Guerre des Roses au Parti des Mots (et inversement)

Le 14 juin, le Parti Socialiste approuvait à la quasi-unanimité un texte dit « Déclaration de principes » ou « carte d’identité du Parti Socialiste ». En théorie, ce n’est pas anodin. C’est la cinquième déclaration de ce type depuis un siècle (!). La première fut écrite en 1905 à la création de la SFIO, la deuxième par Léon Blum après l’occupation, la troisième juste après 68, la dernière en préparation du Congrès de Rennes en 90. C’est dire si c’est pas tous les jours. Mais c’est curieux de voir à quel point ce texte n’est pas commenté. Les raisons en sont peut être historiques.

Elles touchent peut être la crédibilité lorsque l’auto-proclamé Parti des Idées est devenu le Parti des Mots.

Depuis le jour où un chef de l’état socialiste, à la tête d’un gouvernement de coalition PCF, Vert, PS a approuvé une opération de la DGSE visant à poser une bombe qui allait provoquer la mort d’un homme sur un bateau d’une organisation écologiste qui entendait perturber les essais d’une bombe nucléaire dans le pacifique, il est très compliqué d’être « socialiste ». Il est même compliqué d’être « de gauche« . Ce ne fut pas la seule et unique couleuvre à avaler, mais c’était la première.

Oh dans la tête de certains initiés (les vrais initiés – pas ceux qui pensaient que les chars russes allaient défiler sur les Champs), les mots et les positions relevaient plus de l’illusion que des idéaux. Encore fallait-il que la vérification s’opère dans les faits. Les faits, ce jour là, sont venus laver les derniers doutes tenaces.

*

« Etre de gauche« . C’est fou ce que ces trois mots ont une importance vitale pour certains. Au point que la façade devient bien plus importante que la réalité. Au point même que seule la façade subsiste. Une guerre architecturale entre Haussmann et la cité ouvrière. Et encore là, seuls les mots persistent parce que selon le point de vue adopté, on peut se demander si la rue de Solferino c’est un Immeuble de style cachant un HLM, ou si l’immeuble populaire maquille une pierre de taille peuplé de copropriétaire rentiers.

Le PS, depuis qu’il n’est ni révolutionnaire, ni marxiste, est devenu un sacro-saint lieu de baptême. Selon les bonnes vieilles habitudes propagandistes héritées d’autres temps, ses ordonnateurs nomment, attribuent un nom, parrainent et redéfinissent les mots pour accueillir les bribes de réalité tenaces dans le giron de la « gauche« .

Mais, lorsque l’on ne survit plus que par les mots, ceux-ci prennent une importance démesurée. On en devient prisonnier ou otage. Les fines figures de style peuvent vite se transformer en grossièretés. L’exercice politique devient un jeu incroyablement périlleux. Un mot peut vous tuer comme vous permettre d’exister. On parle sur des œufs. On hésite, on bredouille, on murmure, on n’ose pas, on s’embrouille dans les formules tarabiscotées. En tout cas, on ne bouge pas. Du fait de la subtilité du langage et des relatives différences entre les synonymes, c’est fou la vitesse à laquelle un homme ou une femme de gauche peut se retrouver à connement rouler à droite parfois et échouer dans le fossé. Mieux vaut encore ne pas prendre le volant du tout. Après tout, une voiture est encore plus belle à l’arrêt et surtout moins dangereuse.

Lorsque Jospin, le fou, osa penser qu’il fallait faire le procès du Mittérandisme, il « réclama un droit d’inventaire ». L’inventaire. C’est doux, c’est fiscal. On compte le stock, ce qui reste dans la vitrine, les invendus. Mais c’était déjà trop. De toute façon, il ne s’agissait pas de le faire cet inventaire, il s’agissait de le réclamer. Et puis d’ailleurs, il prétendait simplement à un « droit », à rien d’autre.

Lorsque qu’après ces quatorze années de pouvoir, on fut bien obligé d’admettre que le gouvernement, tout socialiste qu’il fut, n’avait pour le moins, pas résorbé le chômage, il devint impératif d’assister les victimes de la vie. Mais fi de l’assistanat. Il s’agissait de faire preuve de « solidarité ». Béni soit le type qui a inventé ce mot. On ne donne plus la pièce. On ne fait plus preuve de charité. On ne conduit pas une politique de secours après un échec retentissant. On n’envoie pas dans le décor des individus qui ne demandaient qu’à bosser. On n’augmente pas les charges des entreprises pour pallier une faillite de la politique de l’emploi. Non, on fait preuve de solidarité ! La charité, cette mesure de droite aux connotations presque religieuses, devient de « gauche ». Et permet en plus de sauver la face et fait taire les critiques de ceux qui se sentent un peu forcés dans l’histoire.

*

La gauche est un étrange pays d’Oz dans lequel on ne constate pas une faillite économique qui a mis tous les indicateurs au rouge et dissuadé les entreprises d’embaucher. On se dit que l’on peut tout aussi bien les forcer quitte à les subventionner pour qu’elles n’implosent pas tout de suite, mais on annonce que l’on va « partager le temps de travail ». Comme le poisson et les pains. Le miracle républicain. On transforme une RTT passée devant la Télé un vendredi après-midi dans un HLM délabré d’une cité pourrie, en « temps libre d’accès aux ressources culturelles ». On repeint le laid. On lifte.

On ne participe pas à l’omerta à gauche, « on fait preuve d’un grand sens de l’état (qui vous impose de la boucler) » ; on ne censure pas la presse à gauche, « on respecte une ligne éditoriale » ; on ne réprime pas à gauche, « on fait preuve de compréhension envers les défavorisés » ; on ne contribue pas à la montée de l’extrême droite à gauche, « on est victime d’une campagne de presse sécuritaire » ; on ne ghettoïse pas à gauche « on est victime d’un repli communautariste obscurantiste et religieux » ; on n’est pas anti-religieux sur les bords, « on est très laïque » ; on n’a pas d’ambition personnelle à gauche, « on est appelé malgré soi à de hautes fonctions républicaines ». Après l’échec, la fantastique déculottée, de 2002 on ne rafistole pas un parti en miettes fait de bric et de broc dont le chef s’est tiré avec les clés idéologiques, « on réalise la synthèse ».

Seulement, Chirac deux fois de suite et Le Pen au deuxième tour, c’est vite devenu indéfendable même pour le plus aguerri des militants. Il fallait un miracle. Et les partisans du Parti des Mots furent exaucés. Une dame toute vêtue de blanc, totalement vierge de toutes les souillures du passé fit son apparition armée de l’épée divine. Les choses allaient enfin changer. Au début on ne savait pas que c’était pour le pire.

On aurait du se douter, ceci dit. Dans le champ du mystique, c’est assez rare les « apparitions » en couverture de Paris Match. Et puis, le parti de l’espérance dans lequel tous les travailleurs se donnaient la main transformé en un simple « désir d’avenir » ? Oui il aurait dû se douter, le simple militant de base, que l’avenir, qu’on le désire ou pas, vous arrive vite sur coin du nez.

Certains, plus conscients que les autres, ont voulu régir mais c’était déjà trop tard. Lorsque les premiers doutes furent exprimés, ils furent vite qualifiés « d’attaques misogynes insupportables d’une violence inouïe ». Lorsque certains protestèrent malgré tout un peu en avançant des documents de ci de là, ils sont devenus ceux « qui violaient les principes démocratiques par des manœuvres déloyales qui affaiblissaient le Parti ». « On ouvrit les portes du parti au renouveau » (en bradant les adhésions d’un simple clic à 20 balles), on surfa sur la vague d’« une grande volonté populaire exprimée lors de débats participatifs » (on fit monter en graine quelques sondages) et enfin arriva l’inéluctable. L’Elue fut élue candidate.

*

Le changement allait devenir outrance. Ça n’avait jamais été vraiment essayé. Comment séduire l’électorat de droite voire d’extrême droite, comment se concilier les verts et son aile gauche, comment dans ces conditions conserver les militants de son propre parti, comment réussir ce paris fou d’orienter les contraires dans une même direction ?

Au Parti des mots, on était pourtant tombé sur une experte. Avant les mots cachaient l’immobilisme ou les mauvaises idées. On allait avoir droit à la caricature, au pastiche. Les mots allaient cacher les mots. C’est encore trop frais pour avoir besoin d’en faire la liste, mais tout y est passé : les maisons de corrections sont devenues des « centres encadrés par l’armée aux objectifs humanitaires » ; le service militaire, « un service toujours encadré par l’armée, mais civil » ; la répression, « l’ordre juste » ; l’antiparlementarisme, des « jurés citoyens » ; l’exhibitionnisme en maillot de bain dans les médias les plus people, « une reconquête des couches les plus populaires de l’électorat » ; l’hymne national « une ode républicaine aux valeurs de gauche » ; le drapeau français « le symbole de la lutte prolétaire » ; la navigation aux sondages « un exercice démocratique » ; les improvisations « de la réactivité » ; l’extrême gauche, une « radicalité qui pouvait être appréciée » ; la liste est longue, trop longue.

Aux piliers du Parti, la bébé éléphante sevrée à la viande crue de la Mitterrandie, elle allait tout leur faire. Les pachydermes et leur force tranquille, elle les a bafoués, ignorés, insultés, rameutés, accusés, virés, rappelés, revirés, re-rappelés. Elle leur a même fait chanter la Marseillaise deux fois dans un même meeting. Elle leur a sorti des phrases des Evangiles en guise de programme politique. Elle leur a fait boire la coupe jusqu’à l’écœurement en choisissant comme futur Premier Ministre, sans demander l’avis de personne, même pas celui de l’intéressé, le chef de l’UDF qui se définissait comme social et libéral. Dans un dernier sursaut, elle a même ignoré les Verts en missionnant José Bové sur une étude concernant l’environnement. Et quand les cadres du Parti des Mots ont poussé en secret un ouf de soulagement au soir du 7 mai, elle dansait encore devant les caméras en transformant sa cuisante défaite en « un grand espoir qui s’était levé pour mener la France vers d’autres victoires ».

*

Tout le monde prit ensuite des vacances. Le Parti des Mots s’est remis en ordre de marche. On a fait des petites phrases, des petits pas et des petits livres pendant un mois ou deux. Certains condamnèrent Royal. Royal, dans son auto-critique annoncée, condamna ses petits camarades. Puis on s’est rappelé au bon souvenir du TSS. Il fallait déjà préparer les municipales. En fait, les électeurs allaient, sans le vouloir vraiment, redistribuer les cartes. Delanoë était content d’avoir gagné, et déclarait ne pas vouloir prendre la tête du PS mais que « s’il était utile, il ne se soustrairait pas à ses responsabilités » ; Ségolène Royal était contente d’avoir participé aux débats et déclara qu’elle ne voulait pas prendre la tête du PS mais « qu’elle ne pouvait pas non plus ignorer les 17 millions de voix et l’élan qui l’avait portée » ; Fabius était lui aussi content de ne pas avoir perdu et ne déclara rien, tout occupé qu’il était à recompter ses forces ; Hollande était content aussi, son bronzage avait tenu jusqu’en avril et déclara qu’il ne visait absolument pas 2012 mais « qu’il refusait de s’exclure ». Aubry, que beaucoup avait enterrée, reprit des couleurs pour oser affirmer que si elle ne visait pas la tête du PS, « elle ne voyait pas pourquoi elle ne pourrait pas le diriger ». Ceux qui n’avaient aucune chance d’être élus comme Dray ou Moscovici, déclaraient par contre être des candidats crédibles. Ca se passe comme ça au Parti des Mots.

Sur les ruines de l’échec de Jospin, du NON de gauche à l’Europe et de la défaite de la Madone des Sondages, le Parti des Mots serait donc en train de se reconstruire, de se rénover, de se rebâtir. La déclaration de principe adoptée ce week-end et mise au point par la Commission de Rénovation trans-courants a respecté la grande tradition de la recherche de la vérité dans la synthèse. Après Devadjan est-il une nouille, il faut cette fois ci, comme nouveau jeu de la semaine, deviner quels gages ont été donnés à qui.

*

Aujourd’hui donc, le PS reconnaît l’économie de marché (Ah bon ? Depuis 81 ils luttent contre ?) ;  reconnaît la démocratie représentative comme la démocratie participative ; reconnaît le besoin d’entreprises privées dynamiques travaillant aux côtés de services publiques performants ;  reconnaît le droit aux loisirs et à la culture pour tous ; reconnaît être un parti européen mais pour construire une Europe sociale et politique. Enfin bref, il reconnaît un peu tout pour satisfaire tout le monde. Pour vraiment faire la différence avec un parti de centre gauche/droit, il saupoudre le mot « socialiste » toutes les trois lignes et pour faire moderne, fait de même avec le mot environnement ou écologie.

Lors de cette Convention, pas un ne s’est risqué à faire une proposition ; on pourrait aussi bien se retrouver avec une réforme des 32 h qu’un allongement des cotisations à 45 ans. Sauf que l’on n’en sait rien. Mais bon, ils ont déclaré quelque chose, n’est-ce pas là l’essentiel ? Tout va pour le mieux dans le Parti des Mots.

Dans l’ombre, les couteaux sont sortis. Il faut lire ce qui se passait dans les couloirs de cette petite sauterie. Rien ne change sous la façade ; c’est toujours une putain de chouette ambiance ! :

Si Royal affiche une belle satisfaction sur ce texte à la Une de Désir d’Avenir, ses partisans confient dans les coulisses que ce n’est qu’une « danse du ventre » avant qu’ils donnent un « grand coup de pied dans la fourmilière ». Il faudrait comprendre selon le Figaro : virer les éléphants, la gauche du PS sans oublier Hollande qu’ils saluent d’un « Pas de marionnettiste chez nous ! ». Les fabiusiens disent que c’est « un texte plébiscité mais seulement par une minorité de militants ». Et toujours selon ce quotidien « Après avoir orchestré son arrivée, attendant dix minutes dans sa voiture que Hollande ait fini de répondre aux journalistes avant de sortir, elle (Ségolène) s’est ostensiblement mise à l’écart du premier rang réservé aux ténors du Parti, s’installant au milieu des journalistes et des militants« . Elle est partie bien avant le discours de Hollande et Aubry, qui s’est assise tout aussi ostensiblement à côté du nouveau libéral socialiste Bertrand Delanoë, aussi. Dans le Parti des Mots, on aime bien les clowneries.

