"Je n’aime plus" facebook

Vous lui donneriez le Bon Dieu sans confession et c’est bien là le problème. Mark Zuckerberg, ce jeune homme au visage encore poupin déploie une emprise grandissante sur le web sans égard pour votre vie privée. Vous vous vantiez de le pressentir ? C’est pire depuis quelques jours. Pourtant, la contestation ne semble guère sortir d’un milieu geek élargi. Il est largement temps de populariser le débat, hic et nunc comme dirait l’autre. Parce qu’après nunc, ce sera trop tard.

Certains protestataires font certes figure d’ayatollahs des données personnelles. Pas une bribe d’information ne doit filtrer sur eux, aussi anonymes soient-ils. Le fait est pourtant que les sites doivent se rémunérer. S’ils ne font pas payer l’accès, si leurs pages ne croulent pas sous la publicité, alors il faut bien que l’argent rentre, par un moyen ou un autre et, généralement, par l’utilisation des données personnelles. Google, par exemple, tire des revenus de l’utilisation des millions de requêtes effectuées. Pourquoi pas, après tout ?

Mais auriez-vous imaginé un jour que vous donneriez volontairement à un organisme une fiche à jour comprenant votre nom, prénom, ceux de votre conjoint le cas échéant, votre sexe (voire votre orientation sexuelle), vos opinions politiques, vos convictions religieuses, les personnalités que vous aimez, et jusqu’aux photos de vos enfants ? Zarma, jamais d’la vie ! Et puis, vous l’avez fait.

Figurez-vous qu’aujourd’hui, Facebook est en mesure de tracer très précisément l’ensemble de votre activité sur le Net, grâce à l’implantation des ces petits et avenants boutons « like » qui ont fleuri sur 50.000 sites en une semaine, et furtivement ici même. Mieux, non seulement Facebook trace cette activité, mais il peut par exemple la relier directement à votre identité réelle, voire vos opinions religieuses. Il peut savoir si vous allez sur des sites pornos après avoir ouvert celui de l’Eglise catholique, ce que vous nieriez avec la dernière énergie devant votre mère et votre épouse, dussent-elles vous priver de bière (ou de facebook) pendant une semaine.

Vous dîtes que vous ne likeriez pas ledits sites ? C’est là que le bât blesse. Furieusement.

Car Facebook s’est accordé la possibilité de relever l’identité exacte de chaque membre inscrit visitant un site tiers disposant des boutons « like« . Que vous cliquiez ou non n’y change rien : votre passage sur le site concerné suffit pour vous tracer.

C’est la démonstration concrète à laquelle a procédé Didier Durand. Chacun de ces boutons constitue même autant de pages facebook embarquées sur ces sites : voyez comme Facebook se déploie.

Ceci est d’autant plus inacceptable que Facebook ne fournit aucune information à cet égard. Aucun utilisateur n’a été averti. Aucune possibilité de refuser cette évolution précise n’a été ouverte. Ni opt-in ni opt-out, ça relève plus du fucked-in à tous les étages.

Les moins presbytes des utilisateurs les plus scrupuleux ne trouveront pas non plus beaucoup d’information dans les divers documents qu’il faudrait lire pour être un utilisateur véritablement avisé qu’il s’agisse de la Politique de confidentialité ou de la pompeusement nommée Déclaration des droits et des responsabilités. Ils en apprendront, toutefois…

Vous le saviez (n’est-ce pas ?) : vous accordez à Facebook sur vos « contenus protégés par des droits de propriété intellectuelle », c’est-à-dire sur les photos de nif-nif, naf-naf et nouf-nouf, vos enfants, la vidéo de votre mariage ou votre dernier poème une « licence non-exclusive, transférable, sous-licenciable, sans redevance et mondiale ». Eh bien apprenez aussi que « lorsque vous vous connectez à une application ou à un site web, elle ou il aura accès aux informations générales vous concernant ». Au-delà de cela, et c’est plus sioux :

« si l’un de vos amis se connecte à une application ou à un site web, cette application ou ce site pourra connaître votre nom, votre photo de profil, votre sexe, votre ID utilisateur et accéder à toutes les informations que vous avez partagées avec « Tout le monde » »

Car si Facebook est susceptible d’utiliser vos données personnelles, de façon plus avancée qu’il n’a jamais été possible sur le Net, il s’autorise également à le partager avec des tiers. Or, le moins que l’on puisse dire est que rien n’est évident à la lecture des documents, ni sur la nature des données collectées, ni sur leur usage. Pourtant, vous lancez dans la nature les informations les plus confidentielles sur vous-même.

Avec la Politique de confidentialité, on touche au cœur du problème : la confiance. Lorsque vous donnez autant d’informations à Facebook, cela ne peut se faire légitimement qu’en confiance. Celle-ci n’est pas possible avec Facebook. On a vu qu’elle trace votre activité sur le Net en toute déloyauté, sans en avertir quiconque. Au-delà de cela, et en conformité avec son business model, Facebook n’a de cesse de rogner sur notre vie privée. L’exposé de ses politiques de confidentialité successives depuis sa création est édifiant à cet égard.

En 2005, « TheFacebook » indiquait ainsi :

No personal information that you submit to Thefacebook will be available to any user of the Web Site who does not belong to at least one of the groups specified by you in your privacy settings.

Soit :

Aucune information personnelle que vous publiez sur Thefacebook ne sera accessible à un autre utilisateur du Site qui n’appartiendrait pas au moins à l’un des groupes que vous indiquez dans vos paramètres de confidentialité.

Nous avons vu ce qu’il en est à ce jour. Et comme le relève l’Electronic Frontier Foundation, l’idée est claire : Facebook a constitué sa base d’utilisateurs sur une promesse de maîtrise de leurs données personnelles, avant de rentabiliser cette manne en permettant leur communication aux tiers.

La philosophie même de Mark Zuckerberg est suffisamment éclairante : « la norme sociale a évolué » et « les gens sont à l’aise (…) avec le fait de partager de plus en plus d’informations de tout ordre« . Cela relève certes d’une commodité de langage dont il ne faudrait pas abuser mais… il n’est pas abusif de considérer que « facebook se fout de la gueule du monde« . Ce n’est pas, en effet, de leur propre initiative que les gens seraient « à l’aise« , mais sous l’effet des empiètements successifs de nombre de sociétés Internet (dont, en premier lieu, Facebook) et dans l’ignorance du fait que ces données font l’objet de multiples exploitations. En tirer argument pour aller plus loin encore est pour le moins spécieux.

Mark Zuckerberg ambitionne de faire de Facebook un véritable portail d’accès généralisé à Internet et, pour lui, la protection de la vie privée n’est plus la norme.

Alors, que faire ?

  1. Premier conseil qui vous est donné : par exemple, ne faites pas ce que vous Facebook vous incite à faire sur la copie d’écran ci-dessus. Vous seriez évidemment amenés à rester connectés en permanence. En revanche, déconnectez-vous systématiquement de Facebook et ne vous contentez pas de fermer la page ou l’onglet. Ceci empêchera Facebook de tracer votre activité ultérieure;
  2. Deuxième conseil : restreindre au maximum les informations accessibles à « tout le monde » sur cette page, restreindre au maximum les informations accessibles sur cette autre page;
  3. Limiter les éléments que vous publiez en ayant bien conscience du fait que vous ne lirez probablement jamais les futures versions de la politique de confidentialité de Facebook, comme vous n’avez pas lu les précédentes d’ailleurs;
  4. Supprimer votre compte ? Finalement, il y a seulement 4 ou 5 ans, nous ne vivions pas si mal sans Facebook. Si Facebook constate un certain nombre de suppression, cela pourrait influencer sa politique future. Et puis, ce serait peut-être l’occasion de se tourner vers le monde du libre;
  5. Prendre un pseudonyme : que Facebook découvre que « koztoujours » aime la lingerie fine et la Fraternité monastique de Jérusalem, après tout, peu me chaut ;
  6. Suivre les conseils de cette page pour « bloquer les mouchards de Facebook« ;
  7. Faire connaître vos réticences aux sites faisant figurer lesdits boutons « like ». Quitte à ce qu’on vous marche sur la gueule, autant que ça fasse de la musique;
  8. Nous revenons à l’introduction de ce billet : faire sortir ce débat des milieux geeks, afin d’informer le grand public;
  9. Faire pression sur les instances françaises gouvernementales et administratives. Après tout, il existe des dispositions spécifiques à l’Allemagne. Si l’opinion publique se montre concernée et si la volonté politique, dûment alimentée, est là, pourquoi n’y aurait-il pas des dispositions spécifiques à la France.

« Pour vivre heureux, vivons caché », disait le bon sens commun. L’adage appartient peut-être au passé, mais les vicissitudes de Facebook dessinent une drôle de promesse d’avenir.

crédit photo : Carlo Nicora

* Quelques articles sur le sujet :

Auteur

Monoépoux, multipère, et fidèle à plusieurs titres. Également avocat (associé fondateur BeLeM Avocats) et auteur de Ca ira mieux demain (Sept. 2015, éd. du Cerf)

100 comments

  • Je profite de ce nouveau billet pour vous signaler la fonction que vous apercevez juste ci-dessus, par laquelle ceux qui le souhaitent peuvent twitter ce billet. Ou autre chose.

  • Merci cher Koz pour ce billet très clair et bien argumenté. Qui a le mérite d’énoncer des mises en gardes précises et ne se contente pas de crier au loup! Je retweete! Tchô!

  • Jusque là, je me disais que je ne mettais sur Facebook que ce que je voulais bien diffuser comme info « publique », mais ce que tu expliques est inquiétant. Quid si, par exemple, je n’utilise FB que sur Explorer et que le reste de mon surf se fait sur Firefox ? A quand des plugins anti-Facebook ?

