Les verrues d'Arnaud Montebourg

C'est ça, ciao!J’ai déjà eu l’occasion de le dire : Arnaud Montebourg m’inquiète. Faut-il paraphraser les socialistes et dire qu’il « fait peur » ? Je ne sais pas, mais le fait est que, lui qui aime parler en termes de registres, il est systématiquement dans celui de la violence.

Lorsque vous conjuguez cela à l’arrogance dont il fait preuve, ainsi qu’à son discours, empreint de la « vertu républicaine« , cette vertu que la Terreur a tenté d’établir à grands coups de guillotine, vous comprendrez – du moins, je l’espère – que je ne plaisante, ni n’exagère, lorsque j’écris que je lui trouve bien des airs de Fouquier-Tinville, si ce n’est Saint-Just, l' »Archange de la Terreur« .

Avouez aussi que Montebourg en évoquant, au sujet de Johnny Hallyday, le souvenir de « la Révolution française faisant face aux cortèges d’émigrés, qui pour défendre les privilèges d’une noblesse dépourvue d’esprit national, ralliaient à Coblence les armées des monarques de l’Europe en lutte contre le sens républicain de l’Histoire« , ne rechignerait probablement pas à se voir assimilé non pas à Fouquier-Tinville, Saint-Just, et le reste de la valetaille, mais à Robespierre, une figure que certains, à gauche, revendiquent toujours.

Or il est évident qu’Arnaud Montebourg sera ministre si Ségolène Royal est élue. Tremblons un peu : du fait de son activité d’avocat, il se pourrait même qu’on lui confie la Justice. Au demeurant, tel qu’est le bougre, je ne vois guère de ministères dans lequel il ne ferait de dégâts.

Que lui vaut ces développements ?

Eh bien, la suite de l’affaire Hallyday qui – si elle démontre peut-être le caractère dissuasif de notre fiscalité pour certaines personnes, dont on peut regretter qu’elle ne verse ainsi pas leur écot au budget du pays1 – nous serons d’accord, est choquante : lorsque l’on entend s’engager comme il le fait dans une campagne électorale, il me semble bienvenu de partager le sort de ses concitoyens.

Nous sommes pourtant, « l’Archange de la Terreur » royaliste et moi, d’accord sur une chose : on ne peut pas s’engager dans une concurrence fiscale qui amènerait à ne plus taxer du tout les entreprises, lorsque les « revenus du travail » le seraient – on trouve d’ailleurs peu de personnes en France pour le souhaiter – et une harmonisation serait utile.

Je suis en revanche en désaccord sur la forme, et l’inutile violence du propos. Et je trouve au discours d’Arnaud Montebourg, dont il précise lui-même qu’il a « reçu le soutien de Ségolène Royal« , que ses propos « ont été validés par la direction de campagne« , une incohérence manifeste.

* * *

  • En ce qui concerne les incohérences, revenons, le temps de quelques lignes, sur la question de l’harmonisation des politiques fiscales.

Pour avoir nécessairement étudié le Traité établissant une Constitution Européenne et, au-delà, le droit communautaire, il ne lui aura nécessairement pas échappé que l’harmonisation des politiques nationales est au coeur même de la construction européenne.

Harmonisation des normes de sécurité, harmonisation des règlementations des produits afin d’instaurer au sein de l’Union Européenne2, un marché intérieur. Libre-circulation des personnes, libre-circulation des marchandises, libre-circulation des capitaux, voilà trois des objectifs économiques européens. Mais pour cela, il faut harmoniser. Ce que l’UE s’efforce de faire. Il est donc inutile de vitupérer. La nécessaire harmonisation fiscale au sein de l’Union, c’est un sujet sur lequel j’ai moi-même bûché en troisième cycle il y a bientôt dix ans.

Seulement, si chacun s’affirme convaincu de la nécessité d’harmoniser les fiscalités pour éviter que les Etats-membres de l’Union ne se livrent à une néfaste concurrence, c’est généralement à la condition que les autres s’alignent sur eux. Et c’est très précisément ce que Montebourg, social-souverainiste, prévoit.

Voilà ce que Jean Quatremer en dit très justement3 sur son blog (ou Libé), Coulisses de Bruxelles :

« Car, au fond, que souhaite Montebourg ? Que le niveau d’imposition français –sur les entreprises et les individus- soit considéré comme un plancher. C’est seulement ainsi que plus personne ne concurrencerait la France, surtout au moment où François Hollande, le premier secrétaire du PS, annonce que la gauche reviendra sur toutes les baisses d’impôts consenties par la droite. Autrement dit, le système fiscal hexagonal doit être le référent de l’Europe voire du monde ! On comprend mieux, avec de tels propos, pourquoi l’harmonisation fiscale, pourtant souhaitable notamment dans le domaine de l’IS, ne progresse pas en Europe. »

Non seulement nous détenons la Lumière, mais voilà que les Armées Révolutionnaires reprennent du service pour aller l’imposer aux autres, au prix d’un blocus dont la légalité ne peut que laisser profondément songeur. Mais puisque cela fait plaisir aux électeurs antilibéraux…

Or, comme le relève Quatremer, croit-il véritablement qu’il se dégagerait une majorité quelconque pour adopter le système français ? Bien sûr, ce n’est qu’un obstacle relatif, puisque, dans une vision assez dialectique, « les droites européennes » doivent être chassés du pouvoir, ce qui devrait ouvrir la voie à l’établissement de la vérité et de la justice dans le monde. Mais à ce jour, à supposer que l’on passe à la majorité qualifiée sur un tel sujet – ce qui n’arrivera pas, en tout cas de si tôt – il est évident que ce n’est pas le système français qui serait adopté.