Allez, rebaptisons tout ça : « une réunion au cours de laquelle, les camarades dirigeants dans une ambiance constructive et fraternelle, ont adopté la première déclaration de principe du XXIeme siècle jetant un nouveau regard sur les fondements du renouveau socialiste pour la France de demain ».Je vais laisser un vieux cheval du Parti conclure. Michel Charasse, récemment expulsé (à la différence de Georges Frêche), a repris sa liberté de parole. Voici ce qu’il confiait au Figaro il y a quelques semaines :

« Aujourd’hui comme en 2003, au moment de la loi Fillon, nous n’avançons aucune proposition courageuse. Le gouvernement réforme tout seul, et nous ne savons que dire non. Avec, parfois, des propositions d’une démagogie effrénée: il se trouve encore des élus PS pour faire croire à des pauvres gens que nous reviendrons à 37,5 ans de cotisations! (…) Les Français n’ont jamais su ce qu’elle (Ségolène Royal) ferait sur les retraites! Elle s’est bien gardée d’y réfléchir, et surtout de faire des propositions. Il faut dire qu’un sujet de cette importance est difficile à aborder dans le cadre de réunions participatives Tupperware… (…) » Le PS parle sans cesse des déficits questionne le journaliste : « Oui, tous les jours, sans doute pour faire sérieux et responsable. Mais quant aux solutions, c’est autre chose. Faut-il des impôts et/ou des cotisations sociales supplémentaires? Silence! Des économies budgétaires et sur les dépenses sociales? Motus! Et quand on les pousse dans leurs retranchements, ils brandissent le paquet fiscal, qu’ils proposent d’abroger, ce qu’ils ne feront pas, notamment sur les heures supplémentaires et les droits de succession. En ajoutant aussitôt qu’ils redistribueront les 15 milliards ainsi récupérés en pouvoir d’achat. 2012 attendra! (…) »

Au Parti des Mots, il semble qu’il faille s’en faire exclure pour que ceux-ci reprennent un sens.





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95 réponses à Guerre des Roses au Parti des Mots (et inversement)

  1. Koz dit :

    Juste une intervention rapide à toutes fins utiles : notez le nom de l’auteur…

  2. Tara dit :

    Superbe, merveilleux, formidable, excellent, tellement juste, tellement réfléchi, synthèse sublime, logique imparable… Je n’ai pas assez de mots pour qualifier ce billet. ;-) Merci Eponymus

  3. carredas dit :

    Tout pareil que Tara… Eponymus, c’est un vrai bonheur que de lire un billet argumenté et drôle auquel on adhère complètement… Et la rose… j’aime beaucoup la rose !

  4. Azrael dit :

    Ce serait drôle si ce n’était pas aussi pitoyable … Le pire étant qu’il se trouve encore des gens pour voter pour eux !

  5. Pepito dit :

    On dirait le tour cycliste du PS en un seul billet. Le prologue, toutes les étapes y compris les Alpes, d’un seul coup. Seulement possible avec epo.

    Aujourd’hui, donc, le PS … ; reconnaît le besoin d’entreprises privées dynamiques travaillant aux côtés de services publics performants…

    Je n’ai pas trouvé que c’était si évident que ça pour les gens du PS. En fait, le mot “entreprise” ne figure une seule fois dans 6 pages de principes.

  6. Guillermo dit :

    « On transforme une RTT passée devant la Télé un vendredi après-midi dans un HLM délabré d’une cité pourrie, en « temps libre d’accès aux ressources culturelles ». On repeint le laid. On lifte. »

    Joli… pas méprisant du tout. Si ça ça pue pas le gros mépris de classe bien de droite je sais pas ce que c’est.

  7. jmfayard dit :

    Je ne peux pas m’empêcher de faire mon pénible en signalant un bel anachronisme dans le troisième paragraphe.

    A part ça, je ne déborde pas d’admiration pour les états de service du PS depuis 2001, mais ma foi, étant donné que le système politique français est organisé pour ne laisser de place qu’à un duopole, quand on ne se retrouve pas dans la politique du TGH, il n’y a pas beaucoup d’autre choix que d’investir la citadelle PS et d’essayer de la refaire fonctionner dans le bon sens. Et pour qu’elle se remette à fonctionner dans le bon sens… il faut en changer la direction.

  8. cilia dit :

    Du grand eponymus ! Merci pour cette synthèse.

    Ce n’est guère original, mais à mon avis, le PS ne peut guère faire autre chose que se payer de mots tant qu’il ne s’amputera pas de sa gauche. J’imagine qu’ils sont nombreux à en avoir très envie et tout autant à avoir très peur de le faire. Pourtant, à ne rien pouvoir proposer ils perdront vraisemblablement en 2012. Alors, perdu pour perdu, il serait plus intelligent, me semble-t-il, de se jeter à l’eau le plus vite possible.

  9. francis dit :

    tout ça pour ça… un si long post pour s’amuser à se moquer du parti d’en face…avec quelques rumeurs glanées au figaro, un peu de people, un ex qui exprime sa rancoeur, etc… un peu de PS Bashing, cela fait tellement du bien sur ce blog…

    la déclaration de principes du PS n’a rien de génial, nos idées méritaient mieux, mais celle des autres partis, se l’UMP, du Modem, ne valent guère mieux: « quand je me regarde je me désole, quand je me compare, je me console »…

    et, sur le choix des mots, tant qu’à faire, je préfère ceux du PS aux « racaille, karcher,etc… »

    plus généralement, on peut regretter que seules surnagent les slogans, les « petites phrases », amis c’est ainsi: les campagnes, les médias sont basés sur l’image… NS a fait campagne sur quelques slogans le « travailler plus pour gagner plus » qui lui sert de politique sociale et d’arme anti-PS via les 35h, et le « ensemble, tout devient possible » soigneusement remisé depuis que « les caisses sont vides »…

  10. Guillermo dit :

    Bon, j’ai lu tout le billet. Bien écrit, c’est sûr, assez juste dans sa critique qui n’est d’ailleurs qu’une resucée du vieux reproche de « politiquement correct ». Heureusement qu’il y a eu les 35 heures – dont on fait tellement facilement et sans le moindre outil statistique une folie irresponsable – pour pouvoir dénoncer le PS !

    Car en face, dans le parti des gens bien réalistes dans la bonne grosse réalité qu’on prétend surtout ne pas changer pour que ceux qui continuent à s’empiffrer puissent gagner la bonne conscience de s’en prendre aux assistés et autres crevards qui sont devant la télé dans leur HLM (sincèrement mais rien que ce trait d’esprit signale une certaine pourriture idéologique). C’est tellement pratique le réalisme économique quand on n’a comme bilan les mêmes échecs, qu’on se garde bien de toucher au systeme de solidarité, pardon d’assistanat, qu’on dénonce pourtant à longueur de journée, et qu’on sait bien que le système économique fabrique des pauvres et des chômeurs (moins nombreux car mieux rayés).

    Ne nous cachons pas derrières les mots, fort bien, mais qu’à l’inverse la critique du verbiage ne serve qu’à justifier la drague du lepenisme et une politique d’inégalités assumées, ça me fait rire.

  11. cilia dit :

    @ jmf, Pardon pour mon ignorance, mais c’est quoi TGH ?

  12. Koz dit :

    Eh bien Guillermo, on s’emballe ? Tu devrais pourtant savoir que le « mépris de classe » nous est étranger, autant que la conception de la société en termes de classe nous l’est. Quant à la « pourriture idéologique », tu devrais envisager de te modérer. Je doute fort qu’eponymus soit dans le mépris des pauvres. Je le verrais plutôt envisager que le PS n’offre pas d’avenir à ces gens, au-delà de leur HLM.

    Dans le billet d’Eponymus, il est vrai fort bien écrit, je vois plus qu’un reproche de « politiquement correct », Guillermo. Je vois surtout la dénonciation d’un « vide idéologique », l’absence d’ambition, l’absence de ligne politique, l’absence de clarté.

    Le PS est effectivement devenu le Parti des Mots. Il s’en repait et en vient même à glousser d’audace lorsqu’il emploie des mots comme… « manager ».

    Il dénonce à juste titre un syndrôme dans lequel tu te prélasses visiblement avec gourmandise, y compris dans tes deux derniers commentaires : la bonne conscience dont on peut se satisfaire, à gauche, précisément parce que l’on est « de gauche », et que la gauche, c’est le Bien. Il suffit d’ailleurs de voir comment quelqu’un de gauche vous l’annonce : quand il vous dit « je suis de gauche », on lit dans son regard « je suis quelqu’un de bien ». C’est beau comme de l’antique, et c’est ce qui permet à la gauche d’éviter de se remettre en question.

    Ca lui permettrait aussi d’arrêter de dire des conneries du genre : la droite recherche la perpétuation des inégalités. Parce que la gauche pourrait s’interroger sur l’effectivité de ses grands discours, de ses dénonciations vertueuses. Mais dans le maniement des mots, Guillermo, la gauche, et toi dedans, êtes certes assez brillant.

    Et puis, pour ce qui est du système de solidarité, nous verrons notamment ce que donne le RSA.

  13. Philo dit :

    Bonjour Eponymus,

    Très beau billet. Le plus terrible, c’est que le détournement des mots et la perte de sens qui en découle, ça fait tâche d’huile. A travers le prisme des médias, les électeurs n’ont plus aucun moyen de comprendre ce qui se joue à gauche, et par ricochet se demandent ce qu’on leur cache à droite. A mon sens, non seulement les jeux de mots décrédibilisent le PS, mais tout l’appareil politique. Les rhétoriques extrêmes (gauche LCR et droite FN) n’arrangeant rien. Et pourtant, si on peut discuter des bienfaits d’un système bi-partisan, un système sans grand parti de gauche serait encore moins satisfaisant en laissant la place à tous les extrêmes ou à des partis n’ayant pas les moyens de gouverner (Modem, Verts). Cette guerre à gauche nous promet une balkanisation du paysage politique si les socialistes n’arrivent pas à sortir de la ménagerie (éléphants, jeunes loups, lionnes… tout un bestiaire à étudier) pour (re)créer un parti capable de gouverner.

    Mon passage préféré:

    on n’a pas d’ambition personnelle à gauche, « on est appelé malgré soi à de hautes fonctions républicaines »

    Le jour où le PS trouvera celui/celle qui assumera son ambition et nous en prouvera la valeur par une vision politique tranchée, un (nouveau?) parti de gauche pourra enfin prendre sa place nécessaire dans l’échiquier politique français.

  14. Gwynfrid dit :
    On transforme une RTT passée devant la Télé un vendredi après-midi dans un HLM délabré d’une cité pourrie, en « temps libre d’accès aux ressources culturelles ». On repeint le laid. On lifte.

    Cette phrase m’avait fait tiquer aussi. Elle révèle bien un a priori idéologique : RTT = paresse.

    Maintenant, Guillermo, quand on utilise le terme « pourriture » pour parler de ceux qui ne sont pas d’accord avec vous, on est mal placé pour leur reprocher une attitude méprisante.

    Par ailleurs, au moment du Rainbow Warrior, il n’y avait plus de communistes au gouvernement, et il n’y avait pas encore de Verts. Et cette affaire était loin d’être la première couleuvre qu’ont dû avaler les militants PS.

    Ces deux détails mis à part, ce billet est un peu plus long que nécessaire, mais je trouve qu’il sonne juste.

  15. cilia dit :

    @ Gwynfrid,

    Elle révèle bien un a priori idéologique : RTT = paresse.

    Sans vouloir répondre à la place d’eponymus, cette phrase ose parler de ce que le temps libre sans argent n’est pas ce merveilleux espace temporel de culture qu’on voudrait nous vendre. Ca ne vous rappelle pas un peu Coluche ? Moi, si.

    Plus grave, les 35 heures ont été vendues pour permettre un partage du travail, donc à résorber le chômage. Quelques années après, on ne parle plus que de la qualité de vie dont ceux qui travaillent (et encore pas tous) peuvent bénéficier…

  16. gasper dit :

    belle note, c’est indéniable, le parcours laborieux du PS de 81 à la déclaration de principe, une description (globalement) sévère mais juste comme dirait mon arrière grand oncle… Le « parti des mots », très juste, un euphémisme même concernant le parti de la Posture Sur-jouée. Le droit de réclamer le « droit d’inventaire », bien vu aussi: ce bilan nécessaire, à l’époque interdit par ceux la même qui se déclarent « progressistes » aujourd’hui . Les désillusions des années Mitterrand: qui pourrait soutenir le contraire? la synthèse qui cache (mal) le chaos et les tabous (sécurité, communauté, patrie): autant de maux que les mots ne soignent plus.

    seulement, tu oublies 2 éléments importants de la vie du PS depuis 81: 1) les années Jospin qui ne se résument pas aux 35h et dont le bilan a été le meilleur des 30 dernières années (et qu’on ne vienne pas me parler de l’extraordinaire effet d’aubaine de la fin des années 90 – la croissance Française sous Jospin était supérieure à celle de ses partenaires Européens, alors que depuis, elle se traine dans les fins fond du classement) 2) Royal que tu décries comme étant le pire a tenté d’adresser les tabous que, comme tu le dénonces, le parti n’avait pas le courage d’affronter. Tu aurais certainement préféré qu’elle s’y prenne autrement, mais tu ne peux pas lui reprocher d’avoir tenté de reconnecter le PS à la dure réalité nationale, à force de digressions « blairistes » et de tentative de déstabilisation du corporatisme dont le PS est si malade.

    Quant à Charasse, je préfère le lire à l’heure de l’apéro.

  17. Olivier dit :

    Moi j’aime bien.

    Avec un peu de bravitude, Eponymus aurait aussi pu pousser jusqu’aux écoutes présidentielles participatives ;)

  18. Guillermo dit :

    Moi, j’ai parlé de pourriture ? Non, de « pourriture idéologique », c’est pas pareil, c’est pas contre les gens.