  • J’ignorais tout de cette histoire de like! Heureusement, je fais partie de ceux qui sont très prudents avec Facebook : je ne partage presque rien de privé et de très rares photos.

    La possibilité du retrait pur et simple de Facebook me semble de plus en plus tentante. Le problème est que si les trentenaires (ou vingtenaires attardés) comme nous se montrent réservés sur le partage d’infos, les ados, qui constituent le gros des bataillons, soit n’en ont rien à faire à leur âge, soit ne savent pas.

  • Shocking isn’it?!. Ne me dites pas que si je mets mes photos privées, données personnelles sans aucun filtre sur Facebook, quiconque sur Internet peut les consulter. Alors là vraiment, je suis abasourdi….ou pas!.

  • Gazouillons, gazouillons. La question est : pourquoi confiè-je sans restriction des informations personnelles voire intimes à un organisme privé et marchand, alors que je hurlerais si j’apprenais que les RG ne possédaient ne serait-ce que ma date de naissance ? (Quoi ? Ils l’ont ? A moi la CNIL – et qu’importe que ma carte de crédit laissât des traces bien plus confidentielles par ailleurs)

    La facilité avec la quelle on rend esclave un homme par le simple fait de lui faire faire la démarche par lui-même, et non contraint, est assez sidérante. Je suis esclave, oui mais de mon plein gré – bon ben ça va alors, le principal c’est que t’ais l’impression de choisir.

  • Tsss. Il ne faut pas faire des billets pareils. Ca encourage les paranoïaques dans mon genre 🙂

    Plus sérieusement, j’ai le sentiment qu’il y a une forme de radicalisation dans l’attitude des gens à propos de la confidentialité sur Internet. D’une part ceux qui trouvent inconcevable de ne pas publier l’exhaustivité de leur vie. D’autre part les méfiants qui le sont de plus en plus.

    Moi qui appartiens à la seconde catégorie, je commence à me dire que ton conseil n°5 est peut-être en fait très dangereux. Il y a de multiples moyens de relier ton identité Koz à ton identité réelle. Les adresses IP; les multicomptes gmail, hotmail ou facebook… Je suis à peu près persuadé que MS ou Google sont parfaitement capables de déterminer que 2 comptes hotmail ou gmail appartiennent à la même personne physique.

    Je termine en révélant à la face du monde mon immense déception au sujet du site ehohvousmeprenezpourqui.fr

  • Perso j’ai viré toutes les pages de Fan, Groupes, Bio, Photos de mon profil, tout supprimé et mis tout le reste accessible uniquement par moi, puis j’ai désactivé l’opt-in des sites partenaires, et activé un petit userscript perso pour virer tous les boutons Like partout sur le web.

    Ca marche, mais c’est vraiment une solution de geek et je me demande quand le reste de la population va se réveiller !

  • Ah je voulais justement mettre cet article sur FB mais je vois que le lien n’existe plaus. Pas grave je me débrouillerai autrement.

  • De très bons conseils pour préserver un peu d’intimité sur le Web. Cependant, malgré que je penses comme toi, il est quasiment impossible aujourd’hui de ne pas être présent sur le net. Je suis donc plus partisan du fait d’être présent mais de faire de la veille sur ce qui ressort sur nous. Comme tu le dis, les gens ne semblent pas s’inquiéter outre mesure de ce que Facebook est en train de mettre en place. J’avais moi même rédigé un article sur la politique de partage des données de Facebook récemment. Malgré les divers « avertissements » qui fleurissent sur les blogs spécialisés, les internautes restent attachés à l’utilisation des réseaux sociaux. Le problème ne serait pas aussi important si ces informations était stockées sur différentes plateformes. Hors, aoujourd’hui, seul facebook possède de l’information sur plus de 450 Millions de personnes

  • Sacré article Koz. Je me réjouis parce que ça fait déjà un moment que je n’aime plus Facebook, ce qui était déjà pas beaucoup. Si, un petit peu, au début.

    By the way, très facile de connaître l’identité réelle d’un blogueur avec Facebook. Le vrai gars et forcément ami du blogueur. On recoupe juste un peu les amis des uns et des autres et c’est une piece of cake!

  • Eh oui, il y a tellement de gens qui n’ont pas conscience de la valeur de ce qu’ils donnent à certains prestataires, ni des conséquences à long terme pour eux.

    Dès lors qu’un prestataire a suffisamment de « surface », il lui est facile d’accumuler des informations, de les croiser. L’acquisition de DoubleClick par Google en 2007 a été faite dans cette optique.

    Tous ces petits plugins gratuits, qui vous fournissent statistiques, mash-ups prémachés, font fuir de l’information qui a une grande valeur. Le prix de la gratuité ?

    Les bloqueurs intégrés aux browsers comme dans ton point 6 sont essentiels. Ou bien des logiciels comme privoxy.

    Movim est intéressant, à condition qu’il soit impossible à racheter de quelque manière que ce soit.

    Sur ton point 7, je note avec intérêt l’apparition de ta boîte à twitter. Facebook est méchant et twitter gentil, c’est cela ? Désolé, je twitterai tes billets depuis twitter, et pas depuis ta page, je suis prêt à faire un copier-coller !

    Quant au point 5 il est assez inopérant et même plutôt négatif s’il est mal utilisé. Facebook a les moyens de connecter ton profil koz avec ton profil perso, donc tu as donné encore plus d’information à facebook : il savent qui est koz. Je ne vois pas pourquoi ils se priveraient de repérer les doubles comptes, c’est simple et ça fait des infos en plus. Dans ce cas, il faut prendre encore un autre pseudo…

    Le plus important, c’est le 8, l’information, et c’est par cela que les pouvoirs publics peuvent agir (point 9) avant tout, plus que par la technique, qui n’est qu’une course sans fin entre les prestataires, les geeks, et la législation : aussi inopérant que loppsi/hadopi (qui resteront inopérantes j’espère). Le droit à l’oubli de NKM est très intéressant, mais j’aimerais voir comment cela se concrétisera…

  • @Lib si quelqu’un a quelques euros à perdre, c’est facile d’acheter le nom de domaine en question, et de le rediriger convenablement, sans oublier de récupérer au passage les adresses IP des lecteurs pervers de koz.

  • Est-ce que finalement la réponse n’est pas juste: – « ne mettez jamais ‘partager avec tout le monde’ dans vos options de confidentialité »? – Et « utilisez les boutons ‘like’ embeddés dans sites tiers que lorsque vous assumez ces lectures?

  • Pingback: Vivre sans Facebook, épisode 3 - franc belge

  • Réponse rapide là aussi (je reviendrai sur les autres) : à mon avis, oui pour la première suggestion, non pour la seconde. Pourquoi « non » ? Parce que le problème est justement que vous n’avez même pas besoin d’utiliser les boutons : le seul fait que le bouton soit présent sur la page, même si vous ne cliquez pas, permet à facebook de savoir que vous l’avez visitée.

  • En même temps, il y a tellement de gens sur facebook… Vous croyez que c’est possible de s’intéresser à la vie privée de tout le monde? Parfois il y a des profils avec tellement de photos qu’on a la flemme de toutes les mâter. Je pense donc qu’à moins d’être une star, de travailler dans un métier genre l’armée ou d’avoir un compte en Suisse, ben on a un peu la vie de Monsieur Tout le monde, donc personne n’aura intérêt à se renseigner sur notre vie privée. Qui s’y intéresse à part nos amis?

    Après, à nous de faire attention aux informations qu’on divulgue à cause des recruteurs.

    Et puis dans l’administration c’est pareil: on sait tout sur notre life. Quand on fait des achats en ligne, n’en parlons même pas: ils ont nos détails bancaires! C’est valable pour tout dans la société. Avec combien de personnes et d’organismes avons-nous déjà partagé nom, prénom, adresse…coordonnées bancaires?

    Même pour écrire dans ce forum on nous demande notre adresse email, donc même Koztoujours peut violer notre vie privée, parce qu’à partir de cette adresse mail il peut faire ses recherches sur nous! 🙂

    Perso je pense que facebook a beau faire peur, on n’est plus à ça près…

  • Certes, mais en pratique, cela ne se passe pas comme ça. Le Huff, a mis en place un « stealth » qui permet d’autoriser ou non la lecture passive. Du coup, le lecteur décide s’il veut ou pas partager son acte de lecture. D’autres sites proposent ce type de paramétrage, qui deviendra, à mon avis, la règle. Mais oui, vaste rebattement de cartes… 🙂

  • KaG a écrit:

    Quid si, par exemple, je n’utilise FB que sur Explorer et que le reste de mon surf se fait sur Firefox ?

    Sous réserve de confirmation de plus technophile que moi, je ne pense pas que deux navigateurs puissent partager leurs infos. Mais je n’en suis pas totalement certain.

    le chafouin a écrit:

    La possibilité du retrait pur et simple de Facebook me semble de plus en plus tentante. Le problème est que si les trentenaires (ou vingtenaires attardés) comme nous se montrent réservés sur le partage d’infos, les ados, qui constituent le gros des bataillons, soit n’en ont rien à faire à leur âge, soit ne savent pas.

    Ok sur ces deux points. Je ne sais d’ailleurs pas ce qui me retient encore de supprimer mon profil perso, qui est grosso modo inactif. Et oui, les ados n’en sont pas conscients, et l’on trouve sur leurs profils tellement de photos persos… Mais pas que chez eux, à vrai dire.