Au demeurant, comme le souligne Jean Quatremer, « l’Union n’est pas restée inactive« . Ce sont bien les Etats qui retiennent ce dernier levier de politique nationale qu’est la fiscalité. Il n’y a d’ailleurs qu’à imaginer la réaction d’Arnaud Montebourg si une harmonisation sur la fiscalité moyenne en Europe était soumise au vote…

* * *

  • Dès lors, confrontés à l’évidente inanité du propos, on se trouve également interpellé par son inutile, et déplacée, violence.

Il faut pour l’apprécier sa tribune dans Libération, mais aussi l’interview qu’il a donnée à un site, Betapolitique, « blog politique indépendant » de gauche :



Cette interview est surréaliste. Au milieu de 20 minutes d’un amalgame total entre le système fiscal, clearstream, le système bancaire suisse et la question des « avoirs juifs« , Arnaud Montebourg parle de paix fiscale et de nécessité du dialogue… une paix et un dialogue imposés par la force !

Ainsi, Montebourg reprend son couplet sur les « méthodes de prédation » suisses, l’exercice de « pillage des grands pays européens« . Pourquoi « grand« , au demeurant ? Parce que c’est plus répréhensible lorsque c’est commis par un nain à l’égard d’un géant ?

Au bout de cinq minutes (env. 5’20, pour ceux qui sont pressés), le morceau de bravoure :

« Nous posions le problème sur le terrain de la protection – c’était en 2001 – la protection qu’un certain nombre de pays qui refusent la coopération judiciaire ou bancaire ou fiscale accordent à des capitaux illégaux. C’est le cas de la Suisse, du Luxembourg, dans une certaine mesure aussi la City de London, la Grande-Bretagne, Monaco, la principauté du Lichtenstein, un certain nombre de territoires comme ça qui sont des verrues… dans le fonctionnement normal de la lutte contre l’argent sale« 

N’oublions pas que la personne qui qualifie ainsi la Grande-Bretagne, Monaco, la Suisse, le Luxembourg, le Lichtenstein de verrues est le porte-parole de Ségolène Royal… Certains parlent de tumeur à propos d’autres Etats. Montebourg, lui, est civilisé, il se contente de « verrue« . Mais le propos garde comme des relents nauséabonds.

En tout cas, pour un appel au dialogue, avouez que ça promet d’être efficace !

Et le voilà qui entonne de nouveau l’antienne développée dans sa tribune sur l’opportunité d’organiser un blocus de ces pays. Intéressant, n’est-il pas ? Blocus de la Suisse, de Monaco, du Luxembourg, du Lichtenstein… et de la Grande-Bretagne. Faut-il lui rappeler que les derniers blocus de la Grande-Bretagne ont rencontré un succès plutôt mitigé ?

Il est en tout état de cause ahurissant d’entendre un responsable français, porte-parole d’une candidate à la Présidence de la République, qualifier cinq Etats étrangers amis de « verrues« , avant de préciser au demeurant qu’il ne « se sent pas seul sur ces questions » et qu’il a le soutien de Ségolène Royal ! Je doute, à vrai dire, qu’il l’ait informé de l’emploi du terme « verrue« .

Et puisqu’il est bien parti, voilà Montebourg qui, par trois fois, explique qu’il faut « engager l’épreuve de force » avec la Suisse, que « la Suisse ne comprend que le rapport de force« , que « les Suisses ne comprennent que la confrontation, ils n’acceptent que très rarement le dialogue« …

Et, pour terminer de lustrer l’image de la France arrogante à l’étranger, le morceau de bravitude à l’égard des « petits pays » comme l’Irlande, la Slovaquie etc… : « nous pouvons comprendre » qu’ils aient recours à une fiscalité faible… « Cela est pardonnable« . En toute magnanimité. Rassurez-vous, gens de Slovaquie, la France ne vous fera pas la guerre, elle considère que votre comportement est « pardonnable« .

Après s’être bien lâché pour complaire aux anti-libéraux, Il termine d’ailleurs son propos par un couplet « vierge effarouchée » sur ses Suisses qui, au lieu de répondre sur le fond, « ont réagi par des noms d’oiseaux« . ‘Savent vraiment pas se tenir, ces suisses, hein…

Son interlocuteur, en fin d’interview, lui a en effet demandé ce qu’il convenait de faire, « concrètement, en quoi consisteraient ces actions si le parti socialiste remportait les élections présidentielles ?« . Et là, on constate que, une fois passé le temps de la diatribe, c’est le trou noir, façon Royal :

« Bien, pour le moment, je crois qu’il faut déjà poser les questions et obtenir des réponses dignes de ce nom. Pour l’instant, les Suisses ont plutôt réagi en adressant les noms d’oiseaux, plutôt que de mesurer à quel point le préjudice qu’ils font subir à toute l’Europe est considérable. Donc il faut déjà accélérer la prise de conscience de la folie de cette guerre fiscale qu’ils sont en train de nous livrer et puis, il va falloir préparer des mesures en en rapport avec le refus de dialoguer. Pour l’instant, je crois qu’il faut rechercher le dialogue avec les autorités helvétiques« 

Il semble bien, en effet, que ces banquiers véreux, « cyniques » et « prédateurs » n’aient pas saisi qu’Arnaud Montebourg leur adressait, de cette façon, un appel au dialogue, avant de mettre en place un blocus.

