Le retour du politique

Je méditais ce week-end un billet qui se serait évidemment voulu profond, sur le principe de précaution, contre lequel je conçois une certaine aversion. Il aurait dû s’intituler, avec une certaine finesse : précaution, piège à cons. La lecture de la fiche Wikipedia et des Dossiers du Net m’a convaincu que mes réticences avaient été largement exposées par d’autres ce qui, pour une fois, a stoppé là mes velléités d’ajouter une pierre inutile à un édifice achevé.

Si j’ai bien noté que le principe de précaution n’est pas d’inspiration française, il me paraît toutefois révélateur qu’il ait pu s’imposer jusqu’à intégrer le saint des saints, le top du top, la crème de la crème dans la hiérarchie des normes juridiques, la Constitution, via la Charte de l’environnement, sous la présidence de Jacques Chirac. Ce principe de précaution se marie à merveille avec un exercice du pouvoir dans le secret du château, et l’aversion du risque. Il colle parfaitement à une époque faite de délégation du pouvoir aux autorités administratives et d’empilement des normes.

Je ne suis pas certain que Nicolas Sarkozy aurait marqué le même enthousiasme à célébrer la précaution comme principe supérieur d’« action ». Je n’en nie pas certains intérêts pratiques, mais l’esprit qu’il diffuse ne me paraît guère sarko-compatible.

Les yeux clos, dans la morne solitude d’une soirée célibataire, j’écoutais hier soir son allocution de Strasbourg et, plus encore que la question européenne, c’est la faim de politique de Nicolas Sarkozy qui m’a, encore, marqué.

* * *
Sa volonté politique est frappante. A l’évidence, il a perçu la crise du politique qui a dominé ces dernières années : il l’a dit, écrit et, en tout état de cause, seul un aveugle pouvait l’ignorer. Sa réponse est étonnante : loin de flatter cet apparent esprit du moment, il professe, à répétition, sa foi en la politique. Les français rejetaient la politique ? C’est en leur en offrant le retour qu’il se fait élire.C’est aussi que l’idée d’un rejet de la politique est trompeuse. Ce n’est pas tant que les français rejettent la politique, c’est qu’elle les a déçus, signe qu’ils en attendent beaucoup. C’est presque devenu un gimmick des discours de Nicolas Sarkozy au point d’en agacer certains, ce « on leur a répété inlassablement : « nous n’y pouvons rien » » qu’il a repris hier soir, assorti pour l’occasion d’un « et on leur a dit que c’était à cause de l’Europe. Cela ne pouvait que mal finir ». Les agacés refusent de voir que cette impuissance politique a été l’esprit dans lequel nous avons baigné depuis trop d’années. C’était la mondialisation, c’était la Bourse, c’était la croissance que l’on attend, c’était enfin l’Europe. A force d’invoquer ces facteurs extérieurs d’impuissance, comment les politiques pouvaient-ils éviter de finir déconsidérés ? Et ce retrait du politique, cette impuissance assumée, n’était-elle pas, aussi, le terreau de tous les extrêmes ? « Si tous ceux-là n’y peuvent rien, alors choisissons les Grands Soirs ».Ségolène Royal proposait également une réponse à ce faux rejet du politique. La sienne consistait dans l’implication directe des citoyens dans la décision, par les débats participatifs, par les jurys citoyens. Serait-il possible que d’une telle proposition soit à ajouter à la liste des propositions « pas crédibles » qu’elle a soutenu pendant la campagne ? Si les français y ont vu, la généralisation de ces réunions-prétexte où l’on bavasse en rond durant des heures, avant que « la hiérarchie » ne mette tout son talent à rattacher la décision pré-établie à la teneur du débat, c’est probable. Surtout, cette réponse entérinait le déclin des politiques, l’abdication de l’autorité. C’est bien le choix exactement contraire qu’ont fait les français. On m’opposerait peut-être que c’est moins son analyse que sa nature profonde, politique jusqu’au bout des ongles, qui le programme pour être le hérault du retour du politique, et qui lui a permis de s’imposer. C’est plus certainement les deux, mon Général (que je salue respectueusement), car une élection présidentielle, c’est aussi la bonne personne au bon moment, la rencontre d’un homme et d’une époque. Il ne suffit pas que son analyse soit exacte, il faut encore que le candidat puisse incarner la réponse.

Je n’ai d’ailleurs jamais imaginé que Nicolas Sarkozy puisse être l’ultra-libéral que ses adversaires entendaient décrire. Politique de tout son être, il ne peut pas être le champion d’un quelconque « laisser faire, laisser aller ».

Il faut savoir cela pour mieux le comprendre, il me semble.

* * *
Ainsi de sa conception de l’Europe. Nicolas Sarkozy sera inlassablement, je pense, le champion d’une Europe politique. Son allocution d’hier était limpide à cet égard.

« Ce que pendant des siècles [la France] a accompli en Europe dans l’ordre de l’esprit, dans l’ordre de la pensée, dans l’ordre spirituel ou dans celui de la puissance, elle doit l’accomplir maintenant dans l’ordre politique au service de cette union de peuples sans cesse plus étroite qui est la définition que donnaient du projet européen les pères fondateurs. Elle doit le faire non seulement pour les autres mais aussi pour elle-même. »

Volonté d’un retour de l’idéal, du projet… du politique.

« Nulle part plus que sur le sujet de la construction européenne la confusion des moyens et des fins peut être désastreuse. Les institutions, les procédures, les directives, les règlements ne sont pas des fins en soi. Ce ne sont que des moyens. Que l’on perde de vue la finalité de tout cela. Que l’Europe cesse d’être un projet de civilisation pour ne plus être que de la technique, pour ne plus être qu’un empilement de textes, de normes, de critères, et le ressort se casse. Pour mettre d’accord 27 pays qui sont de vieilles nations chargées d’histoires, qui ont leur caractère, qui ont leurs intérêts, il faut qu’il y ait un élan. L’élan se brise quand l’objectif est perdu de vue, quand la signification de ce que l’on fait n’est plus compréhensible. (…) Chaque fois que l’Europe a remplacé les fins par les moyens, elle a traversé une crise. Chaque fois que l’Europe ne s’est plus souciée que de son organisation et de son fonctionnement sans plus se demander au service de quel projet était cette organisation ni pour quelle cause elle était censée fonctionner, elle est devenue incompréhensible et elle a suscité le rejet. Rien n’est pire que la grande machine de l’Europe quand elle donne l’impression d’être devenue sa propre fin, de ne plus fonctionner que pour elle-même, de ne plus tourner que sur elle-même, car alors elle ne peut plus faire appel à la conscience européenne pour la soutenir. »

Le croirez-vous ? Je pense qu’il a raison. A la nuance près, peut-être, que je ne suis pas certain de percevoir d’autres périodes durant lesquelles l’Europe aurait sombré dans ce travers. La consolidation de la paix a privé l’Europe d’un idéal visible, identifié. La fin de la guerre froide lui a compliqué la tâche, en la privant de cet adversaire qui facilite la cohésion. Sans idéal, sans projet, comment imaginer une seconde que puisse exister une adhésion ? Comment imaginer que les citoyens européens puissent marquer un intérêt quelconque pour une Europe dont ils ignoreraient la finalité, dont ils ne voient plus que la règlementation, et dont le seul projet serait de parfaire une « union marchande » ? S’unir, oui, mais pourquoi ?

* * *
Ainsi dans sa conception des rôles respectifs du Président et du Premier Ministre. La gauche semble avoir trouvé une faille : pousser à l’affrontement entre François Fillon et Nicolas Sarkozy. Créer, si elle n’existe pas encore – ce qui serait étonnant, en politique – une tension entre les deux hommes. Jouer l’amour-propre. Traiter le Premier Ministre en exercice de « marionnette » (Benoît Hamon) pour provoquer sa réaction. Et la presse suit, bonhommement. Et Libération relaie, complaisamment.François Fillon avait pourtant largement exposé sa conception de ces rôles respectifs, dans le cadre d’une présidentialisation du régime. Nicolas Sarkozy avait détaillé la façon dont il entendait exercer son mandat. D’où vient donc la surprise que certains manifestent ? Toutes ces interrogations sur le rôle exact de François Fillon finirait par laisser penser que certains n’ont en fin de compte pas suivi la campagne présidentielle.

C’est en tout cas parfaitement conforme avec la nature de Nicolas Sarkozy, avec sa conception de l’exercice du pouvoir, avec sa conviction que la responsabilité politique doit être pleinement exercée, en rupture avec l’usage dépassé d’un Président, seul élu par un suffrage national direct, s’empressant de ne pas assumer la politique de la Nation.Avec mon bon ami Jack Lang, j’aurais envie de dire : « Nicolas Sarkozy pratique l’hyperprésidentialisme. Et alors ? » … Si c’est suivi d’un véritable renforcement des pouvoirs du Parlement.

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60 comments

  • [quote post= »396″]Chaque fois que l’Europe a remplacé les fins par les moyens, elle a traversé une crise. Chaque fois que l’Europe ne s’est plus souciée que de son organisation et de son fonctionnement sans plus se demander au service de quel projet était cette organisation ni pour quelle cause elle était censée fonctionner, elle est devenue incompréhensible et elle a suscité le rejet. Rien n’est pire que la grande machine de l’Europe quand elle donne l’impression d’être devenue sa propre fin, de ne plus fonctionner que pour elle-même, de ne plus tourner que sur elle-même, car alors elle ne peut plus faire appel à la conscience européenne pour la soutenir. » Le croirez-vous ? Je pense qu’il a raison[/quote]

    S’il s’agit de rechercher « Le Projet » que doit permettre d’accomplir l’UE, il me semble plutôt qu’il a eu tort.

    Soit il s’agît de garantir la paix et la prospérité sur le continent et l’on pourrait globalement dire que l’objectif est tenu. Du coup, il faudrait continuer à élargir encore et encore, mais ce n’est sans doute pas ce que NS a en tête.