    @ INFOTOX. The WebMag: l’important n’est pas de voir si nous-mêmes nous avons la louable perspicacité qui nous permet de savoir que nos infos peuvent être partagées. Il s’agit de voir ce que sait l’utilisateur lambda. Et le fait est que beaucoup l’ignore et ignore aussi particulièrement que le fait de donner accès à telle application à la… qui te propose tel quizz stupide lui donne accès à tes infos, et que c’est bien là son but véritable.

    Chacun peut être précautionneux mais ça ne doit pas dispenser Facebook (et d’autres) de faire preuve de transparence.

    Lib a écrit:

    Moi qui appartiens à la seconde catégorie, je commence à me dire que ton conseil n°5 est peut-être en fait très dangereux. Il y a de multiples moyens de relier ton identité Koz à ton identité réelle.

    Oui, c’est bien possible. Cela demande juste d’aller une étape plus loin, mais je doute que l’idée les retienne. Maintenant, si tu n’as qu’un compte, sous pseudo, le relier à une autre activité sur le Net reste possible mais demande tout de même d’autres types de procédés.

    A.rnaud a écrit:

    Ca marche, mais c’est vraiment une solution de geek et je me demande quand le reste de la population va se réveiller !

    C’est effectivement un peu le problème, et l’une des raisons de ce billet : tant que la grogne ne se produit que dans les milieux geeks, ça n’est pas bien menaçant pour Facebook.

    Pepito a écrit:

    By the way, très facile de connaître l’identité réelle d’un blogueur avec Facebook. Le vrai gars et forcément ami du blogueur

    Ce n’est plus mon cas 😉 Je ne suis plus mon ami.

    xkliber a écrit:

    Pour quitter Facebook et faire un suicide virtuel on peut aussi passer par là : http://www.seppukoo.com/

    Surprenant de constater que j’hésite. Certes, je n’ai rien de très précis publié sur ma page à mon vrai nom, et je n’y suis jamais connecté. Alors, pourquoi ? Pourquoi ?

    hipparkhos a écrit:

    Sur ton point 7, je note avec intérêt l’apparition de ta boîte à twitter. Facebook est méchant et twitter gentil, c’est cela ? Désolé, je twitterai tes billets depuis twitter, et pas depuis ta page, je suis prêt à faire un copier-coller !

    Je ne sais pas si Twitter est gentil, mais je n’ai pas encore entendu parler de problèmes de ce côté là avec twitter. Par ailleurs, sur twitter, l’usage de pseudonyme (tels que hiipparkhos) est très répandu, au contraire de Facebook.

    hipparkhos a écrit:

    Quant au point 5 il est assez inopérant et même plutôt négatif s’il est mal utilisé. Facebook a les moyens de connecter ton profil koz avec ton profil perso

    C’est vrai en ce qui me concerne. Mais le conseil ne consiste pas véritablement à prendre un deuxième compte sous pseudo. Même s’il y revient, en pratique.

    Si d’autres personnes considèrent que c’est un mauvais conseil (vous êtes déjà deux, même si Lib envisage les choses différemment), je le supprimerai.

    Reeta a écrit:

    En même temps, il y a tellement de gens sur facebook… Vous croyez que c’est possible de s’intéresser à la vie privée de tout le monde ?

    Non, mais il suffira de vouloir s’intéresser spécialement au profil d’une personne pour tout savoir pour elle. On n’est pas loin de la paranoia, certes, mais Facebook a montré qu’on ne pouvait pas leur faire confiance, so… Et si ce n’est pas facebook, cela peut être n’importe lequel des gestionnaires d’applications qui, de surcroît, peuvent avoir accès à tes informations simplement parce qu’un de tes amis lui a donné accès à son profil. Que se passe-t-il si je suis une agence de sécurité et que je crée une application bien virale ?

    Il me semble nécessaire à tout le moins de montrer une certaine forme de protestation pour que Facebook (et d’autres) voit que tout ne passe pas comme une lettre à la poste.

    Reeta a écrit:

    Après, à nous de faire attention aux informations qu’on divulgue à cause des recruteurs.

    En effet, et c’est la première des choses à faire. Pas uniquement pour les recruteurs. Mais saviez-vous seulement qu’en visitant un site disposant du bouton « like », vous « divulguiez » une information ? On croit maîtriser, et ce n’est pas le cas.

    Reeta a écrit:

    Avec combien de personnes et d’organismes avons-nous déjà partagé nom, prénom, adresse…coordonnées bancaires?

    … convictions religieuses, opinions politiques, situation amoureuse ?

    @ Marc: qui, aujourd’hui, à part le Huff ? Et pourquoi cela deviendrait la règle, si le public ne s’en émeut pas ?

  • Bien que lectrice très assidue, je sors de ma réserve désormais habituelle pour soutenir cet appel à la vigilance. Utilisatrice assez prudente de facebook, je suis de plus en plus choquée par les modifications du site qui poussent à plus de « transparence » comprendre à mettre les gens à nus pour mieux vendre de la pub et des pages « corporate » (et plus si affinités).

    Ça avait déjà commencé à l’automne 2009 avec la grande modification des paramètres de confidentialités. Ayant été en ligne à ce moment précis, j’ai eu accès pendant plusieurs heures à tout le contenu des pages de personnes qui m’étaient totalement étrangères et ai découvert malgré moi quelques secrets de proches, dont je me serais bien passés!

    Avec de nombreux amis à l’étranger, je ne peux nier l’intérêt de facebook pour partager facilement une photo ou une pensée. Mais finalement, chacun devenant plus prudent, je n’en sais pas plus sur la vie de ses amis lointains que du temps où je n’utilisais pas FB. Je ne suis pas dupe sur moi-même non plus : ça flatte aussi l’égo de savoir qu’on est lu, regardé, commenté.

    Il m’est arrivé plusieurs fois de fermer temporairement ma page, sachant que pour vraiment vider un compte, c’est beaucoup plus compliqué. Partir définitivement de FB devient de plus en plus tentant. En attendant, chaque action en ligne de ma part est pensée et je multiplie les pseudos et adresses email. Ça ne me cache pas vraiment (IP mon amie) mais ça complique un peu la tache pour recouper les infos.

    Concernant ton point 5 : j’ai ouvert mon compte FB sous pseudo, avec une adresse email également sous pseudo et informations personnelles fantaisistes. Ma photo de profil a longtemps été un tableau. Enfin, pour que le truc marche, il faut quand même que tes amis te reconnaissent un peu, donc, j’ai mis ma vraie photo. Aucune information sur situation couple, opinions etc. Très peu d’info sur mes intérêts. Un peu sur mon parcours universitaire. La page « confidentialité » est visitée régulièrement et je ferme le plus d’info possible (j’ai même créé des sous-groupes qui n’ont pas accès à certaines infos, ie : amis, sauf…). Je ne me sens pas complètement protégée pour autant mais il n’y a pas de raison de leur mâcher le travail.

    PS à Koz: je ne commente plus aussi souvent, mais j’admire toujours autant la qualité des billets et l’esprit qui les anime.

  • Sous réserve de confirmation de plus technophile que moi, je ne pense pas que deux navigateurs puissent partager leurs infos. Mais je n’en suis pas totalement certain.

    Pour le moment ça va. Par contre le plugin flash stocke des cookies spéciaux partagés entre les navigateurs, donc il faudra réexaminer la question s’ils introduisent du flash dans la page…

  • Philo a écrit:

    Utilisatrice assez prudente de facebook, je suis de plus en plus choquée par les modifications du site qui poussent à plus de « transparence » comprendre à mettre les gens à nus pour mieux vendre de la pub et des pages « corporate » (et plus si affinités).

    Il faut vraiment lire l’exposé des modifications successives de la politique de confidentialité. J’ai renoncé à le copier/coller intégralement, pour ne pas allonger le billet (et ne pas tout traduire), mais c’est édifiant.

    Philo a écrit:

    PS à Koz: je ne commente plus aussi souvent, mais j’admire toujours autant la qualité des billets et l’esprit qui les anime.

    Merci, et heureux de savoir que tu me lis toujours.

    Poussah a écrit:

    Par contre le plugin flash stocke des cookies spéciaux partagés entre les navigateurs, donc il faudra réexaminer la question s’ils introduisent du flash dans la page…

    Ce que le commun des mortels, dont je fais presque partie, ignorera…

  • Invité par x gens de ma connaissance à fessebouquer avec eux, j’ai ouvert un compte minimaliste (aucune photo, pas même ma sigpic, aucun renseignement perso).

    Et j’y suis allé : que de la banalité en langage de tchat MSN, un visuel pauvre et rigide. Et de l’exhibition, bien sûr, la loftisation des comportements est devenue un phénomène de société. Des gens qui voulaient être mes amis alors que je ne les connaissais ni des lèvres ni des dents – merci Béru.

    Inutile de vous dire que je ne vais pas nen faire plus. Et m’en tenir à la blogosphère, autrement plus riche et variée.

    (Mais cette idée en 4 d’aller vers « le monde du libre », pourquoi pas, dès lors qu’on maitrise bien l’outil. Faire pression en 9 sur les instances gouvernementales ? Poufpouf, elles veulent juste contrôler les vilains mauvais esprits libres, Facebook irait plutôt dans leur sens !)

    http://tinyurl.com/67j7vy

  • Je suis pourtant relativement en pointe sur le net, utilisateur régulier et professionnel depuis environ 1997, mais à ce jour, j’ai toujours pas pigé pourquoi s’inscrire sur Facebook… Sérieux, je dis pas ça à contre-pied, honnêtement j’arrive pas à piger le succès de ce truc pour un public autre qu’adolescent – ça me fait penser à des skyblogs sur lesquels il n’y aurait pratiquement rien d’écrit (pas que les skyblogs soient tellement loquaces non plus).