    Revenons au fait. J’ai dit que je n’étais pas forcément contre ce diagnostic sur le PS ; certes c’est facile de tirer sur l’ambulance, mais je veux bien qu’on parle de vide idéologique, c’est effectivement le cas et je passe pas mal de temps à m’en plaindre sur mon propre blog.

    Cependant, qu’est ce qu’on lit en creux contre le parti des mots ? « le parti de l’action », évidemment, ou plutot du « réalisme » qui ne se berce pas d’illusions etc. Or au vu de la politique, qu’à fait la droite pour les plus défavorisés ? C’est le coté facile de la critique de l’assistanat… que feraient les gens aujourd’hui sans RMI ? Sur quoi d’ailleurs se construirait le RSA, qui est presque le prolongement naturel de l’affaire puisqu’il ne remet pas en cause le revenu minimal mais évite que la reprise d’emploi pénalise les allocataires (ce qui créera a tous les couts des effets d’aubaines et des arbitrages entre smic et rsa, mais bon pourquoi pas essayer).

    Et justement cette phrase sur les RTT donne le fond du texte : les pauvres sont des feignasses incultes, et il vaut mieux les occuper parce que sinon ils glandent devant la télé, ils sont pas capables de sortir voir leurs amis, encore moins d’avoir des activités culturelles, et d’ailleurs les assister c’est les encourager dans leur mauvaise pente ! On se croirait au XIXeme siecle.

    Donc il n’y a pas que la « bonne conscience », il y aussi des actions, et tant qu’à faire je préfere un gouvernement qui développe les revenus d’assistance (puisque la solidarité est un mot en l’air, un mot presque chrétien d’ailleurs, c’est dire comme c’est sale) plutot qu’un gouvernement qui récompense les plus aisés, et qui développe, et je maintiens, une politique d’inégalité, une politique ou l’on baisse certains impots qui ne touchent que les gens les mieux lotis (succession, bouclier fiscal et autres exos sur l’ISF, etc) tandis qu’on nous explique que le RSA sera financé en partie sur la PPE – ne serait ce parce que, comme l’auteur de ce billet le pense sans doute, l’inégalité et la privation foutent le feu au cul des flemmards et les forcent à se bouger, plutot que de se prélasser devant leur télé dans leur HLM.

  19. Gemini dit :

    Excellent billet !

    Il y en a assez que la gauche soit si intransigeante et si sectaire avec ceux qui ne partagent pas sa vision étroite du “bien”. Pour des gens qui se disent si laiques, ils sont au niveau des religieux les plus fondamentalistes…

    Je me suis construit en opposition à une éducation religieuse trop rigoriste, et lorsque j’ai été en age de comprendre la politique, j’ai éprouvé le même mépris pour le PS (et par dessus tout l’extrème gauche et droite) essayant d’entraver ma liberté sous les prétextes tacites qu’ils savent ce qui est bon pour moi.

    Je refuse qu’un parti qui a de si piètres résultats, si peu de propositions concrètes, qui ne coupe pas les ponts avec des idéologies qui n’ont pas passé le XXème siècle (et qui ont fait des millions de morts et des millions de pauvres), qui prone le nivellement par le bas, qui prone le conservatisme et l’étatisme, qui est incapable de se gérer lui-même … vienne me dicter la pensée unique du bon citoyen…

    Le PS, c’est tout sauf le parti des libertés … qu’il change ou qu’il reste dans l’histoire … les gens aujourd’hui ne croient plus aux belles histoires (idéologies trop fortes)

  20. Michael dit :

    Guillermo > C’est fou ce que tes interventions sont de mauvaise foi! C’est a se demander si tu fais express de déformer les propos d’Eponymus ou si tu ne les comprends simplement pas… Au moins tu es la preuve vivante de ce que démontre Eponymus dans sa note, les lecteurs apprécieront.

  21. Cyrille dit :

    Il est difficile d’être de gauche à cause du Rainbow Warrior ??? Parce qu’être de gauche implique forcément d’avaliser toutes les saloperies effectuées par un gouvernement de gauche ? Et à droite (ne me dites pas qu’aucune saloperie n’a jamais été faite sous un régime de droite…), vous êtes dispensés de ce chantage à la solidarité forcée ou bien vous assumez tout sans complexes ? Bon, j’ai essayé de poursuivre la lecture, mais je n’ai pas réussi à aller jusqu’au bout : tant de mauvaise foi, ça énerve d’abord, puis ça fait sourire, puis ça écœure (genre charcuterie + cassoulet à la graisse d’oie + fromages + pâtisserie bien grasse).

    @Koz J’aime bien vous lire habituellement, même en étant de sensibilité très différente, à cause de votre modération/non-sectarisme/intelligence. Tout ce qui manque à ce texte dont je ne comprend pas que vous l’endossiez. Quant à votre commentaire 1, il est quand même un poil faux-cul !

  22. Gemini dit :

    Un jour il faudra également en finir avec ce complexe avec l’inégalité … car trop souvent on s’en sert pour masquer la jalousie et l’envie, vraies motivations initiales. Cela renvoie au débat sur ce qui fait la réussite, les conditions ou l’envie de s’en sortir …

    Force est de constater que la nature ne nous veut pas égaux, elle aime la diversité, s’enrichit de la différence, et cela ne peut en aucun cas aboutir à une égalité à l’arrivée. Alors bien surs, en plus de maintenir l’égalité des chances au départ, aujourd’hui nous sommes dotés d’un haut niveau (oserais je dire moral), qui fait que nous limitons la casse pour ceux qui un faible niveau de vie (par force ou par choix), ce qui est très bien…

    Mais je suis désolé, tous les jours j’entends des bobos se plaindre d’aise (4000€ par mois pour un couple avec 2 enfants c’est riche selon François Hollande), et vouloir supprimer les inégalités, non dans une logique égocentrique ils veulent appaiser leur jalousie … c’est là le fondement de l’envie du nivellage…

    Encore un domaine ou les socialistes complexent, ce qui révèle un certain mépris d’eux memes …

  23. Koz dit :
    @Koz J’aime bien vous lire habituellement, même en étant de sensibilité très différente, à cause de votre modération/non-sectarisme/intelligence. Tout ce qui manque à ce texte dont je ne comprend pas que vous l’endossiez. Quant à votre commentaire 1, il est quand même un poil faux-cul !

    Vous parlez de celui-ci :

    Juste une intervention rapide à toutes fins utiles : notez le nom de l’auteur…

    ?

    Sinon, je n’endosse ni ne renie. Eponymus est libre de ses opinions, comme Dang et Liberal le sont. Il m’arrive de ne pas les partager.

    Par ailleurs, dans la mesure où vous nous indiquez ne pas avoir dépasser le troisième paragraphe de ce billet, je ne suis pas certain que vous soyez véritablement en mesure d’émettre une opinion dessus, si ?

  24. francis dit :

    gemini dixit:

    Mais je suis désolé, tous les jours j’entends des bobos se plaindre d’aise (4000€ par mois pour un couple avec 2 enfants c’est riche selon François Hollande), et vouloir supprimer les inégalités, non dans une logique égocentrique ils veulent appaiser leur jalousie … c’est là le fondement de l’envie du nivellage…

    je ne comprends rien à ce paragraphe…. gemini peut il nous éclairer?

    gemini encore

    Un jour il faudra également en finir avec ce complexe avec l’inégalité … car trop souvent on s’en sert pour masquer la jalousie et l’envie, vraies motivations initiales. Cela renvoie au débat sur ce qui fait la réussite, les conditions ou l’envie de s’en sortir …

    je ne comprends guère mieux, mais trouve le sujet intéressant… bien sûr que jalousie et envie font partie de la nature humaine: conjugués à l’égoïsme, ils sont même les ressorts du développement de la société capitaliste: que chacun fasse son beurre, en gagne un max, en capitalise autant que possible, en tire le plus, en respectant les lois lorsque le risque de se faire prendre et la sanction côutent trop cher, et le marché pourvoira au reste, sa main invisible mettra chacun à sa juste place…certaines sont meilleures que d’autres: c’est normal, c’est faute de travail, de compétence, cela reflète seulement les inégalités entre les hommes, « that’s life, boy »… la vision socialiste part du principe que la réussite est collective, que les hommes différent aussi par leur point de départ dans la vie, que trop d’inégalités détruisent ce que nous avons de plus précieux, le lien social, plus fondamental que le bien économique, et en déduit, fait en sorte que développement économique et progrès social aillent de pair… je sais qu’on me dira que je caricature le capitalisme, qu’il sait redistribuer, je n’en suis pas persuadé: il ne le fait que sous la pression, dans un rapport de forces (cela s’appelle la lutte des classes) qu’il sait se réfréner, idem: il lui faut une pression: le peuple, l’écologie… qu’il sait apprécier la régulation: oui, en face, chez les autres…

  25. Cyrille dit :
    Par ailleurs, dans la mesure où vous nous indiquez ne pas avoir dépasser le troisième paragraphe de ce billet, je ne suis pas certain que vous soyez véritablement en mesure d’émettre une opinion dessus, si ?

    Comme indiqué dans mon commentaire, j’avais poursuivi la lecture après ce 3ème paragraphe, mais pas jusqu’au bout (à vue de nez à peu près la moitié de ce texte interminable). Et, oui, le commentaire 1 est bien celui-ci.

    Juste une intervention rapide à toutes fins utiles : notez le nom de l’auteur…
    Sinon, je n’endosse ni ne renie. Eponymus est libre de ses opinions, comme Dang et Liberal le sont. Il m’arrive de ne pas les partager.

    Il s’agit bien d’un blog à votre nom/pseudo, n’est-ce pas ?

  26. Gemini dit :

    @francis

    Sur la première citation que vous reprenez, je souhaitais mettre en avant le fait que nombre de bobos qui vivent bien sont constamment en train de se plaindre, et d’envier le niveau du dessus, alors que le leur est parfaitement confortable… preuve s’il en est que la force ou la fréquence des cris ne sont pas le reflet d’une difficulté véritable, et la vision gagnerait à un peu plus de recul et moins d’égocentrisme…

    L’égalitarisme n’est pas seulement une révolte contre la nature des choses, c’est une révolte contre l’essence de l’existence — et il traduit une haine de l’existence concrète, souvent associée à la haine de soi. (François Guillaumat)

    La vision du socialisme part du principe du collectivisme, mettant tout les moutons sous l’égide d’un berger « bienveillant », l’état papa … qui s’avère moins réactif que de de mettre des rêgles facilitant la transition entre les niveaux sociaux (oui on peut aussi descendre), laisser cela s’organiser dans la plus grande liberté, et intervenir pour les cas les plus critiques.

    Sérieusement, si l’on ne constate pas aujourd’hui (pétrole, matières premières…) que l’état ne serait pas le bon acteur pour réguler ces prix et les approvisionnements, quand le fera-t-on ?

    Tout ce qui dépend de l’état encourage les corporatismes, l’immobilisme, les avantages liés aux réseaux.

    L’égalité salariale, serait une erreur absolue (et elle l’a été), elle n’encouragera qu’un travail minimum et la corruption a côté pour assouvir le besoin de liberté qu’a l’être humain…

  27. Pepito dit :

    Les principes des socialistes sont plus révélateurs par leurs omissions que par leurs déclarations sempiternelles à géométrie variable de liberté, égalité et fraternité.

    Par exemple, chose qui est tout de même incroyable, les principes des socialistes se gardent bien d’accepter la propriété privée. Nulle part il y a mention que les socialistes sont garants de la propriété privée. C’est tout de même une liberté fondamentale. Ca laisse bien la voie ouverte à une expropriation, voire à une confiscation des biens des personnes par l’Etat. Cela veut bien dire que les socialistes sont ouverts au communisme, moyennant une petite tolérance pour un secteur privé (c’est-à-dire des entreprises privées, probablement basées en dehors du territoire français), bien entendu régulées par la puissance publique, qui fourniraient certains services et marchandises que le secteur public ou le secteur d’économie sociale seraient incapables de produire. Les marxistes peuvent bien se frotter les mains.

    Ce n’est que les plus imbéciles qui se font piéger par cette rhétorique de principes attrape pigeon. S’il y a un thème auquel l’expression « laisser la porte ouverte à toutes les fenêtres ouvertes », c’est bien aux principes du parti socialiste.

  28. xerbias dit :

    Ce billet est à la fois cruel et pertinent. Le point central du problème est, pour moi, cette croyance incroyable qui est celle de considérer que la gauche, c’est le bien, et la droite, le mal.

    C’est le cas dans ces ces mots lancés tels quels : « pourriture idéologique ». Que ce soit pour les idées ou la personne, je ne vois pas comment le mot pourriture ne pourrait être vu comme une insulte. Certains vont très loins dans ce schéma de pensée disqualifiant, où les arguments sont remplacées par les insultes les plus crasses.

    C’est le fond de commerce d’un certain nombre de blogs de gauche/extrème gauche, où sont vilipendés de cette façon tout ce qui trouve à sa droite (et même pas forcément à droite). J’ai par exemple vu un blogueur de droite traité de « répugnante hyène en putréfaction » sans autre développement, ce genre de procédé m’étonnera toujours.

  29. Albacreso dit :

    Il est tellement aisé de critiquer le parti socialiste qu’il ne me vient aucun mots gentils pour qualifier un tel sujet. et vice versa Arretons de tomber dans le piège de la confrontation gauche droite, cela ne sert à rien, ils nous endorment avec ses faux débats. vous le savez bien que la droite ne vaut pas mieux. faisons enfin avancer les choses. power to the people

  30. Tara dit :
    On transforme une RTT passée devant la Télé un vendredi après-midi dans un HLM délabré d’une cité pourrie, en « temps libre d’accès aux ressources culturelles ». On repeint le laid. On lifte.

    est lu ainsi :

    Et justement cette phrase sur les RTT donne le fond du texte : les pauvres sont des feignasses incultes, et il vaut mieux les occuper parce que sinon ils glandent devant la télé, ils sont pas capables de sortir voir leurs amis, encore moins d’avoir des activités culturelles, et d’ailleurs les assister c’est les encourager dans leur mauvaise pente ! On se croirait au XIXeme siecle.

