Les malgré-nous de la démocratie

C’est une théorie perfide qui m’est venue et dont je ne recommande pas la lecture à mes camarades socialistes. Elle est susceptible de s’avérer exacte mais elle est assurément douloureuse, quoique glorieuse, pour eux. Je me demande, en effet, dans quelle mesure les socialistes n’assainissent pas, à leur corps défendant, notre démocratie, par leurs échecs. L’un d’entre eux n’est certes pas encore réalisé – et sa survenance est rendue moins probable du fait du premier – mais la frayeur qui parcourt les rangs socialistes actuellement sera peut-être suffisamment forte pour être riche d’enseignements futurs.

Comprenez : en 2002, le martyr de Lionel Jospin face à Jean-Marie Le Pen aura eu un effet salutaire sur notre démocratie, porteuse d’espoir pour tous les authentiques démocrates, dont les socialistes. En effet, à la suite de cette présidentielle, on ne peut plus aller, hilare, voter Laguiller pour récompenser son obstination et se donner des airs de révolutionnaire. Chacun a pris conscience de sa responsabilité individuelle d’électeur, de sa participation à la démocratie.

En 2007, le parti socialiste va-t-il nous démontrer, par une éventuelle absence de Ségolène Royal au second tour, toute l’erreur qu’il y a à sélectionner un candidat sur son apparence, les couvertures des journaux, et les résultats des sondages, sans véritablement connaître ses idées ? Admettez que ce serait salvateur. Jean-Paul Fitoussi disait – au cours d’un déjeuner dont je me vante parce que je suis une grosse tanche orgueilleuse – que la démocratie était le meilleur régime possible car il était le seul régime auto-correcteur. Cette campagne sera-t-elle l’occasion d’une nouvelle auto-correction démocratique, en vue du choix d’un candidat davantage fondé sur ses idées ?





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29 réponses à Les malgré-nous de la démocratie

  1. Jeff dit :

    L’auto-correction démocratique et salvatrice peut également s’appliquer par exemple à un parti qui aurait eu l’aveuglement de céder au culte du chef et de se ranger tout entier (ou presque), malgré ses réticences initiales, derrière un candidat trop « marqué » idéologiquement. L’ensemble des démocrates, dont les électeurs de droite, vérifieraient ainsi l’adage selon lequel « l’élection se gagne au centre » et qu’il faut donc s’adresser à tous les Français et non les opposer en permanence…

  2. Heritier du Hokuto dit :

    Bonjour. Bon ça va ton billet ! Non socialiste, mais plutôt du côté gauche de la barrière, je ne vois pas en quoi c’est cruel. Et puis, ce n’est pas tant une théorie politique qu’un aspect du fonctionnement de la démocratie. Il est certain, comme je le disais sur le blog de Dan, que DSK actuellement doit être un peu « regretté ». Car même si Ségolène Royal ne mérite pas toutes les attaques qui lui sont faites, un DSK aurait certainement su gérer sa campagne de façon plus pro, plus solide.

    Malheureusement l’échec probable du PS en 2007 pourrait être un moyen de se corriger (tirer des leçons de ses échecs, sans quoi il faut s’inquiéter), mais aussi la preuve, ou l’effet d’une énorme bêtise. Avril 2002 était suffisamment porteur de leçons, il y avait dans ces élections des tas de choses à comprendre. Mais non… rien a été compris. Nicolas Sarkozy n’est pas tant un gros challenger. C’est pas compliqué quand même de voir en lui toutes les contradictions, les ambitions nauséabondes, etc. c’est pas un si grand orateur que ça ***, ni un théoricien, il n’est pas non plus aussi efficace qu’il le prétend… mais en face, au PS, on a des nanars, une bande de bras cassés qui en foutent pas une. Alors l’auto-correction, j’y crois moyen. Les choses parfois doivent se perdre pour continuer ailleurs. Peut-être que le PS est déjà mort depuis bien longtemps. On aurait sans doute besoin d’une nouvelle gauche digne de ce nom, pas du Blayr, pas je ne sais quel mouvement socio-démocrate… non une chose comme en France on sait faire (on a su), un mouvement politique nouveau et puissant.