    Est-ce que ce « succès » ne tient finalement qu’au nombre ? En d’autres termes, comme il s’agit d’un instrument web mondial, le succès apparent ne provient-il pas du fait que même si un relatif petit nombre de gens s’y inscrivent par pays, l’ensemble a l’air faramineux ?

    @ Philo

    Ah c’est ça que des fois je sens comme une présence quand je passe ici… Au fait, toi qui aime : http://universart.blogspot.com/2010/05/toby-ziegler-west-wing-richard-schiff.html

  • Ah tout de même, il y a des intérêts, et notamment pour une prise de contact. J’ai reçu nombre de messages de personnes différentes via facebook, ai été contacté par des personnes intéressantes etc. Et puis, par le partage de liens, tu es assez facilement informé d’informations qui sont susceptibles de t’intéresser dans cet océan virtuel qu’est le Net, pour reprendre les images à la con, dans la mesure où elles sont partagées par des personnes qui partagent tes centres d’intérêt (grosso modo) puisque vous êtes amis. Mais bon, là n’est pas le sujet, et tu le sais, espèce de salopard.

  • Une autre solution c’est de porter la burqa dans Facebook. Comme ça on ne saura pas que le blogeur se cache dans les amis de sa femme.

  • Je n’aime pas Facebook, je n’ai jamais vraiment accroché. J’ai effacé mon « vrai » compte il y a deux jours, et j’en suis bien content. Twitter, c’est très différent : tout est public par défaut, on sait à quoi on s’expose. Et comme on me l’a dit récemment sur twitter justement

    Facebook regroupe tous nos amis de classe. Twitter, lui, regroupe tous ceux qu’on aurait aimé avoir dans notre classe

    Genre, j’aurais adoré avoir Koz dans ma classe 😛

  • @ Koz

    Mais bon, là n’est pas le sujet, et tu le sais, espèce de salopard.

    Yes… mais finalement un peu quand même. Je veux dire, pour volontairement s’afficher à ce point, il faut quand même y trouver un intérêt à la base. C’est vrai j’avais oublié l’autre partie du concept style « réseau social » et dans ta position, pour ne prendre qu’un exemple que j’ai sous la main, je vois l’intérêt sur un plan professionnel.

    Ceci dit, sur le net, j’ai toujours été farouchement anonyme, donc bon, pas étonnant que je n’ai jamais accroché. Je suis instinctivement (obsessivement ?) rétif à ce genre de chose.

    Je comprends mieux Twitter.

    Pour en revenir au sujet du billet, je trouve donc que malgré les diverses chartes et déclarations officielles des fondateurs du système, il y a tout de même une part de e-naïvité à être surpris que le site soit truffé de tas de choses utiles à des tiers. J’ai rarement vu une telle dérive ne pas se produire d’une manière ou d’une autre – une initiative sur la toile est souvent pensée en termes de a. Mais c’est une très bonne idée. b. Ah tiens mais ça pourrait être rentable c. Ah mais c’est très rentable d. Comment faire en sorte d’en tirer la rentabilité maximale.

  • @ Pepito

    Une autre solution c’est de porter la burqa dans Facebook.

    Ca devrait être interdit sous peu…

  • Tom Roud a écrit:

    Twitter, c’est très différent : tout est public par défaut, on sait à quoi on s’expose.

    Une autre différence, @hipparkhos 😉

    Eponymus a écrit:

    Pour en revenir au sujet du billet, je trouve donc que malgré les diverses chartes et déclarations officielles des fondateurs du système, il y a tout de même une part de e-naïvité à être surpris que le site soit truffé de tas de choses utiles à des tiers.

    C’est en partie vrai, et pour ne prendre que mon exemple, je n’ai publié aucune photo personnelle, ni info gênante. Mais tu ne peux pas balayer comme ça « les diverses chartes et déclarations officielles ». Il n’est pas illogique qu’un certain nombre de personnes croient Facebook lorsqu’il affirme, initialement, que les données ne seront pas rendues publiques. Par ailleurs, on ne peut pas demander au grand public d’imaginer que la gentille application qui te fait faire un quizz en 10 questions n’est pas là tant pour te divertir que pour obtenir l’accès à tes infos persos. C’est exonérer un peu facilement Facebook et les concepteurs des applications de leur responsabilité, et de tout sens de l’éthique. Et l’éthique ne se limite pas au respect du droit, ni à ce que l’on écrit en petit dans un document de 10 pages.

  • Merci pour cet article très complet apparemment (je suis une absolue néophyte). J’ai transmis à tous les « facebookers » (dont je ne fais pas partie) de mon entourage !

  • Bonjour, Je suis un lecteur également assidu quoique discret de ton blog. Ya quand même une chose qui me reste en suspens et dont personne n’a encore mentionné: ai-je bien compris que facebook se fait des sous avec nos données? Comment? Et puis d’abord comment il fait Marko pour gagner des sous, au fait, avec son site, hein? PAr ailleurs, pas grand fan de facebook, je n’y ai pas mis les pieds depuis plus ‘une année et je me porte super bien, calme l’air fier et conquérant (et il lâche pas, le facebook: me narguant sans cesse de messages pour m’obliger à visiter ma page!!), pas comme ma soeur qui ressemble de plus en plus à une junkie qu’à une geek en recevant quotidiennement en moyenne 50 messages de facebool!

  • @ Koz

    Ah mais je n’exonère absolument personne, je suis d’accord sur le fond avec toi bien entendu. Mon point sur l’e-naïveté, c’est qu’Internet globallement n’est pas l’endroit où l’éthique règne le plus, pour euphémiser joyeusement… c’est même un peu une jungle (dans laquelle il y a aussi des gentils, voire même quelques Tarzan). Mais à un moment ou à un autre va falloir globalement prévenir les utilisateurs qu’il y a globalement plus de chance de se faire avoir que le contraire. D’où méfiance extrême à priori et quelques rares fois, bonne surprise.

  • Jamais compris qu’on puisse livrer son identité sa vie ses photos son nombril ses états d’âme à tous vents à la merci du premier emmerdeur venu. Jamais pu m’intéresser aux problèmes de steak trop cuit ou de choix de cravate de mes amis et connaissances. Mais bon, jamais compris non plus qu’on puisse passer des heures devant une télé.

    J’ai du me gourrer de planète à un moment donné.

  • Je pensais faire partie d’un clan d’irrécupérables ringards, ceux qui n’ont jamais voulu ouvrir un compte Facebook, précisément par souci de protection des données privées. On dirait que la ringardise devient tendance de nos jours…

    Les services gratuits n’existent pas: il faut bien payer les coûteux serveurs et ceux qui les font marcher, ainsi que les inventeurs de l’idée. Ici, il est clair d’entrée de jeu que l’utilisateur rémunère le service avec les données qu’il met en ligne et dont la valeur dépend de l’usage qui peut en être fait. Après, c’est à chacun de voir si ce prix est correct, c’est-à-dire si, pour lui, le service rendu vaut plus, autant ou moins que les données en question (et ce qui en est fait). En ce qui me concerne, c’est assez vite vu : les photos de mes gamins sont à moi et je ne suis pas vendeur. Le service Facebook, qui me permettrait par exemple de partager des photos, coûte donc plus que ce que je suis prêt à payer, d’autant plus qu’il existe des solutions concurrentes dont les conditions sont plus raisonnables. Cependant, je conçois tout à fait que d’autres personnes puissent valoriser les données et le service d’une façon complètement différente de la mienne.

    La question des conditions d’utilisation et des politiques de confidentialité, qui évoluent avec le business model du service est très importante, car cela veut dire que le prix payé par l’utilisateur peut changer fortement et de façon imprévisible, un peu comme si son loyer était fonction de la météo du jour. De plus, il faut envisager une autre évolution probable: celle de la technologie. Dans quelques années, il sera possible de faire, avec ces données, des choses entièrement nouvelles. Par exemple, la reconnaissance automatisée des visages et des lieux visibles sur les photos aura sûrement des applications qu’on n’a pas encore imaginées jusqu’ici: pas forcément des trucs néfastes, mais pas nécessairement non plus des applications auxquelles tout un chacun souhaitera contribuer par défaut.

  • Gwynfrid a écrit:

    Ici, il est clair d’entrée de jeu que l’utilisateur rémunère le service avec les données qu’il met en ligne et dont la valeur dépend de l’usage qui peut en être fait.

    Non, justement, ce n’était même pas clair d’entrée de jeu. Bien sûr, un certain nombre de personnes pouvait l’imaginer mais, de mon point de vue, il y a une déloyauté de la part de Facebook et l’on ne peut pas reprocher aux gens de ne pas avoir intégré l’hypothèse que Facebook soit déloyal. L’obligation de loyauté dans les rapports sociaux me semble un standard à maintenir par rapport à une obligation de défiance. Évidemment, tout est une question de curseur. Mais après tout, on protège bien les consommateurs.

    Et Facebook aurait pu choisir d’évoluer vers un système d’abonnement payant, avec des fonctionnalités avancées. Ceux qui se sont inscrits dans les premiers temps ne pouvaient pas anticiper le mode de rémunération que choisirait Facebook. Par ailleurs, il existe un paquet de projets libres, gratuits, et qui n’exploitent pas vos données : je suis actuellement sur Firefox (libre, gratuit, et qui ne revend pas mon historique de navigation), mon blog est sur wordpress (libre, gratuit, sans pub etc).