    Comme quoi, chacun lit en fonction de ce qu’il pense (ou de ce qu’il est?). N’étant pas « idéologue », estimant que la lutte des classes est périmée et ne confondant pas RTT avec paresse, je n’ai pas lu comme certains ici, du mépris pour certaines classes de français. Voilà ce que j’ai lu : alors que pour certains, les RTT se passent devant la télé dans une HLM délabrée par faute de moyens financiers pour faire autre chose, le PS, qui n’a aucune idée des besoins financiers de ces travailleurs, pense que ce temps libre permet l’accès aux ressources culturelles, sans se poser la question de savoir comment, celui qui gagne le SMIC tout en ayant des RTT, peut s’offrir un concert, une expo au grand palais (et même dans cette horreur bâtie par Pompom, c’est horriblement cher), ou même une place de cinéma (qui correspond à combien d’heures de boulot au SMIC?), voire se payer un plein d’essence pour aller voir des amis. Voilà ce que je lis, et ce n’est pas du mépris pour ces gens là, mais plutôt la réalité des choses ! Mais ceux qui pensent qu’on méprise les autres ont quels repères? Les leurs? Ceux qui voient du mépris partout mépriseraient ils eux mêmes les gens et s’imagineraient ils ainsi que les autres font de même?

  31. Enée dit :

    Sans intérêt aucun, dans la mesure où l’on peut écrire exactement dans la même veine, sur le même ton et avec la même paresse intellectuelle sur l’UMP, Nicolas Sarkozy et tutti quanti. Au fait, Eric Besson aurait pu être cité aussi comme Charasse, aussi crédible.

    Simplement, dans les commentaires, j’ai lu que la lutte des classes était dépassée. Je n’en suis pas persuadée du tout. Elle est dans l’oeil du cyclone tout simplement. Les crises économiques, écologiques et politiques que nous commençons à traverser vont la réactiver plus rapidement que nous ne l’espérions sans aucun doute. La paupérisation croissante d’une majorité de la population sur la planète et l’enrichissement inégalé et inouï d’une toute petite minorité va devenir insupportable , non seulement pour les populations, mais aussi pour la bonne gestion de nos biens communs (ressources naturelles, denrées de base, énergie, et culture, éducation, santé…). La tentation est forte pour ces minorités de tout contrôler et de tout acheter (spéculations actuelles sur l’agro-alimentaire et le pétrole) au détriment de toute éthique : cela pourra-t-il durer sans que le capitalisme ne devienne véritablement sécuri-autoritaire (il en a pris le tournant) et ne génére ses propres contre-pouvoirs décisifs…

    Voilà à quoi m’a fait penser ce post qui vraiment se paye de mots et se paye nos têtes !

  32. christophe dit :

    j’ai trouvé l’article très bien; argumenté, drôle et pertinent. A mon avis le PS devra bien un jour clairement choisir entre ses complaisances d’extrême gauche et son penchant plus libéral. Actuellement, il nous sert une bouillie inconsistante qui désoriente tout le monde. Ce sont la droite et l’extrême gauche qui en profitent. Je ne suis pas très optimiste pour l’avenir car je ne vois aucune personnalité capable de mettre un peu d’ordre dans tout cela, comme Sarkozy à droite ou Mitterand à gauche dans son temps.

  33. Eponymus dit :

    @ Guillermo

    Et justement cette phrase sur les RTT donne le fond du texte : les pauvres sont des feignasses incultes, et il vaut mieux les occuper parce que sinon ils glandent devant la télé, ils sont pas capables de sortir voir leurs amis, encore moins d’avoir des activités culturelles, et d’ailleurs les assister c’est les encourager dans leur mauvaise pente ! On se croirait au XIXeme siecle.

    Je vous ai laissé parlé, parce que j’attendais de lire vos développements. Vous n’avez pas tort sur tous mais par contre, vous vous gourez sérieusement sur un point. En fait, cette phrase provient directement et presque mot pour mot de la réflexion d’un ouvrier interviewé dans le cadre d’une enquête de Libération publiée un peu avant les élections de 2002. Avec les 35 H, les heures sup bloquées, pas de fric, il parlait dans cette description de sa propre situation.

    Ce type était prolétaire, de gauche et vivait dans un HLM effectivement délabré d’une cité effectivement pourrie. J’allais dire du Nooord. Mais en fait stéphanois si je me souviens bien. Alors bon, vous pouvez lui lancer « pourriture d’esprit de classe » à la figure aujourd’hui, mais ça m’étonnerait que vous puissiez le lui faire les yeux dans les yeux. En tout cas le faire sans vous en prendre une. Et dans cette enquête ce n’était pas le seul exemple de ce type.

    En fait, à cette époque les premiers sondages indiquaient un décalage ou même un divorce entre le PS et sa base ouvrière. Libé se demandait pourquoi. On a vu à quel point un peu plus tard.

    Il se fait que je ne suis pas contre les 35 H en général dans le sens où je favoriserais plutôt une plus grande flexibilité dans le temps de travail. Par contre empêcher quelqu’un qui souhaite bosser et qui s’emmerde à la maison, de le faire au nom d’un dogmatisme, c’est ce que j’appelle une grosse connerie.

    Le truc, c’est que dans ce parti, le principe est plus important que les faits. Les mots plus que la vérité. Cela va plus loin que la critique du politiquement correct comme le signale Koz. C’est aussi une question de prise de conscience des réalités, d’honnêteté, de sens. Peu importe la forme.

    Il ne s’agit pas seulement d’un « pragmatisme » comme vous le « requalifiez » – juste de regarder une situation telle qu’elle est et non pas au travers du prisme habituel. Je peux avoir des réserves sur Charasse, mais il a diablement raison, le PS ne supprimerait pas les heures sups défiscalisées aujourd’hui, Quant à Royal qui a fait de généralisation des 35 H un élément clé programmatique de sa campagne sans y croire une seconde, que peut on en dire ?

    Vous me faites marrer avec vos histoires de classes et vos étiquettes. Si on comparait nos deux parcours je pense que vous seriez surpris. Je suis un fils d’ouvriers moi. Un enfant de Kerouac, Dylan, Ginsberg ou Cohen. Ou de Renoir, Dali, Watts et d’autres. Mais pas seulement. J’ai fait du terrain, moi, merde. Plus que Hollande ou DSK n’en fera jamais dans sa vie. Et enfin, je suis la plus grande feignasse du monde, même si, par passion, je n’ai pratiquement jamais bossé moins de 10 H par jour.

    Depuis que j’ai vu deux gauchistes (dont l’un, fils d’un administrateur d’une clinique à Chatou, et qui aurait bien vu une révolution sanglante et l’autre, fils d’un commerçant, qui souhaitait l’occupation de l’Europe de l’Ouest par l’armée chinoise) se lancer des « tu raisonnes comme un petit bourgeois » sur le campus de Nanterre, il y a longtemps que « les histoires de classes, les « .ismes » en général » me gonflent au plus haut point. Mes pérégrinations ultérieures n’ont fait que confirmer ce que je craignais. Par pitié, remisez ce discours quelque part, vous n’illustrez que trop bien cet article.

    Quant à la droite, mais bien sur qu’elle a fait pire ou au moins autant. Ce pamphlet n’est pas un comparatif supposé mesurer la valeur relative de l’UMP contre celle du PS. Je m’en tape moi de l’UMP, comme du RPR ou de l’UDR. Je ne suis ni militant, ni adhérant – je suis juste client, électeur. Au temps béni – pour le journaliste d’investigation que j’étais pendant une relativement brève période – du SAC et consorts, j’ai dénoncé plus souvent qu’à mon tour les magouilles et autres odieusetés de la drooooiiiitre comme vous dites. Et j’ai toujours eu un certain respect même pour le stalinien qui écrasait une larme à l’écoute des Choeurs de l’Armée Rouge, tant ces Partis ont pu tromper leur monde en faisant appel aux aspirations de liberté et de justice qui résident en chacun de nous.

    Mais ce n’est juste pas le sujet du billet. Est-ce que je dois comprendre par exemple que le PS pour chaque critique contre Sarko ajoute quelque chose comme « ceci dit, nous avons fait bien pire ou largement autant dans tel ou tel cas ? » Visiblement, dans le Parti des Mots on ne censure pas, « on discrédite ». Dans le Parti des Mots, on n’interdit pas à l’autre de s’exprimer, « on l’insulte » (là, je parle pour Cyrille auquel je ne répondrais évidemment pas). Dans le parti des mots, il n’y a décidément rien qui cloche.

    J’ai pris le Rainbow Warrior comme exemple, (en faisant un gros anachronisme – merci jm et désolé pour cette imprécision) parce qu’à mon sens, c’était le premier vrai divorce grave entre le discours et les faits. D’autres situent le moment plus tôt. Chabrol par exemple, en regardant le cirque de la cérémonie du Panthéon, s’amuse à déclarer qu’il savait que c’était plié. D’autres en voyant Fabius faisant exprès d’arriver en 2CV à son ministère. Bref, peut importe. Certains comprendront ce que je veux dire. Mais de s’arrêter au Rainbow Warrior c’est oublier les couleuvres multiples et de toutes les tailles que le militant a du s’avaler après. Sans parler de celles dont ils n’a jamais entendu parler et que personne n’a osé sortir. Vous voulez vraiment que je fasse la liste ?

    Concernant le RMI, je ne suis pas contre. Je suis contre le fait de le mettre en œuvre sans analyser et réellement remédier à pourquoi nous en sommes arrivés là, mais surtout, surtout, je suis contre le RM. Un gouvernement qui n’aide pas les éclopés de la vie, quand bien même, ils seraient responsables à 150% de ce qui leur arrive, est une barbarie. Sauf qu’il existe différentes façons de le faire. Certaines favorisent la réinsertion, d’autres les enferment. Muhammad Yunus n’a pas reçu le Nobel pour rien.

    Enfin, vous croyez que je n’ai jamais discuté avec un militant ou même un élu du PS ? Si vous pensez, qu’en privé, ils ne font pas une analyse similaire de ce qui se passe aujourd’hui au Parti et qu’ils sont tous arc-boutés sur les fameuses mesures de solidarité ou sur le bien fondé des 35 H, vous vous illusionnez à un point. Et puis, vous en avez vu beaucoup des représentant du PS dans les dernières manifestations syndicales sur le temps de travail ? Ca ne vous interpelle pas ? Je sais bien que les critiques de ce que vous percevez comme venant « de l’autre bord » sont agaçantes, mais demandez-vous pourquoi, elles sont si agaçantes. Combien de militants ou de sympathisants disent la même chose ?

  34. mal léché dit :

    A vous lire, et au vu du plaisir non dissimulé que vous tirez à filer la métaphore religieuse pour vous gaussez du socialisme, j’en conclus que, pour vous, être catholique de gauche, ce ne serait donc pas très catholique… c’est une vue de l’esprit, en effet.

    Pour vous prouvez que je ne suis pas mauvaise langue, malgré mon pseudonyme, voilà qui devrait fourbir vos armes dans la guerre des mots (ce qui devrait aussi faire plaisir à Koz) :

    http://www.lenouveaureveil.com/a.asp?n=294906&p=1946

  35. Koz dit :

    Tu ne voudrais pas écrire sur mon blog, Eponymus ? Ca me ferait plaisir d’endosser certains de tes billets, et de tes commentaires…


    Mal léché, ne faites pas trop de déductions : je crois qu’epo n’est pas croyant. Quant à moi, oubliez ce type de déductions. Celui dont vous partagez pas les convictions n’est pas nécessairement un imbécile.

  36. Eponymus dit :

    @Mal Léché

    Vous concluez un peu vite. Je ne suis pas catholique d’ailleurs. Il est vrai que j’ai plus souvent entendu une démolition en règle de l’Eglise que des louanges dans ces cercles. Voire même, les croyances religieuses qualifiées bien souvent de « retour à l’obscurantisme ». Mais bon, j’ai vécu un an en Italie, et il existait là bas un parti catholique communiste, avec un ou deux élus. Alors tout est possible, ma foi.

  37. Ukail dit :
    Sans intérêt aucun, dans la mesure où l’on peut écrire exactement dans la même veine, sur le même ton et avec la même paresse intellectuelle sur l’UMP, Nicolas Sarkozy et tutti quanti. Au fait, Eric Besson aurait pu être cité aussi comme Charasse, aussi crédible.

    Notez cependant une différence de taille, les mots* (les siens, mais aussi ceux de la Gauche) servent à la Droite pour agir. Vous me direz « Facile, elle est au pouvoir ! ». Y verriez-vous une coïncidence ?

    Ukail

    • puisqu’il s’agit des mots et de leur emploi qui sont au coeur du billet d’Eponymous, ce qui n’est pas sans rapport avec le précédent billet de Koz.
  38. Eponymus dit :
    Tu ne voudrais pas écrire sur mon blog, Eponymus ? Ca me ferait plaisir d’endosser certains de tes billets, et de tes commentaires…

    Tu sais Koz, ça me semble être une bonne idée. N’hésite pas à endosser. Je pourrais même endosser certains de tes billets si tu veux. En échange, hein ?

    Au fait, pour les camarades Tara, Carré, Cilia et les autres, merci pour vos compliments.

  39. Eponymus dit :
    Ta foi ?

    Non, excuse, je voulais dire, TA foi.

  40. Excellent billet. La réaction des plus critiques m’a beaucoup fait rire. Eponymus me fait penser à ces gamins agaçants qui appuyent là où ça fait mal pour être sûr que ça fait mal. Et là, ça fait mal ?

    Un parti qui laisse une candidate indésirable devenir la candidate officielle, un parti qui fut un grand parti et qui n’est pas présent au second tour d’une présidentielle, un parti qui tolère que ses perdants jouent les divas, c’est un parti qui va mal. Eponymus ne fait que le souligner.

    Peu importe que les autres partis (droite, centre, extrêmes,…) soient en bon ou mauvais état. Le sujet de ce billet, c’est le PS. Il faut arrêter de se cacher la vérité en répondant « oui mais en face… ».

    Le PS sent le moisi, il ne survit que parce qu’il a réussi à faire croire qu’être de gauche, c’était bien. Si on ne veut pas avoir conscience de ça, c’est qu’on en a vraiment rien à cirer des mal lotis.

    Eponymus n’est pas Synthol, il ne fait pas du bien là où ça fait mal. Faudrait voir à pas confondre.