    Soit il s’agît de garantir un certain nombre de droits : il me semble que tel est l’objet de la Charte qui était incluse dans le TCE. Sans commentaire…

    Soit il s’agît d’autre chose (du type faire de l’UE un acteur de taille dans les affaires du monde), mais je doute que les Etats membres soient bien d’accord là dessus.

    Il me semble donc qu’il faut voir l’UE comme une maison commune, dont il convient de retirer le plus d’avantages possibles – ce qui pour moi veut dire une incitation à réformer notre économie et à plus nous ouvrir sur l’extérieur. C’est a priori moins enthousiasmant qu’un grand projet, mais c’est sans doute plus fécond.

  • Bonjour,

    Et si ce véritable renforcement des pouvoirs du Parlement que tu évoques à la fin de ton billet va de pair avec une véritable implication des élus, sans multiples mandats et présence plus qu’aléatoire tant aux séances qu’aux commissions. Et qu’ils ne se sentent pas tenu de suivre aveuglément les consignes de leur parti d’appartenance, mais plutôt ce que souhaitent réellement ceux qu’ils représentent. (Fin des parachutages ? Obligation de résidence pérenne dans la circonscription ?)

    Nicolas Sarkozy a réformé la présidence et le gouvernement, réformer le Parlement par effet domino, oui, mais les parlementaires aussi.

    Luc

  • [quote comment= »34766″]Soit il s’agît de garantir un certain nombre de droits : il me semble que tel est l’objet de la Charte qui était incluse dans le TCE. Sans commentaire…

    Soit il s’agît d’autre chose (du type faire de l’UE un acteur de taille dans les affaires du monde), mais je doute que les Etats membres soient bien d’accord là dessus.

    Il me semble donc qu’il faut voir l’UE comme une maison commune, dont il convient de retirer le plus d’avantages possibles – ce qui pour moi veut dire une incitation à réformer notre économie et à plus nous ouvrir sur l’extérieur. C’est a priori moins enthousiasmant qu’un grand projet, mais c’est sans doute plus fécond.[/quote]

    Sur la Charte, si, les commentaires sont bienvenus, en particulier du fait qu’elle sera bien contraignante pour tous, sauf pour les citoyens britanniques.

    Sur l’autre chose, qui consisterait à faire de l’UE un partenaire important dans les affaires du monde, il me semble que cela serait souhaitable, et que le fait que les Etats membres ne soient pas bien d’accord là-dessus ne doit pas être une raison pour baisser les bras.

    Quant à la seule maison commune, je trouve cela un peu « consommateur » comme perspective. Quoiqu’on pourrait le relier à ce qui précède : en retirer, aussi, le fait d’être plus présent dans les affaires du monde.

    Dans son allocution, Sarkozy évoque ceci :

    <blockquote> »Qu’est-ce que l’idéal européen ? C’est la volonté de dresser l’Europe contre la mort d’une certaine idée de l’homme et de la civilisation dont la menace fut d’abord dans la succession des guerres civiles européennes puis dans la guerre froide, et qui se trouve aujourd’hui dans le risque d’aplatissement du monde global et dans les crispations identitaires qu’il provoque.

    Voilà ce que c’est, l’idéal européen. Voilà ce qui est la raison d’être profonde de la construction européenne.

    Voilà ce à quoi il nous faut toujours revenir quand nous doutons de l’Europe. « </blockquote>

    Cela me semble envisageable quoiqu’un peu bref : que met-on vraiment derrière le « <em>risque d’aplatissement du monde global et dans les crispations identitaires qu’il provoque</em> » ? J’ai mon interprétation, qui consisterait à voir dans l’Europe l’opportunité de l’affirmation de valeurs propres, d’une spécificité culturelle, d’une puissance respectueuse des identités (au passage, j’avais relevé avec amusement que le Traité – en vigueur – prévoit que l’Union agit dans le respect de l’identité nationale de chaque Etat). Mais ces quelques mots dans cette allocution ne me paraissent pas assez explicites. C’est pourtant bien là l’enjeu : arriver à expliciter le projet, la raison d’être.

    [quote comment= »34768″]Et si ce véritable renforcement des pouvoirs du Parlement que tu évoques à la fin de ton billet va de pair avec une véritable implication des élus, sans multiples mandats et présence plus qu’aléatoire tant aux séances qu’aux commissions. Et qu’ils ne se sentent pas tenu de suivre aveuglément les consignes de leur parti d’appartenance, mais plutôt ce que souhaitent réellement ceux qu’ils représentent. (Fin des parachutages ? Obligation de résidence pérenne dans la circonscription ?)

    Nicolas Sarkozy a réformé la présidence et le gouvernement, réformer le Parlement par effet domino, oui, mais les parlementaires aussi.[/quote]

    Il y a effectivement beaucoup à faire, et je ne suis pas certain que les propositions actuelles (et celles que l’on évoque ces jours-ci) soient suffisantes. Je ne vois pas grand-chose sur le recours au vote bloqué, sur le 49-3 etc…

  • qu’on aime ou qu’on aime pas le style du nouveau Boss , au moins on a l’impression qu’il veut faire bouger les choses . Avoir redonné une impulsion à l’Europe bloquée depuis deux ans en si peu de temps , c’est quand même pas si mal ! le contraste est flagrant avec les années du roi feineant auquel il a succédé qui disait tout ou son contraire le 1er janvier et le 14 juillet et qui sombrait dans l’oubli entre temps , se contentant d’aller se goinfer de petits fours dans les grandes messes internationales auprès de ses pairs les rois nègres . Sarko est un vrai homme politique, ça passe ou ça casse , mais il tente de faire évoluer la société .

    [Merci de bien vouloir privilégier les minuscules pour le pseudo (comme modifié). Koz]

  • Koz nous prend à témoin chaque semaine du bonheur que représente pour lui l’élection de Sarkozy, et franchement comme il est plutôt sympathique son enthousiasme juvénile fait plaisir à voir !

    Mais il ne faut pas demander comment il réagirait si un socialiste avait l’audace de nous noyer sous de tels torrents d’eau tiède…

  • J’ai mon interprétation, qui consisterait à voir dans l’Europe l’opportunité de l’affirmation de valeurs propres, d’une spécificité culturelle, d’une puissance respectueuse des identités[/quote]

    Bonjour,

    Identifier la spécificité culturelle européenne : il me semble que c’est bien le problème.

    Je ne pense pas qu’il existe ce genre de spécificité qui soit à la fois partagée par l’ensemble des Etats membres et qui ne se retrouve pas ailleurs. Du coup, c’est ce qui explique le caractère très général, comme vous le soulignez, des propos de NS.

  • Sur cette histoire d’hyperprésidentialisme, la presse démontre un conservatisme et un manque d’ouverture d’esprit étonnants.

    J’écoutais ce matin sur France Info un débat entre Olivier Duhamel et un type de Valeurs Actuelles (dont je n’ai pas retenu le nom) sur le thème : « François Fillon sert il à quelque chose? » L’argumentation de Duhamel (qui défendait le non) tenait en deux points :

    • on n’a jamais vu ça ;
    • Sarkozy fait tout, il ne reste plus rien à Fillon.

    C’est assez navrant. On a vécu un quart de siècle avec des présidents sphinx qui se retiraient dans leur tour d’ivoire en prétendant laisser les affaires courantes au commun des mortels et voici qu’un homme qui se fait appeler « politologue » semble incapable d’imaginer un autre modus operandi…

    Toutes les grandes organisations humaines de la planète fonctionnent à peu près de la même façon : un chef qui dirige avec son état-major d’une part, un mécanisme de désignation et des contre-pouvoirrs d’autre part. C’est vrai des gouvernements de tous les pays modernes et de toutes les grandes entreprises.

    Il n’y a qu’en France qu’on essaie de nous faire croire que le pouvoir est partagé entre le président et le premier ministre. C’est bien évidemment faux, ainsi que l’ont montré tous les épisodes de cohabitation.

    Reste l’argument selon lequel Fillon n’aurait plus rien à faire. Il est pour moi caractéristique de cet intellectualisme français qui voudrait que seules comptent les grandes idées générales. Dans la vraie vie, le diable se niche dans les détails et ce qui fait la différence entre une réforme réussie et une réforme ratée, c’est beaucoup moins la stratégie géniale que l’exécution irréprochable (demandez à Villepin).

    Bref, Fillon a devant lui la tâche herculéenne de détailler, coordonner, arbitrer, faire avancer les nombreux projets du gouvernement. Si nos journalistes ne le voient pas, le problème est chez eux, pas chez Fillon.

  • Ulpien, vous êtes nouvellement arrivé sur ce blog, alors je comprends qu’il y ait certaines choses que vous n’ayez pas eu le temps de lire, même depuis votre dernière intervention, comme par exemple le Guide d’utilisation de Koztoujours. En substance, vous y trouverez notamment le fait que je prends volontiers les critiques sur le fond, j’accueille avec plaisir la contradiction, mais que les prises à partie personnelles, même bien écrites, me gonflent prodigieusement. Ne prenez pas la peine de me dire « sympathique », ça aussi, ça m’agace. Me prendre pour un con – « enthousiasme juvénile » – bêtement, aussi. Les procès en parti pris, idem. Alors, faites un effort, parlez du fond, ou allez commenter ailleurs.

    [quote comment= »34780″]C’est assez navrant. On a vécu un quart de siècle avec des présidents sphinx qui se retiraient dans leur tour d’ivoire en prétendant laisser les affaires courantes au commun des mortels et voici qu’un homme qui se fait appeler « politologue » semble incapable d’imaginer un autre modus operandi…

    (…)

    Bref, Fillon a devant lui la tâche herculéenne de détailler, coordonner, arbitrer, faire avancer les nombreux projets du gouvernement. Si nos journalistes ne le voient pas, le problème est chez eux, pas chez Fillon.[/quote]

    Je crois que l’on fait bien d’écrire sur le même blog : nous sommes d’accord. Sarkozy innove (et encore ne suis-je pas certain que la pratique du pouvoir par de Gaulle, avec Pompidou, ait été très différente) et ces journalistes jugent à l’aune du passé. Comme si l’on ne pouvait imaginer que la fonction évolue.