    Le système ressemble à cette histoire de grenouille : tu la plonges dans une casserole d’eau bouillante, elle en ressort immédiatement, mais si tu fais chauffer à feu doux, elle y reste.

    Yogui a écrit:

    Jamais pu m’intéresser aux problèmes de steak trop cuit ou de choix de cravate de mes amis et connaissances.

    Change d’amis. Les tiens sont cons.

  • @ Gwy

    Voilà ce que je voulais dire plus haut à propos des rentabilités!

    Aussi, tu parles de technos futures, mais déjà, il existe des gens dont le job consiste à nettoyer ton Internet Background (pour une société comme pour un individu) à cause justement de ces fameuses traces. De plus, combien de gens se sont vus refuser un job, ou même une allocation sociale par exemple du fait des données ayant été exposées sur Facebook. Combien d’autres vont avoir à subir un contrôle pour les richesses ou les faits exhibés ? Il parait que, pratiquemment tous les employeurs font un Internet Check sur une nouvelle recrue potentielle. A mon avis, pour des postes importants en responsabilité, le compte Facebook doit être visiter en priorité… Pas que je plaignes tellement le mec qui a posté les informations en premier lieu… mais faut juste que les utilisateurs soient conscients de la chose. Je pense que l’on en est encore qu’au début – sans tomber dans la parano, un esprit criminel peut exploiter bien d’autres choses qu’un numéro de carte bancaire.

  • @ Koz

    Non, justement, ce n’était même pas clair d’entrée de jeu.

    je ne pense pas que, pas plus Gwy (?) que moi, nous soutenons que c’est juste, loyal et parfaitement justifié… je pense même que ton exemple de la grenouille est très bien choisi et démontre l’intention extrêmement border line dès le départ en termes d’honnêteté. Mon propos est que, connaissant le Net et toutes les dérives potentielles, c’était comme couru d’avance.

  • Comme dit en commentaire sur la page « bloquer les mouchards de Facebook » que vous citez, même les non-utilisateurs de Facebook pourront être fichés partout où il y aura des boutons Like : FB aura au minimum accès à leur IP et des infos sur leur navigateur (version, OS, plugins installés… d’après une étude de l’EFF que j’ai vu passer, cela constitue au final une « signature » à peu près unique !). Et ainsi suivre à la trace n’importe qui sur les sites mouchardés…

  • Je ne suis pas sur Facebook, cela ne m’a jamais manqué, j’ai décliné les offres « d’amis ». J’ai du rater un truc…

  • @Koz sur twitter :

    Twitter est en train de développer son business model. Il va bien falloir qu’il devienne rentable. Est-ce que les tweets sponsorisés et les comptes corporate vont être suffisants ? Ils ont de gros problèmes de capacité, une architecture qui a été revue (la v1 était merdique) mais qui va devoir l’être encore très vite s’ils continuent leur croissance, donc il va falloir des sous. Pour le moment, ils ont moins d’infos sur les gens que facebook, mais cela peut évoluer. Encore la grenouille…

    On peut aussi lier de plus en plus d’applications externes, qui ont des droits sur son compte twitter. Je dois avouer que je n’ai jamais regardé de près, mais lorsque j’ai cliqué sur ton bouton et qu’il m’a demandé si je voulais bien que koz puisse twitter en mon nom, bof. Encore, toi, ça va, mais vais-je le faire sur un blog que je visite sans plus connaître l’auteur ? Il y aura sans doute de plus en plus d’intégration entre twitter et d’autres outils de réseaux sociaux.

    Et puis « on sait que tout est public » : non, on peut avoir un compte ouvert seulement aux followers, mais sait-on qui est ce follower sous pseudo qu’on accepte ? Et si quelqu’un retwitte, ce qu’il peut toujours faire à la main ? Ces comptes privés sont une illusion. Le pseudo aussi est une illusion d’anonymat, on peut twitter plus qu’il ne faudrait se croyant protégé. Quand un attaché parlementaire de notre connaissance twitte qu’une ministre est en rut, j’ignore si la ministre sait qui il est, si il sait qu’elle sait, etc., je pense que dans ce cas précis il s’en fichait, mais il y a danger potentiellement si on oublie qu’en effet, tout est public…

    Sans doute parce que j’utilise le net depuis très longtemps, je suis parano sur mon identité en ligne, je la surveille. Sous mon vrai nom, aucune photo en ligne. Mais en cherchant astucieusement dans google, on voit que j’ai laissé des traces anciennes, en 1990 (via usenet…), 1992, toujours accessibles, pour longtemps sans doute.

  • Enfin bref vous le vivez comme vous voulez hein mais moi je considère Internet comme un espace public. Si je sors à poil dans la rue, inutile de se plaindre que quelqu’un m’aie regardé. Marre des discours sur la confidentialité en permanence. Les CGU des sites faut juste savoir les lire. Mais bon les imbéciles analphabètes qui s’inscrivent sans savoir à quoi ils souscrivent, c’est tant pis pour eux.

  • Merci, Kotz, pour cet article qui renforce ma parano ! Je n’ai jamais voulu m’inscrire sur Facebook, je n’utilise que la « navigation privée », j’efface régulièrement mes traces, je tance mes enfants jeunes adultes qui se livrent sur leur blog, sous prétexte qu’il faut un code pour le lire. Bon, je tiens à mes marque-pages, mais pour tout site favori, j’en mets un autre à tendance contraire : l’info est visible, mais cachée au milieu des autres. Mes documents sont cryptés.

  • @ Koz & Epo

    Non, justement, ce n’était même pas clair d’entrée de jeu.

    Mea culpa, j’ai pris mon cas pour une généralité. C’était clair pour moi parce que FB et les services Internet de ce genre ont un impact indirect sur mon domaine professionnel. Alors je suis toujours au moins un peu curieux du modèle d’affaires des trucs qui émergent.

    Il y a tout de même un principe général qui s’applique sur Internet comme ailleurs: « there ain’t no free lunch« . Quand on me propose un produit génial et gratuit, je pose en général la question suivante: « OK, cher monsieur, mais expliquez-moi aussi comment vous gagnez votre vie avec ça ». Il n’y a pas forcément arnaque (rarement, en fait), mais en tant que consommateur, il est intéressant de comprendre ces choses-là.

    Je ne veux pas non plus donner l’impression qu’il faut à toute force se méfier de tout. Des millions de gens continueront à se trouver très bien avec les modèles pseudo-gratuits d’Internet, et il ne faut pas croire que ce sont tous des pigeons ni qu’ils vont systématiquement se faire vider les poches par un cyber-Big Brother. Simplement, il faut être informé afin de comprendre au moins un peu ce qu’on achète.

  • Beaucoup évoquent l’imprudence des facebookers estimant qu’ils sont en partie responsables pour avoir livré des données personnelles. Quand vous donnez des renseignements sur vous, même peu sensibles (noms, prénom ou sexe), vous n’imaginez que votre interlocuteur va aller les crier sur la place du village surtout après avoir assuré être discret. Or, Facebook, qui se peut se rémunérer par la publicité sans avoir à livrer ces informations, a longtemps affirmé avoir une politique de confidentialité stricte. En l’occurrence, Facebook a trompé et trahi ses usagers.

    Mais ce qui me choque le plus dans l’article de Koz, c’est que ce ne plus uniquement les utilisateurs de Facebook qui sont visés par le biais de ces boutons like mais TOUS LES INTERNAUTES. Et j’ai l’impression que beaucoup ne l’ont pas encore intégré et se disent, « je ne suis pas inscrit sur face de bouc donc cela ne me concerne pas ». Pour moi, c’est plus de l’abus de confiance mais du « cambriolage de vie privée ».

  • Pingback: Ouepa inFos : Toute l'actu qui Buzz !! » Facebook accusé de divulguer la vie privée des internautes

  • D’autant plus que les failles de sécurité se multiplient ces derniers temps sur ce site où nous sommes censés disposer nos informations les plus personnelles. L’une qui permit à quiconque sur ce site, même pas ami, de voir les photos de tout autre ; l’autre qui permit quiconque de prendre connaissance des conversations instantanées de tous ces amis…

  • Suzanne1 a écrit:

    Merci, Kotz, pour cet article qui renforce ma parano !

    Au vu de ce que vous écrivez, était-ce encore possible ?! ;-))

    Zab a écrit:

    Or, Facebook, qui se peut se rémunérer par la publicité sans avoir à livrer ces informations, a longtemps affirmé avoir une politique de confidentialité stricte. En l’occurrence, Facebook a trompé et trahi ses usagers.

    En effet. Il ne faut pas être naïf, il faut être prudent. Mais il ne faut pas non plus oublier que celui qui rompt ses engagements, celui qui recueille des informations sans en avertir l’utilisateur, c’est Facebook.

    Gwynfrid a écrit:

    Des millions de gens continueront à se trouver très bien avec les modèles pseudo-gratuits d’Internet, et il ne faut pas croire que ce sont tous des pigeons ni qu’ils vont systématiquement se faire vider les poches par un cyber-Big Brother. Simplement, il faut être informé afin de comprendre au moins un peu ce qu’on achète.

    C’est certain mais, encore une fois, depuis 5 ans que j’utilise gratuitement WordPress, les seuls soucis qu’il y a pu y avoir, ce sont des failles de sécurité exploitées par des tiers. Ils ont ensuite créé un service supplémentaire, payant, wordpress.com, mais sans forcer les premiers utilisateurs à passer par lui ni à communiquer des infos sur eux.

    Ce qui me tient à cœur, c’est de bien dissocier les choses : oui, absolument, il faut être lucide et précautionneux. Mais dans l’appréciation des fautes, c’est bien Facebook le premier fautif. C’est lui qui rompt ses engagements, c’est lui qui recueille des infos de façon déloyale.