Et Arnaud Montebourg d’illustrer enfin, dans un magnifique comique involontaire, sa volonté de dialogue en refusant tout entretien à des journaux suisses, ou tout débat avec lesdites « autorités helvétiques » : voir, une dernière fois, Quatremer.


  1. Une solution, bien évidemment, serait de leur confisquer leur passeport, ou de faire un « blocus » de leur personne mais, à ce jour du moins, c’est anticonstitutionnel []
  2. J’italise car il semble nécessaire de rappeler que l’Union Européenne n’a pas pour vocation d’organiser un libre-échange mondial, et qu’elle est donc appelée à protéger ses frontières []
  3. J’espère que Jean – ouais, je vais l’appeler Jean – me remerciera de ce satisfecit []

47 comments

  • Soyons franc, les diatribes anti-suisse de Montebourg ne plaisent à personne surtout que le ton n’est pas vraiment de circonstance. Mais par contre, les suisses ne lui ont pas seulement donné des noms d’oiseaux et il aura au moins eu le mérite de relancer le débat chez nous sur ces fameux forfaits fiscaux.

    Hier soir à infrarouge (TSR), Doris Leuthard, notre fringuante conseillère fédérale, a mis les pieds dans le (bon) plat. Elle a estimé que les forfaits d’impôt étaient injustes (parce qu’uniquement destiné aux étrangers) et qu’il fallait les abolir ! Un bon début…

  • Qu’il y ait, sur le fond, des choses à revoir, à discuter, c’est probable. Au demeurant, le cheval de bataille qu’il enfourche n’en est pas un : tout le monde est convaincu de la nécessité d’harmoniser les politiques fiscales, à tout le moins au sein de l’Union.

    Mais le ton est inacceptable. Cela peut rester admissible tant qu’Arnaud Montebourg n’était qu’un député parmi d’autres, représentant avant tout lui-même. Ca ne l’est plus lorsqu’il s’agit du porte-parole d’une possible Présidente de la République, et d’un probable – en ce cas – ministre. Il donne une image on ne peut plus déplorable de la France à l’extérieur, confortant l’image d’un pays arrogant, plus soucieux de donner des leçons aux autres et de l’accuser de ses propres maux, si sûr qu’il est de détenir le juste modèle, que de s’interroger sur la façon d’envisager l’avenir.

    Et l’on ne peut tout simplement pas accepter de voir ainsi qualifier cinq Etats de « verrues« . Il y a des limites à ne pas dépasser. Que l’on soit ou non dans le cadre d’une campagne électorale.

  • Bonjour et meilleurs voeux ,

    ce même Arnaud MONTEBOURG compa je m’étonne d’ailleurs qu’il n’ait pas décroché un rôle dans Jacou le Croquant (qui doit sortir très bientôt sur les écrans) …

  • petit problème de clavier, désolé :

    je disais donc que ce même Arnaud Montebourg comparait les émeutes de Banlieue de Novembre 2005 aux jacqueries des temps anciens …

    je m’étonne d’ailleurs qu’il n’ait pas décroché un rôle dans Jacquou le Croquant (qui doit sortir très bientôt sur les écrans) …

    cordialement

    Paulo.

  • Des vieux relants impérialistes sur l’ingérance des états étrangers.

    Montebourg a beaux jeux de fustiger les suisses sur leur politique fiscale, mais même s’il venait à être ministre et vouloir harmoniser les politiques européennes, il ne toucherai jamais au Franc Suisse. J’imagine qu’il aurait du mal à avaler que les états-unis viennent lui imposer des choix fiscaux sur la souveraineté de l’EURO. J’ai du loupé quelquechose sur l’entrée de la Suisse dans l’Union Européenne, peut-être que lui aussi d’ailleurs.

    Sauf que d’autres pays fiscaux avantageux existent de par le monde.

    Montebourg, le nouvel économiste de l’ère Ségolène : Tirons sur nos voisins, comme ça ceux qui s’y réfugient légalement tel Jonnhy partiront un peu plus loin aux bahamas ou en patagonie rejoindre Florent Pagny. Enfin, Montebourg heureusement a toujours sa « liberté de penser » malheureusement pas celle de réfléchir avant de parler.

  • @ Koz

    On n’aime pas se voir dans un miroir, mais, je vais y réfléchir, je me demande si vous n’êtes pas un type dans le style de Montebourg. J’ai lu quelques uns de vos articles, ou alternent la passion, l’emphase, les effets de manches, et souvent s’ajoute la volonté de bien documenter le propos.

    Quand vous n’êtes pas dans son camp, c’est vrai que Montebourg a le don d’agacer, mais souvent il y a des idées, des remarques à prendre en compte. Comme vous ? Et d’ailleurs,qui vous agace le plus dans cette histoire de Montebourg ou de Halliday ?