    La pratique du pouvoir telle qu’on l’a connue dernièrement m’exaspérait au plus haut point. Cette façon de garder le mystère sur la répartition des décisions entre le Premier Ministre et le Président cultivait l’irresponsabilité du Président. Et, pour tout dire, je ne trouvais pas très digne d’un Président de la République de vouloir à tout prix conserver un « fusible ».

  • Koz, vous pourriez rajouter à votre billet les deux petits extraits du discours de Sarkozy hier : […]Ce ne sont pas les traités européens qui font progresser l’esprit européen, mais l’esprit européen qui permet de conclure des traités.[…] […] ce n’est pas le « non » au référendum des Français et des Néerlandais qui a mis l’Europe en crise. C’est la crise de l’esprit européen qui a provoqué les « non » français et néerlandais […]

    Cela résume bien je trouve la différence dans l’approche qu’il a de Faire la politique…

    [quote comment= »34776″] […] si un socialiste avait l’audace de nous noyer sous de tels torrents d’eau tiède…[/quote] Le problème avec les socialistes c’est que bien que se vantant d’avoir inventé l’eau chaude fut une période, ils l’ont depuis laissée se refroidir … alors tiède c’est pas gagné pour eux !

  • Vous pouvez nous en dire plus sur le « renforcement des pouvoirs du parlement » que vous concédez en fin de billet d’un revers de phrase pour apaiser les craintes sur la dérive bonapartiste actuelle tendant à faire de la France une monarchie absolue élective et quinquennale ?

    Commission des finances confiée à l’assemblée, OK (pour la petite histoire, c’est une idée en vigueur dans la perfide Albion et importée en France par le haineux Arnaud Montebourg). Permettre au président de s’expliquer devant l’assemblée : pas OK, ça renforce le président qui est intouchable alors que l’assemblée peut-être dissoute au détriment du premier ministre devant lequel l’assemblée a un – petit – pouvoir. Mauvaise idée.

    Autrement :

    Inversion du calendrier législatives/présidentielles, oui/non ? A quoi peut bien servir l’assemblée comme contre-pouvoir si son élection n’est que la conséquence logique de l’élection du pouvoir exécutif ? 70% de réélus parmi les députés, le chemin toujours long vers la parité, la remarquable absence d’ouverture à la diverstié, est-ce sain ? Limitation des mandats dans le temps, oui/non ? Interdiction du cumul mandat législatif national/exécutif local, oui/non ? Donner des moyens d’expertise et d’investigations aux commissions parlementaires ? 49/3 au Parlement, on garde ? Vote bloqué au Sénat, on garde ? Maîtrise par le parlement de son ordre du jour ? Le Sénat, qui n’a pas connu l’alternance depuis le début de la Ve, c’est acceptable ? Si non, quelle(s) réforme(s) ? Quelle dose de proportionelle à l’assemblée : 0%, 20%, 50%, 100% ? Election du Sénat à la proportionnelle directe dans le cadre de scrutins régionaux, pour ou contre ?

    ….

  • J’ai cru que mon billet, sur le retour du politique, était assez long comme ça. Je n’avais pas imaginé qu’il fallait, mécaniquement, que je me prononce aussi sur l’ensemble des réformes souhaitables des pouvoirs du Parlement. Mais je suis heureux de constater que vous êtes à ce point demandeur de mes opinions.

  • Je crois que jmfayard, abusé par ton pseudo ambigü, croit que tu es en fait SarKOZy qui, non content de faire le job de tous ses ministres, anime en plus koztoujours à ses moments perdus.

  • Disons que dans votre nouvel équilibre pouvoirs-contre pouvoirs, je perçois clairement et j’observe sous mes yeux concrètement la partie qui consiste à concentrer plein de nouveaux pouvoirs dans les mains d’un irresponsable qui n’en manquait pas (cf « le Coup d’Etat permanent »), tandis que la contre-partie semble restée calée au rang d’idée générale/généreuse parfaitement floue dans ses modalités et donc pas tellement crédible.

  • Sur le fond, il me semble que j’ai exprimé mon opinion : dans le discours que vous disséquez je n’ai vu qu’un torrent d’eau tiède. Il ne me semble pas que cela appelle de longs développements. Si on veut s’amuser on peut lire ce que Jules ou Versac ont écrit aujourd’hui à ce propos.

    Sur la forme, dès lors que non seulement je ne partage pas votre enthousiasme, mais encore je ne le comprends pas, il ne m’a pas paru déplacé de rapprocher votre panégyrique de l’opinion politique que vous affichez par ailleurs de manière constante (ne présumez pas que je ne vous lisais pas depuis un certain temps avant d’intervenir dernièrement).

    Je vous trouve bien sourcilleux à propos d’une pauvre opinion discordante.

  • J’ai du mal à voir un quelconque propos sur le fond dans les deux qualificatifs hâtivement déposés : « enthousiasme juvénile » et « torrent d’eau tiède« .

    Vous parlez d’un discours que je dissèquerais. Vous aurez certainement observé que l’allocution de Strasbourg n’occupe qu’un tiers, à peine, de mon billet.

    Vous entendez rapprocher mon billet de mes opinions (que j’affiche effectivement de façon constante, la constance ne m’apparaissant pas particulièrement comme un défaut)… Vous n’avez pas le sentiment que c’est stérile ? Comme vous le relevez vous-mêmes, mes opinions, je les affiche avec constance. Dans ces conditions, vous croyez qu’elles ont pu échapper à quelqu’un ?

    Expliquez-moi, aussi, l’utilité de qualifier l’enthousiasme que vous pensez déceler dans mon billet de « juvénile » ? Ce que vous ne comprenez pas est nécessairement irréfléchi ? Je présume que ce qui va dans votre sens, chez Jules ou Versac, notamment, se verrait en revanche crédité d’une certaine maturité. Vous me permettez de penser que votre propre appréciation varie de façon plus que certaine en fonction de vos propres constantes opinions.

    Une fois achevé l’instructif procès de réagir en fonction de ses opinions, peut-être envisagerez-vous de parler du fond plutôt que de le disqualifier d’office.

  • [quote comment= »34796″]Je crois que jmfayard, abusé par ton pseudo ambigü, croit que tu es en fait SarKOZy qui, non content de faire le job de tous ses ministres, anime en plus koztoujours à ses moments perdus.[/quote]

    Ca ne m’étais pas venu à l’idée, mais j’y vois comme une révélation !

  • Sarko est un vrai politique! Comme on en a pas vu depuis des lustres. Cà décoiffe et çà change l’air! Une bonne chose qu’il ré-injecte une dose de politique dans l’Europe contraignante des normes et des technocrates. Je reconnait qu’il y a une identité française, comme il pourra y avoir une identité européenne, à terme. Il faut une pause dans la technocratie : normes, élargissement, monnaie unique, etc. Il faut que le politique rattrape le technocratique. Il faut que les « polonais » et les « anglais » (je n’ai pas dit britannique), et tous les pays ont les leurs!, se « mettent à niveau ». Vous avez dit rupture ?

  • Manifestement, le terme juvénile vous a froissé. Il n’a pourtant pas la moindre connotation péjorative (en particulier au regard de son antonyme) : « 2. Qui possède ou qui présente les caractères propres à la jeunesse. Synon. jeune; anton. sénile, vieux. a) [En parlant d’un trait physique ou moral] Ardeur, fraîcheur, grâce juvénile; air, corps, élan, enthousiasme, sourire, visage juvénile; contours, formes juvéniles. La figure de Romulus (…) s’apprêtant à lancer son javelot contre Tatius est de la plus juvénile élégance (GAUTIER, Guide Louvre, 1872, p. 7). Ah! Rappelle-toi sa stupéfaction non jouée, ce juvénile éclat de rire (MAURIAC, Th. Desqueyroux, 1927, p. 220) » (Trésor de la Langue Française informatisé)

    Comme tout le monde, j’ai des opinions, comme pour tout le monde, ces opinions orientent mes jugements, et comme tout le monde j’ai de la peine à comprendre les opinions différentes. Mais j’essaie de limiter les effets de ce biais en lisant des écrits de toutes provenances et en faisant un réel effort pour les comprendre.

    Si vous voulez le fond de ma pensée, en quelques mots, c’est trop tard pour présager de la sincérité et de la consistance des discours volontaires de Sarkozy (la campagne est terminée) et c’est trop tôt pour formuler une conclusion sur le même sujet (on verra ce qu’il en adviendra). J’espère seulement, comme Jules et Versac, qu’il ne tiendra pas des propos de campagne pendant cinq ans.

    En l’espèce, j’ai eu beau lire et relire votre billet, je ne voyais pas pourquoi vous preniez avec tant de sérieux toutes les belles paroles d’un homme qui a fait profession d’en vendre. Il m’a semblé que votre billet ne relevait plus seulement d’une opinion, d’ailleurs parfaitement honorable comme vous avez raison de l’écrire, mais d’un véritable enthousiasme de jeune homme.

    C’est ce que j’ai voulu évoquer d’une manière brève et légère – je ne tiens pas un blog, je me limite à réagir parfois. Cette réaction touchait autant le fond que la forme, contrairement à ce que vous avez écrit. Vous pouvez parfaitement la trouver insignifiante au regard de tous vos développements – et à la vérité elle l’est : je crois pas qu’elle méritait une telle polémique.