    Quant à lire les CGU, comme le suggère un commentateur, plus haut, je serais curieux de savoir s’il l’a vraiment fait. Et s’il est vraiment certain d’avoir compris toutes leurs implications. Même Zuckerberg s’est fait piéger par ses paramètres de confidentialité.

    hipparkhos a écrit:

    Et puis « on sait que tout est public » : non, on peut avoir un compte ouvert seulement aux followers, mais sait-on qui est ce follower sous pseudo qu’on accepte ?

    Si tu protèges ton compte mais que tu acceptes quelqu’un sans savoir qui il est, est-ce que je peux dire que ce n’est pas très cohérent ?

    hipparkhos a écrit:

    Est-ce que les tweets sponsorisés et les comptes corporate vont être suffisants ?

    Je n’en sais rien mais, à ce jour, personne n’a pris Twitter en faute, alors que Facebook est récidiviste.

    hipparkhos a écrit:

    et qu’il m’a demandé si je voulais bien que koz puisse twitter en mon nom

    mais je ne twitte pas en ton nom… Après, effectivement, à toi de voir à qui tu autorises l’accès à ton compte twitter (étant précisé, pour ceux qui s’interrogeraient, que je n’ai accès à aucune info).

    hipparkhos a écrit:

    mais il y a danger potentiellement si on oublie qu’en effet, tout est public…

    C’est vrai, et il faut s’en souvenir à chaque fois qu’on envisage de twitter un truc particulier. Mais Twitter s’est bâti sur système opposé à Facebook. Pour l’un tout est public par défaut, pour l’autre tout était privé par défaut. Oublier le principe même de l’outil qu’on utilise est plus embêtant…

  • Bonjour, je ne suis pas sur Facebook, et tout ce qui s’y passe depuis quelques années ne fait que confirmer que je n’ai rien à y faire. Cela ne m’empêche pas d’être sur certains réseaux sociaux (LinkedIn, Plaxo), mais soit pour des raisons professionnelles, soit pour m’en servir comme « carnet d’adresses » me permettant de garder le contact avec certaines personnes, avec qui je n’ai pas de rapport assez proche pour que cela vaille la peine de les inclure dans mes carnets d’adresses personnels.

    En même temps, j’ai une certaine chance, concernant mes données personnelles, d’avoir un nom courant, et en plus porté par un chercheur de l’Université de Lausanne. Cela évite que, simplement en tapant mon nom sur Google (faites le test avec le votre vous risquez d’être horrifíé par ce qu’on trouve sur vous sans Facebook), on n’accède à beaucoup d’info personnelle (trop de bruits tue l’information).

  • Et pour poursuivre dans les joyeusetés facebookiennes : Facebook’s new features secretly add apps to your profile.

    When a piece of software is automatically installed on your computer without your knowledge, it’s called malware. But what do you call it when Facebook apps are added to your profile without your knowledge? We discovered Wednesday that this is actually happening, and stopping it isn’t as easy as checking a box in your privacy settings.

    If you visit certain sites while logged in to Facebook, an app for those sites will be quietly added to your Facebook profile. You don’t have to have a Facebook window open, you don’t need to be signed in to these sites for the apps to appear, there’s no notification, and there doesn’t appear to be an option to opt-out anywhere in Facebook’s byzantine privacy settings.

    Apparemment, c’était un bug, et il a été réparé.

    C’était encore un bug.

  • Un ami de ma soeur et qui a la particularité de lire toutes les petites lignes des contrats nous avait mis en garde contre Facebook en nous disant que certaines de leurs pratiques étaient douteuses. Il était encore éloigné de la réalité, mais grâce à lui, je n’ai jamais eu la tentation de m’inscrire sur Facebook. Je le remercie de tout coeur.

  • Il est en effet important de vérifier régulièrement, comme notre philosophe, les résultats Google d’une requête sur notre nom et prénom.

    Google n’est lui même pas tellement mieux que Facebook : ne vous étonnez pas, en ayant fait des recherches sur des canapés ou des meubles hifi, de voir apparaître la pub idoine (coincidence…) quelques instants plus tard sur vos sites préférés.

    Certaines boîtes comme Zanox ou Criteo sont spécialistes de ce genre de marketing ultra ciblé. Ils tracent les requêtes, les sites que vous visitez (facile : cookies + historique de navigation) et vous propose la bonne pub au bon endroit.

    Bref, ni naïveté, ni paranoïa.

  • A lire tout le monde ici, on se demande où est le pb vu que personne ne voit l’intérêt de facebook…

    Donc, ma contribution sera courte : merci Koz de nous tenir au courant de ce que FB nous cache ou nous explique mal (très certainement dans leur intérêt, je n’en doute pas).

    Maintenant si, FaceBook s’avère très utile. Pour moi, en tout cas. J’habite en banlieue et je travaille à domicile. Facebook est un excellent moyen de rester en contact avec tous ces amis que je n’ai plus l’occasion de voir trop souvent (beaucoup d’entre eux sont à l’étranger), de suivre les grandes étapes de leur vie (mariage, naissance) avec photos à l’appui et possibilité de les contacter de façon rapide et efficace quand je vois qu’ils sont connectés pour leur proposer de faire une bouffe ou simplement prendre des nouvelles. ça n’est pas qu’un joujou pour ado, loin de là, même s’il faut bien sûr se méfier du relationnel qui ne se bornerait qu’au virtuel ET rester conscient et vigilant par rapport à la précarité de la confidentialité.

    (Il y a aussi l’aspect échange d’infos, de liens, d’articles, mais ça Koz en a déjà parlé.)

  • JackFrat a écrit:

    Google n’est lui même pas tellement mieux que Facebook : ne vous étonnez pas, en ayant fait des recherches sur des canapés ou des meubles hifi, de voir apparaître la pub idoine (coincidence…) quelques instants plus tard sur vos sites préférés.

    A la différence qu’il ne s’agit là que de données anonymisées. Cela ne me dérange pas que l’on sache que ahtheyzmwprh140zzh a fait des recherches sur les canapés, à supposer qu’il n’y ait pas de lien fait entre cet identifiant et mon identité réelle. Or c’est ce que fait Facebook. Après, un peu obligé de compter sur les autorités de régulation pour veiller…

    Louve a écrit:

    A lire tout le monde ici, on se demande où est le pb vu que personne ne voit l’intérêt de facebook…

    Surprenant, n’est-ce pas, avec 400.000.000 d’utilisateurs dans le monde ?! 😉

    Encore 400.000.000 de personnes qui ne commentent pas sur koztoujours.

    Louve a écrit:

    Maintenant si, FaceBook s’avère très utile. Pour moi, en tout cas. J’habite en banlieue et je travaille à domicile. Facebook est un excellent moyen de rester en contact avec tous ces amis que je n’ai plus l’occasion de voir trop souvent (beaucoup d’entre eux sont à l’étranger), de suivre les grandes étapes de leur vie (mariage, naissance) avec photos à l’appui et possibilité de les contacter de façon rapide et efficace quand je vois qu’ils sont connectés pour leur proposer de faire une bouffe ou simplement prendre des nouvelles.

    Tout simplement.

    Maintenant, pour les photos, j’avoue préférer d’autres solutions.

  • « Maintenant, pour les photos, j’avoue préférer d’autres solutions. »

    Oui, je comprends. D’autant que ton profil facebook principal est sous le nom de ton pseudonyme. De mon côté, j’ai comparé les avantages (avoir en un même « lieu » la possibilité de montrer des photos, de donner de mes nouvelles et d’accéder à celles de mes amis et de leur parler) et les inconvénients (risque que des gens que je ne connais pas finissent par avoir accès à mes photos). Ma conclusion a été que les avantages restaient plus importants que les inconvénients.

  • C’est juste, mais ahtheyzmwprh140zzh a une adresse IP parfaitement identifiable – et de plus en plus elles sont statiques, attribuées de manière fixes par utilisateur et non plus dynamiquement à chaque connexion ; à partir de là tout est possible.

    Rien n’est vraiment anonyme sur le net (ça ne l’a jamais été, mais les moyens mis en oeuvre pour tracer et « profiler » les gens sont de plus en plus massifs, et Facebook n’est qu’une partie de la tendance), à moins de passer par des moyens lourds et à la limite du légal.

  • Mais, pourquoi se préoccuper de nos données personnelles ?

    Vous savez que chaque achat de votre carte bleue est fiché puis revendu pour savoir ce que vous aimez ?

    La vérité, c’est ce qui intéresse le marketing, ce n’est pas nous, c’est des moyennes dans la population. On est pas des stars, faut pas se leurrer.

    Personnellement, je me fiche complètement que Facebook ait accès à mes données, qu’en feront-ils ?

  • La belle affaire !

    Il y a bien longtemps que chaque citoyen est fliqué, fiché, répertorié avec tout ce qui le concerne dans le public comme dans le privé. Le pauvres innocents qui se plaignent qu’on divulgue les informations qu’eux-mêmes mettent sur la place publique… Ca me fait marrer. Dire qu’il y a encore des gens pour dire « moi je ne vais jamais sur internet parce que je ne veux pas qu’on collecte des informations sur moi ». Il faut vraiment être mytho au dernier degré pour en arriver là.

    Et qu’est-ce qu’on a à cacher que les autres ne savent pas déjà ? Les voisins savent tout de notre comportement journalier. Les collègues de travail connaissent tout de notre vie à force de collecter des bribes d’intimité par-ci, par-là. Les prestataires de téléphone mobiles connaissent tous nos déplacements à un mètre près. Les voleurs eux-même utilisent Facebook pour savoir si votre appartement est libre de visite parce que vous avez écrit : « Youpiii… je pars 10 jours aux Seychelles ! » Après, les Renseignements Généraux (pardon ! la Sécurité Intérieure) sait le reste et fait la synthèse du tout.