    Koz, s’il fallait aller voter pour Mme Royal, vous feriez comme les ahuris de chez nous qui prétendaient qu’il fallait aller voter Chirac avec un pince sur le nez ? Ah mais je n’ai pas fait exprès je crois justement que cette idée saugrenue venait des amis de Montebourg.

  • On est rarement le mieux placé pour bien se juger. Mais je ne suis pas certain de faire preuve de la violence systématique dont fait preuve Montebourg.

  • Un peu excessif, l’ami Arnaud ? Sans doute, mais quel orateur ! La manière dont il a mouché récemment Le Pen chez Arlette Chabot était (pour ceux qui l’ont vu) un moment d’anthologie. Ses combats contre le blanchiment d’argent, les paradis fiscaux ou l’impunité des hommes politiques qui piquent dans la caisse ont quand même de la gueule… et de la constance. Un peu de morale dans le cynisme ambiant, un peu de flamboyance dans la langue de bois généralisée… à utiliser avec modération. Un pur-sang impétueux qui a parfois besoin d’être « cadré ». Qui vous dit d’ailleurs qu’il sera ministre de Ségolène Royal ?

  • L’émission dont vous parlez, c’est « A vous de juger » ? Si oui, nous n’avons vraiment pas la même perception des choses.

    Quant à la morale, ce n’est pas elle qui me conduirait à traiter cinq Etats de « verrues ». Pas vraiment ce que j’appelle de la morale. Et pour le porte-parole de la candidate du second parti de France, ce n’est pas non plus ce que j’appellerais de l’excès, mais de l’irresponsabilité.

    Pour le reste, si vous enlevez les outrances, son discours est d’une banalité évidente.

    Ministre ? Franchement, Ségolène Royal dit qu’elle ne veut pas d’anciens ministres dans son futur gouvernement – ça en élimine déjà un paquet – et lui est son porte-parole, alors…

  • Ce qui me scandalise tellement chez les socialistes ce sont leurs contradictions, leur manque de sincérité et arrogances permanentes.

    Combien de fois leurs électeurs ont été totalement bernés par des « belles » paroles enflammées pour ensuite découvrir l’urgente nécessité d’un virage vers une « Realpolitik ». Ces électeurs n’ont-ils toujours pas compris qu’on les mène en bateau ?

    J’en viens à me dire que les électeurs de gauche sont des grands naïfs qui courent éternellement derrière des chimères pour se retrouver ensuite forcés d’avaler d’énormes couleuvres.

    Comment peut-on ne serait ce qu’une seconde ajouter foi aux lapalissades répétitives d’un Montebourg fanfaron et aux seules et uniques postures publicitaires de leur candidate ?

    Qu’il y a encore des électeurs pour adhérer à ce genre de discours et courir maintenant derrière une chimère publicitaire me laisse pantoise !

  • J’avais personnellement apprécié la manière vigoureuse dont Arnaud Montebourg avait dénoncé la double arnaque de Le Pen : utiliser de manière nauséabonde et fallacieuse l’immigration comme facteur explicatif de tous les problèmes et prétendre défendre les classes populaires alors que le programme économique et social du FN est encore plus à droite que celui de la droite. Mais j’admets qu’on puisse avoir une autre perception (ce sera sans doute le cas aussi après le(s) débat(s) Sarkozy-Royal).

    Quant à la morale que j’évoquais, elle ne faisait (relisez mes propos) aucunement référence à l’emploi du mot « verrues », que je trouve, comme vous, excessif et déplacé, mais plutôt aux chevaux de bataille enfourchés par cet impétueux cavalier, que vous comparez vous-même (de manière un peu excessive aussi) à Saint-Just ou à Robespierre.

  • Bonsoir Koz,

    Autre réponse cinglante qui va dans ton sens, celle de Christian LUSCHER (avocat et député libéral genevois, publiée le 5 janvier 2007 dans un quotidien suisse), signalée et recopiée sur Agoravox par un commentateur nommé agosin (IP:xxx.x3.228.146) le 10 janvier 2007 à 14H57 sur cet article-là –> http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=17562

    C’est encore plus frappant de constater que Montebourg parle sans connaître son sujet. Un ramassis d’idées préconçues, et pas grand chose d’autre.

  • @ Margit,

    Et oui, il y 50% des Français, comme vous, qui votent à droite et qui trouvent l’autre moitié de leurs concitoyens naïfs… Et il y a 50% des Français qui votent à gauche car ils pensent sincèrement que c’est la gauche qui a les solutions et qui restent pantois devant l’adhésion aveugle de l’autre moitié de leurs congénères pour l’illusion dangereuse représentée par Sarkozy. C’est comme ça et ça va sans doute se jouer, comme d’habitude, sur un coup de dés…

  • Ainsi, Montebourg reprend son couplet sur les “méthodes de prédation” suisses, l’exercice de “pillage des grands pays européens“. Pourquoi “grand“, au demeurant

    Élémenter mon cher Watson.

    Les plus grands États sont les victimes toutes désignées de la concurrence fiscale des petits pays en raison de la forte réponse des assiettes aux taux dans ces derniers (une baisse des taux attire beaucoup d’assiette, relativement à la taille du pays).

