref, avant d’en venir à abuser d’enfants, si vraiment ingérable frustration il y a, il me semble qu’il y a d’autres solutions et que rien ne prédestine spécialement un prêtre à la pédophilie.

    Enfin, vous ne m’avez pas répondu sur un point : les enseignants font-ils voeu de chasteté ? Sont-ils sexuellement frustrés ? Si l’enchaînement est si logique et naturel, comment se fait-il que l’Education Nationale connaisse globalement la même fréquence de cas de pédophilie ?

    Je crois que notre société devrait être un peu moins obsédé par le zizipanpan, et admettre l’éventualité que la chasteté puisse bien se vivre. Et que non, le fait de s’abstenir de relations sexuelles n’est pas la voie royale vers les déviances. Pour cela, il faut peut-être aussi tenter soi-même la chasteté.

  • je suis bien d’accord avec le dernier paragraphe de carredas:

    « Ceux d’entre eux qui ” s’expriment vers des corps enfantins ” sont plus souvent des lâches que des pédophiles, il est facile d’abuser un enfant, surtout quand ils sont à portée de main, plus facile que de séduire une femme ou de décider de renoncer à une fonction qui exige la chasteté » beaucoup de prêtres catholiques peuvent avoir des realtons avec des paroissiennes, mais d’autres peuvent trouver plus facile, plus discret de caresser un jeune, un enfant… a l’education nationale il y a certes des pédophiles (800 000 personnes!), mais, sauf erreur, la proportion me semble bien moindre…

  • J’imagine que, pour écarter les risques d’erreur, tu fais référence à des statistiques. Si tu peux nous les communiquer…

    beaucoup de prêtres catholiques peuvent avoir des realtons avec des paroissiennes, mais d’autres peuvent trouver plus facile, plus discret de caresser un jeune, un enfant…

    Tu me sembles négliger un aspect : encore faut-il être attiré par les enfants ! Tu sembles tellement tenir à ta causalité entre chasteté et pédophilie que l’on passe d’un argument psychico-psychologique du frustration > pédophilie, à l’argument de la discrétion…

  • Pingback: À moins que vous ne vous y opposiez explicitement, on vous laissera mourir… | e-deo

  • Contrairement à ce qu’affirme Renaud Revel sur son blog, il n’est pas question pour L’Express de reconnaître une quelconque faute dans son traitement de l’affaire Di Falco. Les accusations de pédophilie dont ce prélat a fait l’objet portaient sur des faits anciens que nous savions prescrits, mais ils étaient corroborés par des étmoignages sérieux et étayés. Les faits étant anciens, la justice n’a pas pu suivre son cours, et contrairement à ce qu’il affirmait alors, Jean-Michel Di Falco n’a pas maintenu sa plainte pour dénonciation calomnieuse, cette plainte pouvant entraîner un délicat déballage public… Par ailleurs, ni L’Express ni Golias n’ont jamais été visés par la moindre plainte en diffamation. De ce fait, il n’y a pas lieu de prétendre que L’Express s’est trompé, et Renaud Revel n’engage que lui lorsqu’il le prétend.

  • J’avoue ne pas attendre particulièrement de l’auteur des articles de l’Express qu’elle reconnaisse un quelconque emballement. Mais soit, c’est noté : vous ne partagez pas l’avis de Renaud Revel.

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