    Enfin… sait-on vraiment les idées de Nicolas Sarkozy ? Pour ma part, je pense que la démocratie aura de toute façon triste mine après avril 2007 et ne sera plus qu’un mot si c’est le candidat UMP qui gagne. Mais c’est déjà le cas quand on écoute l’utilisation du mot « république » par les politiques. Bon sang, je viens de me rendre compte fermement que les politiques et les médias étaient des sots et des ignorants.

  3. Koz dit :

    Héritier du machin, j’ai modifié votre commentaire, là où vous trouverez vos étoiles. Vous pouvez dire ce que vous voulez (et notamment tout le reste de votre commentaire), mais dans certaines limites. Merci.

  4. Liberal dit :

    Il faut lire les journaux étrangers pour se rendre compte à quel point la gauche française s’est archaïsée et isolée au cours du dernier quart de siècle.

    Sarkozy est beaucoup plus proche intellectuellement de Blair et Clinton (Bill ou Hillary) qu’ils ne le sont de Royal. Schröder a fait voter des réformes que Juppé n’aurait pas rêvées. Prodi ne dira jamais qu’il n’aime pas les riches.

    La classe politique française, de droite comme de gauche, est largement anti-libérale. Il y a une exception française d’hostilité de principe à l’entreprise privée et de confiance un peu naïve dans la bienveillance de l’Etat.

    La droite ne s’est jamais libérée de la tradition Gaullienne très interventionniste et jacobine, elle a sa part de responsabilité. Mais c’est la gauche modérée qui souffre le plus de cette situation. Elle s’est enfermée dans un schéma de pensée malthusien : pour donner un emploi au chômeur, prenons des heures de travail au salarié ; pour donner de l’argent au pauvre, prenons en au riche.

    Cette stratégie s’est révélée très efficace pour combattre la droite ; on mise directement sur la jalousie des gens en leur fournissant un certificat de générosité pour qu’ils aient bonne conscience. En revanche, elle a complètement découvert le PS sur son flanc gauche. S’il est légitime pour nourrir un enfant de prendre à un riche 55% de son revenu, pourquoi s’arrêter en si bon chemin et ne pas aller jusqu’à 75% ou 95%?

    Je me souviens d’une émission de TV (Ripostes, je crois) où Montebourg (avant qu’il ne prenne un coup d’ordre juste) s’est retrouvé face à Besancenot. C’était frappant, le brillant tribun beau parleur n’avait absolument aucun argument à opposer au jeune postier.

    Les primaires du PS ont parfaitement illustré cette situation. Les militants avaient le choix entre la surenchère gauchiste incarnée par Fabius et le social-libéralisme (léger) de DSK. Ne pouvant se résoudre ni à la fuite en avant ni au viol des tabous, les militants se sont jetés dans les bras de la figure charismatique dont les opinions sont suffisamment éthérées pour que chacun s’y retrouve.

    Peut être faut il effectivement que le PS subisse un nouveau revers électoral pour qu’un libéralisme de gauche puisse émerger en son sein. Le jour où un Barack Obama est candidat du PS, je vote pour lui, promis.

  5. Koz dit :

    Ah ben tiens, justement, je n’avais pas encore pu caser : La presse britannique affiche son soutien à Nicolas Sarkozy. Il semble qu’effectivement, prendre un peu de hauteur et de distance ne nuise pas au jugement, sur Sarkozy.

    Ainsi…

    « La veille, le Guardian, quotidien pourtant de gauche, avait lui aussi affiché son penchant pour le candidat de la droite française: « Non, Nicolas Sarkozy n’est pas le Thatcher français. Et certaines de ses positions sont même quelquefois plus à gauche que celles de la gauche française », affirmait un éditorial du journal. Commentant la rencontre entre Nicolas Sarkozy et les expatriés français de Londres, et l’entretien avec Tony Blair, le Guardian souligne dans son édition de mercredi qu’il s’agit « d’un événement sans précédent ». « C’est la première fois qu’un candidat à la présidence française lance une offensive électorale à l’étranger pour mettre un terme à la fuite des cerveaux qui fuient l’économie stagnante en France », relève le journal. »

    Mais une fois de plus, on s’éloigne du sujet. Rhâ la la.

  6. Prosper dit :

    j’ai plutôt le sentiment que la peur d’un nouveau 21 avril limite la démocratie: Votez, oui mais seulement pour Royal ou Sarkozy sinon vous porterez la responsabilité de voir Le Pen au second tour. Le choix est assez restreint tout de même!