    Si ce fait de base t’était inconnu, je ne m’étonne pas que le reste de l’analyse soit plus littéraire que politique.

  • Montebourg semble avoir oublié que d’avoir interdit les métiers sales (comme banquiers, par exemple) a conduit les catholiques à les confier aux juifs puis aux protestants. Lorsque la révocation de l’Edit de Nantes a conduit à la fuite les protestants, ils ont fait la fortune des pays voisins. Montebourg devrait apprendre toute l’Histoire de France au lieu de se focaliser sur la joyeuse époque de la guillotine.

    Moi aussi, il me fait peur. Son aspect « beau gosse sympa » cache une âme bien noire, semble-t-il… Comme Ségolène Royal, d’ailleurs. Qui se ressemble s’assemble. (Vive la sagesse populaire !)

  • Le problème de nombre de militants, c’est qu’ils restent entre eux à se monter le bourrichon, surenchérir dans le rejet de l’autre camp. Cela devient caricatural ! Cela concerne tous les partis. En terme de propagande au mieux, l’effet est nul, au pire contre productif. Ce qui me m’afflige, ce n’est pas de lire ici certains des commentaires, mais de savoir que je trouve les mêmes dans mon parti.

    Dans le fond, le plaisir que j’ai à lire les articles de Koz, c’est qu’une fois enlevé les tics et raideurs idéologiques, d’observer les convergences, les ponts entre deux positions d’apparence radicalement différentes. Et pour Montebourg, c’est la même chose. Cela vous déconcerterait, mais il y a vraisemblablement plus de points communs entre certains commentateurs de ce blogue et moi qui suis socialiste, qu’entre mon camarade Montebourg et moi.

  • Mais alors, cher Lucas, expliquez moi comment il se fait que vous puissiez « supporter » dans tous les sens du terme ce triste sire et sa donneuse d’ordres ? S’il y a une valeur qui pour moi est au dessus de toutes les autres c’est l’honnêteté, et le moins que l’on puisse dire ce que certaines stratégie du PS en manquent cruellement.

  • [quote comment= »391″]Qui vous dit d’ailleurs qu’il sera ministre de Ségolène Royal ?[/quote] Alors il aura quand même tout fait pour devenir ministre de la justice, en commençant par un relation judiciaire avec Chirac, la plupart des combats qu’il a mené l’ont été d’un point de vue juridique, et il est certain qu’il aimerait le titre de garde des Sceaux pour déposer sa nouvelle constitution, son idée fixe qui dans son esprit règlerait tous les problèmes. Et pour arriver à un si haut poste, il n’a pas hésité une seconde à tourner sa veste pour se mettre sous les ordres de Royal, alors qu’elle n’était franchement pas la plus proche de ses positions.

  • Cela confirme l’impression que j’avais: Ségolène Royal n’aime pas s’entourer de gens plus capables qu’elle, son staff, à l’exception notable de Bianco et Rebsamen (qu’on n’entend pas, qu’on se rassure) est peuplé de gens qui ne maîtrise qu’un quart de dossier mais ont tous surfé sur la communication et le coup d’éclat facile.

    Le dossier à charge contre Sarkozy trois fois plus épais que le programme du PS est dans cette même veine.

    Je ne sais plus quel éditorialiste (peut-être était-ce Philippe Val) avait parlé de l’opposition ancêstrale des « traîtres » et des »crétins » à gauche, dont il donnait l’origine à l’opposition Guesde/Jaurès (dans l’ordre des nomminations précédentes).

    J’ai l’impression que ce sont les traîtres qui ont gagné aujourd’hui: ce n’est certainement pas parce qu’ils sont les plus démocrates.

  • en fait Montebourg ne fait que traduire et développer l’idée fondatrice de Hollande : « je n’aime pas les riches ». Si Montebourg enrage de voir Johnny partir en Suisse c’est parce que ce dernier s’extrait des griffes d’une administration fiscale qui n’aura de cesse, si Royal est élue, de le tondre une fois le bouclier fiscal supprimé. Ah ça ira, ça ira, ça ira, les riches on les pendra !

  • La gauche n’a jamais été avare de leçons, c’est bien normal quand on est issu d’une pensée qui a failli à peu pres partout sur la planete Depuis que nous sommes passée de l’ombre à la lumiere on a pu se rendre compte enfin que la lumiere aveugle .Dans le même genre,les chinois doivent se réjouir car ils sont sauvés, Sego leur a promis de les aider.Probablement à avoir un taux de croissance 4 fois moindre que le leur Mieux ,elle est revenue de Pekin en louant la rapidité de la justice en Chine .La ,on atteint des sommets. Mais comme elle ne peut etre aussi bête car elle a tout de même fait de bonnes etudes,il faut chercher ailleurs ,les raisons de ces sorties ineptes et surtout inquietantes,la fatigue ,la pretention , l’improvisation Qui pourrait m’éclairer?

  • [quote comment= »408″]Mais alors, cher Lucas, expliquez moi comment il se fait que vous puissiez « supporter » dans tous les sens du terme ce triste sire et sa donneuse d’ordres ? S’il y a une valeur qui pour moi est au dessus de toutes les autres c’est l’honnêteté, et le moins que l’on puisse dire ce que certaines stratégie du PS en manquent cruellement.[/quote]

    Si vous parlez d’honnêteté intellectuelle , c’est préoccupant pour vos autres valeurs.