    Dès les débuts de Facebook il a été dit que les services de renseignement de chaque pays collectent des informations, de même que certains employeurs. Mais naturellement on n’a pas écouté ou pas voulu écouter. Maintenant on pousse des cris d’orfraie en découvrant que d’autres publient ce que soi-même on a rendu public !

    De grâce qu’on arrête ces jérémiades et qu’on apprenne à se gérer soi-même.

  • @ Koz : la vraie question me semble être « Pourquoi être sur Facebook ? »

    Question que l’on peut décomposer en sous-question si la réponse ne vient pas toute seule : que vous apporte Facebook (avantages / inconvénients) ? Qui d’autre pourrait vous apporter sans ces avantages sans ces inconvénients ? Sont-ce de réels avantages / inconvénients ? Quelle dose d’inconvénients vais-je accepter pour bénéficier de ces avantages ?

    Personnellement, je n’ai pas de profil Facebook et n’en vois pas la nécessité (je ne dis pas ‘utilité »). Et pourtant je blogue et e-socialise du matin au soir : le net sans Facebook ça existe (et « ça » se porte très bien, merci pour lui !)

  • Olivier Saumur a écrit:

    Question que l’on peut décomposer en sous-question si la réponse ne vient pas toute seule : que vous apporte Facebook (avantages / inconvénients) ?

    Et pour répondre à la vraie question, ne faut-il pas connaître les inconvénients ?

  • « Personnellement, je me fiche complètement que Facebook ait accès à mes données, qu’en feront-ils ? »

    Ils les stockeront pour des siècles et les vendront par paquets de 10 000 (si des pirates ne les volent pas avant) aux gens qui vous inonderont de spam et aux terroristes qui en veulent à vos enfants.

    Quelqu’un a parlé de grenouille et d’eau tiède?

  • @Egocentrisme : A partir du moment où ces données existent, « n’importe qui » peut finir par mettre la main dessus. Le jour où seront revenues leszheureslesplussombresdenot rehistoire, ça ne rigolera plus.

  • @ Yogui

    Imaginons la Gestapo, ou le NKVD, ayant mis la main sur l’équivalent des fichiers ISF de la direction des impôts.

    Cela n’arrivera pas. Ah bon, parce que, en mai 1939, qui imaginait que la Gestapo mettrait la main sur le fichier qui a servi à la préparation de la rafle du Veld’Hiv ?

  • @ Egocentrisme

    La vérité, c’est ce qui intéresse le marketing, ce n’est pas nous, c’est des moyennes dans la population. On est pas des stars, faut pas se leurrer.

    Ça, c’est le marketing de papa. De façon croissante, le marketing moderne s’intéresse à vous en tant qu’individu, autant que faire se peut, et sinon, il s’intéresse à des moyennes sur des groupes de population aussi précisément définis que possible.

  • « Supprimer votre compte ? Finalement, il y a seulement 4 ou 5 ans, nous ne vivions pas si mal sans Facebook. »

    Merci Koz, tout est dit. Et la liste est de plus en plus longue des choses dont on se passait TRÈS BIEN il y a quelques années. Peut-être tout simplement parce qu’on ne pouvait en manquer, ces gadgets n’existant pas encore. Pensez à vos parents ; maintenant vos grands parents. Imaginez vos enfants ! Et le rythme accélère, accélère, accélère… Jusqu’où ? Rien que ces tweet et autres pearlmachin, là, non mais franchement !?

    Ni parano, ni naïveté. Connaissant un minimum les dessous de toutes ces histoires (économie, impératif de rentabilité, marketing (comme vient de le rappeler Gwin)), l’idéologie dominante (pour ne pas dire « philosophie », ce serait trop d’honneur), et tout et tout, je suis fantastiquement heureux de ma vie quasi-érémitique de décroissant volontaire et radical.

    Larguez toutes ces conneries, les gens, quelle libération ! Reprenez le contrôle de votre vie quotidienne, simplifiez-vous la vie, unifiez-là, plongez dans le vrai, dans le simple, le beau. Et vous verrez, il y a du travail, que je me demande comment il peut encore y avoir du chômage en France…

    (J’en profite pour passer une annonce : chercherais env. 15 pers. volontaires et débrouillardes pour menus travaux bucoliques & champestres ; compétences en facebook et autres geekeries inutiles. Rémunération : joie de vivre et de quoi se nourrir.)

  • C’est vrai et c’est pas vrai. Suis technofil, accroc du web, fan de google, et accessoirement fan de FB. Pour ce dernier, j’ai mis du temps à m’y mettre, mais je ne regrette pas. J’ai retrouvé moultes moules et anciennes connaissances, et je prends clairement du plaisir à suivre leurs vie, et « à relater » la mienne. Et là, FB est imbattable. Maintenant, étant technofil et accroc du web (et accessoirement dans le métier), je suis TRES conscient que les écrits restent. Même si mon profile FB est ultra fermé, je n’y partage que les très très très grandes lignes. En aucun cas, ce genre de post ne peut m’émouvoir ou me dissuader. Cependant, il est vrai que la grande majorité des gens ne sont pas « awares » de ça, et qu’il faut (et faudra encore) les éduquer (surtout les d’jeunes). Si l’on reste dans les « très très grandes lignes » avec un profil bien cloisonné, qu’on évite les applications louches et les add-ons FB (like it) et autres « facebook connect » : pas de soucis à se faire. Oui les mentalités ont un poil changé, et on aime partagé certaines choses … je pense. Mais il faut bien réfléchir où « placer le curseur » de sa liberté d’expression … Et malheureusement, la grosse majorité des utilisateurs FB ne sont pas « awares » de tous ces futurs éventuels soucis en perspective. Tout le problème est là. J’ai développé des applis FB, et c’est assez hallucinant ce qu’on peut récupérer comme info des utilisateurs … depuis je n’accepte que très rarement des applis, j’ai été bien calmé 😉

  • Merci pour cet article instructif qui donne raison à mon intuition, c’est toujours agréable, j’ai donc encore un argument pour ne pas m’inscrire à fesse de bouc kipu et en interdire l’accès à mes enfants. Dois-je demander la permission pour photocopier cet article pour mes élèves ? Autre requête : quid de google ? … et voilà que je viens de poster sur la toile plein de renseignements sur moi : malin koz ! TRS

  • Merci pour ces précieux conseils. Je songe de plus en plus à fermer mon compte Facebook…

    Où vous êtes-vous procuré la dernière illustration de votre billet ? Est-elle libre de droit ? (J’peux la récupérer ? Hein dites ?)

  • Pingback: Chronik Web #15 Sélections de liens de la Blogosphere francophone | webochronik

  • @ kiki_the_tourist: il est certain que l’on risque beaucoup moins en ne partageant pas grand-chose sur FB. Maintenant, le seul fait que Facebook se soit donné la possibilité de tracer nominativement l’activité de ses membres, sans les en avertir, est une déloyauté qui conduit à se méfier de ce qu’ils pourraient envisager ensuite.

    Scorfa a écrit:

    Dois-je demander la permission pour photocopier cet article pour mes élèves ?

    Non, non, ça reste tout de même le web.

    Guillaume H. a écrit:

    Où vous êtes-vous procuré la dernière illustration de votre billet ? Est-elle libre de droit ? (J’peux la récupérer ? Hein dites ?)

    Il y a un petit lien en fin de billet, qui renvoie à l’auteur et aux conditions d’utilisation.

    Sinon, petite mise à jour : Facebook est également sur le point de mettre en place un service de localisation. Bientôt, il pourra savoir nominativement qui est où, voire avec qui, s’il recoupe avec le profil d’un ami. Marrant, hein ? Ca le serait si l’on pouvait faire confiance à facebook.

    Sinon, je vous recommande également l’illustration par l’image : the evolution of privacy on Facebook.

  • J’ai passé ma journée d’hier sur un vide-grenier. Donc, noué des contacts, échangé des adresses, partagé des passions avec des gens de 7 à 77 ans.

    FB peut être utile à x personnes, moi je m’en passe sans être réduit à l’état d’ermite.

    Moyennant quoi c’est grâce à internet que j’ai trouvé un acheteur pour un livre rarissime : Valparaiso vue par Sergio Larrain et chantée par Pablo Neruda. Mais l’affaire s’est conclue à l’abri de la cathédrale de Chartres (dont je déconseille la visite un vendredi).

    http://tinyurl.com/67j7vy

  • @Koz Petite question sur service de géolocalisation auquel vous faites mention.

    Si j’ai bien compris l’article en lien (mon anglais aussi bon qu’il devrait être. Promis, je vais prendre des cours pour l’améliorer…), ce service de géolocalisation à venir concerne les utilisateurs de Facebook mobile et pas les autres. Isn’t it ?

  • Vanitas vanitatum omnia vanitas résume Facebook. Chacun voulant son quart d’heure de célébrité s’enchaîne. Si on ajoute l’usage quasi généralisé du phone GSM plus besoin de pointer, vous êtes cuits. La liberté ? C’est la longueur de la chaîne. Bug, Cafard déchaîné

  • Eh oh le lien « vousmeprenezpourqui » ne donne plus sur la même page ! je m’en suis rendu compte en montrant ce blog à mes élèves qui m’ont demandé de cliquer, je l’ai fait pensant qu’ils seraient bien eus, .. tel fut pris … et je constate que les protection de réseau c’est nul ..