    Dans l’hypothèse d’un duel SR/NS au second tour, mon choix est déjà fait (et si c’est Le Pen contre X aussi!) mais je ne pense pas qu’il sera celui du 1er tour car il ne répond pas à mes attentes. alors je m’interroge. voter blanc? mais n’est-ce pas faire le jeu du FN? Donner mon vote à un candidat qui n’a pas de chance d’arriver au second tour (Laguiller, voynet, dupont-aignan, …)? c’est un vote protestataire mais qui ne me satisfait pas non plus car il est très loin de mes idées.

    Je pense être un électeur responsable (enfin je l’espère) et je n’irais pas voté hilare laguiller. Mais en toute franchise, l’hypothèse peut être envisagée.

  7. Lucas Clermont dit :

    @ Koz

    Ce n’est pas perfide, à la rigueur partisan et ambigu. Tout ce que tu sembles prêter à Ségolène Royal, je le pense de Nicolas Sarkozy. Et la symétrie (partisane ?) est totale (sauf si j’ai mal compris, mais je relirai ton billet), parce que je crois que la personne la plus menacée d’aller au tapis c’est Nicolas Sarkozy. Songe que tu considères souvent que le PS est machiavélique parce qu’il retarde la publication de son projet au 11 février ; le projet de Le Pen, tu risques de ne jamais le voir, ou lorsque l’UMP commencera à descendre de son nuage. Hypothèse contre hypothèse, que nul démocrate n’aimerait voir se réaliser.

    Le vote utile reste une réalité, même si, chaque fois, à entendre les voix les plus gueulardes, on tremble. On ouvre les urnes : le vote utile est là. Problème majeur, il fonctionne non pour deux candidats, mais pour trois (Royal, Sarkozy, Le Pen).

  8. ludovic dit :

    je suis convaincu que la 5eme république ne correspond plus du tout au monde dans lequel nous vivons. (à mon avis elle n’a jamais été une bonne constitution mais passons)

    Cette démocratie faite pour le De Gaule ne permet pas l’émergeance de la qualité chez nos dirigeants (il suffit de voir la « primaire » socialiste) et la promotion des réformes dans notre pays (cf les nombreux bloquages dès qu’il y a une réformette).

    Pour être élu il faut faire le beau, etre gentil avec les pauvres et les vieux, promettre pleins de cadeaux aux jeunes et des sous aux familles.

    Quel est la place pour un vrai programme?

    Notre systeme à mi chemin entre régime parlementaire et présidentiel doit absoluement changer. (permettez moi de conseiller à tous la (re)lecture de Tocqueville)

  9. Curious Mind dit :

    [quote comment="1917"]Il faut lire les journaux étrangers pour se rendre compte à quel point la gauche française s’est archaïsée et isolée au cours du dernier quart de siècle. … La classe politique française, de droite comme de gauche, est largement anti-libérale. Il y a une exception française d’hostilité de principe à l’entreprise privée et de confiance un peu naïve dans la bienveillance de l’Etat. … Peut être faut il effectivement que le PS subisse un nouveau revers électoral pour qu’un libéralisme de gauche puisse émerger en son sein. Le jour où un Barack Obama est candidat du PS, je vote pour lui, promis.[/quote]

    La droite française nous ressert régulièrement la rengaine de la « gauche archaïque ». Je pose la question (j’ai déjà ma réponse) : qu’est-ce qui est le plus archaïque entre les avancées sociales du vingtième siècle (congés payés, réduction du temps de travail, etc…) largement issues des combats de la gauche et les idées libérales (deux siècles et demi, tout de même) qui poussent en sens inverse ? De toute façon, le jour où la droite française trouvera la gauche moderne où fréquentable, je m’inquièterai.

    Et il ne faut pas confondre être « anti-libéral » (au sens : être contre une économie de marché dominée par les financiers et non un capitalisme industriel, regretter ce partage toujours plus inégalitaire entre capital et travail) et être contre la propriété privée (il ne me semble pas avoir vu la remise en cause de la propriété privée dans le programme du PS :-) ).

    Pour revenir au coeur du post de Koz, s’il y a victoire de Ségolène Royal, ce sera selon moi que le souhait de renouveau dans les pratiques démocratiques (et contre la politique du chef de clan paternaliste qui assène sa vérité de haut en bas) aura été le plus fort. Il faudra bien sûr assurer derrière, c’est entendu.