  • Bonjour,

    Juste un petit point, ce matin, sur RTL, Julien Dray, coordinateur des portes paroles de Marie Ségolène Royal, a été interrogé par Jean-Michel Aphatie sur la mise sur la touche d’Arnaud Montebourg.

    Julien Dray a redit avec véhémence qu’il n’était pas rejeté et toujours un des portes paroles officiels de la candidate, donc, a de fait validé de nouveau ces propos comme étant bien la pensée exacte de Marie-Ségolène Royal.

    Les verrues restent. Y a-t-il un médecin dans la salle pour les soigner (dermatologue apprécié) ? 😉

    Luc

  • Comme [quote comment= »411″]Le dossier à charge contre Sarkozy trois fois plus épais que le programme du PS est dans cette même veine.[/quote] ces attaques sont aussi nauséabondes que l’ingominieux « rapport » pondu par le PS. A quand le rétablissement d’une police poitique comme la Stasi ? Les amis de Marie-Ségolène connaissent bien son fonctionnement. Non mais sérieusement les Français vont-ils se laisser berner par ce discours de haine teinté de xénophobie ? J’ai parlé dans un autre sujet de l’évidente ressemblance entre la stratégie de com’ de SR et de Le Pen, en voilà encore un exemple frappant. Affligeant.

  • [quote comment= »404″] Et pour Montebourg, c’est la même chose. Cela vous déconcerterait, mais il y a vraisemblablement plus de points communs entre certains commentateurs de ce blogue et moi qui suis socialiste, qu’entre mon camarade Montebourg et moi.[/quote]

    Et maintenant, que vais-je faire de tout ce temps, que sera ma vie (avec un air de musique connu derrière). Appelle tous les camarades socialistes qui comme toi ont des points communs aux bloggers d’içi à voter pour des idées qui semble t’être plus proches que celles de Montebourg et sa suzeraine !!!

  • En duplex avec les « Coulisses de Bruxelles », ma riposte sur l’accusation de social-souverainisme à l’égard de Montebourg :

    ======================================

    Je crois que l’accusation de « social-souverainisme » à l’égard de Montebourg est à côté de la plaque. Je pense comprendre que cette accusation est due à la désagréable impression que son vocabulaire vous a laissé qu’il s’agissait d’un match « France – Suisse » et non pas d’une « lutte mondiale pour la re-fiscalisation du capital et contre le matraquage fiscal du travail » comme il a tenté de le précisé sur le tard.

    Déjà il est faux de dire que Montebourg pense que la France est blanche blanche dans cette affaire. On se rappelle que Johnny avait promis de revenir si Sarkozy était élu et « qu’il faisait ce qu’il fallait », ce qui sous-entend que la France sous Sarkozy allait à son tour, au nom de la lutte contre la fuite des « cerveaux », apporter à son tour une grande contribution à ce mécanisme globalement perdant-perdant de la concurrence fiscale sur les seules assiettes fiscales les plus mobiles, c’est à dire les tranches supérieures. L’ire de Montebourg s’attaqe donc tout autant aux pratiques fiscales des cantons d’Oswald ou de Genève qu’à celles prévues de la France Sarkozienne.

    Passons au fond. Le social-souverainisme – tel que je le comprends – consiste à partir du postulat que le Social ne peut être défendu que dans la cadre National à se barricader dans ses frontières nationales en refusant toute ingérance supra-nationale. C’est la volonté d’opposer un véto national à toute décision jugée mauvaise pour la Nation – et « donc » le Social – prise démocratiquement au niveau européen . Par exemple de refuser l’application de la Directive Services, même une fois votée à une très grande majorité au Conseil et au Parlement européen.

    Hors, là, c’est exactement l’inverse :

    Qui se mure ici derrière les remparts de la souveraineté nationale ? Ce sont les partisans de la concurrence fiscale, c’est le ministre luxembourgeois du trésor, c’est le président de l’association des banques suisses. De quel côté est la volonté d’ingérence supra-nationale ? Du côté de Montebourg qui appelle la majorité des états européens à s’unir pour créer un rapport de forces visant à accélérer, en la portant sur le plan politique, le démantèlement des pratiques fiscales dommageables qui a été inité par l’OCDE et l’Union européenne sur la base du volontariat de chaque pays et du Droit – l’interprétation du traité bilatéral que vous avez signalé -, ce qui a permis d’avancer mais a ses limites.

    Donc moi il me semble que les deux positions qui s’affrontent sont un souveraino-libéralisme fiscal d’un côté, et un social-mondialisme de l’autre.

  • [quote comment= »411″]Je ne sais plus quel éditorialiste (peut-être était-ce Philippe Val) avait parlé de l’opposition ancêstrale des « traîtres » et des »crétins » à gauche, dont il donnait l’origine à l’opposition Guesde/Jaurès (dans l’ordre des nomminations précédentes).

    J’ai l’impression que ce sont les traîtres qui ont gagné aujourd’hui: ce n’est certainement pas parce qu’ils sont les plus démocrates.

    L’édito de Philippe Val [/quote]

    Passionant cet édito de Philippe Val !