  • J’aime beaucoup les gens qui se précipitent sur le dictionnaire pour masquer leur pensée. Ca va, ulpien, on a compris ce que vous vouliez dire : koz pense ce qu’il pense parce que c’est un gamin. assumez-le au lieu de vous cacher derrière le TLIF.

    Mais au final, je ne comprends pas bien ce que l’âge de Koz vient faire là-dedans.

    Et puis le coup du type qui vient lâcher son ptit com’ version : votre billet, c’est même plus de l’opinion, c’est d’l’immaturité et qui repart en regrettant la « polémique »…

  • Quoi quoi quoi? Koz est pote avec Jack Lang? J’ai pas voté pour l’ouverture à la momie de l’Education nationale et de la Culture, moi.

  • [quote comment= »34780″] L’argumentation de Duhamel (qui défendait le non) tenait en deux points :

    • on n’a jamais vu ça ; [/quote] Je suis effectivement frappé par la constance avec laquelle revient, dans la bouche de la gauche (et je parle aussi bien des anonymes de base), l’argument: on n’a jamais vu ça.

    Avez-vous remarqué la fréquence avec laquelle on vous objecte, à tout et n’importe quoi, dans ce pays: rôôô! mais on n’a jamais fait comme ça! (Variante: depuis des décennies, depuis mai 68, depuis la Libération, depuis la Révolution, depuis que nos glorieux ancêtres se sont battus pour nos droua-a-a-ats…)

    Ben, connard, c’est peut-être justement pour ça qu’on est dans la merde? Parce qu’on a toujours fait à rebours du bon sens? Parce que plus on est dans la merde, plus on insiste pour y patauger et s’y enfoncer bien profond?

    Et c’est un peu rigolo que ce soient des révolutionnaires auto-proclamés qui, en général, vous disent: hou-là-là mon brave, vous n’y pensez pas, ça va pas être possible… puisqu’on n’a jamais fait comme ça… donc c’est pas demain qu’on va commencer… qu’est-ce qu’il croit, lui? Il rêve en couleurs?

    Bande de crypto-conservateurs, va.

  • Hé ben il est très bien le discours que tu nous donnes. Vraiment. C’est bien fait pour Chirac. J’aime bien quand il dit « dogme ». Je me dis que c’est dingue que je n’aie pas entendu ça pendant la campagne. J’avais des lunettes. Mais c’est bien.

    Il va changer des choses, Sarkozy. Rien que ça, ça va restaurer la confiance dans la politique. Je le crois vraiment.

    Dis, tu crois vraiment qu’un homme seul peut sauver la politique?

    Moi je crois qu’on vit pas seulement une crise de la politique. je crois qu’on vit une crise de la démocratie (oui, je sais, ça t’agace, mais en même temps il n’y a pas d’autres mots pour le dire)(je précise que ceci n’est pas un discours militant. c’est juste ma conviction). Une crise de la confiance dans la capacité des institutions à changer les choses. Et je ne pense pas que la personnalisation puisse agir là-dessus. Ca valait du temps de de Gaulle, ça. Aujourd’hui, ça fait bonne figure, mais à un moment, ça coincera, c’est encore ce que je pense. Ca coincera parce que le pouvoir isole, corrompt la personne et la pensée. (et parce qu’il n’est pas tout seul en europe?)

    PS : à dire vrai, je viens de finir la première saison de Heroes, la série américaine. Et en lisant ce billet, je me suis dit qu’il y avait un peu de ça… Save the cheerleader, save the world. Je vois que ça agace beaucoup, mais il y a peut-être quelque chose de profond là-dedans : derrière un homme au pouvoir, le citoyen cherche le système, le jeu des pouvoirs. Tu ne peux pas ne voir là-dedans qu’un trait d’antisarkozysme, Koz. C’est une réaction naturelle. Bon, mais il va y avoir une discussion sur les règles du jeu, si j’ai bien tout compris (la Vè est morte, hourra pour les peuples)

  • [quote comment= »34863″]Dis, tu crois vraiment qu’un homme seul peut sauver la politique?[/quote]

    Non, et d’ailleurs, je ne pense pas l’avoir écrit. Je ne pense pas avoir écrit comme certains sur des sites que tu connais que nous serions « à l’aube d’un temps nouveau ». Les non et/ou anti sarkozystes semblent vouloir voir dans toute appréciation positive de son action, dans tout espoir, une bouffée délirante. Comme dirait l’autre au cours d’un débat télévisé, souffrez que l’on ait voté par conviction. Qu’une conviction ne soit pas irrationnelle. Et que l’on ait quelque espoir sur la justesse de son choix.

    J’évoque ce que Nicolas Sarkozy avance, ce qu’il représente et, ce que je pense, ce qu’il incarne, parce que, simplement, c’est sa nature, son caractère. Je pense que ses défauts – dont une volonté d’agir sur tout – peuvent aussi être des qualités – esprit de décision, prévalence de la politique sur la technocratie, d’où lisibilité de la politique . Ca ne préjuge pas de sa réussite mais c’est déjà ça.

    Seul le temps permettra de trancher entre ceux qui voient dans sa faim de politique une soif de pouvoir, et ceux qui, au début d’un quinquennat, ont de l’espoir sur ce qui pourrait enfin être réalisé.

  • Ulpien, le 03.07.07 à 17:18, a écrit : Ulpien, le 03.07.07 à 18:25, a écrit Ulpien, le 03.07.07 à 19:59, a écrit :

    Voilà là un exemple parfait de l’insanité, de la chiante inutilité, de la médiocrité satisfaite et surtout de la lénifiante pensée infligée par les têtes chercheuses et chenues du ps. ce qui est sûr, c’est que si y’avait eu un tantinet de « véritable enthousiasme juvénile » au ps, ça se saurait, ça se verrait…!!!

  • [quote post= »396″]Ainsi dans sa conception des rôles respectifs du Président et du Premier Ministre. La gauche semble avoir trouvé une faille : pousser à l’affrontement entre François Fillon et Nicolas Sarkozy[/quote]

    A ma connaissance la répartition des rôles n’est pas inscrite dans un texte de loi. Donc, ils font ce qu’ils veulent et, comme d’habitude, dès lors que quelque chose dans la manière de travailler change, c’est une révolution insupportable. A gauche c’est le 3 fois « mini » de SR et le 3 fois « omni » FH…, belles petites phrases d’énarques, au centre la « modernité » de FB etc. Bref ils s’en prennent à la forme. Alors que la nouvelle politique, innovante certes sur la forme induit de grosses réalisations sur le fond ! et c’est bien ce qui est le plus important. Et puis certains feraient bien de s’interroger sur leur manière de travailler et d’être constructif !

    [quote comment= »34831″]Quoi quoi quoi? Koz est pote avec Jack Lang? J’ai pas voté pour l’ouverture à la momie de l’Education nationale et de la Culture, moi.[/quote]

    Bien d’accord avec vous. Il n’y a pas moyen de le noyer celui-là (pas Koz, Lang bien sur)

    [quote comment= »34863″] Il va changer des choses, Sarkozy. Rien que ça, ça va restaurer la confiance dans la politique. Je le crois vraiment.

    [/quote] Et pourquoi alors ton mentor n’a pas signé ?

    [quote comment= »34796″]Je crois que jmfayard, abusé par ton pseudo ambigü, croit que tu es en fait SarKOZy qui, non content de faire le job de tous ses ministres, anime en plus koztoujours à ses moments perdus.[/quote]

    c’est pas possible car le vrai, il n’aime pas le chinon, il ne doit pas être non plus du style à contempler les vaches longuement les yeux dans les yeux et la liste doit être longue…

  • [quote comment= »34863″]Dis, tu crois vraiment qu’un homme seul peut sauver la politique?[/quote]

    Bonjour Lisette. J’aurais tendance à vous répondre à cette question un oui nuancé…

    Oui, parce que Sarkozy reste seul porteur de l’impulsion qui donne lieu à la situation dans laquelle on est, cette jeunesse dans la manière de concevoir la politique, cette représentation nouvelle des citoyens que l’on ne voyait jamais, cette foi nouvelle dans la politique, donc dans la République, qui aboutit au recul inexorable de l’immobilisme. Il a même du parfois aller contre son camp, pour en imposer certains aspects (les chiraquiens notamment).

    Mais ma nuance est de taille : Sarkozy ne pourrait pas mener tout cela à bien tout seul, bien sûr. Sa force est donc de convaincre par l’exemple, et d’entraîner à sa suite des personnes dévouées, profondément convaincues, souvent désintéressées. Il a « contaminé » toute une classe montante de la vie politique, à droite comme à gauche, que ce soit par opposition (Royal) ou par adhésion (la liste est trop longue…).

    En somme, il a posé seul les bases d’une nouvelle manière de faire de la politique, sur le fond comme sur la forme, mais en le faisant de telle manière que rien dans l’avenir ne se construise sans la participation de chacun, jeunes et anciens, immigrés et gaulois, femmes et hommes, droite et gauche.

    C’est la grande différence avec Bayrou, qui s’est voulu lui aussi novateur, mais qui a tant fait reposer sur SA personne SON avenir politique, que ses partisans l’ont pris au mot… et laissé seul construire un futur illusoire. Il n’y a guère qu’à Begag et Bouras que Bayrou fasse envie.

    Ah, non, il y a Cavada aussi, qui est un homme de valeur, prisonnier de sa loyauté… il faut lui dire que Bayrou ne s’attache pour ce qui le concerne pas à ce détail.