    TRS

  • Voilà, voilà… après des nombreuses fermetures temporaires, après la lecture de ce billet et après une énième embrouille entre « amis » de Facebook, mon compte sera définitivement clôturé dans une semaine. Le temps pour mes vrais amis de lire mon message de fermeture.

    Déjà que je ne me retrouvais pas trop dans les services proposés, si en plus il faut garder un œil en permanence sur les « avancées » comme cette idée de localisation… J’ai eu plaisir à partager avec mes amis mon voyage à Damas mais savoir que tous les hôtels du coin auraient pu / pourraient être au courant aussi: non merci!

    Donc, effectivement, JE n’aime plus facebook 🙂

  • Pingback: La douce tyrannie de l’expert « La Plume d'Aliocha

  • Bonjour, Je ne suis pas geek mais j’essaie de me tenir au courant de ce qu’est le net, etc…

    J’espère que vous n’êtes pas naïfs, vous êtes de la génération internet…

    Je me suis inscrite sur FB pour retrouver une amie d’adolescence. Pas d’autre activité qu’un abonnement à un groupe d’un pays qui fait rêver dans lequel j’ai vécu, auquel je n’ai pas donné suite, et cette amie et son frère, leur photo et identifiés comme mes amis.

    Mais il y a la fiche qu’on remplit, avec vrai nom ou pseudo, etc… et (surtout) adresse mail.

    J’ai laissé dormir, et puis j’y suis retournée. Je me suis aperçue alors que mon compte n’était pas protégé, et en voulant le faire, j’ai découvert que j’étais incapable de gérer les paramètres. Ce que je voulais absolument rendre invisible est apparu en plein milieu de ma page, du mur, donc. Et impossible de le changer.

    J’ai immédiatement entrepris de fermer, quitter, résilier, mon inscription. Fermer mon inscription, quitter FB.

    Hé bien ce n’est pas si facile, mais je croyais y être arrivée. Je pensais avoir rompu tout lien avec FB.

    Immédiatement dans ma boite un mail qui me dit que je peux me réinscrire avec les mêmes données, adresse mail etc.

    Je suis inscrite sur Wat.tv qui appartient àTF1, que je trouvais ludique, créatif, etc, jusqu’au 5 mai 2010. Ils ont tout détruit (malgré une pétition et des mails) pour une version beta, qui est nulle et anonyme (je ne parle pas des données personnelles, mais de tout le travail et le plaisir que les wattiens avaient pris à se créer un super YT, magnifique souvent, de vrais artistes), maintenant c’est un fouillis perdu au milieu des pubs TF1.

    Avant, comme sur YouTube, il y avait une petite main pour dire j’aime je n’aime pas, votez. Sur YT, il y a aussi la possibilité d’envoyer sur FB ou ailleurs, mais la main reste une appréciation. Sur Wat, depuis le 5 mai, la main nous expédie directement sur FB.

    Et là, surprise plus que désagréable, quand j’ai cliqué pour un fichier qui me plaisait sur Wat, la fenêtre d’identification FB s’est ouverte, et l’adresse mail que j’avais utilisée lors de mon inscription était affichée.

    Mon compte est résilié depuis un bon moment, mais ils ont conservé mon adresse, donc tous ce qui me concerne, et tous les sites sur lesquels je vais, y compris la newsletter de ma ville, ou des blogs ou forums qui parlent du sujet ou non, et qui envoient sur FB, par surprise ou non, cette adresse apparaît.

    Ils ne la détruisent pas en même temps que le compte, ils la gardent, et partout où il y a la petite main, ou envoyer sur FB, et ailleurs aussi sûrement, l’adresse est là.

    J’ai décoché à chaque fois la case conserver l’activation (ou un truc comme ça), et à chaque fois elle est cochée à nouveau.

    Partout où je vais, FB me flique, avec mon adresse qui aurait du être détruite en même temps que mon compte. Que je clique ou non, FB est là.

    Je ne peux plus être anonyme nulle part. Je veux poster un com sur un site en lien avec FB, FB est au courant et me suit. Et si FB a conservé mon adresse mail qui me suit comme un boulet, elle a aussi conservé, ça va de soi, tous les renseignements personnels qu’on doit fournir pour s’inscrire.

    Sur wat, j’avais mis un (joli et sans rien de gênant) montage/photos/video sur une musique sympa. Des gens ont aimé, et on cliqué sur la petite main. Ma video se balade maintenant où ????

    Je l’ai mise sur un site où tous ceux qui passent peuvent la voir, mais je n’ai pas autorisé Wat.tv à l’expédier sur FB. Et où sur FB ? Sur leur site, ou sur le mur des personnes qui l’ont aimée ????

    Savez-vous aussi que toutes les photos que vous déposez sur les sites (votre visage, vos enfants, vos amis, etc,) peuvent être récupérées par le monde entier en faisant un simple glisser/déposer ???? Et ensuite utilisées par n’importe qui pour n’importe quoi ???? Mai oui, ça, vous le savez. Sur FB comme ailleurs.

    Sur YT, j’ai aussi mis cette video, mais il y a tout ce qu’il faut pour bloquer la lecture depuis d’autres sites, l’envoi, les mises sur tél, les commentaires avant lecture, etc. Il y a une protection. Je ne sais pas ce qu’ils font des renseignements donnés pour s’inscrire, mais je suis maître de ce que je mets en ligne. Je sais que le monde entier pourra la voir, mais personne ne pourra la déloger de là, sauf en piratant l’enregistrement !! Et un gentil membre qui l’aimera cliquera sur la main, mais ça n’aura pas d’autre conséquence (pour le moment en tout cas, et j’espère que ça restera comme ça) que de faire avancer la ligne « j’aime », ça ne l’expédiera pas sur FB. Pour ça, il faut cliquer sur le logo FB, et ça je peux le bloquer, donc l’empêcher.

    Je voudrais me réinscrire sur FB, avec une adresse (encore) jetable, et un pseudo, pour voir ce que deviennent les éléments qui y ont été envoyés… mais est-ce que je pourrai ? Ou cette adresse m’en empêchera-t-elle ??

    Je suis arrivée sur cette page en suivant plusieurs liens à partir de yahoo. Lisez attentivement toutes les pages auxquels ces liens vous mèneront et qui concernent FB… qui ‘est qu’un exemple (énorme) de ce qu’est le web… Je ne relis pas, c’est assez long comme ça !

  • Je tiens à apporter une petite contribution, Facebook a changé un peu le design de ses pages pour cacher encore plus la fonction « effacer son compte ». En effet, il faut passer par la page contact, or elle a disparu du footer ! http://img175.imageshack.us/img175/9457/2010051612h1534.png

    Du coup il faut chercher dans l’aide pour retrouver l’information et le lien vers la page en question. Au passage on remarque que s’il y a 2 ans il fallait 48h pour effacer un compte (c’était clairement écrit), maintenant il n’y a plus aucune information. Et le simple fait de s’identifier sur Facebook pour voir si le compte a été effacé annule la procédure ! C’est très pervers. http://img171.imageshack.us/img171/8438/2010051612h1642.png

    Merci pour ta notule Koz.

  • @LagonBleu : « Et là, surprise plus que désagréable, quand j’ai cliqué pour un fichier qui me plaisait sur Wat, la fenêtre d’identification FB s’est ouverte, et l’adresse mail que j’avais utilisée lors de mon inscription était affichée. […] Ils ne la détruisent pas en même temps que le compte, ils la gardent, et partout où il y a la petite main, ou envoyer sur FB, et ailleurs aussi sûrement, l’adresse est là. »

    Pas clair dans votre cas si cette adresse mail par défaut est gardée par FB ou si elle n’est pas simplement stockée dans un cookie résidant sur votre PC (et que vous pouvez détruire quand vous voulez).

  • @Yogui : Facebook garde toutes les adresses emails qui ont pu transiter par la plateforme. Exemple concret : une personne A vous envoit une invitation facebook en entrant votre email. Vous recevez un email vous invitant à vous inscrire, mais vous ne le faites pas. Plus tard, vous décidez de vous inscrire sur Facebook sans suivre le lien donné dans l’email reçu tout en utilisant l’adresse email qu’avait été utilisé pour envoyer l’invitation. Une fois l’inscription faite, Facebook va automatiquement vous proposer d’ajouter A à votre liste d’amis…

  • @Koz: vu le commentaire de Lagon bleu, une partie de la solution consisterait à… créer une adresse mail spéciale facebook!!!

    Mais pour bloquer les pluguins, on va où?

  • Pingback: The end has no end…(05/10) « vasistas?

  • C’est pourtant vrai qu’il y a une bataille du net autour de l’information personnelle à des fins économiques. Songez aussi à la technologie en vogue chez nous en ce moment: la télévision numérique terrestre… Qui empêchera les diffuseurs d’ondes électromagnétiques dites TNT de zyeuter les consommations programmatiques de tel ou tel foyer français, voire de chaque poste de télé dans un même foyer ? Personne. C’est dans la suite logique du marketing de proximité « de mass ». Regardez vos journaux télé préférés hebdomadaires. Ils ont tous un encart publicitaire « autonome » et en fonction de votre département… On peut imaginer plus fort avec le pillage d’infos personnelles par le net, la TNT ou des questionnaires de consommation, des enquêtes de satisfaction en tous genres… On peut imaginer un ciblage publicitaire personnel « papier », comme le spaming sur le net. A force de matraquage pour le CD des prêtres chanteurs, où sera ma liberté de lui préférer Lady Gaga ou Madonna, ou P.U.S.H (pray until something happen)?

  • Pingback: Pour tous ceux qui aiment Facebook

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