    Attention à la grave inversion quand même : Le traitre c’est Jaurès, le crétin c’est Guesde et non pas l’inverse.

    En tout cas, vous vous trompez, autant c’est une majorité de crétins qui avaiet le lead en 2005, autant les traitres dont je fais parte ont retourné la situation depuis un an :

    Chez les crétins : ATTAC : exit chez les verts : lors de l’investiture de leur candidatE, Cécile Duflot (crétine) EXIT au profit des traitres Voynet et Cochet la gauche anti-libérale : exit le PCF : marginalisé Besancenot : marginalisé

    Au contraire, les traitres ont repris le pouvoir : les verts, le PRG, et l’alliance prometteuse au PS entre démocrates pragmatiques (Hollande, Royal) et exigeants (Montebourg, Peillon) ont fait le vide.

  • [quote comment= »411″]Cela confirme l’impression que j’avais: Ségolène Royal n’aime pas s’entourer de gens plus capables qu’elle…[/quote]

    Ca va pas? On n’attaque pas une femme sur sa capacitude! M’enfin…

    Montebourg est un excellent tribun sophiste. Il aurait pu élever le débat sur l’harmonisation fiscale etc. , il a préféré la démagogie et le petit bout de la lorgnette. Ca génère du buzz, c’est sûr, mais ça ne rend personne plus intelligent…

    Fervent opposant au TCE, il a trouvé dans le porte-parolat de Royal une excellente tribune pour prolonger son oeuvre. Quoi de mieux pour mettre fin à l’Europe que d’insulter tous ceux qui nous entourent?

  • Complètement mea-culpa sur le traîtres et les crétins.

    Néanmoins, je continue à placer Montebourg chez les crétins. J’ai la rancune Européenne tenace 🙂

    @Carolus Tout à fait; mais le plus inquiétant c’est qu’apparemment il a totale liberté de débilitude dans son rôle de porte-parole…

  • [quote comment= »404″]Cela vous déconcerterait, mais il y a vraisemblablement plus de points communs entre certains commentateurs de ce blogue et moi qui suis socialiste, qu’entre mon camarade Montebourg et moi.[/quote]

    Je pense parler pour beaucoup de monde, mais c’est ce que tout le monde espère 🙂 On espère tous parler entre gens de bonne compagnie. On s’inquiète de Montebourg et de ses propos essentiellement parce qu’il est ministrable. Donc il pourrait faire des dégats si il se met à agir comme il parle…

  • Montebourg est dangereux, enfin, surtout pour le PS. Je ne suis pas sûr que sa dernière sortie ait fait gagner des points à SR. Serais aussi très curieux de savoir ce que Montebourg pense de la réforme de la PAC, du futur de l’UE sans le traité constitutionel, etc… On ne devrait pas être deçu non plus. Perso, c’est super ironique que les déclarations de Montebourg (unilatérales et bellicistes) tombent au même moment où le PS sort le tromblon contre Sarko (Sarko traitre à la nation vendu aux méchants yankees.) Dans ses méthodes, je trouve que Montebourg est plus proche que Sarko de la caricature bushiste (brutal, unilatéral, menaçant, refus de la souveraineté et du droit international, etc…) Enfin bref.

  • Vous rapportez le »trou noir » en guise de réponse de Montebourg à des questions concrètes. J’ ai le sentiment que c’ est une de ses spécialités. Trés fort en gueule, à la limite de l’ insulte à l’ égard de ses adversaires politiques, il lui semble difficile de produire autre chose que de la diatribe. Vous souvenez-vous du débat sur la 2 le réunissant avec Bayrou, Le Pen et Devedjian ? Trés fort pour sauter à la gorge de ces derniers, on l’ a vu singulièrement muet et fixant ses chaussures quand l’ assistance lui a demandé se qu’ il pensait qu’ il faille faire dans des domaines bien réels de la vie de tous les jours. Son choix comme porte-parole accentue, s’ il en était besoin, l’ ambiguité de Ségolène.

  • ICI l’on apprend que « Ségolène Royal a confié jeudi à l’ancien ministre de l’Economie et des Finances Dominique Strauss-Kahn le soin de lui faire des propositions en matière de fiscalité et de dépense publique en vue de l’élaboration dans les prochaines semaines de son programme »…. Il serait temps à 100 jours de l’élection Présidentielle de commencer à penser à bâtir un programme. Et encore peut-on lire un peu plus bas que « La candidate socialiste a d’ores et déjà rappelé les principes qui guideront son action sur le sujet, débat « légitime et même indispensable » en vue des élections ». Donc elle attend une fois de plus qu’on lui dise quoi mettre dans son programme. Qui peut encore soutenir que cette femme a une quelconque crédibilité ???

  • Même J. Chirac est inquiet, c’est peu dire : Il trouve que le couple Ségolène Royal/Montebourg serait plus dangereux que Sarkozy, à la tête de la France. Et on ne peut pas dire que, depuis 1974 qu’il est en politique, ce ne soit pas un connaisseur des valeurs des personnalités politiques.