  • [quote comment= »34918″]Ulpien, le 03.07.07 à 17:18, a écrit : Ulpien, le 03.07.07 à 18:25, a écrit Ulpien, le 03.07.07 à 19:59, a écrit :

    Voilà là un exemple parfait de l’insanité, de la chiante inutilité, de la médiocrité satisfaite et surtout de la lénifiante pensée infligée par les têtes chercheuses et chenues du ps. ce qui est sûr, c’est que si y’avait eu un tantinet de « véritable enthousiasme juvénile » au ps, ça se saurait, ça se verrait…!!![/quote]

    Vous auriez lu le Guide d’utilisation de Koztoujours, vous sauriez que le maître des lieux prends volontiers connaissance des arguments sur le fond, qu’il aime que la contradiction se développe sur son blog, mais que les prises à partie personnelles, en particulier lorsqu’elles sont mal écrites, le gonflent prodigieusement. Prendre des gens pour des cons l’agace aussi. Les procès en parti pris, idem. Alors, faites un effort, parlez du fond, ou allez commenter ailleurs. Sinon, méfiez-vous, vous risquez d’être modéré.

    Pour votre gouverne, je ne suis pas PS, je ne suis même pas Français, c’est dire à quel point toutes vos insultes m’ont fait rire…

  • [quote comment= »34924″] Pour votre gouverne, je ne suis pas PS, je ne suis même pas Français… [/quote]

    … et vous n’aimez pas les torrents d’eau tiède, vous préférez les longs fleuves d’eau froide… ou les geysers bouillants. Me trompe-je?

  • le retour du politique, du président qui préside…du premier ministre qui met en musique, on n’a jamais vu ça depuis… pas si longtemps, me semble t il. de Gaulle avait cette conception du pouvoir, pompidou aussi (n’est ce pas parceque Chaban avait voulu « exister « politiquement qu’il fut éjecté) Giscard aussi, remplaçant un Chirac trop remuant par un Barre plus maniable, Mitterrand au début de ses mandats avait une politique et l’assumait. Il me semble que la dérive vers un président dans une « tour d’ivoire » qui sort pour les rencontres internationales, et deux ou trois fois par an pour causer dans le poste aux français, date de la fin du premier septennat de mitterrand : une difficulté à défendre sa politique, un premier ministre qui dit « lui c’est lui, moi c’est moi », puis la cohabitation et la réélection large qui a montré au président tout l’intérêt de se retirer sur l’aventin en gardant ses pouvoirs de contrôle, et sa liberté de parole… le deuxième septennat de Mitterrand fut de cette eau, sans doute aussi du fait de sa maladie, remarquons tout de même qu’il eut le courage d’un débat contradictoire sur le traité de maastricht, qui fit sans doute la décision, ce que ni chirac ni giscard n’osèrent pour le TCE… Présidence Chirac même scénario…un début ou il intervient puis cohabitation, lassitude, fatigue….un président assez absent, voire impuissant…

    avec un NS très politique, actif, on est donc dans une logique à la fois de retour aux sources de la V ème et du tropisme normal du début de mandat où le PR poursuit la dynamique de sa campagne sans avoir à assumer de bilan…

    cela étant, bien que peu admirateur (et pas électeur) de NS je ne peux qu’applaudir à une démarche volontariste de réhabilitation du discours et de l’action politiques…. ce sont, pour le coup, des valeurs de gauche habilement reprises par NS…

  • @ Ulpien, j’adore la rapidité avec laquelle certaines personnes dégainent au quart de tour : « je ne suis pas ps  » ces derniers temps.

    ce n’est pas moi qui suis insultante, quand vous ne voyez dans ce texte pondéré, observateur, constructif, qui interroge et n’assène pas qu’un enthousiasme juvénile…n’est ce pas là la sempiternelle attitude de notre gauche bien pensante???(pour ne pas dire autre chose)

  • [quote comment= »34919″]A ma connaissance la répartition des rôles n’est pas inscrite dans un texte de loi. [/quote]

    Je trouve la chose très ambigüe. L’article 20 de la Constitution prévoit, tout de ême que « Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation« . Le moins que l’on puisse dire est que l’on n’est aps certain aujourd’hui que la politique de la nation se détermine vraiment au Gouvernement, en tout cas pas dans ses grandes lignes, et peut-être pas forcément non plus dans ses détails.

    Mais comment cela fonctionnait-il avant ? A-t-on jamais vu un Président qui se conforme au strict rôle qui lui est dévolu par la Constitution : « Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’Etat. Il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités » ?

    De Gaulle, Pompidou, Giscrad, Mitterrand et Chirac (enfin…) n’ont-ils pas pour le moins pris part à al détermination de la politique de la Nation ?

    A lui seul, le texte est insuffisant.

    [quote comment= »34919″]c’est pas possible car le vrai, il n’aime pas le chinon, il ne doit pas être non plus du style à contempler les vaches longuement les yeux dans les yeux et la liste doit être longue…[/quote]

    Mais que sais-tu de mes fêlures, de mes soirées solitaires, de mes doutes ? 😉

    [quote comment= »34924″] mais que les prises à partie personnelles, en particulier lorsqu’elles sont mal écrites, le gonflent prodigieusement.[/quote]

    Là, je vous trouve injuste. Il y a, dans ce commentaire, une recherche de rythme tout à fait évidente, « chiante inutilité », « médiocrité satisfaite » et « lénifiante pensée ». Vous ne pouvez pas dire que ce soit mal écrit. En revanche, vous avez raison, il y a prise à partie personnelle, et j’aime autant qu’on l’évite. Je vais devoir me retirer pour délibérer, et juger si Pascale est susceptible de bénéficier de l’excuse de provocation, quoique la prise à partie ne l’ait pas concernée directement.

    [quote comment= »34927″]le retour du politique, du président qui préside…du premier ministre qui met en musique, on n’a jamais vu ça depuis… pas si longtemps, me semble t il. de Gaulle avait cette conception du pouvoir, pompidou aussi (n’est ce pas parceque Chaban avait voulu « exister « politiquement qu’il fut éjecté) Giscard aussi, remplaçant un Chirac trop remuant par un Barre plus maniable, Mitterrand au début de ses mandats avait une politique et l’assumait. Il me semble que la dérive vers un président dans une « tour d’ivoire » qui sort pour les rencontres internationales, et deux ou trois fois par an pour causer dans le poste aux français, date de la fin du premier septennat de mitterrand : une difficulté à défendre sa politique, un premier ministre qui dit « lui c’est lui, moi c’est moi », puis la cohabitation et la réélection large qui a montré au président tout l’intérêt de se retirer sur l’aventin en gardant ses pouvoirs de contrôle, et sa liberté de parole… le deuxième septennat de Mitterrand fut de cette eau, sans doute aussi du fait de sa maladie, remarquons tout de même qu’il eut le courage d’un débat contradictoire sur le traité de maastricht, qui fit sans doute la décision, ce que ni chirac ni giscard n’osèrent pour le TCE… Présidence Chirac même scénario…un début ou il intervient puis cohabitation, lassitude, fatigue….un président assez absent, voire impuissant…

    avec un NS très politique, actif, on est donc dans une logique à la fois de retour aux sources de la V ème et du tropisme normal du début de mandat où le PR poursuit la dynamique de sa campagne sans avoir à assumer de bilan…

    cela étant, bien que peu admirateur (et pas électeur) de NS je ne peux qu’applaudir à une démarche volontariste de réhabilitation du discours et de l’action politiques…. ce sont, pour le coup, des valeurs de gauche habilement reprises par NS…[/quote]

    Nous voilà presque tout à fait d’accord. Notamment sur la dérive issue de la fin du second septennat de Mitterrand, et le bénéfice qu’il a pu identifier à se retirer sur l’Aventin. Je dis « nous sommes d’accord », mais là, j’exagère : c’est plutôt moi qui suis d’accord avec vous, vu que je ne l’avais pas formellement identifié.

    Vous avez raison aussi de garder une certaine réserve : l’attitude de Nicolas Sarkozy est peut-être effectivement particulièrement liée au syndrôme du début de mandat. S’il rencontre des revers électoraux – et c’est du domaine du probable, à en juger seulement par le passé – qu’adviendra-t-il ?

    Il reste toutefois une différence : l’âge. Nicolas Sarkozy aura 57 ans en fin de mandat, Chirac en avait 70, Mitterrand 72… Pour des hommes d’action, je pense que cela pourra éventuellement compter. On verra ça dans 4 ans.

    En revanche, là où je ne vous comprends pas, c’est que j’ai du mal à voir en quoi le volontarisme politique serait une valeur de gauche.

  • [quote comment= »34937″] En revanche, là où je ne vous comprends pas, c’est que j’ai du mal à voir en quoi le volontarisme politique serait une valeur de gauche.[/quote]

    Disons que ceux qui espéraient d’un homme de droite comme Sarkozy plus de laisser-aller libéral que de volontarisme étatique en sont pour leurs frais, pour le moment.

  • Certes mais, comme je l’ai écrit :

    [quote post= »396″]Je n’ai d’ailleurs jamais imaginé que Nicolas Sarkozy puisse être l’ultra-libéral que ses adversaires entendaient décrire. Politique de tout son être, il ne peut pas être le champion d’un quelconque « laisser faire, laisser aller ».[/quote]

    Par ailleurs, outre sa façon d’être, son action ne plaidait pas davantage en ce sens : que ce soit avec l’Accord Sarkozy Fournisseurs/Grande Distribution, ou dans son intervention en faveur d’Alsthom.

    Qu’il ait l’intention de libéraliser certains domaines de notre économie, et notamment d’alléger un peu la règlementation du Travail, c’est très probable. Et, même si c’est libéral, on ne peut pas dire que cela ne suppose pas une bonne dose de volontarisme. Bref, qu’il entende libéraliser, oui, qu’il soit libéral, non.

    Et, au demeurant, ce serait voir en la droite un ensemble monolithique. Le libéralisme est certes bien davantage représenté à droite – certaines de ses valeurs sont d’ailleurs profondément revendiquées par l’ensemble de la droite – mais le libéralisme économique n’est pas unanimement professé.