  10. margit dit :

    @ curious mind Vous définiriez comment l’attitude de SR se rendant dans un immeuble (propriété privée) squatté et déclarant à la sortie que les squatteurs ont bien fait et qu’elle souhaiterait que l’état fasse bientôt la même chose ?

  11. Curious Mind dit :

    @margit Et bien qu’elle félicite les squatteurs (je suppose que vous faites allusion au groupe qui se nomme « le ministère de la crise du logement »), cela me parait assez logique, dans la mesure où leur action attire l’attention des médias et des pouvoirs publics sur une situation (le nombre de logements vacants versus le nombre de mal logés) qui est en soi choquante (je déplore au passage qu’il faille en passer de plus en plus par ce genre de coup médiatiques). J’ai effectivement vu au détour d’un blog qu’elle proposait que les maires puissent ordonner des réquisitions, mais je n’ai pas retrouvé le « verbatim » de la déclaration, donc je ne me prononcerai pas (dans quel condition cela pourrait être fait, etc) mais ça ne me choque pas dans une certaine mesure. Est-ce une limitation de la propriété privée ? A voir… Elle semble également reprendre à son compte la proposition du projet que les préfets se substituent aux maires quand ces derniers refusent de construire les logements sociaux manquants. Je pense que c’est surtout sur cette dernière mesure qu’il faut insister.

  12. margit dit :

    Je vous livre un extrait de l’article mis en discussion aujourd’hui par M. Aphatie sur son blog :

    « C’est ici d’ailleurs qu’émerge la responsabilité particulière du parti socialiste, de ses dirigeants, dans la situation actuelle. Lionel Jospin, on s’en souvient, quitte le navire socialiste le 21 avril 2002. A partir de ce jour, la logique et la recherche d’une certaine efficacité politique, donc d’une forme de sincérité, auraient dû conduire les responsables du PS à analyser les causes de la défaite, et à partir de là à tenter de reconstruire une démarche politique. Ceci aurait conduit à des affrontements, lors des congrès successifs, entre les tenants des diverses thèses, explications ou analyses. Et au fil du temps, un leader aurait ainsi émergé, légitimé par les débats internes, nourri des synthèses effectués au gré des combats, reconnu par tous les socialistes comme un chef ou un patron parce que légitime aux yeux de chacun du fait de son implication dans la reconstruction et de son talent dans la manoeuvre. Au lieu de procéder ainsi, les Hollande, Fabius, Strauss-kahn, Emmanuelli et consorts ont préféré fuir les difficultés, nier la réalité. A chacun de leur rendez-vous, congrès, conventions, ils ont privilégié des ententes factices, des synthèses de pacotille, se répartissant les postes à partir de ces artifices. Ainsi, François Hollande est demeuré premier secrétaire, ce qui arrangeait les responsables que l’on disait présidentiables. Par paresse, calcul, démagogie, le parti socialiste n’a donc pas effectué, tout au long des années où il se trouvait dans l’opposition, l’indispensable travail de reconstruction qui lui aurait permis d’aborder l’élection de 2007 dans de bonnes conditions. Cet immobilisme l’a conduit à organiser une primaire interne dans la pire des situations. Ayant été incapable de délimiter les acquis et les ratés de sa dernière période au pouvoir, n’ayant pas su fabriquer un leader incontesté, le parti socialiste a été conduit à mettre en scène un débat assez superficiel. Faute d’introspection sincère, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn ont incarné à leur corps défendant l’hypothèse d’une restauration d’un vieux socialisme, ou pour être plus précis, de vieux débats du socialisme. »

    C’est à peu de chose près ce que je pense après avoir suivi de près le cheminement du PS depuis sa défaite en 2002, bref une démagogie électoraliste s’accrochant aux vieilles lunes d’un socialisme larmoyant d’un autre temps.

    Les espoirs de voir SR rattraper en quelques mois le temps perdu diminuent de jour en jour devant les insuffisances de la candidate. Il me semble qu’il sera difficile de faire passer maintenant un programme socdem sans prendre le risque de perdre sur toute la ligne. L’aile gauche du PS risque fort d’aller vers les BBB et l’aile droite du PS continuera à hésiter entre Bayrou et Royal du fait du manque de carrure de la candidate.