  • [quote comment= »576″]Même J. Chirac est inquiet, c’est peu dire : Il trouve que le couple Ségolène Royal/Montebourg serait plus dangereux que Sarkozy, à la tête de la France. Et on ne peut pas dire que, depuis 1974 qu’il est en politique, ce ne soit pas un connaisseur des valeurs des personnalités politiques.[/quote] Et tu tiens cela d’où glc? Les on-dit ne sont pas nécessaires dans cette campagne déjà assez trouble. Pas besoin d’ajouter des rumeurs sans fondements.

  • poussé par la curiosité,j’ai ouvert ce site.Et,comme tous les sites disons militants,j’en reviens avec toujours cette impression ,confirmée une nouvelle fois,qui se degage a l’aune des propos tenus, »un homme de parti,n’est qu’une partie d’homme! ».Gens de convictions,toujours vous m’apparaitrez comme des extra-terrestres…

  • N’hésitez pas, continuez à lire… 😉 « Gens de convictions, toujours vous m’apparaitrez comme des extra-terrestres… » Quid de ceux qui en sont dépourvus ?

  • Holala comme ça sent pas bon ici. Tout ce qui est raconté ici quel tissus d’inepties. C’est marrant pour chaque adjectif que vous utilisez contre Montebourg moi je vois la tete de sarko. Le demago, liberticide, megalo et j’en passe. a part défendre votre bout de gras, vous lui trouvez quoi au nain de jardin. Son bilan économique ____, bilan sur la justice soit disant bon : mais il a des taux de résolution supérieur à 100% incroyable non enfin bref. Allez les petits bourgeois ammusez vous bien mais ça ne durera pas : « les arrogants » vont refaire la révolution une petite émeute et on remettra tout ça en ordre halte à la synarchie financière

  • Ceci dit elle est dure avec lui en lui demandant l’impossible : « «Je lui ai dit que ses propos étaient déplacés. Je veux que mon porte-parole traite du fond». On comprend qu’il craque sous la pression 🙂

  • Mon cher Koz, rédacteur du billet, je ne saurais dans un premier temps combien vous recommander d’actualiser vos connaissances en matière de la thématique de la communication en général, et celle politique en particulier.

    La perception humaine comporte 2 niveaux: Celle effectuée au moyen des cinq sens, à savoir son niveau primaire physique des phénomènes. Celle effectuée au moyen des schèmes mentaux (logique, calcul, imagination, mémoire,langage, interactivité des unités interpersonnelles de « conscience »,etc., à savoir le niveau cognitif.

    Utiliser pour fin de compréhension rapide des images pour décrire des attributs d’un phénomène est chose courante dans la vie sociale et politique; la seule exception est de ne pas user de choses attentant à la dignité des personnes.

    Dire donc pour une raison ou une autre que les Etats sus-mentionnés sont des verrues, n’est en aucun cas une atteinte aux personnes suisses, et n’est passible d’aucune remontrance « morale ».

    La « morale » est à longueur de journée et de nuit véritablement bafouée publiquement et avec des conséquences trés graves sur la jeunesse, dans des moyens lourds de communication financés par le contribuable, sans que beaucoup parmi nous soient outre mesure offusqués. La puissance de l’argent y est pour beaucoup dans cette « omerta » dont les professionnels des médias en sont complices.

    Le blanchiment de l’argent est une chose trés grave et prégnante de par le changement de nature de l’économie internationale et mondiale en une éconoimie globale fortement financiarisée. Un seul sérieux dysfonctionnement de ce labyrinthe globalisé peut conduire des milliers de personnes au désastre, et par ricochet l’Etat et la société par une éventuelle opération d’indemnisation.

    Le choc de ses situations peut être fortement amorti si des états intelligents et sages collaborent en vue de contenir toute forme d’ignominie financière, et c’est un jeu à somme positive pour l’ensemble des partenaires.

    l est temps de se départir d’une posture traditionaliste, fortement improductive si ce n’est criminelle, de l’égocentrisme aveugle appliquée anachroniquement et avec les conséquences qu’on sait, dans les relations d’Etats en un temps aujourd’hui autre , qui est de l’ordre de l’économie, financière en particulier,mondiale globalisée.

    Utiliser l’image de verrue a des états récalcitrants et complices de la criminalité financière, n’est rien en regard des sinistres humains qu’ils peuvent à tout moment occasionner, faute d’une collaboration inter-états active et même proactive.

    La dynamique actuelle de l’économie mondiale ne fait que renforcer de plus en plus la nécessité vitale de cette collaboration à l’avantage de tout le monde.

    N.B: je suis libre de toute appatenance de parti politique

  • Vous avez raison. Dire d’un pays que c’est une verrue est aucunement offensant. Au demeurant, lorsqu’Ahmadinejad dit d’Israël que c’est une tumeur, cela ne prête pas à conséquence.

    … Comme quoi il n’est pas nécessaire d’être membre d’un parti pour se montrer outrageusement partisan…

    [quote comment= »6948″]Il est temps de se départir d’une posture traditionaliste, fortement improductive si ce n’est criminelle, de l’égocentrisme aveugle appliquée anachroniquement et avec les conséquences qu’on sait, dans les relations d’Etats en un temps aujourd’hui autre , qui est de l’ordre de l’économie, financière en particulier,mondiale globalisée.[/quote]

    … Ni d’être un responsable politique pour manier la langue de bois. Et je passe sur les pléonasmes généreusement distribués.

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