  41. Fx_Perreti dit :

    Ca faisait longtemps… et en même temps, vous allez me dire que ce commentaire sous ce billet, c’était quasiment télécommandé…

    Au-delà des appréciations sur la qualité d’écriture du billet, que chacun est libre de juger, je ferai trois remarques de fond : 1. Je partage une seule analyse de Eponymus. La gauche a eu trop la tentation, en particulier dans les années 1980, à se « moraliser », à devenir une gauche morale abandonnant dans le même temps l’essentiel, à savoir l’économique et le social. Bien sûr qu’il y a des raisons intrinsèques à la gauche pour expliquer ce phénomène (une boussole idéologique parfois hésitante, surtout post-1983) mais aussi et surtout, il s’agit d’un contre-poids à la droite. En France, où l’alternance réelle a été bien tardive (sous la Vème), la droite s’est toujours considérée comme la propriétaire naturelle du pouvoir. La droite était cette figure sérieuse, tutellaire qui gérait en « bon père de famille » (rien à voir avec Keynes évidemment) tandis que la gauche n’était que cette femme volage, distraite et dépensière.

    On retrouve d’ailleurs cette image de la droite « forte » et de la gauche « faible » dans toutes les histoires politiques occidentales (Mars contre Vénus récemment évoqué par les républicains américains par exemple). La gauche a donc pensé (à tort) que la diabolisation de la droite, pour d’autres raisons, était sa seule solution non pas pour arriver (la victoire de 1981 n’a rien à voir avec cela) mais pour rester au pouvoir.

    1. En revanche, sur le reste, que dire, votre texte amalgame tellement de choses qu’on a du mal à en retirer vraiment quelque chose. La déclaration de principes n’a pas été (beaucoup) commenté, donc cela signifie qu’elle n’a aucun intérêt et qu’elle ne contient que des mots. Or, vous faites une confusion, cette déclaration de principes n’a pas à contenir de propositions. Il s’agit d’une carte d’identité du PS, pas d’un programme de gouvernement. Cela n’aurait aucun sens que le PS fasse aujourd’hui un tel programme. Pourquoi ? Non pas parce qu’ils n’ont pas d’idées (c’est bien une idée de droite d’ailleurs, continuant à jouer sur le caractère prétendument idéaliste et éthéré de la gôôche), cf les propositions de loi déposées à l’Assemblée nationale (class action, projet logement…) toutes rejetées d’un bloc mais parce que le système actuel ne permet pas l’existence d’un vrai shadow cabinet.

    Ensuite, les contributions, puis les motions vont arriver pour le Congrès et vous aurez tout le loisir d’apprécier les propositions qui y sont évoquées.

    1. Vous êtes mal renseigné : Georges Frêche comme Michel Charasse ont été exclus du PS. Je vous indique même que G. Frêche a renoncé à se présenter aux sénatoriales. Quant à Michel Charasse, j’aurais bien aimé qu’un maire de droite et ancien Ministre reçoive S. Royal quelques jours avant le deuxième tour, l’UMP lui aurait sans doute accorder le bénéfice du doute. Arrêtez avec ces leçons de démocratie insupportables. Quant à Charasse, c’est incroyable toutes ces personnes de l’UMP qui ont tout de même la mémoire bien courte. Charasse fait partie avec Dumas et quelques autres du pire de la génération Mitterrand. D’ailleurs, à l’entendre, rien n’est à jeter des deux septennats. Que vous nous demandiez de faire notre « inventaire » en portant du crédit à un mitterrandolâtre en perdition, çà ne manque pas de sel et ne contribue pas, pour tout vous dire, à crédibiliser votre article.

    En tout cas, je remarque globalement une chose à droite : soit vous êtes des vautours assoiffés de sang face à cette « bête mourante », soit vous aimez le jeu de la paille et de la poutre, mais en ce moment, je n’entends pas un seul sympathisant/militant/Ministre de droite en venir à parler du PS (ou à la limite, des 35 heures…). Y aurait-il en réalité péril en la demeure ? Qu’est-ce qu e ce serait en tout cas si le PS était en forme !

  42. francis dit :

    pepito dit:

    Par exemple, chose qui est tout de même incroyable, les principes des socialistes se gardent bien d’accepter la propriété privée. Nulle part il y a mention que les socialistes sont garants de la propriété privée. C’est tout de même une liberté fondamentale. Ca laisse bien la voie ouverte à une expropriation, voire à une confiscation des biens des personnes par l’Etat. Cela veut bien dire que les socialistes sont ouverts au communisme,…

    alors qu’eponymus se gausse que le PS déclare prendre en compte l’économie de marché…on peut imaginer que la propriété privée y est incluse, et si le PS l’avait nommément cité, on se serait interrogé: ils n’en voulaient pas avant? c’est étonnant cette attaque sur la gauche qui aurait le monopole du « bien », j’entends en permanence l’inverse: seule la droite est raisonnable, crédible, moderne, la gauche est démagogique, dépassée, incapable, le libéralisme est l’alpha et l’oméga « horizon indépassable de la pensée », ce n’est pas la peine d’essayer des chercher des alternatives (les alter), d’en limiter les effets injustes, pervers, (la gauche, les ecolos)… enfin, cette phrase sur la RTT: chacun sait que c’est un argument de droite classique anti-35h de dire que le temps libre coûte cher : il est d’abord une source d’économies en permettant à tous de garder leurs enfants, de bricoler, de faire son jardin… c’est une vision bobo que d’imaginer qu’il faut systématiquement partir, voyager, dépenser pendant son temps libre… mais il est vrai que la télé qui nous gave de pub veut nous faire croire que « vivre c’est consommer »…

  43. Koz dit :

    Francis, vous vous donnez du mal pour ne pas comprendre.

    • Ce que vous décrivez de la droite, ce n’est pas le « Bien », c’est l’efficacité. La Gauche, c’est le progrès, l’ouverture, la bonté, l’amour. « Etre de gauche », c’est « être concerné », solidaire…

    • Epo vous a expliqué ce qu’il fallait entendre de son exemple des 35h : l’ouvrier qui témoignait voulait surtout dire qu’il préfèrerait gagner davantage pour avoir éventuellement d’autres loisirs, plutôt que d’être condamné à rester dans son HLM. Ce n’est pas une condamnation en soi des loisirs.

    Et s’il faut vous le redire une troisième fois, vous savez, nous, on est super dispos ;-)

  44. Frêche a effectivement été exclus du parti mais pas écarté : –<

    « Georges Frêche ne sera pas sénateur. Le sulfureux président de la région Languedoc-Roussillon avait pourtant été désigné comme tête de liste par la fédération PS de l’Hérault pour les sénatoriales de novembre, alors même qu’il n’est, en droit, plus membre du parti depuis son exclusion l’an dernier suite à des propos racistes sur les harkis. »

    (Frêche renonce à siéger au Sénat)

    Ensuite, peu importe que Charasse soit quelqu’un de peu recommandable, quand il dit quelque chose de vrai, ça reste vrai. On ne peut pas être manichéiste au point de rejeter en bloc tout ce qui vient d’une personne sous prétexte que cette personne sent le souffre.

    Enfin, pour les 35h et le soi-disant mépris d’Eponymus pour les ouvriers, il faut savoir que ce temps libre a fait le bonheur des Leroy-Merlin et pas celui des libraires ou des cinémas. Mais on ne peut pas éternellement repeindre son couloir ou monter des étagères.

  45. Koz dit :

    Il faut surtout penser qu’il n’est ni aberrant ni social-traître de la part d’un habitant de HLM de souhaiter avant toute chose le quitter un jour, plutôt que de stagner au même niveau de rémunération et avoir le droit d’aller au bas de son immeuble un vendredi par mois, n’ayant de surcroît pas les moyens de faire davantage (et avec le prix de l’essence, il peut en plus tirer une croix sur les WE au vert mais ça, c’est un mauvais exemple, on a à ce sujet la même solution monomaniaque qu’à d’autres : les méga-profits de Total).

  46. Pepito dit :

    @Francis

    alors qu’eponymus se gausse que le PS déclare prendre en compte l’économie de marché…on peut imaginer que la propriété privée y est incluse, et si le PS l’avait nommément cité, on se serait interrogé: ils n’en voulaient pas avant?

    Votre argument de dire que si le PS cite nommément quelque chose on serait interrogé si se n’était pas le cas avant, ne tient pas la route. Quand le PS se déclare laïque, on ne se pose pas la question si c’était le cas avant ou pas, on prend note.

    Ce n’est pas un secret pour personne qu’un grand nombre de socialistes attaquent la propriété privée individuelle, en tout cas, d’un point de vue moral. C’est pour cette raison qu’ils en parlent pas en espérant que cela passe inaperçu.

    Que vous soyez propriétaire ou pas de votre maison, c’est tout de même intéressant du point de vue intellectuel de savoir ce que pense le parti socialiste français sur l’accès à la propriété et s’il estime que la propriété privée individuelle doit être garantie ou pas. Combien de socialistes n’entendons nous pas hurler d’indignation parce que dans certains pays de l’EU, anciennement communistes, les anciens propriétaires peuvent récupérer leur terres agricoles ou maisons confisquées (s’il en reste encore quelque chose), hein ?

  47. carredas dit :

    En lisant les commentaires sur le décalage entre l’intention des 35 heures et la réalité vécue par certains, m’est revenue une réflexion que je me faisais sur la mise en place des Velib à Paris. Le principe même des Velib est bon – un moyen de se déplacer non polluant, pratique, bon marché – mais à y regarder de plus près, que se passe-t-il ? - 20000 vélos lâchés dans à Paris sans que le nombre de voitures soit réduit, ni que la circulation soit repensée en fonction de cet apport - des cyclistes jeunes pour la plupart, convaincus que leur statut de non-pollueur non-dangereux les met au-dessus des règles - ceux qui ont à se plaindre de cette arrivée en masse de vélos ne sont pas les automobilistes mais les piétons et surtout les piétons d’un certain âge dont le nombre augmente et qui ne se sentent plus en sécurité sur les trottoirs, et accessoirement les conducteurs de bus.

    Il ne suffit pas qu’une idée soit bonne, si elle ne fait pas l’objet d’une étude préalable dans laquelle doivent être pris en compte tous les critères elle peut aboutir à un effet non prévu et mal maîtrisé.

    Eponymus dit qu’il est favorable à la fléxibilité du temps de travail. Moi aussi. Le jour où les relations employeurs-salariés sortiront du rapport de force pour se diriger vers un partenariat, il sera peut-être possible d’imaginer un temps de travail choisi par le salarié (chaque année par exemple) en fonction de ses besoins et des évènements de sa vie. En contrepartie, les entreprises pourraient recourir aux CDD Plutôt que de faire garder leurs jeunes enfants pendant qu’ils travaillent et bénéficier d’aides ou de réduction d’impôts, les parents pourraient adapter leur temps de travail à l’âge et aux besoins de leurs enfants. Par exemple… J’imagine la réaction des organisations syndicales… pourtant, un temps de travail adapté à la réalité de la vie d’aujourd’hui avec des amplitudes variables plutôt que la rigidité du temps de travail à laquelle doivent s’adapter les salariés, c’est séduisant.

  48. Tara dit :
    enfin, cette phrase sur la RTT: chacun sait que c’est un argument de droite classique anti-35h de dire que le temps libre coûte cher : il est d’abord une source d’économies en permettant à tous de garder leurs enfants, de bricoler, de faire son jardin… c’est une vision bobo que d’imaginer qu’il faut systématiquement partir, voyager, dépenser pendant son temps libre… mais il est vrai que la télé qui nous gave de pub veut nous faire croire que “vivre c’est consommer”…

    Une source d’économie, les RTT? - Garder ses enfants? les RTT c’est 3h par semaine, en général aux heures d’ouverture des entreprises, c’est à dire aux heures où les enfants sont à l’école (sauf si tout le monde prend son mercredi après midi, ce qui me paraît impossible) - Une source d’économie, bricoler? Même avec Leroy Merlin, faut il encore pouvoir payer les matériaux (et mon mari étant extrêmement bricoleur, je peux vous dire que, si la main d’œuvre est dans ce cas, gratuite, la facture des matériaux est faramineuse!) - Une source d’économie, le jardin? Oui et non. Passionnée de jardinage, je peux, si vous le désirez, vous communiquer les factures de mes graines de l’année 2008, les factures d’eau (et d’investissement dans un récupérateur, des tuyaux au goutte à goutte, du paillage…) Certes, je n’achète pas les salades et étant quasi végétarienne, cela me revient moins cher. Maintenant, le jardinage en HLM, je demande à voir au niveau pratique et économique. Ensuite, lorsqu’on préfère le steak frittes, le jardinage n’est pas économique! Et si on ne mange que des légumes courants, je ne suis pas sûre que ce soit une source d’économie de faire son jardin. D’autant que le caddie toutes les semaines évite l’investissement en une fois des graines et autres plants (je n’ai encore jamais vu une jardinerie faire un étalement des paiements pour des graines potagères)

    Ce qui veut dire que : bricoler, faire son jardin, c’est consommer. Certes chez Leroy Merlin ou autre magasin de bricolage, chez Jardiland ou tout pour le jardin, mais c’est consommer. Et sans argent, on ne peut pas consommer!

    Mais bon, j’arrête là, car je sais que vous trouverez toujours des arguments contraires.

    Au fait, fut un temps, Jospin n’avait il pas suggérer un impôt sur le jardin au principe que d’une part c’était du travail au noir, d’autre part, ceux qui avaient un jardin étaient d’horribles capitalistes? c’est un vague souvenir et je n’oserai pas l’affirmer. Quelqu’un peut il me confirmer ou m’infirmer ce souvenir?

  49. gasper dit :

    Fx_Perreti, votre commentaire est intéressant, très sévère, mais intéressant. J’ai particulièrement apprécié votre commentaire sur Charasse.