    Difficile à dire maintenant si la démocratie forcera le PS à voir la réalité en face et à accorder enfin ses paroles, son programme à ce que pensent en privé pas mal de ses dirigeants. L’histoire de « je n’aime pas les riches » mais prouvé « je suis riche » résume parfaitement la situation… :-) )

  13. nsi dit :

    Que de clairvoyance dans cet article de JM Aphatie qui fût, il faut le rappeler, adhérent du PS. Il met en effet en lumière la stratégie attentise du PS qui a empêché le jeu démocratique qui a eu lieu à l’UMP, débouchant tout naturellement sur la désignation d’un chef de bataille, reconnu de tous (ou presque), porteur d’un vrai projet commun. Et Que l’on ne vienne pas nous dire que Nicolas Sarkozy n’a pas lutté pour conquérir sa place. il a mené campagne pour la présidence de l’UMP et a emporté la victoire de haute main.

    Pendant ce temps-là au PS on appliquait l’angélisme légendaire des socialistes à la vie interne du parti (qui même si je n’en suis pas un spécialiste n’est pas particulièrement dure à suivre). Alors que l’on s’invectivait par médias interposés, créant des partis parallèles (le NPS de Montebourg par exemple), que l’on se crachait au visage lors du référendum, quelques semaines plus tard on se réconciliait lors d’un congrès de triste mémoire. Devrait-on saluer l’unité retrouvée du PS ? Que nenni quand on voit que quelques mois plus tard on repart dans les querelles les plus basses (bataille des primaires). Et une nouvelle fois la loi des faux-semblants (je n’ai pas voulu être grossier en parlant d’anatomie..) reprend le dessus.

    Mais dans tout ça point de leader, point de ligne directrice. De l’esbrouffe, des grandes phrases, des promesses… Bref de la bonne vieille politique comme les Français n’en veulent plus, en témoignent les dernières enquêtes d’opinion. Et on voudrait nous faire croire que le PS est le parti du progrès ? Parceque sa candidate a son avatar sur Second Life ?

    A signaler que les Fabiusiens, réellement à gauche du PS piaffent d’impatience et obligent leur leader à rappeller à la candidate du PS qu’il faut avancer.

    Je suis admiratif devant l’optimisme de certains : les socialistes n’ont pas de projet clair à moins de 100 jours du premier tour, leur bilan a été validé par les Français le 21 avril 2002, et pourtant Ségolène Royal l’emporterait sans aucun doute ? Les socialistes ont vraisemblablement faite leur cette maxime de Churchill : « Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté. ». il faut dire qu’ils ont des occasions de la mettre en application :)

  14. Curious Mind dit :

    @margit Merci pour le lien. Je continue à ne pas être contre le principe, mais il faudrait voir dans quel contexte et quelle loi en découlerait. Je ne suis pas pour, exemple au hasard, la réquisition d’une résidence secondaire inoccupée 6 mois dans l’année, ce qui s’apparenterait à de la confiscation.

  15. nsi dit :

    A lire cet cet article qui montre bien que tout va bien dans la Ségosphère :)

  16. nsi dit :

    A lire également : Avis des Français sur la campagne où l’on voit que la campagen de Nicolas Sarkozy receuille une majorité des avis favorables (44%) quand celle de Ségolène Royal patine lamentablement (22%).

    A compléter par cet article du Figaro qui détaille ce sondage.

    Allez les gars, pas de mou il faut y croire !!

  17. jpe dit :

    >nsi

    Tout cela n’est que chiffres, vents, doigts mouillés et échelles à grenouilles (d’autant que le lien n’est pas actif ?)

    Car en vérité, nul ne peut affirmer que les électeurs feront leur choix sur la qualité d’une campagne. Je ne dis pas ça pour vous refroidir, notez bien, mais tout de même. Depuis le temps, j’ai arrêté de croire aux sondages. Je préfère m’en remettre au Père Noël, j’ai moins de déceptions.

    Même s’ils ne se trompaient pas, il faut être très prudent. Ca me rappelle ce sondage cité par Versac indiquant qu’environ 1 Français sur 2 était prêt à ne pas voir les impôts baisser afin d’éponger la dette. D’une part, la question est mal posée (puisqu’il s’agit en fait d’une double question, sur les impôts et sur la dette). Et d’autre part, sachant qu’environ 1 Français sur 2 n’est pas imposable, que faut-il conclure de ces chiffres ?

    C’est piégeux.