    Penser, d’ailleurs, que, lorsque l’on s’écarte du libéralisme total, c’est que l’on se rapproche de la gauche, c’est aussi négliger la complexité et la diversité de la droite. C’est d’ailleurs le ressort pratique (que je dois probablement utiliser parfois, comme tout le monde) qui consiste à voir, dans ce que l’on approuve chez l’autre, le fait qu’il partage nos valeurs, plutôt que de penser que l’on a des valeurs communes.

  • @ Koz : « Il y a, dans ce commentaire, une recherche de rythme tout à fait évidente, “chiante inutilité”, “médiocrité satisfaite” et “lénifiante pensée”. Vous ne pouvez pas dire que ce soit mal écrit.  » Un point pour vous, je n’aurais pas dû utiliser « mal écrit », j’aurais dû me contenter de « grossier ». J’ai confondu l’élégance de la pensée et l’élégance de l’expression.

    Pour le reste, encore une fois, je ne vois rien de neuf dans tous les développements des commentaires.

    Depuis 50 ans, les politologues expliquent que la constitution du 4 octobre 1958 est présidentielle quand le président et le parlement sont de la même tendance politique (la fonction du premier ministre est réduite au minimum ; Raffarin, comme Fillon aujourd’hui, n’avait pu choisir ni ses ministres ni même les membres de son cabinet) et parlementaire quand le président et le parlement sont de bords opposés (tout volontaire qu’il est, Sarkozy n’aurait rien pu faire de plus que Chirac en son temps si par extraordinaire les élections législatives lui avaient été défavorables).

    La seule nouveauté que je vois ne tient pas à la personnalité de Sarkozy : c’est le fait que la conjonction des différentes élections rend désormais peu probables des majorités présidentielles et parlementaires opposées (sauf qu’une majorité parlementaire de son bord peut malgré tout beaucoup gêner le président, comme à la fin du mandat de Giscard).

  • @Thaïs [quote post= »396″] Il va changer des choses, Sarkozy. Rien que ça, ça va restaurer la confiance dans la politique. Je le crois vraiment.

    Et pourquoi alors ton mentor n’a pas signé ?[/quote]

    Et ça aurait changé quoi? En ce qui me concerne, après avoir changé d’avis trois fois par jour entre les deux tours, j’ai fini par voter Royal parce que je savais que Sarkozy allait gagner (ce qui me faisait voter blanc), et surtout qu’on le donnait à 56% (ce qui m’a fait finalement voter Royal). Vous savez pourquoi? A cause de cette insistance sur sa volonté d’incarner, son désir de représenter, d’être la France, etc, etc… ça m’a crispée. Royal s’y prenait un peu de la même façon, sauf qu’elle n’avait aucune chance. Je me disais : je ne veux pas que Royal soit élue, mais lui, je ne suis pas d’accord avec lui, et il est en train de transformer le vote en plébiscite sur sa personne. C’est nul de voter comme ça, je sais bien. Mais ça vous donne une idée de l’effet que m’a fait sa campagne : j’y suis étrangère. A chaque fois qu’il parlait, je me disais que je n’avais rien à faire avec lui, et c’était un sentiment très calme, sans colère ni ressentiment : juste un constat, comme si on ne parlait pas la même langue. Je crois qu’il va changer des choses, ça ne veut pas dire que je crois qu’il va changer tout en bien, mais je pense qu’on a besoin de changement. Je suis très très optimiste comme fille, mais je n’oublie pas les raisons pour lesquelles je n’ai pas voté pour lui, et les points sur lesquels je ne suis pas d’accord. Seulement, il est élu maintenant, et comme je l’ai dit 15 fois je ne peux pas espérer que la situation soit pire en 2012 qu’elle l’est maintenant. Donc j’ai envie qu’il réussisse.

    Je vais le formuler autrement, dans l’esprit du billet de Koz : on a besoin que quelqu’un fasse de la politique, pour qu’on puisse choisir d’être d’accord ou pas avec cette politique.

    Ensuite, Bayrou n’est pas mon mentor 😉 Il se trouve que c’est lui qui pendant la campagne a dit le plus exactement ce que je pense… c’est comme ça. Il se trouve également qu’il construit un mouvement que je crois nécessaire chez nous, et par conséquent je suis. La fébrilité de la campagne est retombée, et je suis toujours capable de défendre la moindre virgule du programme.

    [quote post= »396″] Dis, tu crois vraiment qu’un homme seul peut sauver la politique?

    Non, et d’ailleurs, je ne pense pas l’avoir écrit. Je ne pense pas avoir écrit comme certains sur des sites que tu connais que nous serions “à l’aube d’un temps nouveau”. [/quote] Tout le monde a dit ça, non? Ca s’appelle un lieu commun. Tu ne l’as pas écrit, mais c’est ce à quoi ton texte fait penser.

    [quote post= »396″]François Fillon avait pourtant largement exposé sa conception de ces rôles respectifs, dans le cadre d’une présidentialisation du régime. Nicolas Sarkozy avait détaillé la façon dont il entendait exercer son mandat. D’où vient donc la surprise que certains manifestent ? Toutes ces interrogations sur le rôle exact de François Fillon finirait par laisser penser que certains n’ont en fin de compte pas suivi la campagne présidentielle.[/quote]

    Venant des commentateurs, la surprise est un peu surjouée, mais il faut reconnaître que c’est cohérent avec la médiatisation de la campagne. Cette surprise est censée mimer celle du « français moyen ». Dire : je dirai tout avant pour faire tout après, ça sous-entend que chacun a tout lu avant pour ne pas être surpris après. Sauf qu’en fait non. La preuve, Fabius a pu jouer les imbéciles avec la TVA sociale, alors que tout le monde l’avait dit avant pour pouvoir y réfléchir après. Moi j’avais pas compris ça, par exemple. Je pense depuis plusieurs années que la Vè est morte et qu’il est temps de changer, donc tant mieux, ça pourra pas être pire, mais normalement, quand on modifie l’équilibre des pouvoirs, on consulte les gens. Pendant la campagne, Sarkozy était le seul des trois premiers à défendre la Vè…

  • « [quote comment= »34946 »]Penser, d’ailleurs, que, lorsque l’on s’écarte du libéralisme total, c’est que l’on se rapproche de la gauche, c’est aussi négliger la complexité et la diversité de la droite.[/quote]

    En fait, je pense qu’il faudrait tout simplement une autre grille de lecture différente la notion de droite et gauche. Je me souviens d’un politologue américain dont je ne me souviens absolument plus du nom qui avait établi une échelle allant du absolument tout état, à l’absolument aucun état. Il plaçait l’ultra communisme à un bout de l’échelle et l’anarchisme à l’autre extrémité. Avec une graduation passant par le communisme plus real, le nazisme, le socialisme, la sociale démocratie avec un état providence, une forme de libéralisme social, un libéralisme plus pur, un ultra libéralisme, etc. jusqu’à l’anarchie refusant toute forme de gouvernement. Le critère étant uniquement le degré d’intervention de l’état au niveau de l’individu ou des initiatives collectives.

    De trouver une forme d’action politique qui soutiendrait une forme de libéralisme dans un domaine, mais une action sociale soutenue dans d’autres, devrait pouvoir se situer sur l’échelle.

    [quote comment= »34919″] c’est pas possible car le vrai, il n’aime pas le chinon, il ne doit pas être non plus du style à contempler les vaches longuement les yeux dans les yeux et la liste doit être longue…[/quote]

    Pas tout à fait d’accord, il existe de nombreux points de convergences : tous deux avocats, habitent la banlieue ouest… la liste est longue elle aussi. Sans parler du demi-aveu qu’il vient de nous faire.

    Je pousserais même le bouchon plus loin… qui est vraiment Lisette ? Je n’en dis pas plus !

  • [quote comment= »34953″]Tout le monde a dit ça, non? Ca s’appelle un lieu commun. Tu ne l’as pas écrit, mais c’est ce à quoi ton texte fait penser.[/quote]

    Plus ou moins. Elle a moins tendance à l’écrire depuis quelque temps, va savoir pourquoi, mais retourne lire les billets de Quitterie Delmas, sur son blog ou sur le blog Présidentielles 2007. Ca lui tenait presque lieu d’argumentation.

    Sinon, c’est peut-être ce à quoi mon texte te fait penser. [quote comment= »34953″]Venant des commentateurs, la surprise est un peu surjouée, mais il faut reconnaître que c’est cohérent avec la médiatisation de la campagne. Cette surprise est censée mimer celle du « français moyen ». Dire : je dirai tout avant pour faire tout après, ça sous-entend que chacun a tout lu avant pour ne pas être surpris après.[/quote]

    Mais on n’est pas obligé d’adhérer au jeu de rôle. Tant les journalistes que les politiques, Hollande en premier, savaient pertinemment quelle exercice du pouvoir se profilait. Non pas seulement en fonction de la personnalité de Nicolas Sarkozy mais en raison de ce que lui et Fillon n’ont cessé de dire.

    Le jeu de rôle politique fait que Hollande, Libé et d’autres tablent sur l’ignorance du « français moyen » pour s’étonner que Sarkozy et Fillon mettent en place ce qu’ils ont pris la peine d’exposer depuis bien longtemps et à de très nombreuses reprises (je pense, encore, à ces voeux à la presse de Sarkozy en janvier 2006, je pense aussi aux livres de Sarko et Fillon). Ils jouent un petit jeu de déstabilisation en insistant pour faire passer Fillon non pour le Premier Ministre qu’il a choisi d’être mais pour « une marionnette » (Hamon, toujours), un « ectoplasme » (Mamère). Gageons qu’ils ne sont pas les plus convaincus de la nécessité d’une « opposition constructive ».

    On me dira que c’est « le jeu », justement. On me dira que la droite aurait probablement fait pareil. On me dira que peut-être, moi-même, j’aurais relayé une critique similaire. Possible, mais ne préjugeons pas de ce qui aurait été. Possible aussi que je ne fasse que jouer mon rôle dans ce jeu permanent.