    Bien sur des pans importants de l’ »histoire » socialiste française n’apparaissent pas dans la démonstration, bien sur qu’un procès féroce et parfois contradictoire est fait à l’encontre du parti et de ses dirigeants, mais l’exercice auquel s’est livré Eponymus possède plus de vertu que celle que vous lui concédez.

    certaines formules font mouche: - « l’immeuble populaire maquille une pierre de taille peuplé de copropriétaire rentiers » description prenant une dimension toute particulière a l’heure ou se négocie âprement la révision de la constitution sans que personne à gauche n’ait songé a reprendre a son compte l’interdiction du cumul proposée par la commission (intention qu’ils revendiqueront certainement les uns après les autres au prochain congrès, une fois que le non-cumul n’aura plus aucune de chance d’être mise en œuvre avant 4, voir 9 ans)

    • que les 35 heures ont davantage bénéficié aux classes supérieures

    • la gauche se voile la face quand il s’agit d’aborder les questions d’immigration et d’intégration.

    c’est en ce sens que la formule, le PS « parti des mots » et des bonnes intentions sonne si juste.

    Ensuite, les contributions, puis les motions vont arriver pour le Congrès et vous aurez tout le loisir d’apprécier les propositions qui y sont évoquées.

    c’est justement là ou il me semble qu’il est important de prendre la dimension perverse du « parti des mots »: les motions et les débats qui précéderont la désignation du premier secrétaire, risquent de se résumer à qq lignes tièdes, tempérées et modérées. L’objectif étant de fédérer plutôt que définir les conditions du « renouveau ». le parti des mots le restera aussi longtemps qu’il ne parviendra pas a se choisir un chef de file. Avant cette étape, peut de chances de voir le parti des mots redevenir celui des idées.

  50. francis dit :

    @tara jospin rime avec jardin mais ce n’est pas assez pour un nouvel impôt vous savez, jospin, le premier ministre qui a supprimme la vignette, et fait baisser la dette…

    j’assume: heureusement que temps libre ne rime pas vec dépenser, que nous passons plus de temps en lien social qu’en achat commercial… j’assume: pour beaucoup, temps libéré signifie bricoler, s’entraider, pour les enfants comme pour le reste, jardiner, pêcher, et donc faire des économies…

    la volonté de nous faire partager notre temps entre produire et consommer, avec le minimum entre les deux, est une caractéristique de notre société, tirée par la pub … le temps libre, le temps pour soi, la droite et les patrons n’ont jamais beaucoup aimé… l’oisiveté est mère de tous les vices, c’est connu, ou pire, ils risquent de penser, parler, se grouper, venir nous chercher…

  51. francis dit :

    @pepito la propriété privée fait partie de la très révolutionnaire déclaration des droits de l’homme…

    je ne connais personne, à gauche, à l’extrême gauche même, qui menace d’expulser les propriétaires de leurs appartements, de nationaliser les maisons…

    le PS eut il cité la propriété privée, eponymus aurait fait l’étonné, comme pour l’économie de marché, koz aurait dit qu’il inventait l’eau chaude, comme pour le libéralisme…

    quant aux « confiscations, restitutions » en europe de l’est je ne sais pas qui conteste quoi.. si vous avez des références, on peut discuter…

  52. Guillermo dit :

    Merci pour cette longue réponse, ou l’on voit – mais comme souvent – que le constat est plus nuancé que le billet pamphlétaire le laisse croire : et c’est normal.

    Cependant je ne suis pas d’accord avec cette logique qui consiste à dire que, parce que j’ai trouvé un ouvrier stéphanois qui dit « les 35h sans argent c’est la télé dans le hlm » (et c’aurait été bien de contextualiser cette sortie dans le billet), je peux reprendre ces propos.

    Dans votre billet, et formulé comme ça, c’est et ça reste du mépris de classe, même si vous n’êtes pas vous même d’origine bourgeoise, même si vous citez un ouvrier, de la même façon qu’un discours raciste reste raciste si prononcé par un Noir, ou comme certains s’amusent à valider des propos antisémites en trouvant deux trois rigolos juifs qui tiennent effectivement ces propos. Mes deux exemples sont un peu excessifs, j’en conviens, mais l’idée est là : ce n’est pas le locuteur mais le discours qui compte (parti des mots, hein).

    Et cette phrase vit seule et tout en collant parfaitement au contexte, sent le mépris ; elle colle tout à fait à d’autres discours produits sur les pauvres qui vont picoler quand ils ne travaillent pas, etc.

    Ensuite on peut discuter sur le bien fondé des 35 heures, et sur leur application notamment dans les usines, mais je crois que : - l’exemple donné est un cas d’espèce, j’ai passé pas mal de temps moi aussi à visiter des usines et personne ne s’est jamais plaint d’avoir du temps libre, surtout ceux qui ont des mômes. - les heures sups sont à double tranchant, beaucoup préfèrent choisir du revenu plutôt que du temps libre, mais d’autres soulignent que ça renforce à mort l’individualisation plutot que le collectif du travail. - enfin évidemment il y a des accès aux loisirs variables en fonction de l’argent, mais c’est un peu comme tout, non ?

    Faut il « laisser le choix » ? Le problème des heures sups, c’est qu’elles ne dépendent pas que des employés, et le problème des 35 h c’est qu’elle ne marchent pas si on ne les impose pas plus ou moins.

    Si la gauche revenait au pouvoir, elle ne changerait pas le dispositif, ou pas fondamentalement, comme la droite a bcp dénoncé le RMI tout en – comme vous – reconnaissant qu’on ne saurait s’en passer. Reste que ça pose un peu un problème de financement de la sécu, peut etre pas innocent d’ailleurs (starving the beast, disait stiglitz)

  53. Pepito dit :

    @Francis

    la propriété privée fait partie de la très révolutionnaire déclaration des droits de l’homme…

    Tout à fait.

    Sans aller trop loin dans les références, l’opposition était tellement forte de la part de la gauche aux restitutions des terres expropriées en Allemagne de l’Est que cela s’est soldé par l’assassinat en 1991 du chef de la Treuhand, organisme chargé de cette tâche.

    Toutefois, l’atteinte aux droits de la propriété n’a pas été la pire des atteintes envers les personnes qui ont vécu pendant l’ère communiste. Malheureusement il y a eu bien pire. On peut restituer certaines choses, mais pas l’intégrité des personnes qui a été violée ou détruite par ces régimes dits socialistes. Le PS français préfère ne plus en parler tout en se déclarant grand défenseur historique des droits de l’Homme.

  54. Eponymus dit :
    Or, vous faites une confusion, cette déclaration de principes n’a pas à contenir de propositions. Il s’agit d’une carte d’identité du PS, pas d’un programme de gouvernement.

    Absolument. D’ailleurs j’ai bien écrit « à l’occasion de cette Convention personne ne s’est risqué à faire de propositions ». Ce n’était effectivement pas le but. Ce n’était pas non plus le but de faire des alliances, de se livrer à des pantomimes pré-électorales, pourtant… sous le masque de l’unanimité – que même certains contestent – on ne peut pas nier qu’il s’agissait d’une lutte sourde.

    Quant à Charasse, je suis assez d’accord avec vous. Il est définitivement du sérail et pas qu’un peu. Il n’empêche, que je reste d’accord avec son analyse et surtout, que cette analyse, lui le vieux, le sage, pourquoi a-t-il attendu d’être exclu pour la faire ?

    Et pour ce que je connais de ce qui se passe en interne et de ce qui se dit, pourquoi personne ne l’ouvre ? C’est pour ça que je parlais de la prudence carriccaturale des dirigeants actuels.

    On a vu avec Delanoë – il parle de libéralisme, et Dieu sait qu’il a trituré le concept pour l’amener en plein jour ce « mot » – mais c’était quand même le tollé, les postures, les clowneries. Le mot tabou avait été prononcé.

    Ou alors, puisque vous êtes, comme moi, très sévère sur les deux septenats de Mitterand, pourquoi ils ne le font toujours pas cet inventaire ? Royal a revendiqué très récemment une « conception très mittérandienne du pouvoir »… Ca promet.

    De l’Audace, comme ils disent… Vachement impressionant, indeed.

    La vérité c’est qu’il existe une grosse fissure dans ce Parti. Une fissure persistante qui s’élargit. Un gros clivage entre deux conceptions qui devient fossé. Je peux vous dire qu’en interne ça bout. Et les dirigeants s’assoient tous sur le couvercle de la marmitte pour pas que ça explose. Ils essayent de baisser le feu dessous. Ils détournent l’attention. Ils parlent d’autres choses. Réaffirment les grands principes tous otages qu’ils sont de leur propre réthorique. On pourrait penser que ça va exploser. En fait, je n’en suis même pas sur.

  55. Koz dit :
    Dans votre billet, et formulé comme ça, c’est et ça reste du mépris de classe, même si vous n’êtes pas vous même d’origine bourgeoise, même si vous citez un ouvrier, de la même façon qu’un discours raciste reste raciste si prononcé par un Noir, ou comme certains s’amusent à valider des propos antisémites en trouvant deux trois rigolos juifs qui tiennent effectivement ces propos. Mes deux exemples sont un peu excessifs, j’en conviens, mais l’idée est là : ce n’est pas le locuteur mais le discours qui compte (parti des mots, hein).

    Guillermo, arêêêête, tu pars dans une réalité virtuelle. Pour un peu, je te dirais que tu te noies dans les mots. Dire, dans un premier temps, qu’il s’agit d’un mépris de classe parce que tu postulais qu’Eponymus était petit-bourgeois était une chose. Affirmer maintenant que, bien qu’il ne le soit pas, c’est tout de même un mépris de classe, c’est t’accrocher inutilement à un propos initialement insultant. Ainsi un ouvrier qui mépriserait un autre ouvrier pourrait le faire par « mépris de classe » car il tient le même discours qu’un bourgeois le ferait si… Eh, on part en vrille, là.

    Et fondamentalement, je crois encore que l’on pourrait trouver autant de mépris de la part de ceux qui croient savoir mieux que la personne concernée ce qui est bon pour elle, en l’occurrence avoir des jours de loisir, quand cette personne, elle, aimerait surtout avoir la perspective de se barrer de son HLM.

    Bref, attache-toi davantage au fond plutôt que d’essayer de disqualifier la personne.

    Et cette phrase vit seule et tout en collant parfaitement au contexte, sent le mépris ; elle colle tout à fait à d’autres discours produits sur les pauvres qui vont picoler quand ils ne travaillent pas, etc.

    Cette phrase colle surtout à tes propres a priori sur les gens de droite, qui ne peuvent tenir le discours que tient eponymus que s’ils pensent aussi que les pauvres sont des feignasses. Ben, bienvenue in the real world, Guillermo : c’est pas toujours le cas.

    Et Marx est mort.

  56. Guinea Pig dit :

    @francis

    vous savez, jospin, le premier ministre qui a supprimme la vignette

    La vignette auto ? C’était jamais qu’un impôt local. Que les localités ont donc dû récupérer ailleurs. Et les mêmes se sont ensuite demandé s’il n’y avait pas un moyen de taxer les voitures polluantes. mmmmh… Une taxe que paieraient les automobilistes, et qui serait d’autant plus chère que la voiture pollue plus ?

    Attendez, ça me dit quelque chose.

    l’oisiveté est mère de tous les vices, c’est connu, ou pire, ils risquent de penser, parler, se grouper, venir nous chercher…

    Le problème n’est pas lié au fait d’avoir du temps libre ou de pouvoir avoir du temps libre. Plutôt, il me semble, au fait de ne pas avoir le choix que d’avoir ce temps libre, même si on n’a pas d’enfant, qu’on n’est pas bricoleur, qu’on n’a pas d’amis, ou qu’on aimerait bien pouvoir décider un peu si on a envie d’aider un copain à repeindre son appartement ou à travailler pour s’en payer un comme son copain, d’appartement, justement.

    On peut s’échanger des caricatures, hein, les méchants patrons de droite et les feignasses d’ouvriers de gauche, ou juste considérer qu’il n’était pas nécessaire d’imposer l’agenda de chacun (un peu comme certains s’inquiètent qu’un patron puisse imposer à quelqu’un de faire des heures supplémentaires)

    On peut aussi essayer de se souvenir que les 35h n’ont pas été vendues comme un moyen d’avoir du temps libre, mais comme une opération magique qui allait libérer 4h pour un autre travailleur. Je me souviens encore de Rocard expliquant avec un joli schéma que quand une entreprise de 10 personnes passait aux 35h, elle allait AUTOMATIQUEMENT embaucher une 11è personne pour combler les 40 heures manquantes. Ca avait beaucoup fait rire les gens de mon entourage qui étaient dans ce type de structure. Jaune, mais quand même, un peu de joie, c’est bon à prendre.

  57. Gemini dit :

    Entièrement d’accord avec Guinea Pig (dont je salue le choix de pseudo) :-)

    A l’heure des réformes engagées par le gouvernement, où la gauche se contorsionne pour dire « oui mais heu quand bien meme on peut admettre l’éventualité de la nécessité de cette réforme, dont la précédente date de N (N exprimé en dizaines d’années) années …. il aurait fallu y mettre une meilleure méthode de concertation …

    Ya surement du vrai, mais alors rappelons à quel point la concertation a été le maitre mot lors de la mise en place des 35h … hein bon ?

    Non ces gens bien pensants qui prétendent etre les seuls garants du respect de la sensibilité de chacun sont d’un sectarisme à toute épreuve lorsqu’il s’agit de pondre une idée, qui de surcroit avait tout d’idéologique et rien de pragmatique…

  58. MamboJoel dit :

    Idem j’ai un peu gloussé sur le dérapage TF1-HLM-RTT qui dans le fond n’amène rien au débat sur les 35 heures ou au problème des mots, et fait prêter de fait le flanc de ce billet à la critique. Billet très brillant à mon sens. Cela dit @Guillermo, on ne peut pas s’empêcher de ramener ce dérapage à la condescendance qu’on a souvent à gauche envers la culture populaire. Quand on traite avec mépris ce que les gens aiment, il ne faut pas s’étonner que, vexés, ils se tournent vers des candidats plus complaisants.

  59. Michael dit :
    Et Marx est mort.

    Quooooooooa! Quand?

    Mon cœur saigne camarade!