  18. nsi dit :

    Je ne sais pas ce qui s’est passé avec les liens. Le maître des lieux nous le dira. Je les remets

    Sur le fond je suis tout à fait conscient, approchant la quarantaine, que le Père Noël n’existe pas et que les sondages sont un peu comme nos voeux d’enfants : on aimerait qu’ils soient vrais. Cela étant nul, de bonne foi, ne peut contester les reculs successifs de SR dans cette campagne et le désaveu apporté à sa méthode (y compris dans son propre camp).

    Pour autant, l’adhérent UMP que je suis et le supporter de Nicolas Sarkozy qui ne se cache pas que je suis ne crient pas victoire, loin de là. Il reste un long chemin avant le second tour et l’Elysée.

  19. ludovic dit :

    [quote comment="1936"]La droite française nous ressert régulièrement la rengaine de la « gauche archaïque ». …

    Et il ne faut pas confondre être « anti-libéral » … et être contre la propriété privée (il ne me semble pas avoir vu la remise en cause de la propriété privée dans le programme du PS :-) ). [/quote]

    [quote comment="1945"]@margit Et bien qu’elle félicite les squatteurs … , cela me parait assez logique, … mais ça ne me choque pas dans une certaine mesure. Est-ce une limitation de la propriété privée ? A voir… [/quote]

    Alors là je suis impressionné, quel revirement en si peu de temps…

    1e- le squatt est de fait une atteinte à la propriété privée. 2e- Moi cela me choque que l’on donne raison à des squatteurs. 3e- Si vous croyer résoudre le probleme du logement avec plus de HLM c’est que vous n’avez encore rien compris à l’expérience de ces 50 dernieres années. 4e- Vous avez tord sur les avancées sociales, ce sont les politiques libérales qui ammenent le plus d’avancées sociales partout dans le monde, et de loin. 5e- Si il y a victoire de SR, ce sera la victoire du populisme et de Voici, et surtout ce sera la defaite de notre pays tout entier. 6e- Je ne supporte plus les ENArques, et j’aimerai qu’enfin la Politique soit un engagement vis à vis du Pays et plus une course à la carriere pour des incompétents

  20. nsi dit :

    Rhhhhhaaa le lien vers le sondage ne fonctionne pas. Vous le trouverez sur le site de BVA.

  21. Curious Mind dit :

    [quote comment="1978"]

    1e- le squatt est de fait une atteinte à la propriété privée. 2e- Moi cela me choque que l’on donne raison à des squatteurs. 3e- Si vous croyer résoudre le probleme du logement avec plus de HLM c’est que vous n’avez encore rien compris à l’expérience de ces 50 dernieres années. 4e- Vous avez tord sur les avancées sociales, ce sont les politiques libérales qui ammenent le plus d’avancées sociales partout dans le monde, et de loin. 5e- Si il y a victoire de SR, ce sera la victoire du populisme et de Voici, et surtout ce sera la defaite de notre pays tout entier. 6e- Je ne supporte plus les ENArques, et j’aimerai qu’enfin la Politique soit un engagement vis à vis du Pays et plus une course à la carriere pour des incompétents[/quote]

    Oui, dans ce cas précis, parce qu’il s’agit d’un immeuble inoccupé qui appartient à une banque (si je me souviens bien), et parce qu’il s’agit d’une opération de sensibilisation (notamment), je ne leur donne pas tort. Je ne cautionne pas pour autant toutes les formes de squattage, ou bien ce qui consiste à profiter des protections accordées aux locataires pour ne pas payer son loyer un mois sur deux en attendant une procédure d’expulsion qui ne vient pas, au grand dam de certains petits propriétaires.

    Sinon, les avancées « historiques » qui me viennent à l’esprit ont été l’oeuvre de gouvernements de gauche (dont la plupart non sociaux libéraux!) ; je n’ai pas la prétention de tout savoir, je veux donc bien que vous me donniez des exemples allant dans le sens de votre 4ème point, que je trouve un peu surprenant. (ceci dit c’est un peu hors sujet, à moins que Koz fasse des billets de discussion libre, à l’instar d’un versac)

  22. Liberal dit :

    @ Curious Mind

    Dans mon premier post, je parlais d’une hostilité de principe à l’entreprise privée, pas la propriété privée. Mais j’aurais peut être dû …

    [quote post="98"]Oui, dans ce cas précis, parce qu’il s’agit d’un immeuble inoccupé qui appartient à une banque [/quote]

    En quoi est ce que le fait qu’il appartient à une banque justifie le squatt d’un immeuble? A-t-elle fauté? A-t-elle violé la loi pour posséder ce bien? Ou la banque est elle une profession nuisible, qu’il convient de combattre? A moins qu’elle ne se soit tout simplement rendue coupable du crime d’être riche (on y revient).