  • @eponymus : [quote post= »396″]qui est vraiment Lisette ? Je n’en dis pas plus [/quote] Ah ben non, pas de suspens, j’ai horreur de ça!! D’accord sur la grille de lecture droite/gauche. Elle n’a plus aucune pertinence.

    @Koz : Moi aussi, je peux prendre des blogs UMP pas argumentés. Celui des jeunes populaires du 15è, par exemple, qui est remarquable de ce point de vue. Tu as coupé mon message. Oui c’est surjoué, et tout le monde sait qu’Hollande est dans le marasme. N’empêche que la question n’est pas complètement dénuée de sens. Il peut arriver qu’une attaque partisane, même hypocrite, soit pertinente, comme tu sais. Encore une fois, le seul qui défendait la Vè, c’est Sarkozy. Or il en fait plus que du toilettage. Je ne suis pas sûre de votre chronologie. Je crois qu’il n’y a eu que de Gaulle à jouer un jeu aussi présidentiel. Pompidou laissait beaucoup faire ses ministres (de toute façon il était malade). C’est mieux que laisser les choses en l’état, mais ce n’est pas ce que j’ai choisi, donc je ne vais pas changer mon jugement pour le plaisir de voir les choses bouger, et on peut se demander si tout le monde avait bien compris ça.

  • « Venant des commentateurs, la surprise est un peu surjouée, mais il faut reconnaître que c’est cohérent avec la médiatisation de la campagne. Cette surprise est censée mimer celle du “français moyen”. »

    c’est prendre le français moyen pour ce qu’il n’est pas. Les media et politiques de gauche en font des tonnes, car ils moins envie de parler de l’Europe, de l’attentat UK, de l’Afrique, de la TVA sociale etc, etc…et c’est effectivement parfaitement cohérent avec la sur médiatisation de la campagne présidentielle. vous remarquerez cependant le silence radio de bayrou

    pour en revenir au français moyen, j’en fais partie, j’crois qu’il a bien compris le profil de sarkozy et qu’il n’est pas plus surpris que cela. c’est le contraire qui l’aurait plutôt surpris. et le jeu comme d’hab est tellement prévisible, que le français moyen l’écoute d’une oreille…distraite ce qui n’empêche pas la lucidité.

  • [quote comment= »34961″]

    En fait, je pense qu’il faudrait tout simplement une autre grille de lecture différente la notion de droite et gauche. Je me souviens d’un politologue américain dont je ne me souviens absolument plus du nom qui avait établi une échelle allant du absolument tout état, à l’absolument aucun état. Il plaçait l’ultra communisme à un bout de l’échelle et l’anarchisme à l’autre extrémité. Avec une graduation passant par le communisme plus real, le nazisme, le socialisme, la sociale démocratie avec un état providence, une forme de libéralisme social, un libéralisme plus pur, un ultra libéralisme, etc. jusqu’à l’anarchie refusant toute forme de gouvernement. Le critère étant uniquement le degré d’intervention de l’état au niveau de l’individu ou des initiatives collectives.[/quote]

    Ah oui ça me plait, car vraiment placer nos chers députés à droite, à gauche, au centre moi je suis dépassée ! Mais comment cela peut-il être représenté visuellement car le camembert ou l’hémicycle c’est du passé. Peut-être les étoiles du libéralisme style le « guide Michelin » du parlement

    [quote comment= »34961″] » Pas tout à fait d’accord, il existe de nombreux points de convergences : tous deux avocats, habitent la banlieue ouest… la liste est longue elle aussi. Sans parler du demi-aveu qu’il vient de nous faire.

    [/quote]

    moi je m’en tiens à ce que Koz a écrit dans ses billets (même si son métier il l’a évoqué) et à une supposition un peu évidente quand on ouvre son blog et que l’on voit une image de vache ainsi que ses photos. C’est tout. Le reste, son lieu de résidence, sa plastique et ses états d’âmes sont son jardin secret… 🙂

  • En dépit de la royale candidature face à Sarkozy, nous avons été plus que nombreux à élire un Président actif et non un clone de la reine d’Angleterre. Ou alors il faudrait aussi élire le 1er ministre 😉

    Bref les français ont choisi à la fois un homme et un projet; Et c’est bien pour que cet homme mène ce projet qu’ils l’ont fait… Où est le problème ?

    Alors ceux qui s’offusquent de cela aujourd’hui ne font toujours que vouloir délégitimer son élection. Parce qu’ils n’ont rien d’autre à dire d’une part et parce que cela leur permet de cacher un temps leurs querelles d’autre part. Sauver les meubles et les apparences quoi ! Rien d’autre que gesticulations inutiles.

    Le mandat des français est clair : réformer, changer, améliorer, moderniser … Que cela se fasse sous la Vème ou une VIème n’est que construction intellectuelle prônée par des aparatchicks en mal d’occupation et qui eux ne mesurent certainement par l’urgence des réformes concrètes attendues.

    Bref l’urgence c’est un chômage à 5% (par exemple) plutôt qu’une nouvelle constitution qui ne ferait que puiser encore un peu plus l’énergie de tous, prendrait du temps et qui perturberait encore une fois la perception des français sur la capacité des hommes politiques à s’occuper – enfin ! – de leurs vrais problèmes…

    Ca n’empêche pas d’y réfléchir – un peu – mais juste quand il n’y aura plus d’urgences à traiter…

    Sarkozy mènant la danse, c’était bien le sens de mon bulletin.

  • [quote post= »396″]“Venant des commentateurs, la surprise est un peu surjouée, mais il faut reconnaître que c’est cohérent avec la médiatisation de la campagne. Cette surprise est censée mimer celle du “français moyen”.”

    c’est prendre le français moyen pour ce qu’il n’est pas. Les media et politiques de gauche en font des tonnes, car ils moins envie de parler de l’Europe, de l’attentat UK, de l’Afrique, de la TVA sociale etc, etc…et c’est effectivement parfaitement cohérent avec la sur médiatisation de la campagne présidentielle. vous remarquerez cependant le silence radio de bayrou[/quote]

    J’ai bien dit : « censée mimer ». Ce que tout le monde avait compris, c’est que Sarkozy serait présent, et actif, et visible. On avait compris ça de son mandat de ministre. La modification des institutions, je crois que ça va un peu plus loin. Mais encore une fois : je suis la première à dire que la Vè, ça suffit comme ça, et qu’il faut à tout prix un changement. « A tout prix », ça veut dire pour moi qu’une présidentialisation est préférable à l’immobilisme, même si je ne suis pas d’accord avec la concentration des pouvoirs.

    Cela posé, je crois quand même pouvoir dire que nous assistons à un changement en profondeur. En donnant un statut à l’opposition, en « théorisant » la nature des relations qu’un président doit avoir avec son premier ministre, bientôt probablement en donnant un statut à la première dame, etc, etc, le président fait plus qu’imposer sa marque. C’est un changement de régime. Et moi j’ai l’impression que les gens ont plus voté pour une énergie dans la pratique du pouvoir que pour un changement de régime. C’est un peu différent. Et moi je ne crois pas qu’il faille confondre un régime avec une personne. Je suis même assez contre ça. On a eu de Gaulle, qui nous a fait une constitution à sa taille. Mais c’est fini maintenant tout ça. Je voudrais bien qu’on en sorte.

    Ce sera pas pour cette fois, mais en attendant, bougeons, bougeons, ça fait respirer.

    Bayrou n’est pas silencieux, personne ne lui demande son avis, c’est différent. Bayrou s’abstient

  • koz a ècrit….[quote post= »396″]Nous voilà presque tout à fait d’accord. Notamment sur la dérive issue de la fin du second septennat de Mitterrand, et le bénéfice qu’il a pu identifier à se retirer sur l’Aventin. Je dis “nous sommes d’accord”, mais là, j’exagère : c’est plutôt moi qui suis d’accord avec vous, vu que je ne l’avais pas formellement identifié. Vous avez raison aussi de garder une certaine réserve : l’attitude de Nicolas Sarkozy est peut-être effectivement particulièrement liée au syndrôme du début de mandat. S’il rencontre des revers électoraux – et c’est du domaine du probable, à en juger seulement par le passé – qu’adviendra-t-il ? Il reste toutefois une différence : l’âge. Nicolas Sarkozy aura 57 ans en fin de mandat, Chirac en avait 70, Mitterrand 72… Pour des hommes d’action, je pense que cela pourra éventuellement compter. On verra ça dans 4 ans. En revanche, là où je ne vous comprends pas, c’est que j’ai du mal à voir en quoi le volontarisme politique serait une valeur de gauche.[/quote]

    vous êtes donc aussi d’accord avec moi pour dire qu’on peut sauver du deuxiéme septennat de mitterrand le débat avec philippe seguin sur maastricht, un débat dont ni chirac, ni giscard n’ont eu le courage pour le TCE qui vous tient à coeur,

    d’accord avec vous sur l’importance de la différence d’âge, même en ces temps où l’on veut faire travailler les seniors au delà de 65 ans…

    quand au volontarisme politique en valeur de gauche, il me semble que cela s’inscrivait dans la logique d’une droite libérale adepte du laisser faire, craignant la loi et le règlement, imaginat facilement que les entreprises se passeraient volontiers de ce « contre-pouvoir » que sont les politiques, les représentants du peuple….

  • « Et moi j’ai l’impression que les gens ont plus voté pour une énergie dans la pratique du pouvoir que pour un changement de régime. « 

    Je serais assez d’accord avec ça… Quelqu’un encore recemment me disait : « On se sent gouverné ». et ce, non dans un sens péjoratif, mais dans le fait de sentir un capitaine à la barre plutôt qu’une réunion tupperware pour décider quoi faire pendant une tempète.