  60. Eponymus dit :
    j’assume: (…) jardiner, pêcher, et donc faire des économies…

    Bon visiblement vous n’êtes pas plus jardinnier que pêcheur. Parce que, ce que peut dépenser un pêcheur par rapport au kilo de poissons mangeable qu’il pêche… ceux qui connaissent me comprendront. Sans parler que dans une cité, les jardins…

    C’est le rêve que vous assumez. Pas la réalité. C’est le passé des petits jardinets ouvriers de Nogent des années 30. Le passé de la branche de noisetier que l’on coupe, du fil de soie et du bouchon de liège traversé d’une plume de canard pour attraper la friture du soir. Et c’est exactement ce que je reproche aux gens « de gauche » (avé le trémolo). Effectivement, l’exercice consistant à pleinement assumer l’illusion, c’est moins compliqué que d’assumer la réalité. Ca je vous l’accorde.

    Je vais vous donner un aperçu de la réalité par rapport à l’illusion.

    Peut avant les élections, Royal allait déposer une gerbe aux martyrs de la cruelle police qui avait osé essayé d’interpeller deux jeunes d’une cité de Clichy Sous Bois les forçant ainsi à se réfugier dans un transformateur électrique haute tension. Ca c’est l’illusion.

    La réalité est toute autre. Avant le milieu était dirigé par des grands voyous. On se souvient de Mémé Guerini qui régnait sur son empire marseillais, en dispensant ses conseils et ses arbitrages sur l’honneur à des sous clans de truands, tout en organisant des parties fines pour le show biz et les politiques, qui dînait à la table de Gaston Deferre et qui ne rechignait pas non plus à inviter des flics à la sienne. On se souvient des frères Zemour, du Belge… bref, du temps des parrains. C’était pas rose pour autant, les parrains meurent rarement dans leur lit.

    Toujours est-il que les parrains ont disparu depuis quelques années. Dans les cités, où la plupart des jeunes ont tous visionné Scarface une bonne vingtaine de fois, est né une nouvelle génération de « seigneurs du crime » comme la presse les baptisait.

    Les nouveaux parrains, et il s’agit bien de ça, ne sont plus des vieillards à l’accent corse, mais des types de 25 ans, issus des cités qui ont connu peu ou prou le même parcours que le petit cubain du film. Ils sont multimillionnaires, ne touchent plus à un flingue mais disposent de petites armées, du lieutenant « nettoyeur » au simple guetteur d’une douzaine d’années, de téléphones satellite et d’autres babioles techno de cryptage.

    Le trafic est multiple et diversifié. Mais toujours très organisé. Pour la coke, ça se passe comme ça : ils envoient en Afrique du Nord, des représentant pour négocier. Ils ne touchent pas à la came, rien. Les arrangements sont faits style business/business. Ensuite, un bateau apporte la cargaison à un point X fixé en temps réel en dehors des eaux territoriales très très loin de la côte. Là, ils sont attendu par une petite flotte de hors bord surpuissants capables de rallier les plages françaises à une vitesse inouïe, de semer n’importe quel garde côte et d’accoster n’importe où sur le littoral et toujours à un endroit choisi au dernier moment.

    Là, le relais est pris par des voitures de sport qui remontent sur Paris et qui roulent à 200 km/H sur l’autoroute, conduites par des mules, si on peut appeler ça comme ça vu les moyens employés. La marchandise arrive dans les cités de Lyon, Bordeaux, Paris, en un temps record. Ensuite elle est distribuée à des grossistes. Ces derniers redistribuent à des bandes qui contrôlent des territoires précis dans les cités. En bas de l’échelle, la came est fractionnée en très petites quantité. Dans certains endroits, les cages d’escalier sont transformées en petit supermarchés. Au premier le H, au deuxième la coke, etc. Des caddies de supermarché créent un labyrinthe en cas de descente de police qui de toute façon ne trouveront pas grand chose. La dope est amené au dernier moment, livrée par « sms ». La cité est organisée pour protéger le marché avec des guetteurs et autres systèmes. Dans les faits ça ne concerne qu’assez peu de gens mais ça pourrit tout le monde sans parler de l’impact de la dope elle-même sur les collégiens.

    Ces types, les boss, comme les sous-fifres, sont d’une cruauté folle. Les différents, finalement assez rare tellement c’est dangereux, se règlent d’une balle sans carton jaune préalable parfois sur un simple soupçon. Les bataille de territoire sont dures. Se disputent en bandes. Les parrains n’étaient pas des anges, mais eux, ce sont des Attila.

    La Police de proximité qui se ballade la main dans la main dans la journée, c’est cool. Et ça sert à quelque chose. Mais de réorganiser tout ça, pour vraiment se donner les moyens d’aller chercher les nouveaux parrains, ça demande d’autres initiativess. Quand vous connaissez la réalité, vous ne pouvez pas faire autrement. Vous ne pouvez pas explicitement en parler non plus. D’une part, ça fait vraiment peur et en plus, ces nouveaux parrains ont pris tellement d’avance et de vitesse que les flics eux-mêmes connaissent assez mal le phénomène. Alors on parle « d’économies parallèles ». Tu m’étonnes. Quand la gauche lui reproche de prendre ce genre de mesures parce que les pauvres dans les cités sont des victimes, ils sont dans l’illusion. Quand une de ces bande propriétaire d’un territoire de deal a tué d’une balle perdue, un gamin des cités qui lavait la bagnole de son père pour un euro, à la Courneuve, Sarko a déclaré qu’il fallait nettoyer tout ça au Karsher ou dit le mot « racaille » dans les circonstances que l’on sait, c’est vrai fallait lui sauter à la gorge et le comparer limite à Pétain. Oh le gros mot !!! Mais par rapport à la réalité, c’était des euphémismes. Dans la vraie vie c’est l’horreur, ça saigne, c’est contaminant, ça tue, ça rend esclave, ça détruit la vie de milliers de gens qui vivent là. C’est du bon beau crime bien gros bien gras comme le cassoulet de Cyrille plus haut.

    Il a raison d’être colère Delanoë. Pour rappeler le billet précédent de Koz et citer le saint homme :

    « Quand je dis : “j’appuie le préfet de police de Paris pour qu’il réprime ces comportements (les Velibs qui brûlent les feux rouges)”, il y a des gens de gauche pour me dénoncer.Et dans les cités ? (demande Joffrin). Même principe. Les comportements illégaux doivent évidemment être réprimés”. Effectivement il y va fort le bougre. Il a dit « réprimé ». Comme Royal, elle avait dit « ordre ».

    J’arrête là, je vais finir par m’énerver et je risque de faire long.

  61. Gemini dit :

    Lundi soir sur I-Télé, j’entendais Julien Dray (qui a le mérite d’être un des socialistes qui appelle le plus un chat un chat) dire qu’en 1992, Martine Aubry lui avait fait un procès (en diffamation je crois) parce qu’il avait dit que des armes trainaient dans les cités …

    Non vraiment cette gauche française est à l’Ouest … (ou à l’Est), elle a 15-20ans de retard sur les autres gauches européennes…

  62. Pepito dit :

    Epo, c’est exactement comme ça. On dirait que Royal et Delanoë n’ont jamais mis les pieds dans une cité.

    Dans une cité que je connais, dans le sud-ouest, une ORU de Borloo (opération de renouvellement urbain) où les travaux sont en cours actuellement, tout est calme pendant la journée, tout est normal. A partir de 17h30, commencent à arriver les BMW avec de drôles de bonhommes, téléphone portable à la main. Tu essayes de ne pas trop regarder, tu sais qu’il vaut mieux que tu commences à te tailler. Un peu plus loin, tu croises un jeune type qui te demande l’heure, mais tu ne comprends rien de ce qu’il dit tellement il est pété. Un peu plus loin, pareil, un type marche complètement en zig-zag. En très peu de temps, l’endroit a complètement changé. La nuit commence à tomber, je suis déjà loin.

  63. Epo et Pepito, ce que vous dites est très vrai. De plus, on ne peut pas dire qu’il y a, pour employer un euphémisme, des problèmes dans certaines cités sans être immédiatement accusé de « trop regarder TF1″ et de « croire n’importe quoi ». On nie, ça n’existe pas, l’ouvrier et l’humble ne sont les victimes que des méchants patrons, il n’y a pas de trafics dans les cités, point barre.

    Idem pour l’école où il est quasi-interdit de dire que l’école ne va pas bien, que l’institution est passablement délabrée. Pourtant, les blogs de profs ne manquent pas et tous témoignent de cette misère éducative. Non pas que tous les élèves soient nuls, Dieu merci, mais ils ne sont que très peu à recevoir un enseignement correct. Entre ceux que l’on force à s’orienter vers une formation qui ne leur convient pas et ceux qui ont besoin d’un soutien et ne le reçoivent pas, ils sont nombreux à être abandonnés par le système. Mais il ne faut pas le dire. Les profs ne sont pas tous parfaits, certains sont même carrément nocifs, mais il ne faut pas le dire non plus.

    Et ces promesses sur le Smic ? Le PS continue à faire croire aux gens que si les patrons ne les augmentent pas, c’est pour nuire aux employés. Reconnaître la vérité ? Admettre que les patrons n’ont pas les coudées franches ? Et puis quoi encore ?

    Le PS s’est enferré dans ses mensonges, dans son déni de la réalité, dans des utopies qu’il sait irréalisables. C’est à pleurer.

  64. francis dit :

    ah non, si en plus il y a les HLM, l’insécurité, l’école, je ne suis plus…je ne peux plus, je suis moins prolixe que cinq posteurs réunis. je demande de l’aide, fais appel aux camarades!

    je reste sur l’utilisation du temps libre, libéré, … je connais moi aussi une France qui travaille, qui se lève tôt, qui apprécie d’avoir le temps de bricoler, de jardiner, de se promener, pêcher (oui!), de rencontrer ses amis, de causer, de jouer avec ses enfants, ses potes…

    tout ce qui ne coûte rien et évite aussi quelques dépenses… des provinciaux, des banlieusards: la France des HLM délabrées, problématiques, n’est heureusement pas la règle générale…

  65. francis dit :

    @guinea pig… la différence entre la vignette supprimée et le bonus malus, c’est que la première souffrait d’une perception annuelle compliquée, d’une absence de lien avec la consommation (les vieilles voitures, qui polluent plus au km, n’en payaient pas!), d’un objet (les personnes âgées) détourné, d’une image dévalorisée… je crois que même la droite s’est résolue à saluer la suppression de la vignette, en critiquant, bien sûr, la méthode… les 35h: elles ont été « vendues » à la fois pour créer de l’emploi et pour donner du temps libre aux français, comme toute les réductions du temps de travail depuis deux siècles…

    et les propos que vous prêtez à Rocard me semblent bien curieux, voire douteux, les entreprises de 10 salariés n’étaient pas concernés par les 35h….

    c’est quoi cette fixation sur Marx? il n’y a plus que le droite pour croire faire peur en le sortant de sa tombe..

  66. Koz dit :

    Soit. Mais à ceux de cette France des HLM là, les 35h ne laissaient pas des masses de choix.

    c’est quoi cette fixation sur Marx? il n’y a plus que le droite pour croire faire peur en le sortant de sa tombe..

    C’est que j’avais cru lire quelqu’un qui parlait de « mépris de classe »…

  67. francis dit :

    ah oui… marx n’est plus là, présent, mais la lutte des classes, si! comme adam smith s’est éteint depuis longtemps mais son oeuvre lui survit!

  68. mal léché dit :

    @Koz

    « Tu ne voudrais pas écrire sur mon blog, Eponymus ? Ca me ferait plaisir d’endosser certains de tes billets, et de tes commentaires… »

    C’est ce que l’on pourrait appeler une belle communauté d’esprit.

    « Celui dont vous partagez pas les convictions n’est pas nécessairement un imbécile ».

    Loin de moi, j’ai un très grand respect pour les catholiques de gauche.

    @Eponymus

    « Je ne suis pas catholique d’ailleurs ».

    C’est le contraire qui m’aurait surpris, de la part d’un amateur de Kerouac ou Ginsberg. Avez-vous remarqué ,d’ailleurs, le pouvoir des mots ? On dit « anarchiste de droite » et « libertaire de gauche » et jamais le contraire.

  69. Liberal dit :

    Excellent billet Eponymus. Le fait que tes contradicteurs attaquent des points périphériques confirme en creux que tu as vu juste.

  70. xerbias dit :
    @pepitola propriété privée fait partie de la très révolutionnaire déclaration des droits de l’homme…

    Très révolutionnaire, oui ! C’est justement la révolution de la bourgeoisie face à la noblesse, d’après Marx, pour continuer joyeusement sur ce thème. Il appelait en conséquence à la révolution du prolétariat face à la bourgeoisie… et à la fin de la propriété privée.

  71. MamboJoel dit :

    Il y a dans le commentaire #61 la description d’un approvisionnement de drogue dure en France. En quoi s’oppose-t-il au commentaire auquel il répond (#51) et qui parle de jardinage, de pêche ou d’activités qui auraient été défaites au titre du coût marginal? Peut-être une réponse de ce décalage et de cette proportion doit-elle tenir de la réaction.

  72. Enée dit :

    Marx est mort mais le sénateur UMP, propriétaire du Figaro vit et parle, des mots, des mots… ??? Et le RSA est reporté d’un an, juillet 2009….. « Prime pour l’emploi, et bientôt RSA… c’est quand même anormal de vouloir donner de l’argent de l’Etat qui n’en a pas beaucoup à des gens qui ne veulent pas travailler parce qu’on les paye trop et coûtent aussi beaucoup d’argent à l’Etat », a ajouté Serge Dassault, le maire de Corbeil-Essonnes, rapporteur spécial du budget de l’Emploi, sénateur UMP. « On réduirait carrément les aides aux chômeurs, ce serait quand même plus efficace si on veut les faire travailler que de vouloir donner de l’argent sur denier de l’Etat », a ajouté celui qui est également propriétaire du Figaro

  73. Eponymus dit :
    Il y a dans le commentaire #61 la description d’un approvisionnement de drogue dure en France.En quoi s’oppose-t-il au commentaire auquel il répond (#51) et qui parle de jardinage, de pêche ou d’activités qui auraient été défaites au titre du coût marginal?Peut-être une réponse de ce décalage et de cette proportion doit-elle tenir de la réaction.