    Ce que je trouve extrêmement inquiétant dans cette approche chez la candidate du PS, c’est qu’elle subordonne le droit de propriété à la popularité du propriétaire. Si vous êtes un particulier pas trop riche qui manifeste contre les expulsions de sans-papiers et qui pratique le tri sélectif, vous avez le droit de garder votre appart vide. Si vous êtes une banque, Anglo-Saxonne et profitable, que votre directeur roule en 4×4 et que vous avez fermé 2 agences en province ; alors on va vous réquisitionner votre appart.

    Et on retombe sur le sujet du post initial de Koz. S’il y avait eu un débat d’idées au PS, il aurait abouti à un socle idéologique qui aurait vraisemblablement exclu les dérapages collectivistes. Ou bien ça aurait été une 5e candidature d’extrême gauche anti-libérale. Là, on a une candidate qui refuse (pour le moment, soyons indulgent) de présenter un projet cohérent et qui séduit les électeurs avec des ballons d’essais irréconciliables : elle parle d’encadrement militaire pour plaire à l’extrême droite, elle salue des squatters pour plaire à l’extrême gauche.

    On suppose (on espère) qu’elle ne mettra pas en œuvre ces mesures si elle est élue et qu’il ne s’agit que de marketing mais on n’en est pas sur.

  23. Curious Mind dit :

    [quote comment="1998"]@ Curious Mind

    Dans mon premier post, je parlais d’une hostilité de principe à l’entreprise privée, pas la propriété privée. Mais j’aurais peut être dû …

    En quoi est ce que le fait qu’il appartient à une banque justifie le squatt d’un immeuble? A-t-elle fauté? A-t-elle violé la loi pour posséder ce bien? Ou la banque est elle une profession nuisible, qu’il convient de combattre? A moins qu’elle ne se soit tout simplement rendue coupable du crime d’être riche (on y revient).

    Ce que je trouve extrêmement inquiétant dans cette approche chez la candidate du PS, c’est qu’elle subordonne le droit de propriété à la popularité du propriétaire. Si vous êtes un particulier pas trop riche qui manifeste contre les expulsions de sans-papiers et qui pratique le tri sélectif, vous avez le droit de garder votre appart vide. Si vous êtes une banque, Anglo-Saxonne et profitable, que votre directeur roule en 4×4 et que vous avez fermé 2 agences en province ; alors on va vous réquisitionner votre appart.

    Et on retombe sur le sujet du post initial de Koz. S’il y avait eu un débat d’idées au PS, il aurait abouti à un socle idéologique qui aurait vraisemblablement exclu les dérapages collectivistes. Ou bien ça aurait été une 5e candidature d’extrême gauche anti-libérale. Là, on a une candidate qui refuse (pour le moment, soyons indulgent) de présenter un projet cohérent et qui séduit les électeurs avec des ballons d’essais irréconciliables : elle parle d’encadrement militaire pour plaire à l’extrême droite, elle salue des squatters pour plaire à l’extrême gauche.

    On suppose (on espère) qu’elle ne mettra pas en œuvre ces mesures si elle est élue et qu’il ne s’agit que de marketing mais on n’en est pas sur.[/quote]

    Au temps pour moi si j’ai mal lu votre message initial. J’irai me relire trois fois le « petit livre rouge » pour la peine :-) Sinon, je me défends d’avoir insinué ce que vous dites dans le 3ème paragraphe. Et si le squat d’appartements d’une banque me choque moins qu’un autre, c’est peut-être parce que la banque incarne une puissance financière qui n’est pas forcément à plaindre par les temps qui courrent. Je suis personnellement plus choqué par le nombre de sans abris, et les pratiques spéculatives type « vente à la découpe ». C’est pour cela que je souhaite des mesures comme le bouclier logement, l’application ferme de la loi SRU et pourquoi pas certaines réquisitions. Et je ne suis pourtant pas collectiviste. Que certaines personnes soient riches, grand bien leur fasse !

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