    Mais cette pratique du pouvoir energique a l’air d’un changement de régime et d’une micro révolution (voire d’une évolution (!)) tant elle semble trancher avec les 20 dernières années d’immobilisme, de déresponsabilisation des gouvernants, d’existence de fusibles, de pare-feu, de sauvegarde électorale en vue des futures échéances, d’hypocrisie en termes de position décisonnaire, etc. tout ce qui ferait que n’importe quel navire en situation un peu extrême sombrerait corps et ames dans tous les cas.

    De même je ne pense pas non plus, que les gens souhaitent une opposition systématiquement critique, ce jeu politique des petites phrases à la Hollande, Royal ou Ayrault, ces formules de types « trop mini », « trop omni », « pas assez de », etc…

  • [quote comment= »34944″] Disons que ceux qui espéraient d’un homme de droite comme Sarkozy plus de laisser-aller libéral que de volontarisme étatique en sont pour leurs frais, pour le moment.[/quote] Yep, Roro, mais le paradoxe, c’est que pour imposer à la France la bonne grosse piquouze libérale dont elle aurait besoin, il faut un sacré volontarisme…

    Et j’ai l’impression que même le président de l’assoce des joggueurs du 8ème arrondissement de Paris souffre d’un petit accès de… comment disait Sam, déjà?… couillemollisation, c’est ça.

    (Deux fois deux l, je dois avoir bon. Ben oui, y’en a deux, c’est logique.)

  • Hm. J’ai peur qu’on ne soit plus dans le paradoxe mais dans la contradiction. Plutôt que d’administrer une grosse piquouze, le Dr Libéralisme ne devrait-il pas débrancher la perfusion et flanquer le patient à la porte ?

  • [quote comment= »35018″] Plutôt que d’administrer une grosse piquouze, le Dr Libéralisme ne devrait-il pas débrancher la perfusion et flanquer le patient à la porte ?[/quote] Voui. Mais pour ça, faut d’abord casser la gueule aux camarades gorilles syndiqués qui font barrage devant la perf et le patient.

    C’est pas gagné, si l’on en juge par ces lignes du Figaro sur le service minimum dans les transports:

    « Un haut cadre syndical estimait en outre à propos du projet de loi qu’« il s’agit d’une réforme plus symbolique que pratique, destinée à marquer les esprits ». »

    Ah. Il me semblait, bien aussi. J’ai pas rêvé. Si même les chefs syndicaux le reconnaissent…

    Prétendre instaurer un service minimum en France sans imposer, au niveau de la loi, avec toute l’autorité de la représentation nationale (et non par un système de délégation complexe aux partenaires sociaux et aux préfets permettant de noyer le poisson): les trains et les bus doivent circuler normalement trois heures le matin et trois heures le soir aux heures de pointe, par exemple, ou bien: les employés des transports publics n’ont pas le droit de grève, point barre, c’est se moquer du monde.

    La couillemollisation est bien là.

  • moi j’aimerais bien un système tel que… en cas de grève, le service minimum, c’est le service normal, de base, mais gratuit…les salariés, ceux qui travaillent, seraient payés mais pas l’entreprise… là je suis certain que les entreprises négocieraient plus facilement…aujourd hui un conflit d’un jour rapporte de la marge dans les comptes annuels de la Régie…

  • [quote comment= »35215″]moi j’aimerais bien un système tel que… en cas de grève, le service minimum, c’est le service normal, de base, mais gratuit…les salariés, ceux qui travaillent, seraient payés mais pas l’entreprise… là je suis certain que les entreprises négocieraient plus facilement…aujourd hui un conflit d’un jour rapporte de la marge dans les comptes annuels de la Régie…[/quote]

    Sans rentrer dans le domaine de la représentativité syndicale, de la politisation de ces derniers à outrance, de l’opportunité de certaines actions, je trouve que les syndicats devraient effectivement repenser les moyens d’action. Et c’est un bon exemple et une excellente idée qui ne génerait en rien l’usager.

    Il existe effectivement des cas où un conflit est inévitable et que la protestation devient le seul moyen de se faire entendre. Dans ce cas, les actions de ce type, comme certaines grèves du zèle (d’autres peuvent également prendre l’usager en otage mais certaines, non) seraient 1000 fois plus efficaces. Je pense par exemple à certains profs qui avaient organisé une grève de deux jours suite à des violences dans l’école. Résultat = 0.

    Par contre, l’envoi systématique des élèves turbulants chez le proviseur au point de ne faire cours aux deux seuls élèves restant, la rédaction de rapports multiples, user et abuser de toute la paprasserie administrative jusqu’à la résolution du conflit, etc. réconcillieraient à la fois les grévistes avec les usagers qui ne souffriraient pas de l’action et seraint des mesures bien plus contraignantes pour l’employeur.

    La seule différence, c’est que ce type d’actions demanderaient beaucoup plus de travail parfois que ce que le fonctionnaire ou assimilé n’en fournit habituellement. C’est peut être pour cette raison que ces moyens ne sont jamais privilégiés ? 😉

  • [quote comment= »35222″][quote comment= »35215″]moi j’aimerais bien un système tel que… en cas de grève, le service minimum, c’est le service normal, de base, mais gratuit…les salariés, ceux qui travaillent, seraient payés mais pas l’entreprise… là je suis certain que les entreprises négocieraient plus facilement…aujourd hui un conflit d’un jour rapporte de la marge dans les comptes annuels de la Régie…[/quote]

    Sans rentrer dans le domaine de la représentativité syndicale, de la politisation de ces derniers à outrance, de l’opportunité de certaines actions, je trouve que les syndicats devraient effectivement repenser les moyens d’action. Et c’est un bon exemple et une excellente idée qui ne génerait en rien l’usager.

    Il existe effectivement des cas où un conflit est inévitable et que la protestation devient le seul moyen de se faire entendre. Dans ce cas, les actions de ce type, comme certaines grèves du zèle (d’autres peuvent également prendre l’usager en otage mais certaines, non) seraient 1000 fois plus efficaces. Je pense par exemple à certains profs qui avaient organisé une grève de deux jours suite à des violences dans l’école. Résultat = 0.

    Par contre, l’envoi systématique des élèves turbulants chez le proviseur au point de ne faire cours aux deux seuls élèves restant, la rédaction de rapports multiples, user et abuser de toute la paprasserie administrative jusqu’à la résolution du conflit, etc. réconcillieraient à la fois les grévistes avec les usagers qui ne souffriraient pas de l’action et seraint des mesures bien plus contraignantes pour l’employeur.

    La seule différence, c’est que ce type d’actions demanderaient beaucoup plus de travail parfois que ce que le fonctionnaire ou assimilé n’en fournit habituellement. C’est peut être pour cette raison que ces moyens ne sont jamais privilégiés ? ;-)[/quote]

    Bonjour,

    Je crois cependant me souvenir que, sur le plan juridique, la notion de grève est bien délimitée : une interruption de travail pure et simple. Autrement dit, une grève du zèle n’est pas une grève au sens juridique du terme et ceux qui s’y adonnent s’exposent à des sanctions discplinaire.

    C’est peut-être cela qui explique que les grève du zèle soit peu utilisée par chez nous.

  • Sébastien, c’est possible… mais les textes peuvent évoluer. Je pense de toute façon que l’action syndicale devrait être vraiment remise à plat. Les grèves lèsent trop gravement parfois l’outil de production et de fait, finalement, les travailleurs eux-mêmes ou les usagers lorsqu’il existe un monopole. J’ai déjà vu une usine en grève suite à des sandwichs avariés trouvés dans un distributeur. Je n’ose imaginer les pertes collatérales. Il y a certainement d’autres moyens d’action à inventer, pour peu que ceux-ci soient vraiment nécessaires.

  • Je ne constate qu’une seule chose, l’Angleterre continue de prendre l’argent et de ne rien offrir en échange, la France et l’Allemagne toujours cocues, un bon Président se doit de défendre les intêrets de son Pays, les intêrets de la ploutocratie européenne je m’en balance.

  • Désolé, je n’ai pas pris le temps de lire tous les commentaires. Je voulais juste dire que l’Europe politique, c’est bien beau. Je la souhaite du plus profond de mon coeur. Et à vrai dire, si j’ai voté non en 2005, c’est justement parce que j’avais l’impression qu’on abandonnait cette noble idée. Qu’est-ce que l’Europe politique? C’est ça, la question. L’attitude des polonais ou des Anglais, qui ne pensent qu’à eux, est-elle compatible avec la politisation de l’Europe? Je ne crois pas. Alors ce que Sarkozy dit est très bien. Mais je doute que nos partenaires européens (mis à part les pays membres de puis l’origine, comme le Bénélux, l’Allemagne ou l’Italie) la souhaitent aussi, cette Europe là. C’est bien ça le problème. Faire des beaux discours, cela ne suffit plus! L’Europe politique, à mon sens, c’est voir les intérêts du groupe avant de voir les siens propres. C’est une véritable intégration. Pourquoi pas, un Etat fédéral. C’est une communauté d’intérêts, et non pas la défense, chacun, de ses petits précarrés. En contrepartie, il faut bien sûr que l’Europe nous protège. Comment concevoir que par idéologie, on refuse de mettre des barrières douanières tout autour de l’espace Schengen? Expliquez-moi, Koz… Et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres, qui montrent que les vélléités françaises sont véritablement isolées. En réalité, la France souhaite l’Europe politique, l’Europe puissance, parce qu’elle sait bien que la sienne, de puissance, est compromise. Elle est finie. Mais le Royaume-Uni, lui, se contente très bien de l’union marchande que vous ne semblez pas apprécier. Moi non plus. Que faire, alors?

  • Pingback: » Précaution, piège à cons ?

  • Ha ha, et je retrouve mon commentaire : « save th cheerleader, save the world »

    J’ai toujours raison, ma parole, il est temps que je fasse de la politique.

  • Lisette a écrit:

    Il va changer des choses, Sarkozy. Rien que ça, ça va restaurer la confiance dans la politique. Je le crois vraiment.

    Celui-là ?

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