    En fait c’était une tentative désespérée de revenir au fond du billet qui portait sur le décalage entre la réalité et les discours. Discuter sur la valeur de la réforme des 35 h n’était pas le fond. De savoir, si un individu peut décider de passer sa journée de RTT devant la télé ou d’aller à la pêche, n’est pas le fond non plus, ce n’est même pas le fond sur les 35 h. Après avoir dit 3/4 fois dans ce fil de discussion à Francis, que n’importe qui a le droit de travailler moins et d’utiliser son temps libre comme il le veut, mais qu’il peut aussi avoir le droit de travailler plus pour sortir d’une situation (qui pouvait dans certains cas ne pas lui laisser assez de ressources pour aller à la pêche ou jardinner justement) qu’il ne souhaitait pas, il était temps de revenir au fond.

    Le fond c’est que le PS oppose à une situation qui fait passer le milieu marseillais pour des enfants de choeur : « police de proximité » et « halte à la repression ». Le fond c’est que le PS a tellement peur de ses propres mots et concepts qu’il en devient aveugle. Le fond c’est que le PS, principale force d’opposition est à un tournant de son histoire. Il doit se rénover en effet afin d’opposer une force constructiove, voire devenir un laboratoire d’idées alternatives. Mais la première chose à faire, c’est d’abord d’ouvrir les yeux.

  74. Thaïs dit :

    La vacuité du discours PS n’est que la traduction de : - l’impasse de la structure PS - difficulté de mettre les actes en cohérence avec le discours de rénovation, refondation, re… Quand on lit la présentation de cette déclaration et la déclaration, je suis choquée : - notion même de carte d’identité qui fige les choses - cette phrase : « le socialisme démocratique veut être une explication du monde, une pédagogie de l’action, un avenir pour l’humanité » Là j’ai l’impression d’avoir 15 ans, que l’on refait le monde, sous les étoiles, à côté du feu de bois.

    Donc repenser les choses et les figer !

    je pense que le PS n’a pas compris :

    • que le rapport au temps s’est modifié : il est dépassé (largement puisqu’à l’arrêt) par la droite qui même si tout est loin d’être parfait avance, fait quelque chose et le fait savoir. A refaire le monde, Le Ps va reculer

    • que le rapport aux mots se transforme. les mots à connotation humaniste, ont fait long feu. A mal les employer ils n’ont plus de valeur. Et face aux difficultés actuelles, le pragmatisme est de retour.

    Je ne comprends pas que tous les soit-disants refondateurs pensent plus à re…(quelque chose) plutôt que créer, faire…en dehors des sentiers battus

  75. francis dit :

    @pepito

    Sans aller trop loin dans les références, l’opposition était tellement forte de la part de la gauche aux restitutions des terres expropriées en Allemagne de l’Est que cela s’est soldé par l’assassinat en 1991 du chef de la Treuhand, organisme chargé de cette tâche.

    cet assasinat a à voir avec le droit de propriété… il s’agissait du responsable du programme de privatisations ce qui, en 1991, était un poste éminemment politique et trés stratégique pour favoriser les uns, aider les autres….

  76. Pepito dit :

    @ francis Recadrons la discussion :

    Je dis que la déclaration de principes du PS ne mentionne pas que les socialistes garantissent la propriété privée. Vous me dites que cela va de soit. Moi je vous dit que certains socialistes ne seraient pas d’accord de voir une telle phrase figurer dans un article de la déclaration et que cela aurait suscité pas mal de controverse. Vous doutez, c’est votre droit. La plupart des socialistes ne mettent pas en cause la légalité de la propriété privée mais la condamnent du point de vue éthique. Par ailleurs, dès qu’on touche au sujet des droits de succession, les réactions sont très violentes. Donc, il vaut mieux éviter le sujet.

    Les principes de la déclaration n’excluent pas la nationalisation d’entreprises ni non plus l’expropriation de votre maison ou appartement. Ca laisse une très grande marge de manoeuvre ce qui permet à l’extrême gauche de cohabiter avec la droite de la gauche. On peut ensuite sortir un programme pour les élections, mais les principes restent.

  77. Bob dit :

    > La plupart des socialistes ne mettent pas en cause la légalité de la propriété privée mais la condamnent du point de vue éthique

    Y’a une centaine d’années peut-être, au sens premier du terme socialiste. Aujourd’hui tous les socialos vous riraient au nez.

  78. francis dit :

    @pepito

    la plupart des socialistes, tous ceux que je connais, et aussi les communistes, et l’extrême gauche ne mettent pas en cause la propriété privée individuelle, en éthique comme en pratique… là où les choses se compliquent, parfois, c’est lorsqu’il s’agit de la propriété privée des moyens de production: certains à gauche la limitent… d’autres moins. concernant les expropriations, elles sont elles aussi prévues dans la déclaration des droits de l’homme, et dans tous les arsenaux législatifs du monde, même les plus liberaux « pour le bien public, et moyennant une juste indemnisation/rétribution »… pour les successions vous avez raison, la gauche préfère que chacun fasse sa vie plutôt que d’hériter son niveau de vie…plutôt bill gates que serge dassault… cela étant même des économistes libéraux sont favorables à une certaine imposition des successions et les socialistes ne souhaitent pas imposer le « bas de laine » familial, personnel, etc… question subsidiaire sur le patrimoine hérité.. d’ou vient il à l’origine, au loin, dans les siècles? toujours du travail et de l’intelligence, ou parfois de la force et la ruse? lorsque se met en place un systéme capitaliste pur et dur en russie, en 1991, après la chute du communisme, des fortunes apparaissent comme des champignons, basées, c’est certain sur l’innovation, le travail, le risque…

  79. Eponymus dit :

    Le PS « s’interroge sur le crédit à accorder à Fadela Amara, qui prétend avoir obtenu ce qu’elle voulait, alors qu’elle n’a eu que des miettes du gâteau fiscal de 15 milliards d’euros offert aux plus favorisés ». Le Monde du 20/06/08 à propos du Plan Banlieue de Fadela Amara.

    Fadela Amara, elle aurait eu des « miettes du gâteau fiscal » pour son Plan Banlieue. Le paquet, qu’ils ont ouvert pour s’appercevoir qu’il y avait un gâteau dedans, et bien, cet argent distribué aux plus favorisés, Fadela Amara, on se demande comment, en aurait reçu des miettes de ces « 15 milliards d’euros aux plus favorisés ». Le sacré paquet, le gouvernement a réussi le tour de force de le distribuer aux riches (les pétés de tunes qui font des heures sups entre autres) mais de leur reprendre ensuite et d’en attribuer des miettes (certes, que des miettes) au Plan Banlieue.

    En fait, tout à son amertume, Charasse est encore en dessous de la vérité. Franchement, ils arrivent à croire à ce qu’ils écrivent ? C’est un ordinateur qui pond leurs communiqués de presse ? Un programme de dernière génération d’Imbécilité Artificielle ? Je n’ai pas mis mon nez dans le plan banlieue, j’ai aucun avis, mais c’est avec ce genre de déclaration que les français peuvent se faire une idée, même critique ?

    Ils poussent le bouchon au delà des bornes des limites. Ca part carrément en lambeaux…

  80. Koz dit :
    « Je n’ai pas mis mon nez dans le plan banlieue, j’ai aucun avis, mais c’est avec ce genre de déclaration que les français peuvent se faire une idée, même critique ? »

    En même temps, ce n’est plus tellement l’objectif des communiqués de presse. On n’est pas dans la pédagogie, mais dans la propagande.

  81. Philo dit :

    Et pendant ce temps, qui ramasse les lauriers?

    Le meilleur opposant à Sarkozy: Olivier Besancenot.

    Ce sondage nous dit que 26% des sympathisants de gauche trouvent en Besancenot un meilleur TSS que les présumés futurs chefs du PS, Delanoe 19%, Royal 10% et que le sortant, Hollande 11%. Le constat est dur pour le PS, bien que je ne considère pas que l’opposition à NS soit le titre le plus convoitable: meilleur programme alternatif (i.e. proposant d’autres options) serait plus intéressant pour les électeurs. Mais là encore, Besancenot, avec la mise en place de son NPA, va non seulement proposer une politique (« radicale, révolutionnaire et anticapitaliste ») mais en plus occuper le champ médiatique au même moment que le PS. Besancenot a par ailleurs une côte de popularité générale qui grimpe en flèche, 43% des interrogés souhaitent le voir jouer un rôle important à l’avenir (5ème place au baromètre TNS-Sofres pour le Figaro Magazine, brève du 05/06/08) La borne des limites comme dit Eponymus, c’est l’extrême gauche qui se refait une belle santé sur les rosiers fanés du Parti socialiste, celui essayant de nous faire croire que « Olivier Besancenot est l’instrument d’une manoeuvre de la droite » (Daniel Vaillant, membre PS du groupe de réflexion sur l’extrême gauche, lu dans Marianne et France Soir (au choix))

  82. francis dit :

    olivier besancenot joue le rôle symétrique de jean marie le pen il y a vingt ans…attirer aux extrêmes, mettre en difficulté les modérés, la majorité plaausible… un que françois mitterrand a été largement accusé d’avoir manoeuvré pou JMLP …

  83. Koz dit :

    Epo, Epo…

  84. Eponymus dit :

    Non mais c’est vrai… on perd de l’argent Koz là…faudrait penser un jour à rentabiliser tout ça ;)

  85. Tara dit :

    N’est ce pas l’hébergeur qui reçoit les droits d’auteur? Si c’est l’éditorialiste qui doit être rémunéré, alors ce n’est pas au figaro qu’il faut s’adresser mais à Paul-Henri du Limbert ;)

  86. Eponymus dit :

    Il n’y a pas qu’au PS ceci dit que les formules sont particulièrement appréciées. A propos du PCF dans Le Figaro :

    Pour la première fois depuis 2003, la direction aurait même, sous la pression des membres du parlement du parti, accepté de revoir sa copie portant sur l’ordre du jour du congrès prévu en décembre prochain et qui doit porter sur le devenir du PCF. Adopté par 70 voix, contre 32 et 12 abstentions, le texte de la direction sortante, qui était pour une forme de statu quo, propose désormais de mettre en débat «la transformation du parti dans la continuation».

    la transformation dans la continuation ; la continuation dans la transformation aussi ; la reculade pour aller de l’avant ; se durcir pour mieux s’assouplir et inversement. La révolution en fait.

  87. Olivier dit :

    J’adore aussi la phrase de Royal dans son dernier livre, lu sur LeMonde : « Il faut changer de stratégie. D’abord, en mettant en œuvre une stratégie de compétitivité par le haut, et non de concurrence par le bas.« 

    Ah c’est trop de la bonne hein !

  88. Eponymus dit :

    La question – enfin l’une d’elles – posée aux militants de base sur le net par SR et quelques autres dans la cadre d’un vaste débat participatif en vue d’un « congrès utile et serein » :

    « Le socialisme ne peut pas se contenter d’aménager le capitalisme financier à la marge : comment produire et répartir autrement la richesse ? »

    C’est pas de la balle de la bombe, ça ? Genre tu veux répondre à chacune de ces questions sérieusement, quelque soit le point de vue que tu puisses prendre et tu peux postuler ensuite au concours d’entrée de l’ENA.

    Sans parler du fait, qu’il faudrat d’abord détricoter la question elle-même : consulter le dernier best seller dans la collection je sais tout, Je suis pratique : « Comment aménager le capitalisme financier à la marge » ; et puis aussi comment bien débattre participativement à une question précédée d’une affirmation que beaucoup de militants au PS seront loin de partager ; et, comment produire la richesse (rien que sur ce point, si seulement on avait la recette, surtout sans le capitalisme financier – j’attends perso la réponse avec une certaine impatience) ; et enfin, enfin, comment la répartir autrement.

    Ensuite, comme le dit un militant sur son blog :

    puisque le machin s’adresse à l’ensemble des militants, comment est assurée la transparence du bidule ? Qui gère la modération ? Quels en sont les critères ? Le dépouillement des réponses sera-t-il également participatif ? Qui décidera de ce qui est à retenir et ce qui est à rejeter ? Bref, le bidule, en réalité, il appartient à qui ? Ou encore, et en corolaire : le machin participatif n’inclut-il pas nécessairement la transparence et la mutualisation de l’accès au bidule ?

    Ahhh la grande démarche participative. Si c’est pas une forme de « mépris de classe » ça. Je veux dire, le vrai mépris de classe, celui qui consiste à se foutre pratiquement ouvertement de la gueule des gens.

  89. francis dit :

    guerre des mots mondiale?

    Pour , peut-être, fêter le centenaire de le thèorie de la relativité, le relativisme est un concept d’actualité. Dans « le monde » d’hier lise harbour se plaint du relativisme des droits de l’homme face à « l’essor des religions, la force des voix religieuses ». On se souvient que Benoît XVI, de manière symétrique, critiquait le relativisme religieux, la tendance qu’on certains d’entre à choisir « leur » foi dans la foi catholique et à ignorer ainsi une partie du message, de l’enseignement de l’Eglise…. Et la semaine dernière Fillon lors d’un forum de parti de droites, s’est montré fier d’avoir sorti la France du « relativisme moral » dans lequel la gauche l’avait plongée, en réintroduisant les vertus de reussite, respect et responsabilité… c’est une question de point de vue! une seule conclusion donc : tout est relatif

    oui, je sais, c’est un peu trollé, mais c’est si bon….

  90. Eponymus dit :

    Si tu vas par là, Francis, moi je te raconte celle de la maman Steacks Hachés qui va promener ses enfants dans la forêt mais qui les retrouve plus parce qu’ils s’étaient cachés.

    Sur ce, je vais finir mon verre de chablis…

  91. francis dit :

    eponymus a manifestement abusé du chablis pour sortir une blague du primaire….

  92. A.B. dit :

    Il y a beaucoup de vrai dans cet article me semble t il. Le « salut » du PS ne viendra pas de l’organe du parti mais de l’extérieur: des Gracques, des think tank, des fondations , de la République des idées qui ne sont pas soumis aux veilles luttes intestines.

    “Gramsci, Pascal et le Parti Socialiste” A lire sur: http://abenarous.wordpress.com/2008/09/23/gramsci-pascal-et-le-parti-socialiste/

    cordialement,

    A.B.